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PRODUITS EN C AOUTCHOUC-MOUSSE ET PROCEDE POUR,LEUR FABRICATION.
La présente invention concerne la fabrication de produits en ca- outchouc-mousse et plus particulièrement de bandes de caoutchouc-mousse col- lées à un substratum en tissu ou à un revêtement. La fabrication de produits en caoutchouc-mousse à substratum'en tissu est connue, mais les procédés existants présentent de nombreux inconvénients que la présente invention se propose de supprimer.
L'un des procédés antérieurement utilisés consiste à fixer une feuille vulcanisée en caoutchouc-mousse sur un tissu par un adhésif. Etant donné que l'adhésif intercalé entre la couche de caoutchouc-mousse et le tissu obstrue les pores et les interstices du tissu et du caoutchouc-mous- se, le produit final ne permet pas le passage de l'air et il est impropre aux applications auxquelles est destiné le produit suivant l'invention. Cer- tains procédés consistent à fendre une nappe en caoutchouc-mousse, en quel- que sorte à la manière des peaux, et à coller les feuilles sur un substra- tum en tissu. La surface d'une feuille fendue en caoutchouc-mousse est ru- gueuse à cause de la structure cellulaire mise à nu, et cette feuille ne peut donc servir à de nombreuses applications auxquelles est destiné le produit obtenu par le procédé décrit plus loin.
La couche d'adhésif entre le tissu et la feuille en caoutchouc-mousse peut se briser ou se détacher au cours de l'utilisation, et l'opération de l'assemblage du caoutchouc- mousse et du tissu par collage est coûteuse et compliquée.
Parmi les avantages de la présente invention, il y a lieu de signaler que le produit est perméable à l'air, de sorte qu'il permet d'aé- rer ou de "respirer". Il est par conséquent avantageux pour la fabrication de semelles intérieures, de dessus de sièges, de coussins, d'enveloppes de matelas, etc.. articles pour lesqueles les matières non perméables ne conviennent pas.
Le produit suivant l'invention est caractérisé par la présen- ce d'une feuille ou couche de caoutchouc-mousse et d'un substratum. en tissu
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auquel le caoutchouc adhère grâce à la pénétration de la mousse de caout- chouc avant sa prise alors qu'elle contient encore une large proportion d'eau libre, qui pénètre dans les interstices du tissu et y entraîne le latexo Ceci assure une forte liaison entre le tissu et le caoutchouc-mousse sans entraîner une obstruction des pores du tissu ou de la face inférieure de la couche de caoutchouc-mousse.
Etant donné que la masse de caoutchouc- mousse présente un grand nombre de cellules très petites uniformément dis- tribuées et communiquant entre elles, le produit composé est parfaitement perméable et permet le passage facile de l'air d'une face à l'autreo Il est donc possible d'obtenir un coussin en caoutchouc-mousse à substratum en tis- su capable de "respirer" et qui est par conséquent frais et confortable, de sorte qu'il se prête à de nombreux usages auxquels sont impropres les pro- duits en caoutchouc-mousse et tissu non perméables fabriqués antérieuremento
Grâce au procédé qui consiste à appliquer le caoutchouc-mousse sur le tissu et à assurer la prise sur ce dernier, la face extérieure du caoutchouc-mousse présente un aspect lisse et sans solution de continuité,
les pores de la surface n'étant pas visibles à l'oeil nuo On obtient ainsi un produit ayant une surface en apparence calendrée qui lui donne un aspect fini.
Cependant ceci n'améliore pas seulement l'aspect, mais permet des utilisations auxquelles en se prêtent pas les produits fabriqués par les procédés connus.
La machine et le procédé suivant l'invention permettent de fabr.- quer plus rapidement et plus économiquement une bande de caoutchouc-mousse à substratum en tissu que les machines et procédés connus. Le produit est uni- forme et le fonctionnement de la machine n'exige qu'un minimum d'attention de la part de l'opérateur.
