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Traverse en béton armé pour voie ferrée.
La raison pour laquelle l'emploi deatraverses en béton armé pour les voies ferrées donne des résultats peu satis- faisante doit être cherchée dans le fait qu'on n'a pas tenu suffisamment compte, pour les établir, des propriétés du béton armé lui même, ni des efforts auxquels ces traverses sont soumises pendant l'exploitation.
Des essais prolongés sur des poutres en béton armé ont démontré que des efforts de flexion très inférieurs à ceux théoriquement admissibles produisent déjà la dislocation de leur texture par la production de crevasses, lorsque ces
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efforts de flexion sont réitérés; or les travers subissent pendant l'exploitation de pareils efforts réitérés, par suite des chocs qui leur sont communiqués par le matériel roulant, et en conséquence, elles sont détruites en un lape de temps relativement très court.
De ces essais, il résulte que d'une part, on ne doit pas compter sur la coopération de l'armature pour résister aux efforts de flexion, et que d'autre part, toutes les précautions doivent être prises pour diminuer les efforts de flexion provoqués par les mou- vements des traverses pendant l'exploitation, à un point tel que le béton puisse y résister à lui seul sans dommages.
La présente invention se rapporte aux mesures à prendre à cet effet afin d'empêcher les parties des traverses qui servent d'assises aux rails de se mouvoir librement dans le ballast, en donnant une forme spéciale à ces parties, et de rendre inoffensifs les mouvements relatifs de ces assises sous le choc des roues, en les/reliant entre elles d'une façon particulière.
Le dessin représente deux formes d'exécution d'une traverse en béton armé suivant la présente invention, la Fig. 1 montrant une vue longitudinale d'une construction dont les Figs. 2 à 5 sont des coupes suivant les lignes I-I, II-II III-III, et IV-IV; et la Fig. 6 montrant une coupe longitu- dinale d'une autre construction.
La traverse consiste habituellement, dans les voies nor- males, en deux blocs d'assise disposés sous les rails et en, une partie intermédiaire servant à relier ces blocs dans le sens transversal. Ces sortes de traverses en trois parties sont connues en elles-mêmes et permettent entre autres de donner à l'ensemble de la traverse un poids tel qu'il laisse @
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encore la possibilité d'un transport facile de chaque partie de la vole.
Afin de s'opposer aux efforts de flexion agissant sur les deux bloos d'assise a de la traverse, les faces latérales de ceux-ci convergent vers le bas à la façon d'un coin d'une manière connue et, pour mieux transmettre les efforts au bal- last et réaliser sûrement sa participation à la résistance aux chocs, c'est-à-dire pour augmenter la masse sur laquelle agissent ce s chocs, ces faces latérales sont pourvues de surfaces accidentées, par exemple à redans e (fig. 2) ou à, évidements en forme de poches f (Fig.4) etc, qui garantissent une liaison intime du ballast avec la traverse.
Le ballast est tassé dans ces renfoncements, et il est ainsi forcé de participer aux mouvements de la traverse. De cette manière on parvient non seulement à éviter les efforts de flexion et à arrêter pratiquement les mouvements de trépi- dation des blocs 1 qui jusqu'à présent se répétaient fréquem- ment au passage de chaque roue, mais encore à faire partici- per le ballast à la résistance aux efforts et à augmenter ainsi effectivement la masse soumise aux chocs.
Le ballast subit Inévitablement, par suite de la diffé- rence de résistance de ses diverses parties, des pressions résultantes différentes sous les deux blocs d'assise des rails, et il se produit ainsi entre ces blocs des mouvements relatifs que la partie intermédiaire de la traverse doit être en état de supporter et de rendre Inoffensifs.
Les pièces Intermédiaires rigides connues amènent une dangereuse trépidation des traverses qui conduit rapidement à leur destruction et à leur rupture parcuqu'en ce cas, il se produit dans la traverse des efforts de flexion réitérés que le béton ne supporte pas et qui ont pour résultat de le 1
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crevasser. on a déjà proposé, pour éviter les inconvénients des pièces intermédiaires rigides et de leur liaison rigide aux blocs d'assise des/rails, de relier ces pièces intermé- diaires aux blocs par des articulations.
