<Desc/Clms Page number 1>
BREVET D'INVENTION
Procédé de fabrioation de ouir et parohemins artificiels et produits obtenus.
Depuis longtemps déjà, on a cherche à substi- tuer le papier au tissu comme matière de support aux différents produits d'enduotion utilisés dans l'indus- trie, l'aspect fibreux et feutré du papier oorrespon- dant mieux à celui des produits naturels à imiter; mais quelques difficultés n'ont pu être surmontées, par suite de la perméabilité ou du défaut de résistance du papier.
Un support résistant pourrait être constitué par le parchemin végétal, assoupli ou non, si l'opéra- tion de parcheminage qui lui donne la solidité désirée, ne changeait pas totalement son aspect, et ne lui oom- muniquait pas simultanément une imperméabilité le ren- dant impropre à bien des usages et en particulier à certains collages ultérieurs.
Il est donc apparu que les recherches devaient se porter sur la fabrication d'un parchemin végétal, hétérogène, c'est-à-dire contenant des fibres de
<Desc/Clms Page number 2>
natures différentes, ce parchemin se rapprochant davan- tage comme aspect du parchemin animal et présentant à la fois toutes les qualités d'imperméabilité du parche- min végétal, en même temps que l'affinité au collage des papiers destinés à cet usage.
, La présente invention concerne dans ce but un procédé de fabrication de cuir et de parchemin artifi- ciels hétérogènes, c'est-à-dire contenant des fibres de natures différentes, procédé caractérisé par ce qu'on fait agir le bain de traitement, sur une épaisseur de papier telle que la transformation du papier en parche- min se fasse seulement sur une fraction de l'épaisseur de ce papier, ce traitement étant suivi d'un clivage, de telle sorte qu'on obtient deux feuilles de papier dont une seule face est parcheminée, tandis que l'autre face conserve en majeure partie ses propriétés absor- bantes, ce qui permet notamment de coller aisément ce papier avec n'importe quelle colle par sa face parcheminée.
Ene variante de l'invention est caractérisée par ce que l'on fait passer dans le bain de parcheminage plusieurs feuilles d'épaisseurs différentes, de manière à parcheminer à coeur les feuilles minces et à parchemi- ner sur ses faces extérieures seules la feuille épaisse, on soude oes feuilles élémontaires par pression et enfin on olive l'ensemble suivant la feuille la plus épaisse, ce qui permet d'obtenir une feuille présentant une face non parcheminée et une face parcheminée sur une épaisseur notable, cette feuille présentant ainsi une résistance accrue.
La mise en oeuvre du procédé faisant l'objet de l'invention se fait conformément aux moyens employés pour la fabrication du parchemin végétal, et avec les mêmes matières premières : papier sans colle ni apprêt (f ig. 1) passant au travers d'un bain de parcheminage, (acide sulfurique, chlorure de zinc, sultocyanates, etc...)
<Desc/Clms Page number 3>
Le bain pénètre plus ou moins profondément dans le papier et transforme les fibres de la partie imprégnée, mais la pénétration et l'imprégnation qui en résultent peuvent être limitées et règlées en faisant va- rier la porosité apparente ou relative du papier, Beinsionue
EMI3.1
:z.ar,.,,,9pa son paroheminage final, tant par la viscosité du bain de parcheminage, que par le raffinage de la pâte et la densité du papier;
on arrive ainsi dans le cas de papiers épais à limiter le parcheminage à une seule action superficielle, tandis que les fibres de la.masse interne de la feuille qui ont été réellement et efficacement préservées de tout contact avec le bain du degré de parcheminage, ne sont pas par- cheminées et restent à l'état naturel.
On voit par exemple sur la fig. 2 que les fa- ces 11 1.2 de la feuille de papier sont seules parohemi- nées ; la partie interne 13 de ce papier conserve la même texture qu'avant le passage dans le bain.
Après ce traitement par le bain de parchemi- nage, on lave le papier, on le fait sècher ou bien, s' il y a lieu, on l'assouplit.