On a déjà tenté de fabriquer des feuilles minces en caoutchouc- mousse en partant d'une mousse de latex, par des opérations de coulée ou de moulage, mais ces essais n'ont donné aucun résultat parce qu'il n'était pas possible d'obtenir des feuilles d'une épaisseur constante, et parce que ces opérations étaient excessivement coûteuseso Pour ces raisons, on procède en fabriquant des nappes en caoutchouc-mousse épaisses qu'on fend ensuite pour obtenir des feuilles minces.
L'une des principales applications de la matière est la confec- tion de housses pour automobiles, meubles, etc..A cet effet, on utilise gé- néralement des tissus dits "Nylon" ou des tissus confectionnés avec d'autres fils synthétiques. On peut utiliser d'autres tissus tels que la mousseline, la toile à voile, le coutil, la soie, la toile d'emballage, etc... Il est souhaitable que ces matières présentent une texture tissée ou tricotée, quoique ceci ne soit pas nécessaire si le produit ne doit pas être poreux d'une face à l'autreo Dans ce dernier cas, on peut utiliser une feuille im- perméable.
Les dessus de carpettes et tapis de pied, ainsi que les garnitu- res pour tous usages, sont faites à moins de frais et mieux qu'avec les ma- tières antérieurement utilisées. On peut utiliser la matière pour le revê- tement de tables de jeu, les coussins, les enveloppes de matelas, les mate- las, etc. La surface du caoutchouc-mousse estlisse et veloutée au toucher, et très similaire à celle d'une peau de chamois douceo On peut par consé- quent l'utiliser pour les houpettes à poudre et pour les parties de vête- ments en contact avec la peau, pour la doublure de chaussures, les rubans de chapeaux, etc.. De nombreuses autres applications peuvent se présenter à 1'esprit.
Pour l'obtention des résultats les plus favorables, le substra- tum en tissu doit être tissé ou tricoté, parce que la couche en caoutchouc- mousse contient un grand nombre de cellules minuscules et d'alvéoles d'air uniformément distribués dans la masse ducaoutchouc-mousse et communiquant entre eux, avec la face extérieure de la couche de caoutchouc, et avec les interstices de substratum en tissu. La surface lisse de la couche de caout-
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chouc-mousse est due au fait que la mousse de latex est étendue sur et en contact avec la surface lisse et, de préférence, polie, d'une courroie ou d'un autre support. La prise de la mousse de latex en contact avec cette surface donne un fini lisse qui est une des particularités du produit obte- nu avec la machine et par le procédé suivant l'invention.
Le produit se prête à l'utilisation des deux faces. Dans la fabrication de revêtements pour sièges, de coussins, de tampons, etc.. on place le tissu textile à l'extérieur. Dans la fabrication de revêtements pour tables de jeu, de semelles intérieures, de houpettes à poudre, etc.., on utilise la surface lisse du caoutchouc-mousse.
La matière utilisée pour la couche de caoutchouc est de préfé- rence une mousse de latex de caoutchouc à laquelle on ajoute les agents usuels de vulcanisation, de vieillissement et de moussage, ainsi que les pigments et les charges qu'on désire. Les règles de la composition sont bien connues et varient pour chaque fabricant de caoutchouc. La machine utilisée pour la préparation de la mousse de latex peut être d'un type connu quelcon- que. Seul importe qu'une proportion appréciable d'air soit incorporée au latex, et que le latex et l'air soient soigneusement battus ou fouettés pour la distribution uniforme d'une multitude de bulles d'air minuscules dans la masse du latex. On peut également préparer la mousse par incorporation au latex d'un agent de moussage connu.
Dans la fabrication de produits en ca- outchouc-mousse, il est usuel d'ajouter à la mousse, et à la fin de l'opé- ration de moussage, un ou plusieurs agents de gélification ou de prise, ayant pour but d'assurer la prise de la mousse de façon qu'elle ne puisse s'affaisser avant la vulcanisation. Ces agents de gélification sont bien connus, Le plus usuel est le silicofluorure de sodium.
Quoiqu'il soit préférable d'utiliser une mousse de latex, on peut également la remplacer par des matières équivalentes. Par "latex", "mous- se de latex", etc.., on entend donc dans cette description toutes les matiè- res équivalentes. Par "tissu textile" on entend toute matière appropriée quelconque présentant une texture avec des interstices permettant d'obtenir un produit perméable à l'air.
