Procédé et machine pour la fabrication d'imitations de fourrures spécialement celle imitant l'astrakan. Dans le brevet suisse n 124515, il est question .d'imitations .d'astrakan, obtenues en fixant de la "chenille gibusée" sur un sup port en tissu ou autre matière appropriée.
La chenille est un produit constitué par une âme en textile quelconque, en coton par exemple, autour de laquelle sont disposées transversalement des fibres en textiles égale ment quelconques (sosie, laine!, etc.).
Le gibusage est une opération qui consiste à coucher circulairement les fibres transver sales de la chenille autour de leur âme, en les faisant passer dansa des tubes tournants, convenablement chauffés,.
L'objet de la, présente invention est un procédé pour la fabrication d'imitations de fourrures, spécialement celle imitant l'astra kan, consistant à découper de la, chenille gi- busée en fragments et à appliquer ces frag ments. sur un support enduit d'une couche -de colle, @de façon que lesdits fragments idie chenille soient placés dans n'importe quel ordre, ce qui permet d'obtenir un effet se rapprochant le plus possible de la véritable fourrure.
La chenille employée pourra avoir été soumise à un gibusage plus; ou moins pro noncé. De préférence, afin de donner au produit définitif une plus parfaite ressem blance avec l'astrakan, et surtout pour aug menter sa :solidité, on partira d'une chenille d'environ 21 mm et plus de section, avant glbu sage, que l'on réduira, par le gibusage, à 7 mm, ce rapport étant donné à simple titre indicatif, et pouvant varier suivant le degré d'enroulement à .donner aux fibres, autour de leur âme.
Cet enroulement, lorsqu'il dépasse le cercle complet formé par les fibres autour de leur âme, présente de sérieux avantages sur le faible g2busage.
L'invention .comprend également une ma chine permettant la mise en pratique du pro cédé ci-dessus. Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de cette machine.
La fig. 1 en est une vue d'ensemble, en élévation de côté; La fig. 2 est une vue -clé détail montrant le dispositif permettant de découper la che nille; La fig. 3 est une vue de détail montrant le dispositif d'entraînement et de transport des fragments de chenille, leur tassement et leur répartition avant leur application défi nitive sur un support; La fig. 4 est une vue de détail montrant le dispositif d'encollage et le dispositif per mettant la retouche des fragments de che nille sur leur support, avant l'enroulement de ce dernier.
La machine comporte un bâti 1 suppor tant, à une extrémité, l'appareil destiné à découper la chenille. Cet appareil est muni d'une bande transporteuse 2, passant sur un rouleau inférieur 3 et sur deux rouleaux 4 et 5. En 0, est prévu un cylindre permettant l'engagement de la .chenille entre la. bande 2 et une plaque de verre ,décrite plus loin.
Le déplacement. de ladite bande transpor teuse 2 est assuré par l'un des rouleaux 3 4, ou 5, qui reçoit son mouvement d'une trans mission quelconque. Au-.dtssus et -de chaque côté de la bande 2 sont placées des plaques 6 à écartement réglable. Sur ces plaques re pose une plaque transparente 7, de préfé rence en verre, maintenue, par exemple, au moyen d'une bride 8.
Ladite bandb transporteuse 2 est. combinée avec une deuxième bande transporteuse 9, passant sur des rouleaux 10 et 11, portés par le bâti 1. Cette bande 9 -est recouverte, sur la longueur a-b, par la plaque de verre 7 et à la. suite de cette plaque, par une sur face chauffante 12, maintenue, par exemple, par une bride l'3. Ladite bande 9 est entrai- née, par exemple, par une transmission 14, à une vitesse inférieure,à celle de la bande 2.
En avant de cette bande 9 est prévue une lame circulaire 15, entraînée en rotation par un moteur approprié, non, représenté au dessin, cette lame étant destinée à découper la chenille comme expliqué plus loin.
Au-dessous de cette lame est placée une goulotte 16 aboutissant à. un tambour tour nant 17 dont la paroi est garnie d'un treillis 18. A1 la suite de l'ensemble que l'on vient de décrire est placée une autre bande transpor teuse 19, se déplaçant sur deux cylindres 20 et 21, maintenue là la tension voulue par un dispositif approprié 22. Le déplacement de ce tapis 19 est assuré par le cylindre 20, qui reçoit son mouvement d'une transmission 23.
Du côté opposé au cylindre d'entraîne ment 20, est prévu, en. 24, au-dessus de la bande 19, un cylindre de pression, dont les extrémités reposent librement danse des sup ports appropriés 25, portés par le bâti 1.
La bande 19 est recouverte latéralement, comme les bandes transporteuses de la machine à découper, par des pièces de guidage @6. Immé diatement après le rouleau 24 est disposée, maintenue par un organe de fixaiton 26, une plaque de verre ou autre matière trans parente 7'. Cette plaque 7' recouvre égale ment, @et sur toute sa longueur, une autre bande transporteuse 28. qui passe sur un cy lindre 27, parallèle au cylindre 21 et placé à une certaine distance de ce dernier.
