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Perfectionnements à la fabrication des flans pour l'obtention de disques souples pour machines parlantes. "
La présente invention concerne les disques ou phono- grammes souples pour machines parlantes, et se rapporte à la fabrication des flans souples destinas, après enregistrement, soit directement, soit par moulage, soit tout autrement, à constituer les disques pour machines parlantes.
De nombreux procédés ont été préconisés déjà pour la fabrication des flans, lesquels sont constitués d'une façon générale, par une âme ou corps en matière quelconque et bon marché, telle que papier, carton, métal toile, etc.. sur l'une ou les deux faces duquel est appliquée une couche dite "d'enregistrement" en matière appropriée, en somme laque principalement, dont un des inconvénients est d'être d'un prix de revient élevé.
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Pour remédier à cet inconvénient, on a envisage de réduire le plus possible la quantité de matière coûteuse né- cessaire à l'obtention de la couche d'enregistrement, et à cet effet, on a préconisé entre autres procédés de constituer ces couches d'enregistrement soit par la superposition succes- sive ou alternée de feuilles ou plaques minces de matières dif- férentes (papier, celluloïd, bitume, gomme laque, etc...) la dernière feuille ou plaque, destinée à recevoir l'enregistre- ment étant à base de gomme laque ou autre matière convenable, soit par la superposition alternée ou successive de couches de matières convenables différentes ou non, dissoutes dans un solvant approprié (éthers de cellulose, gomme laque dissoute dans l'alcool, etc...)
Dans cet ordre d'idées,
le demandeur a déjà préconisé un procédé de fabrication des couches d'enregistrement des flans pour l'obtention de disques souples à simple ou double face, lequel procédé faisant l'objet de son Brevet français N 631.600 du 18 Juin 1926 consiste essentiellement à recouvrir @ une ou les deux faces d'une âme ou corps souple, de couches ou pellicules alternées de matières plastiques différentes, en nombre quelconque, ces couches étant appliquées les unes sur les autres, après séchage ou solidification des couches précé- dent es, par trempage, au pinceau, à la brosse ou à l'aérographe,
les matières employées étant des solutions à base de gomme laque dissoutes dans l'alcool que l'on trouve-dans le commerce sous le nom de "matière à disques" et de celluloïd dissous dans l'acétone que l'on trouve dans le commerce sous le nom de "vernis à la cellulose".
Ce procédé, qui permet de réaliser des flans souples et par suite des disques souples, incassables et très légers, d'un prix de revient très bas, présente encore, malgré ses avantages, certains inconvénients.
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Par la pratique, le demandeur a reconnu que ses qua- lités étaient dues en grande partie, au fait que les couches de cellulose intercalées entre les couches de matières à base de gomme laque, constituaient, après séchage, des pellicules ou films poreux, au travers des pores desquels, la matière des couches adjacentes à base de gomme laque s'unissait, ce qui permettait à l'ensemble des couches ainsi assemblées, de conserver une certaine souplesse sans s'exfolier,
Toutefois, la régularité dans la répartition des po- res .:
tant tout à fait quelconque du fait de l'irrégularité de l'épaisseur des couches de cellulose ou pour toutes autres oauses, il se trouvait que des parties superficielles de ces couches étaient totalement dépourvues de ces dits pores, ce qui se traduisait, à ces endroits, par un manque absolu de cohésion entre les couches adjacentes à base de gomme laque, ot par suite, par les défauts apparents à le surface du flan, défauts nuisant à la qualité de l'enregistrement et à l'homo- généité de l'ensemble du disque.
Par la pratique encore, le demandeur a reconnu que son procède était. lent assez coûteux et présentait encore di- vers autres inconvénients de moindre importance.
Ainsi, après avoir étendu sur l'âme ou corps, en toile généralement, une première couche de matière à disque à base de somme laque dissoute dans l'alcool, il était néces- saire de faire sécher celle-ci dans une tuve afin que le dissolvant s'évapore. Cette opération était langue, nécessi- tait un matériel coûteux, et âpres l'application de la couche suivante de cellulose, les traces de solvant non évaporées, tendaient à faire "cloquer" la couche de cellulose, aux en- droits non poreux, et cela d'autant plus que le solvant do la matière cellulosique, pénétrant dans la couche précédente séchée, ne pouvait non plus s'échapper, et ainsi de suite, à
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chaque application nouvelle de couches successives.
En outre, l'obligation de dissoudre la cellulose dans l'acétone, constituait un facteur important do l'augmen- tation du prix de revient; de plus, au moment de la transforma- tion des flans en disques, par passage sous la presse entre les deux plateaux-galvanos chauffés à 1200 C environ, les tra- oes de solvant non évaporées emprisonnées entre les couches constitutives du flan, provoquaient sous l'action de la cha- leur, des boursouflures qui empêchaient le centrage des galva- nos, en causant ainsi des retards dans la production des dis- ques enregistrés et une augmentation de main- d'oeuvre.