On décrira ci-après un mode de réalisation préféré de la ma- chine et un mode de mise en oeuvre préféré du procédé en regard du dessin annexé sur lequel:
La figure 1 représente l'ensemble de la machine.
La figure 2 est une vue en élévation latérale de l'extrémité de gauche de la machine que montre la fig. 1. Elle indique le point où la mousse de latex est étendue sur une surface et où le tissu arrive en con- tact avec le caoutchouc-mousse.
La figure 3 est une vue en élévation de face des organes que montre la figure 2, prise dans la direction des flèches de la ligne 3-3 de la fig. 2.
La figure 4 est une vue à plus grande échelle des détails de la raclette qui détermine l'épaisseur de la couche de mousse. Cette vue montre également le point où le tissu arrive en contact avec la mousse et où l'ensemble des deux matières entre dans la chambre de prise ou de géli- fication.
La figure 5 est une vue de la sortie ou de l'extrémité de droite de la chambre de prise. Cette' vue montre également le point où l'en- semble des deux matières arrive dans le tendeur transversal sur lequel il est maintenu pendant l'opération de vulcanisation.
La figure 6 est une vue en coupe suivant la ligne 6-6 de la
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fig. 5.
La figure 7 est une vue en élévation latérale montrant les dé- tails de l'extrémité réceptrice du tendeur et de la sortie de la matière vulcanisée. Le plan de cette vue est indiqué par la ligne de coupe 7-7 de la fig.8.
La figure 8 est une vue en plan des organes que montre la fig. 7.
La figure 9 est une vue en élévation latérale avec coupes par- tielles de la chambre de vulcanisation.
La figure 10 est une vue en coupe du produit final suivant la ligne 10-10 de la fig. 7.
La figure 11 est une vue en perspective d'un fragment du pro- duit final.
Ainsi que le montre la fig. 1, la machine comporte une chambre ou un four de prise ou de gélification, dont l'ensemble est indiqué en 1, ainsi qu'une chambre de vulcanisation dont l'ensemble est indiqué en 2. Le tissu introduit dans la machine est indiqué en 3. Le transporteur 4 est re- présenté sous la forme d'un tendeur transversal de construction connue. La chambre de prise repose sur de longs profilés 5 qui s'étendent d'un bout à l'autre de cette chambre. Les chaînes ou courroies du tendeur partent d'un point proche de la sortie de la chambre de prise 1, traversent en serpentant comme représenté la chambre de vulcanisation 2, et font arriver le produit final au point de réception où il peut être enroulé en un rouleau 6 sur un arbre 7.
Une courroie 10,qu'on peut appeler la courroie de prise, s'étend d'un bout à l'autre de la chambre de prise 1 et au-delà de ses deux extré- mités. Cette courroie peut être faite en caoutchouc ou en acier inoxydable.
A l'extrémité de gauche, c'est-à-dire à l'entrée de la chambre 1, la cour- roie passe sur une poulie 11 montée à rotation dans des paliers réglables 9. A l'extrémité de droite, c'est-à-dire à la sortie de la chambre 1, la courroie passe sur une poulie 12 qui entraîne cette courroie dans la di- rection de la flèche de la figo 2. D'un bout à l'autre de la chambre 1, la courroie repose sur une table 14 portée par des traverses 15 et des longe- rons 16 montés dans la chambre 1, de sorte que la face supérieure ou surfa- ce de travail de la courroie ne peut s'affaisser sur un point quelconque.
La mousse de latex est déposée sur la face supérieure de la courroie 10 en un point un peu en amont de l'entrée de la chambre la Elle peut arriver par un conduit de descente 18 recevant la mousse de latex traitée, contenant l'agent de gélification. Ce conduit part directement de l'appareil de préparation de la mousse, d'une construction appropriée quel- conque et non représenté sur le dessin. On peut faire avancer et reculer le conduit de descente 18 à la main ou à l'aide d'un mécanisme oscillant appro- prié quelconque (non représenté), de façon que la mousse de latex s'accumu- le én bourrelet sur la surface de la courroie. Une masse de mousse de latex est indiquée en 20.