Cette bande 28 est munie comme la précédente, d'organes de guidage 6. Elle passe sur un deuxième cylindre 29 :et un cylindre tendeur 30 (fig. 1). Les cylindres 21 et 27 sont mon tés sur des supports 31 et 32, réglables en hauteur, par rapport au bâti, par tout moyen approprié, par exemple au moyen d'écrous à ailettes 33.
Ladite bande 28 reçoit son mouvement du cylindre 29 entraîné par une commande 43. La, machine est complétée par un dispo sitif permettant le déroulement du support sur lequel on doit appliquer la chenille dé coupée. Ce support en tissu ou autre matière est. indiqué en 34. Il peut être placé en tout point convenable de la machine. Il est guidé par une série de galets 35, puis il passe au travers d'un dispositif d'encollage 36 et va ensuite sur un rouleau 37, d'où il passe a-ci rouleau 38.
Du rouleau 38, il va sur un autre rouleau '39, muni de palettes à sa périphé rie. Ensuite il passe .au travers d'un dispo sitif destiné à, recouvrir de poudre de textile quelconque, les intervalles compris entre les fragments de chenille collés. Ce dispositif de poudrage logé dans une enveloppe 40, est cdnstitué par un tambour 41, à paroi gril lagée, contenant la poudre en question; ce tambour est entraîné en rotation par une transmission 42, recevant son mouvement de la poulie 43.
Le support 34,à sa, sortie de l'enveloppe 40, aboutiti à un dispositif d'en roulement 45 entraîné en rotation par une transmission 45' aboutissant en 43.
Il est à remarquer que, â son passage dans l'enveloppe 40, le support 34 garni de che nille est soumis d'abord à l'action d'un bat teur 46 qui facilite la pénétration de la pou dre sur le fond enduit du tissu entre les frag ments de chenille. Il passe ensuite sur un autre batteur 47, destiné à le débarrasser de l'excès de poudre qu'il a pu recevoir.
On no tera également qu'avant son entrée dans la chambre de poudrage 40, ledit support par court un trajet incliné que l'on voit claire ment sur les fig. 1 et 4, trajet sur lequel il est possible de retoucher, à la main, la dis position des fragments de chenille sur la sur face enduite, non encore sèche.
Un dispositif d'aspiration 48 est prévu pour évacuer les émanations gênantes prove nant de la dissolution employée pour l'en- duisage du support.
Le fonctionnement de la machine est le suivant: La chenille 5,0 est placée par une de ses extrémités, sous le rouleau 0 de l'appareil découpeur. La pression de ce rouleau 0, la met en contact avec la bande transporteuse 2 qui l'entraîne sous la plaque de verre 7, où elle se trouve légèrement comprimée. Elle arrive contre la deuxième bande d'entraînement 9 qui se déplace à une vitesse inférieure à celle de la bande 2.
Par suite de son ralentisse ment, elle forme une suite de sinuosités et sous cette forme sinueuse, elle est entraînée par la seconde bande 9, au-dessous de la sur- face chauffante 12, dont la chaleur a pour effet de maintenir ladite chenille dans sa forme sinueuse après sa sortie de la décou- peuse. Fille arrive alors au contact de la lame 15, qui la,coupe ,
et les @fragments .ainsi obte nus tombent dans la goulottte 16 et de là dans le tambour 17-18. Ce tambour distri bue les fragments débarrassés de leurs impu retés, sur la bande 19. Ces fragments sont alors convenablement répartis sur toute la surface de la bande 19, soit à la main, soit mécaniquement, en évitant leur superposi- tion ou chevauchement.
Ainsi disposés sui la bande transporteuse 19, ils cheminent jusqu'au cylindre 24, qui les oblige à passer sous la plaque transparente 7, jusqu'à ce qu'ils butent contre la bande 28 se dépla çant sur les cylindres. 27 et 29 et qui est légèrement plus élevée que la bande 19. La bande transporteuse 28 se déplace â une vi tesse inférieure .à celle de la bande 19. Il se produit par suite un tassement des fragments de chenille, vers l'extrémité 1.9' :de la bande 19.
Ces fragments ainsi tassés, arri vent au contact de la bande 2!8 où ils se trouvent répartis. Ils rencontrent, en 28', le support 34, enduit de colle en 36, par exem ple de la dissolution de caoutchouc, sur lequel ils adhèrent. Ce support ainsi garni suit le trajet précédemment décrit pour aboutir au dispositif de poudrage et ensuite au méca nisme d'enroulement 45. La retouche des fragments de chenille se fait sur la partie in clinée, avant l'entrée dans l'appareil 40, comme expliqué plus haut.
Il est à remarquer que l'entraînement du support 34 et de la bande 28 doit se faire à la même vitesse. Cet entraînement se fait au moyen d'un pignon 43' fixé en bout du cylin dre 29 de la bande 28 et engrenant avec un autre pignon 43" en bout du cylindre 37 du- dit support 34.