Le but de la pràsente invention, est précisément d'ap- porter des perfectionnements à la fabrication des flans d'a- près le procédé du demandeur décrit dans son susdit Brevet français, en vue d'en supprimer les inconvénients dont les principaux viennent d'être énoncés.
Grâce à ces perfectionnements, les avantages résul- tant du principe de l'interposition entre les couches de ma- tières à base de gomme laque ou autres matières à disques ap- propriées de couches de cellulose poreuses, sont utilisés à leur maximum, d'une façon régulière et certaine;
l'évaporation totale et rapide des solvants des couches constitutives est assurée, et de plus, et par suite, cette évaporation des sol- vants ne nécessite plus ni un matériel coûteux, les étuves pouvant être supprimées, ni un temps trop long, les produits en résultant, en l'espèce les flans, étant obtenus ?'une façon réellement industrielle identique, constante, sans défaut, ra- pidement et à un prix de revient moindre, d' autant plus que grâce auxdits perfectionnements, le nombre de couches constitu- tives peut 'être réduit sans diminuer la qualité de la couche d'enregistrement.
Cet effet, les perfectionnements faisant l'objet de la présente invention, consistent lors de la fabrication des
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flans souples suivent le procédé du Brevet du demandeur sus rappelé, à substituer à chacune des couches de cellulose qui était alternée avec les couches de matières à base de gomme laque ou autre matière à disque convenable, une feuille mince de celluloïd ou autre composé cellulosique, cette feuille mince présentant la caractéristique essentielle de comporter,' après avoir été perforée dans ce but, une multitude de petits trous, régulièrement formas et espacés entre eux sur toute la super- ficie de la feuille, dont l'aspect est alors comperable à ce- lui des feuilles de papier bristol à broder ou des feuilles de tôle pour la fabrication des' écumoires,
des passoires, ou des filtres.
Pour fabriquer des flans souples, selon ce procédé ainsi perfectionné, on peut prendre un corps ou âme souple, en toile par exemple, que l'on enduit par trempage, au pinceau ou à l'aérographe, de préférence sur ses deux faces, avec une couche de metière à disque à base de somme laque dissoute dans l'alcool.
Sans attendre la solidification de ces couches, on les recouvre chacune d'une feuille mince de celluloïd de 1/10 de millimètre d'épaisseur environ perforée régulièrement et fine- ment, que l'on fait adhérer par pression, par passage d'un rouleau, puis on recouvre chaque feuille de celluloïd perforée, aveo une couche de matière à disque semblable ou non à la pre- mière, et l'on passe le flan à l'étuve.
Du fait de la présence des feuilles de celluloïd per- forées, le solvant est rapidement évaporé sans laisser de traoe entre les couches, ce qui supprime les inconvénients du centrage lors du moulage des disques; en outre, par l'emploi des feuilles minces de celluloïd ou autre composé cellulosi- que, on supprime l'emploi de l'acétone, produit qui tait coûteux et dangereux.
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Enfin, du fait de l'intercalation de feuilles de cel- luloid perforées entre les couches de matière à disque, celles- ci se trouvent soudées l'une à l'autre, au travers des perfora- tions, d'une façon régulière et certaine sur toute la superfi- cie du flan, ce qui permet l'obtention de flans souples bien homogènes, toujours identiques et ne pouvant s'exfolier en un point quelconque de leur périphérie.
Il est bien entendu que des modifications, des chan gements et des perfectionnements pourront être apportes dans les détails, Sans sortir de l'esprit régissant l'invention ; de même par exemple, pour la fabrication des flans, on pourra pro- céder ainsi que cela est connu à la continue, en enduisant et recouvrant de longues bandes de toile, d'où les finns seront ensuite découpés à l'emporte-pièce, ou encore, en réalisant les couches de matière à disque, par saupoudrage et calandrage à chaud, ce qui supprime totalement l'emploi de tout solvant.
R E S U M E :
L'invention concerne la fabrication des flans sou- ples pour disques souples de machines parlantes et se rapporte au procédé d'obtention de la couche d'enregistrement des dits flans, suivant lequel des couches de matière à disque diffé- rentes appropriées et des couches de composés cellulosiques, en dissolution dans un solvant, sont appliquées successivement et alternativement les unes sur les autres après séchage préa- lable de la couche précédente;
elle a pour objet des perfection- nements audit procédé consistant lors de la fabrication des couches d'enregistrement, à substituer entre chacune des cou- ches de matière à disque, non plus une couche de matière cel- lulosique, mais une feuille mince de celluloïd ou autre compo- sé cellulosique, présentant la caractéristique essentielle de