<Desc/Clms Page number 1>
PROCEDE ET APPAREIL DE TRAITEMENT DE "MASSECUITES"
DE CRISTAUX.'*
L'invention concerne un procéda et un appareil de traitement de massecuites de cristaux et plus particulière- ment de masaecuites de dextrose ou de sucre de raisin, en vue d'extraire la liqueur-mère des cristaux.
Suivant la présente invention, au lieu de. débarrasser la, massecuite' du cristalliseur de sa liqueur'-'mère par le turbinage comme cela. se fait jusqu'ici, on la dilue juaqu'à la densité voulue et on l'aspire sur les parois perforées, d'un filtre rotatif, au moyen d'un vide créé à l'intérieur du filtre et lorsque la liqueur-mère a. été extraite par le
<Desc/Clms Page number 2>
vide de. la couche de cristaux adhérant au filtre, on lave cette couche de cristaux au moyen d'eau, on l'aspire à. travers les matières par le vide, puis on la sèche égale- ment par l'action du vide et on l'enlève du filtre.
La figure 1 des dessina annexés est une coupe longitudinale de l'appareil. la figure 2 est une coupe partielle, à une plus grande échelle, du tambour sur lequel la matière est sou- mise au traitement.
La figure 3 est une élévation d'extrémité de l'appa- reil et La. figure 4 est une coupe transversale de l'un des moyeux du tambour, et elle montre la vanne de commande de l'application du vide à la matière qui se trouve sur le tambour.
Dans les dessina, 10 est un récipient servant à contenir la matière à séparer, cette matière, la massecuite de cristaux des cristalliseurs, étant d'abord de préférence diluée dans un bac de mélange 11, puis déversée dans le récipient 10 par le tuyau 12. 13 est un tuyau par lequel la massecuite est introduite dans le bac de mélange et 14 est le tuyau du liquide 'dilution. Le récipient 10 comporte de préférence au fond un agitateur 15 à rotation lente et un dispositif appropriée quelconque tel que le tuyau de trop-plein 16 peut être utilisé pour maintenir le mélange contenu dans le récipient 10 à un niveau relativement cona- tant.
Un tambour 18 comportant un moyeu 19 , des rayons ou palettes 20, une enveloppe 21 présentant des perforations 22 et des parois d'extrémité non perforées, dont l'une est représentée en 23 dans la figure 3, est monté à rota- tion sur des supports. &ppropriés de façon à plonger dans la masse du mélange 17 contenue dans le récipient 10. Le moyeu 19 du tambour dépassa la paroi d'extrémité de celui- ci de façon à. constituer des tourillona ou axes 24 tournant
<Desc/Clms Page number 3>
dans des paliers 25 montés à l'extrémité du récipient 10.
Le tambour peut avoir une longueur appropriée quelconque et sa longueur peut être par exemple égale à son diamètre, qui peut être d'environ 3 m et les rayons ou palettes règnent sur toute la longueur du tambour, divisant l'in- térieur de celui-ci en compartiments 26. Le moyeu 19 comporte un certain nombre de conduits 27, un pour chaque compartiment 26,ces conduits communiquant avec ces compartimenta par dea orifices 28 Les conduits 27 communi- quent également par des orifices 29 avec une chambre 30 à soupape conique ménagée dans. l'un. des axes 24 A linté- rieur de la chambre 30 ae trouve une soupape conique. fixe 31 comportant des ori-fices 32, 33 et 34. comme le. montre la figure 4. L'orifice 32 communique avec un réservoir 35 par un tuyau 36.L'orifice 33 est relié par un tuyau 37 à un réservoir 38.
Un tuyau 39 part de l'orifice 34 et abou- tit au réservoir 40. Les tuyaux. 56, 37 et 39 sont munis @ d'oburateurs 41 de type approprié quelconque pour régler le vide créé dans les différentes parties de l'intérieur du tambour 18 , commandés par des orifices 32, 33 et 34 respectivement. 42 est une. pompe aspirante entraînée par un moteur approprié quelconque 43 et reliée par un tuyau 44, comportant un siphon 45, à un récipient supérieur 46 dont partent des branches 47, 48 et 49 qui aboutissent respecti- vement aux réservoirs- 38, '35 et 40.
Une partie de la surface du tambour 18 est renfermée dana une enveloppe 50 comportant, sur les bords de son ouver- ture dans laquelle s'engage le tambour, des racloirs 51, 52 assurant l'étanchéité de la partie renfermée de la, surface du tambour. Ce dernier est recouvert de préférence d'un grillage métallique 53. On a constaté que le drap ordinaire utilisé pour lea filtres de lavage ne convient pas pour cet usage. Dans une extrémité de l'enveloppe 50 s'engate l'aju- tage 54 d'un pulvérisateur de type approprié quelconque auquel arrive un liquide de lavage, de préférence de l'eau,
<Desc/Clms Page number 4>
par le tuyau 55, et de l'air par le tuyau 56.
Le liquide de lavage est très finement divise ou pulvérise par l'ajutage 54. de façon à sortir de cet ajutage sous forme de buée ou de brouillard. Il est entraîne vers la matière exposée sur la partie de la surface du tambour qui se trouve à l'intérieur de l'enveloppe 50. cet entraînement étant effec- tué par le vide et au besoin aussi par un aspirateur 57' qui crée une aspiration à travers l'enveloppe.
Pour empêcher le liquide condensé de tomber goutte à goutte sur la matière qui se.trouve dans le tambour, l'enveloppe comporte des gout- tières 58, 59, 60 qui recueillent le liquide condensé sur les parois de l'enveloppe et qui l'envoient à tout endroit désiré. 61 est un racloir servant à enlever la matière du tambour et à l'envoyer au transporteur 62 ou au transporteur 63 suivant la position de la palette articulée 64 du ra- cloir.
