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Procédé pour la production de fils artificielles.
On a trouvé suivant la présente invention, qu'on peut obtenir des fils artificiels en cellulose ou en dérivés de cellulose qui possèdent une solidité relativement très éle- vée en utilisant pour la filature des solutions servant à, la production de ces fils, des filières en verre dont les trous aient une longueur relativement grande et un diamètre très faible et en étirant les fils après leur sortie de la filière.
Il est particulièrement avantageux d'employer des filières multiples comprenant un grand nombre de trous de ce genre et
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d'appliquer un étirage aussi intense que possible. On obtient alors des fils artificiels qui se distinguent par une grande solidité, à l'état sec ou mouillé, ainsi que par leur ré- sistance à la cuisson.
On peut aussi obtenir des fils artificiels de solidité relativement élevée au moyen de filières métalliques, à con- dition que les trous de ces filières aient une longueur bien supérieure à leur diamètre, c'est-à-dire que leur longueur soit au moins le quintuple, mais de préférence le décuple ou davantage de leur diamètre, le fil sortant de ces filières devant également être soumis à un étirage. Les fils produits de cette manière sont susceptibles de supporter un étirage particuliè- rement intense et peuvent fournir ainsi un titre extrêmement fin, ce qui provient apparemment du fait que les particules constituant ces fils subissent dans les filières du genre ci- té une orientation plus ou moins complète. Les filières métal- liques ont l'avantage d'être faciles à nettoyer, par exemple par chauffage au rouge.
On peut aussi se servir à leur place d'autres matières possédant également cette propriété, par exemple de quartz fondu, de verres peu fusibles ou d'autres silicates qui soient, contrairement au verre ordinaire, faci- les à nettoyer. Des filières de ce genre peuvent être fixées dans un fond en autre matière; mais il est particulièrement avantageux d'employer des filières multiples en une seule matière homogène;
par exemple en métaux précieux ou en nickel, munies d'orifices correspondants, Le présent procédé se prête particulièrement à la filature à l'air, mais il présente également des avantages notable. pour d'autres méthodes de= filature.
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On utilise par exemple une filière multiple en verre, comprenant 10 à 20 trous de quelques millimètres de longueur et de 0,1 mm de diamètre, en on étire le fil d'acétate de cellulose qui en sort jusqu'à. 20 fois sa longueur initiale.
Le procédé peut aussi s'appliquer à la filature de soie à la nitrocellulose ou de viscose mûrie ou non, le coefficient d'étirage pouvant aussi être inférieur ou'beaucoupplus élevé, suivant la finesse du fil qu'on désire obtenir et suivant le diamètre des trous de filière.
EXEMPLE .-2.-
On utilise par exemple des filières en alliage de Monel ayant des trous de quelques millimètres de longueur et de 0,1 mm de diamètre, et on soumet le fil qui en sort, par exem- ple un fil d'acétate de cellulose, à un étirage pouvant at- teindra 5 fois sa longueur primitive ou un multiple de ce chif- fre.
EXEMPLE .-3-.
]?lier une solution de viscose filtrée à travers une filière en quartz fondu dont les trous ont 1 à 2 mm de lon- gueur et 0,1 à 0,3 mm de diamètre dans un des bains coagulante usuels, la vitesse de débit adoptée étant telle qu'il se pro- duise un étirage à vingt fois la longueur primitive, le cas échéant meme davantage. Lorsque les exigences quant à la fi- nesse du fil sont particulièrement élevées, on peut dans tous les cas étirer le fil jusqu'à plus du centuple de sa longueur Initiale.
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