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Machine à cintrer les tubes bouilleurs et autres analogues.
La présente invention a pour objet une machine à cintrer.,'µ les tubes bouilleurs sans soudure, les tubes soudés à vapeur et à gaz, ainsi que d'autres tubes métalliques, à un rayon de courbure, relativement petit et à froid.
Les tubes bouilleurs et autres analogues à parois épais- ses ou minces, faits en acier ou autre matière résistante et recourbés à un rayon minime, devaient, jusqu'ici, être recour- bés à chaud parce que, avec les machines et dispositifs à cintrer connus, le cintrage à froid n'était pas possible. Le plus petit rayon auquel on pouvait recourber ces tubes à froid était environ de 4 à 5 fois le diamètre du tube. Mais on deman- de des courbures dont le rayon n'est que 1 1/2 fois environ lé diamètre du tube, et ce résultat n'a pu être obtenu avec les machines et dispositifs à cintrer connus. Les tubes devaient
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être cintras à chaud, ce qui, toutefois, occasionnait de grands rais de combustible et exigeait beaucoup de temps, de salaires et autres frais.
La nouvelle machine à cintrer d'après la présente invention est caractérisée, en particulier, par une chaîne articulée com- posée de plusieurs chaînons qui s'appliquent étroitement les uns contre les autres à l'endroit de la courbure du tube lors du cintrage de celui-ci, sont évidés ou creusés suivant le rayon du tube et enserrent entièrement le tube, par conséquent, sur la face extérieure à courber, à moitié ou jusqu'au milieu du tube. Sur sa face intérieure, le tube est, de la manière con- nue, enserré à moitié ou jusqu'en son milieu par le corps de cintrage connu ; le tube est donc complètement enfermé, non seu- lement à l'endroit du cintrage lors du cintrage, mais aussi dans la partie ou sur la longueur recourbée entière.
Une défor- mation du tube lors de son cintrage est donc tout à fait impos- sible.
Le dessin ci-joint représente un exemple de réalisation de l'invention.
La fig.l est une vue de dessus. La fig.2 est une coupe suivant la ligne A-B de la fig.l. La fig. 3 est une vue de coté.
La fig. 4 est une coupe suivant' la ligne C-D de la fig.l. La fig. 5 est une coupe horizontale agrandie des organes de cintra- ge. Les fige.6 µ 8 montrent des détails.
Sur le corps de machine a est monté, de manière à pouvoir tourner, le corps de cintrage b d'exécution connue, lequel est mis en rotation au moyen d'un engrenage à roues dentées c, de la manière connue, lors du cintrage du tube. Le corps de cin- trage b possède un bras e évidé suivant le rayon du tube d et, relié à ce bras, un dispositif de serrage f avec vis de serrage g, ainsi qu'une mâchoire de serrage h évidée suivant le rayon du tube. En serrant la vis de serrage g, le tube d est solidement fixé en position.
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Du cote extérieur du tube d est disposée une chaîne de cintrage formée de chaînons i et de flasques k. Les flasques k sont articulées le plus près possible du coté des chaînons tour- nés vers le tube, et le premier chaînon est fixé au dispositif de serrage f. Les chaînons i sont évidés suivant le rayon du tube d et reliés entre eux de manière à se jpindre étroitement les uns aux autres par leurs bords intérieurs lore du cintrage du tube, ainsi que le montre la fig.5. Le tube est donc entouré sur toute sa périphérie, tant à l'endroit de cintrage que sur toute la longueur recourbée pendant le cintrage ; il ne peut donc se déformer à aucun endroit ni dans aucune direction.
A l'endroit de cintrage est prévue une pièce de pression m pourvue d'un listel de pression n. La pièce d'appui m est mon-- tée de manière à être déplaçable et est appuyée par une vis p vissée dans un chariot 0- et par l'intermédiaire d'une cheville de pression Cette dernière est reliée à la pièce de pression m et à la vis de manière à pouvoir en être séparée et tire la pièce de pression m en arrière lors du desserrage de la vis de pression Le chariot o est protégé contre le déplacement par suite de la forte, pression se présentant lors du cintrage, non seulement par les vis de fixation r. mais encore par un réglet t placé derrière un talon!. du corps de la machine a, ou encore par une tige filetée à adapter. bzz ¯
La chaîne de cintrage possède, à son extrémité, un chaînon.
u qui possède un biseau dirigé obliquement vers l'extérieur et se glisse contre le listel de pression n à la fin du cintrage, comme on le voit à la fig.5. Ceci empêche que l'extrémité'du tube se bosselle lorsque le mandrin de cintrage connu est retiré en arrière. Mais le chaînon u peut aussi faire défaut.
Le mandrin de cintrage v est soutenu le plus près possible de l'endroit de cintrage par un palier !.afin de ne pouvoir se courber, ce qui est le cas sans ce palier, qui fait défaut dans les machines à cintrer connues,.en raison de la grande sollici-
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tation ou des grands efforts qui se présentent lors du cintrage du tube à un petit rayon. Le palier w possède, d'après la fig.4, des mâchoires x pouvant être déplacées au moyen de vis, de sorte que le mandrin de cintrage v peut être exactement mis au point. Le mandrin de cintrage v peut être déplacé et fixé en position au moyen du palier déplaçable connu y.
A la chaîne de cintrage est attachée une corde z qui est pourvue d'un poids destiné à retirer la chaîne en arrière après le cintrage du tube,
Après le serrage du tube d dant le dispositif de serrage, le premier chaînon i de la chaîne de cintrage est appuyé forte- ment contre le tube d au moyen du listel de pression ± par le serrage de la vis et, par suite, le tube d est aussi forte- ment appuyé contre le corps de cintrage b. Lors de la rotation du corps de cintrage b, qui a lieu alors, la chaîne de cintrage est entraînée. Le tube d est donc enfermé complètement sur toute sa périphérie depuis le début du cintrage et pendant toute la . durée de celui-ci, car la chaîne de cintrage se trouve constam- ment sous la forte pression qui est nécessaire au cintrage du tube.
Le tube ne peut donc pas se déformer, et les chaînons 1 de la chaîne de cintrage exeroent une action d'étirage et de lissage sur la paroi du tube, de sorte qu'il ne peut s'y former de plis ou de rainures.
REVENDICATIONS.
1. Machine à cintrer les tubes bouilleurs sans soudure, les tubes soudés à vapeur et à gaz, ainsi que d'autres tubes métalliques à parois épaisses ou minces, à un très petit rayon et à froid sur un mandrin, caractérisée en ce que le tube (d) est entouré sur sa face extérieure, jusqu'en son milieu, par les chaînons (i) d'une chaîne de cintrage dont les flasques de liai- son sont articulées le plus près possible du bord intérieur des chaînons (i).