Cette masse de mousse de latex est maintenue latéralement par des flasques 23 serrés dans une pince 24 prévue à l'extrémité inférieure de bras oscillants et réglables 25. Les extrémités supérieures des bras 25 sont fixées à des blocs 26 articulés à une barre 28 qui s'étend transversa- lement sur le devant de la machine. Cette barre est montée dans les extrémi- tés supérieures de montants 30 portés par des blocs 32 reposant sur le des- sus desprofilés 5. Les blocs 26 sont réglables le long de la barre 28. En un point au milieu de chaque bras 25 est prévue une vis de réglage 33 qui prend appui contre un barreau 34 s'étendant en travers de la machine. Cet agencement permet le réglage latéral des flasques 23 dont les bords infé- rieurs reposent sur la face supérieure de la courroie 10.
Les flasques em-
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pêchent la mousse de latex de s'échapper latéralement, et permettent de ré- gler la largeur de la couche de mousse de latex. Les flasques latéraux sont placés sur la face intérieure du tissu, de sorte que le latex ne peut arri- ver en contact avec la raclette. Si le latex arrive en contact avec une sur- face fixe, il se coagule et a tendance à rayer la surface de la couche for- mée et à détruire le produit. Grâce au fait que le latex n'arrive-en con- tact qu'avec le tissu en mouvement, il n'existe aucun risque d'accumulation et de coagulation au point où la mousse est nivelée.
Le tissu 36 part du rouleau 3, passe sur un rouleau de renvoi 37, et ensuite sur des rouleaux d'entraînement et de dosage sous l'action desquels le tissu arrive à une vitesse égale à celle de la courroie 10, pour être appliqué à plat et uniformément. Le premier rouleau est indiqué en 38.
Il est monté à rotation dans des paliers 39 solidaires de supports 40, qui sont fixés à proximité des extrémités supérieures des profilés verticaux 42 sur les deux côtés de la machine. En partant du rouleau 38, le tissu pas- se sur un deuxième rouleau 44 monté à rotation dans des paliers 45 solidai- res de l'extrémité supérieure des profilés 42. En partant du rouleau 44, le tissu descend et passe sur un troisième rouleau 47 monté dans des paliers 48 solidaires des profilés 42. Ce rouleau 47 porte deux nervures hélicoïda- les, indiquées en 49 sur la fig. 3, qui étendent le tissu latéralement et empêchent la formation de fronces.
Les rouleaux d'entraînement 38, 44 et 47 sont actionnés simul- tanément par une chaîne actionnée elle-même par l'arbre de la poulie 11. Le pignon 50 de la poulie 11 entraîne un deuxième pignon 51 solidaire d'un ar- bre 52 monté dans l'un des profilés 5, et dans un palier extérieur 54 fixé au bord inférieur du profilé. Ce pignon entraîne, par deux pignons 56, un deuxième arbre 55, également monté dans le profilé 5 et dans le palier 54.
L'arbre 55 porte un pignon à chaîne 57 qui, par l'intermédiaire d'une chaî- ne 59, actionne un pignon 60 solidaire de l'arbre du rouleau 38. Le pignon 61 du rouleau 38, en prise avec un pignon 62, actionne un pignon à chaîne 64 monté dans un palier 65 solidaire d'un profilé montant 42. Une chaîne 67 passe sur le pignon 60 et sur d'autres pignons 68 et 69 respectivement soli- daires des rouleaux 44 et 47.
En partant du rouleau 47, le tissu descend pour passer sur la face intérieure de la raclette ou jauge qui forme avec la courroie la fente déterminant l'épaisseur de la couche de mousse de latex. La raclette appli- que également le tissu sur la face supérieure de la couche de mousse de la- tex au moment où cette couche est formée. On a essayé plusieurs raclettes, et même des rouleaux pour le calibrage de la couche de latex, mais on a trou- vé que le dispositif le plus efficace est celui que montrent les figs. 3 et 4. Il est constitué par une longue platine 70 qui s'étend en travers de l'en- trée de la chambre de prise et au-dessus de la courroie 10. Les extrémités de cette platine sont réduites et engagées dans des glissières 71 pratiquées dans les faces intérieures des blocs 32.