Toutefois cette solution n'est pas efficace car lorsque les blocs tournent autour des axes des articulations, celles-ci ne peuvent pas les ramener dans l'alignement et par suite de cette rotation la largeur de la voie est modifiée. suivant la présente invention, la pièce intermédiaire de la traverse est construite de telle manière que d'une part, elle présente une section flexible capable de subir sans dé- térioration les petites déformations provenant de ce qu'elle appuie sur le ballast, et que d'autre part, elle soit capa- ble de ramener les blocs d'assise des rails dans leur posi- tion initiale et d'éviter ainsi que ces blocs demeurent en place après avoir tourné sous l'effet d'une sollicitation statique.
La pièce intermédiaire est constituée par un certain nombre de barres b en acier ou en béton armé, dont chacune est par elle même très flexible, et qui fournissent par leur réunion un entretoisage entre les deux blocs d'assise des rails. Les extrémités libres de ces barres sont reliées par
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bétormage aux fers d'armature g 80rtant des blocs d'assise.
Les extrémités libres des barres et les armatures peuvent être d'abord réunies provisoirement au moyen de verrous, afin d'établir et de maintenir la largeur correcte de la voie, et ensuite, entre les passages des trains, elles peuvent être bétonnées, c'est-à-dire que les extrémités libres reçoivent une forte enveloppe de mortier très riche, en forme de bloc c,
Entre les blocs d'assise 1. et le bloc de béton c entou- rant les extrémités libres des barres et les fers d, on
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laisse un intervalle qui n'est franchi que par les fers d'armature d.
Les parties de ces fers 1 qui se trouvent dans cet intervalle et qui sont protégées contre des influences extérieures destructives, telles que la rouille, par un enduit ou un faible revêtement de ciment, constituent une articulation incomplète qui permet, d'une part, que les blocs d'assise cèdent un peu sous les chocs sans dégradation de leur structure, mais qui oppose, d'autre part, une résistance notable aux flexions et empêche en même temps que la pièce intermédiaire - pièce de liaison - ait à subir des flexions trop considérables qui provoqueraient des efforts que cette pièce ne pourrait supporter.
On peut obtenir un résultat analogue en donnant aux barres de la partie intermédiaire une section affaiblie qui fournit une articulation incomplète.
Les barres 1 de la partie intermédiaire sont reliées entre elles de manière à former un entretoisage en quinconce ou en carré et, de même que les fers d'armature des blocs d'assise,elles sont réparties sur la section transversale de ceux-ci de manière que leur action combinée fournisse le plus grand moment résistant possible opposé à la torsion des blocs d'assise des rails, suivant la direction des deux axes principaux, Ceci s'obtient de la manière la plus complète en plaçant les quatre ancrages le/plus près possible des arêtes de la section du bloc d'assise. On peut aussi employer trois ancrages seulement, par exemple comme c'est montré par les coupes des Figs. 3 et 4.
Il est évident que la partie in- termédlaire peut être réunie en une seule pièce par un béton- nage, mais elle peut consister en deux ou plusieurs barres.
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Dans la forme de construction applicable aux traverses pour voies étroites suivant la Fig. 6, les armatures 1 des blocs d'assise des rails saillent davantage de ceux-ci que dans la construction représentée sur la Fig. 1, et les deux blocs de béton c, mentionnés ci-dessus, sont réunis en un seul bloc qui,relie ces fers et qui s'étend de part et d'au- tre de l'axe médian de la traverse. Les fers 1 franchissant l'intervalle entre le bloc de béton get les supports consti- tuent ici aussi l'articulation incomplète, laquelle peut être remplacée par une articulation incomplète semblable disposée au milieu de la voie.
REVENDICATIONS @
1.- Traverse en béton armé comprenant deux blocs d'as- sise de rails ayant chacun un poids propre à permettre de les transporter aisément, et une partie intermédiaire reliant ces blocs entre eux, caractérisée en ce que les blocs d'as- sise des rails présentent dans leurs faces latérales conver- gentes comme celle d'un coin, des redans ou des poches per- mettant d'obtenir leur liaison intime avec le ballast.