Le mode de fonctionnement de l'appareil appliqué, à des maasecuites de dextrose est le suivant :
La massecuite venant des cristalliseurs est ordinaire- ment trop denae pour pouvoir être manipulée de façon satisfaisante, car il est assez important que la couche de cristaux recueillie par le tambour soit relativement uni- forme. Si le mélange contenu dans le récipient 10 est trop épais, la couche ne sera pas uniforme. On dilue donc la massecuite en ajoutant environ deux litres 1/4 d'un diluant approprié, de préférence une liqueur-mère ou de l'hydrol provenant d'une opération de séparation précédente, à environ 11 litres 1/4 de maasecuite. L'hydrol sert de diluant de façon que la dilution de la masaecuite n'entrai- ne pas une nouvelle fusion des cristaux.
La dilution est poussée de préférence jusqu'à un point tel que le mélange contienne en poids environ 35% de cristaux, la quantité d'hydrol ajoutée dépendant naturellement de la densité de la masaecuite de cristaux, densité qui peut varier pour
<Desc/Clms Page number 5>
les différentes: charges. La dilution est effectuée dans le bac de mélange 11. puis. le mélange est versé dans le ré- cipient 10. Le mélange est maintenu à. un niveau fixe dana le. récipient. 11 ne¯faut pas que le tambour plonge dans le mélange aussi profonde-ment que cela. se fait d'habitude larsque des filtres de ce genre servent à déshydrater et à, laver de la fécule (ou ,de l'amidon) par exemple.
De. préfé- rence le tambour doit être plongé dans le mélange jusquà une profondeur égale à environ 1/10 de son diamètre. Les cristaux et une certaine partie des liquides sont en- traînés vers la partie collectrice submergée de la surface a-b du tambour, lorsque celui-ci tourne dans le sens indiqué par la flèche dans la partie gauche de la figure 1, par la création d'un vide relativement bas. dans les. compartimenta intérieurs du tambour,, vide commandé par l'orifice 32. Le. vide est de préférence d'environ 12,50 à 25 cm de mercure et il peut être maintenu à la hauteur voulue par le réglage de l'obturateur 41 du tuyau 36.
Une partie du liquide est entraînée, par le vide dans-le réservoir 35 à travers la surface perforêe du tambour et les- conduits et tuyaux reliés à l'orifice à soupape 32. Une couche de cristaux contenant un peu de liqueur;mère ae forme sur le tambour et au fur et à mesure que le tambour tourne cette couche tra- verse une zone de drainage désignée par b-c dans la fig.
1. A cet endroit la couche de matière est soumise à. un vide de préférence plus. élevé à travers l'orifice 33 et il en résulte qu'une partie de la liqueur-mère contenue dans les interstices. des cristaux est aspirée et entraînée dans le réservoir 38. Ce vide, et le vide auquel la matière est soumise à son passage.
à travers la zone de lavage et la zone de séchage désignée par c-d, est de préférence d'environ 63,5 en de mercure, tandis que le vide peut âtre d'environ 12,5 à 25 ampour la zone de séchage d-e, L'action du vide sur la couche passant à travers la zone de drainage dont la liqueur superficielle a été entraînée par
<Desc/Clms Page number 6>
-6- le racloir 51, consiste à'entratner pratiquement tout l'hydrol dans la couche comme cela est indiqué par la ligne 65, figure 2 , de façon que la surface 66 soit relati- vement débarrassée de l'hydrol lorsque la matière atteint la zone de lavage. Sinon,,le lavage tendrait à répandre l'hydrol sur la. surface de la matière, ce qui nuirait à l'extraction complète du liquide.
A son passage dans la zone de lavage la couche de matière est soumise, sur la sur- face extérieure, à l'action du brouillard fin produit par le pulvérisateur 54, brouillard qui est entrainé vers la matière par le vide complété au besoin par l'action du ven- tilateur 57. La pulvérisation habituelle utilisée dans les filtres de lavage n'est pas pratique, parce qu'elle tend à fondre, canaliser ou corroder la couche de cristaux. Lors- que l'eau est en forme de brouillard ou de buée, le lavage est efficace sana nuire à la déformation de cristaux. L'eau arrive au pulvérisateur à la température ambiante ordinaire.
L'eau agissant sur la couche de matière est aspirée dans le réservoir 40 à travers les interstices des cristaux et à travers l'orifice 34, ainsi que les conduits et tuyaux reliés à cet orifice. Cet agencement de réservoirs est plus ou moins arbitraire, Un réservoir séparé 35 est utilisé de préférence pour la zone collectrice à cause du faible vide régnant dans cette zone. Des réservoirs séparés
38 et 40 sont utilisés pour les zones de drainage et de lavage à cause des différences de gravité entre les liqui- des extraits dans ces zones. Dans l'agencement représenté l'application de l'eau commence lorsque la matière se trouve dans ce qu'on appelle la zone de drainage, car il faut quel- que temps pour la pénétration complète de l'eau.
Lorsque la couche de cristaux a été lavée à fond dans la zone 'de lavage, elle sort de l'enveloppe 50 sous le racloir 52 , mais elle est encore soumise à l'action du vide commandé par l'orifice 34, mentionnée ci-dessus, de la soupape
31, l'opération evffectuée à ce moment consistant à éliminer
<Desc/Clms Page number 7>
aussi complètement que possible, l'eau restant dans la cou- che et provenant du lavage. On peut ainsi sécher les cris** taux de façon qu'ils soient auss-i secs ou plus seca que des cristaux turbinés, c'est-à-drie de. façon qu'ils ne con- tiennent sensiblement paa plus de 16 % d'humidité en poids en plus de l'eau de cristallisation s'il y a lieu.