Chaque extrémité de la platine 70 est engagée sur une broche filetée 73 montée par son extrémité inférieure dans le bloc 32. L'extrémité supérieure de chaque broche 73 porte un pignon conique 75. Un collet 76 de chaque broche repose sur le fond horizontal d'un étrier 78 prenant appui sur le dessus du bloc 32. Dans les branches verti- cales de l'étrier 78 est monté un arbre long 80 sur lequel sont clavetés les pignons coniques 82 en prise avec les pignons 75. Un volant de manoeuvre 84 fixé à une extrémité de l'arbre 80 constitue le moyen permettant d'élever et d'abaisser la raclette pour faire varier l'épaisseur de la couche de la- tex. Des ressorts hélicoïdaux 85 entourent les broches 73, et sont intercalés entre les étriers et les extrémités de la platine pour empêcher tout jeu en- tre cette platine et les broches de réglage.
Pour l'obtention d'un produit uniforme, il importe que la cou- che de mousse, qui est indiquée en 90, soit d'une épaisseur uniforme dans toute la largeur du produit en voie de formation. Etant donné que la machi- ne est destinée à fabriquer un produit composé d'une largeur très apprécia-
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ble, il est nécessaire d'empêcher la raclette de s'affaisser. A cet effet, le milieu de la platine 70 est évidé le long du bord inférieur, et dans la longue fente ainsi obtenue est inséré un barreau 92 qui constitue la raclet- te proprement dite. Ce barreau est porté parplusieurs vis de réglage 93 distribuées le long de l'aire de travail, et engagées à cet effet dans une nervure 94 prévue sur la face postérieure de la platine et dans le corps de la raclette.
Des écrous de blocage 95 maintiennent la raclette dans la position de réglageo
Le tissu 36 descend en glissant le long de la face lisse de la platine 70, et passe ensuite sur la tranche de travail arrondie 97 de la ra- clette 92 qui applique le tissu sur la face supérieure de la couche de mous- se de latex 90. Le mouvement de la courroie tire le tissu sur les rouleaux d'entraînement qui peuvent tourner à une vitesse périphérique supérieure à la vitesse linéaire de la courroie. Le mouvement de la courroie et du tissu entraîne la mousse de façon qu'elle forme une couche intercalée dont l'épais- seur est déterminée par le réglage vertical de la raclette. Une large bande 20 de mousse de latex est toujours maintenue sur la face intérieure de la ra- clette.
La mousse de latex contient une proportion appréciable d'eau libre, et elle est humide et collante au toucher . Au moment où le tissu touche le bourrelet de latex, il absorbe l'eau qui l'imprègne tandis que le latex adhère. Il en résulte qu'une certaine partie du latex pénètre dans les interstices du tissu, de sorte que le caoutchouc-mousse obtenu finalement ad- hère fortement au tissu. Avec la plupart des tissus, le latex ne pénètre pas sur la face opposée, mais s'accroche simplement au tissu. Lorsque la matière est ensuite vulcanisée, la couche de caoutchouc-mousse est elle-même collée par vulcanisation au substratum en tissu.
La bande composée quittant la raclette est prête pour l'opéra- tion de prise ou de gélification. Pendant la période de prise, la bande com- posée de tissu et de mousse de latex ne doit pas être dérangée. En effet, tant que la mousse n'a pas été solidifiée elle est très fragile, et tout dérangement du tissu entraîne l'affaissement de la mousse avant la prise.
Le temps, la température et l'humidité sont contrôlés de façon que la mous- se soit parfaitement gélifiée lorsque la bande composée atteint la sortie de la chambre 1.
Quoique l'agencement de la chambre de prise puisse subir des modifications,on a trouvé que celui que montre le dessin fonctionne d'une manière satisfaisante et fournit une matière parfaitement gélifiée, de sor- te que la couche de mousse ne peut s'affaisser pendant la vulcanisation consécutive.
La chambre de prise représentée sur le dessin est une longue caisse qui contient la courroie de prise. Cette caisse est fermée sauf aux points d'entrée et de sortie de la courroie.
Les détails de construction sont inessentiels et il semble inutile de les décrire. Cependant, il y a lieu de noter que la voûte 98 de la chambre de prise est ouverte dans la zone à proximité des parois en bout 99 et 100, pour communiquer avec un long conduit supérieur 101 prévu au cen- tre et destiné à assurer une circulation continue de l'air à travers la chambre. Une extrémité de la chambre qui, dans l'exemple représenté, est l'extrémité de sortie, est munie d'un dispositif de chauffage et de circu- lation d'air, suspendu à la voûte 98 et constitué par un élément chauffant 104 et un ventilateur 105, actionné par le moteur 106 placé sur un côté de la chambre 1. Au besoin, on peut prévoir des éléments chauffants et des ventilateurs supplémentaires dans d'autres parties de la chambre de prise.
Une des particularités du produit obtenu est le fini de sa surface. Ceci provient du fait que la couche de mousse se prend au contact
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de la surface de la courroie et conserve la forme que lui donne cette sur- face. Pour obtenir que.la face supérieure de la courroie 10 soit toujours propre et nette, on prévoit un rouleau de nettoyage 108 qui s'étend sur tou- te la largeur de la courroie.
La surface de ce rouleau 108 peut avoir une constitution appro- priée quelconque.La figo 5 ne montre qu'un exemple dans lequel la surface du rouleau est garnie d'un certain nombre de chiffons essuyeurs 109. Le rouleau est monté à rotation dans un cadre oscillant 110 articulé aux paliers 111, portés par les longerons 114 dans le bas de la chambre de prise. Un bras 115 muni d'un contrepoids applique le rouleau de polissage contre la surface de la courroie. Le rouleau 108 est entraîné en rotation dans une direction opposée à celle du déplacement de la courroie. Cet entraînement est assuré par un moteur 116 accouplé au rouleau par un mécanisme de transmission à pou- lies 117 et courroie 118.
On a trouvé que la prise de la mousse est assurée convenablement dans une chambre de prise ayant une longueur de 14 à 15 mètres environ, à une température maintenue à eu près à 65 C, et avec une matière avançant à une vitesse d'environ 0,9 m/min. Bien entendu, ces chiffres peuvent varier avec la composition de la matière, et en tenant compte d'autres facteurs con- cernant la commande de l'appareil préparant la composition.
Lorsque la couche de mousse est suffisamment solide pour pou- voir être soumise aux traitements consécutifs, la bande composée passe sur un tendeur transversal approprié ou normal, sur lequel elle est soumise à la vulcanisation finale. Pour certains tissus, formant le substratum, il est nécessaire non seulement de maintenir la matière par les bords latéraux du tissu pendant la vulcanisation, mais également de la tendre dans une cer- taine proportion. Ces facteurs sont déterminés par la nature du substratum en tissu, et sont commandés par le réglage des courroies- tendeuses.
La bande composée est enlevée de la courroie 10 par le fait que les bords du tissu sont accrochés à des pointes prévues sur les deux cour- roies ou chaînes 120 de l'appareil tendeur. Les détails de cet appareil ne seront décrits qu'autant qu'il est nécessaire à la bonne compréhension du reste de la machine. L'extrémité réceptrice de l'appareil tendeur repose sur un bâti indiqué en 122 et fixé aux extrémités des longerons 114:,-'En travers de ce bâti est montée une traverse de roulement 124 sur laquelle reposent les chariots 125 qui portent lespoulies de renvoi des courroies 120. Aux chariots sont fixés des longerons profilés 126 formant le cadre tendeur et dont les extrémités supérieures sont articulées en 127 à des paliers régla- bles 128 prévus sur la paroi antérieure de la chambre de vulcanisation 2.
Des chariots auxiliaires 129, roulant sur la traverse 134, soutiennent l'ap- pareil tendeur en son milieu.
Les extrémités réceptrices des courroies peuvent être rappro- chées et écartées l'une de l'autre par des broches filetées 130, montées dans un profilé en U 131 placé en travers du cadre tendeur. De petits mo- teurs 132 actionnent ces broches, et les chariots 125 sont en prise avec les broches par l'intermédiaire de supports 133 aux extrémités desquels sont prévus des écrous 135 coopérant avec les broches, Par réglage des articulations 127 et des chariots, on peut tendre la bande dans le sens transversal après l'accrochage des bords du tissu aux pointes des courroies tendeuses. De petites brosses 136 sont appliquées sur les bords du tissu et les appuient sur les pointes, d'une manière bien connue dans la fabri- cation des produits textiles.
Les courroies tendeuses et d'autres organes de la machine, y compris la courroie 10, sont actionnés par un fort moteur 140 et un méca- nisme de transmission montés sur une plateforme surélevée 141 prévue sur un côté du bâti de l'appareil tendeur. Le moteur estplacé sur une boîte 142 contenant un dispositif de changement de vitesse que le moteur actionne
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à l'aide d'une courroie 143o L'arbre de sortie de la boîte 142 actionne par l'intermédiaire d'une deuxième courroie 145 un réducteur de vitesse 146. Par un mécanisme de transmission à chaîne 147, et par d'autres mécanismes de transmission à chaîne indiqués en 148 de la fig. 9,le réducteur de vitesse entraîne les courroies tendeuses à travers la chambre de vulcanisation 2 en leur faisant suivre un parcours serpentant.
L'arbre de sortie de la boîte de transmission 142 actionne par l'intermédiaire d'une courroie 150 une deuxième boîte de vitesse 151, qui actionne à son tour un réducteur de vitesse 154. L'arbre de sortie 155 de ce réducteur de vitesse 154 porte un pignon à chaîne 156, actionnant par une chaîne 157 un arbre intermédiaire 158 monté à rotation dans des paliers 158a fixés à la face inférieure du cadre tendeur. Cet arbre intermédiaire 158 porte un pignon à chaîne 159 actionnant par une chaîne 160 un arbre 161 por- tant la poulie 12. Par l'intermédiaire de la courroie 10 et de la poulie 11, le mécanisme faisant arriver le tissu à l'entrée de la chambre de prise est actionné par l'intermédiaire du mécanisme de transmission qui a été décrit en regard de la fig. 2.
L'arbre 158 porte un deuxième pignon à chaîne 164, actionnant par une chaîne 165 un pignon 166 solidaire de l'arbre 7 destiné à enrouler la bande et monté à rotation dans un support 167. Le pignon à chaîne 166 fait partie d'un dispositif d'accouplement à glissement de construction con- nue (non représenté), destiné à compenser les variations de la vitesse de rotation dues à l'augmentation du diamètre du rouleau 6.
Les courroies tendeuses, auxquelles est fixée la bande de ma- tière et entre lesquelles cette bande est maintenue tendue au degré néces- saire, entrent dans la partie supérieure de la chambre de vulcanisation 2 où elles sont guidées par de longues glissières 170 qui les font passer à l'extrémité postérieure de la chambre. Les courroies circulent ensuite sui- vant des ondulations profondes sur une série de poulies supérieures et in- férieures 171, entraînées en rotation par des chaînes 148.
L'atmosphère à l'intérieur de la chambre 2 est maintenue au de- gré de température et d'humidité le plus favorable pour achever la vulcani- sation de la matière au moment où celle-ci sort de la chambre. Une grande partie de l'humidité est apportée par le latex lui-même, mais il convient de toujours maintenir une humidité'relativement élevée dans la chambre de vul- canisation. A cet effet, on peut prévoir un ou plusieurs conduits adducteur d'eau ou de vapeur d'eau 172 distribuant des jets à l'intérieur de la cham- bre. La température appropriée, qui dépend de la nature et de la composition de la mousse de latex, est établie par des chauffeurs 175 logés dans la par- tie inférieure de la chambre.
De grands ventilateurs 176, distribués d'un bout à l'autre du fond de la chambre et actionnés par un moteur 178, refou- lent de l'air qui est porté à la température appropriée par les chauffeurs 175. Des écrans 177 protègent la matière contre le rayonnement direct de la chaleur. Un grand ventilateur d'évacuation 179,actionné par un moteur 180, aspire l'air dans le haut de la chambre et le refoule dans le conduit d'évacuation 181. Etant donné que la bande composée est poreuse d'une face à l'autre, l'air chaud ne lèche pas seulement les deux faces du produit mais traverse celui-ci. Il en résulte une vulcanisation meilleure et plus uniforme.
On a trouvé qu'on peut obtenir des résultats favorables et sa- tisfaisants avec une température de 102 C. Dans l'installation représentée, la capacité de la chambre est d'environ 60 mètres. Bien entendu, on peut faire varier ces chiffres dans des limites étendues suivant les opérations de la production.
A la sortie de la chambre de vulcanisation 2, la bande vulcani- sée est détachée des courroies 120 et passe sur deux couteaux circulaires rotatifs 185 destinés à son calibrage. Ces couteaux sont réglables sur un
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arbre 186 monté à rotation dans des paliers 187 solidaire du cadre élargis- seur. Ils sont réglés de façon à couper les bords du tissu qui dépassent et une partie suffisante de la couche de caoutchouc-mousse pour éliminer les irrégularités. L'arbre 186 est,actionné par un petit moteur 188 monté sur laplateforme 141 et accouplé à'cet arbre par une courroie 190.
La bande achevée et dalibrée passe sur le rouleau 6, tandis que les déchets de calibrage sont enroulés sur un rouleau 191 solidaire d'un ar- bre 192 monté à rotation dans des paliers 193 fixés à un côté du support 167.
Une courroie, indiquée en pointillé en 195, peut assurer l'entraînement du rouleau 191 en partant de l'arbre¯ 70
Le produit final est représenté sur les fige. 10 et 11.
Le fonctionnement de la machine ainsi que la mise en oeuvre du procédé ressortent clairement de la description.qui précède. La mousse de latex est uniformément étendue sur la courroie, et le tissu est appliqué sur la mousse en un point où la couche de latex est bien nivelée. Les flasques latéraux 23 empêchent la mousse d'entrer en contact direct avec la raclette.
On peut donner à la couche de mousse une épaisseur quelconque. Dans de nom- breux cas cette épaisseur de la couche est de 6 mm ou plus, ce qui dépend de l'utilisation à laquelle est destiné le produit. La mousse s'accroche d'elle- même au tissu, elle entre en prise au contact de la surface de la courroie et reçoit ainsi l'aspect fini tel qu'il a été décrit. La mousse entre en pri- se dans la chambre 1, dans laquelle la température et l'humidité de l'air sont réglées pour l'obtention du résultat l'e plus favorable. Après la prise de la mousse, le tissu passe sur les courroies tendeuses qui l'empêchent de se plisser, et sur lesquelles il est tendu pendant l'opération de vulcanisa- tion consécutive.
Pendant la période de passage de la bande composée à tra- vers la chambre 2, la mousse est vulcanisée dans les conditions les plus fa- vorables, qui peuvent être facilement contrôlées et réglées pour que la mousse soit transformée en une couche uniforme de caoutchouc-mousse. Le pro- duit final est calibré et enroulé en rouleau qui peut ensuite servir à la fabrication d'articles d'utilité.
L'enlèvement de la bande composée de latex gélifié et de tissu hors de la courroie sur laquelle le latex est gélifié, et le maintien du tissu dans le sens transversal ou sa tension positive pendant la vulcanisa- tion consécutive, constituent un facteur important dans la fabrication de la bande finale, parce qu'il importe d'obtenir un produit exempt de plis.
Grâce à l'utilisation des courroies tendeuses, le produit final sort de la chambre de vulcanisation avec une surface lisse sans plis ni ondulations.
Il apparaît que la machine et le procédé qui viennent d'être décrits permettent pour la première fois d'obtenir un produit parfait com- posé d'une couche mince de caoutchouc-mousse et d'une bande de tissu, sans aucun défaut, et sans déchets provenant des imperfections du produit. La machine est également la première permettant d'obtenir une couche mince de caoutchouc-mousse fixée par vulcanisation,à un substratum en tissu à l'op- posé du collage usuel.
La fabrication, par le procédé décrit, d'une bande composée d'un tissu et d'une couche de caoutchouc-mousse, ne donne pas seulement un produit très supérieur aux produits que permettent d'obtenir les procédés connus, mais elle est également relativement peu coûteuse, et assure des pertes relativement faibles pouvant résulter de défauts de fonctionnement de la machine ou du procédé.
REVENDICATIONS.
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