On procède alors à un clivage du papier ainsi traité. Pour cela., on amorce une déchirure du papier suivant le plan médian X X' ; dès que cette déchirure est amorcée il suffit de tirer les deux feuilles 11 1 2 en les écartant l'une de l'autre (fig. 3); cette opération peut d'ailleurs facilement être réalisée au moyen de deux rouleaux 21 22 sur lesquels on enroule les deux feuil- ' les 11 1 2 et qui tournent suivant f1 et f2 (fig. 4) .
On obtient alors deux feuilles qui présentent chacune l'aspect de la fig. 5, l'une des faces 11 de chaque feuille est parcheminée, tandis que l'autre face
13 comporte des ,fibres apparentes non parcheminées, lé- gèrement redressées par le clivage et donnant un aspeot pelucheux à cette face.
La face parcheminée 11 qui limite le cuir,
<Desc/Clms Page number 4>
peut être travaillée et vernie en vue de réaliser un produit décoratif, par exemple.
La face 13 non parcheminée peut être enduite de colle pour l'application du produit sur un objet quel- conque .
En résumé, le produit obtenu n'est pas un par- chemin à double aspect, de composition chimique homogè- ne, mais un produit hétérogène, composé essentiellement d'un papier ayant conservé des fibres à l'état naturel, avec leurs qualités intrinsèques ; le feutrage de ces fibres, c"est-à-dire l'enchevêtrement des fibres ayant été désorganisé par le clivage, une face seulement dudit papier ayant été rendue imperméable par un paroheminage superficiel.
Ce produit présenter*aspect du parchemin ani- mal ; mais il présente sur ce produit, tout comme le par- chemin. végétal, l'avantage d'être inattaquable aux corps gras.
Ce parchemin possède toutes les propriétés des parchemins dits "greaseproof" et peut être utilisé pour le revêtement des surfaces à protéger ; il peut être lissé, imprimé, gainé, estampé ou frappé, verni ou enduit de tous produits et se prêter à toutes sortes de décora- tions, soit sous la forme de parchemins mixtes, soit a- près fixation, sur un support de carton plus ou moins épais, en rouleaux ou en planches formées ou non.
Le parchemin artificiel obtenu par le procédé décrit à l'aide des fig. de 1 à 5 peut être collé sur tous les cartons minces en rouleaux et être décoré. Ce parchemin peut être collé sur une ou deux faces de car- tons plus épais, pour obtenir des "oartons armés", les cartons servant de substratum étant constitués par des oartons homogènes ou bien obtenus par la superposition et le collage de cartons différents.
On peut apporter de nombreuses modifications au procédé ci-dessus sans sortir pour cela du cadre
<Desc/Clms Page number 5>
de;l'invention.
Notamment, on peut pousser un peu plus loin 1' action du bain de telle sorte que les fibres soient paroheminées seulement sur les faces extérieures de la feuille initiale, tandis que ces fibres sont mercerisées à l'intérieur de cette feuille jusqu'à une épaisseur plus ou moine profonde, jusqu'à la ligne de clivage X X' s'il y a lieu.
On rappelle à ce sujet la différence essen- tielle entre le parcheminage et le meroerisage le par- oheminage entraîne la formation d'amyloide enrobant et soudant les fibres qui se trouvent ainsi durcies et ri- gidiflées ; au contraire, le meroerisage qui ne comporte pas la formation d'amyloides ne constitue qu'un apprêt superficiel des fibres, les rendant plus résistantes, mais ne les duroissant pas et ne les soudant pas les unes aux autres, ces fibres conservant ainsi toute leur sou- plesse.
On peut aussi, au lieu de prendre comme point de départ une seule feuille de papier, utiliser plusieurs feuilles. Dans ce cas, l'une des feuilles présente une épaisseur notable, tandis que les autres sont beauooup moins épaisses.
On fait passer simultanément par exemple trois feuilles 1, 3, 4 (fig. 6) dans le même bain de perche- minage, en les disposant l'une par rapport à l'autre de manière que les deux Feuilles 3, 4 les plus minces se trouvent du même côté que la feuille épaisse 1.
On guide ces feuilles au moyen de rouleaux 5, 6 dans le bac 7 contenant le bain ; on prend les mêmes précautions que précédemment et notamment on ne laisse les feuilles dans le bain que pendant le temps juste suffisant pour parcheminer à coeur les feuilles minces 3 et 4 et les deux faces extérieures 11 1. de la feuille épaisse 1.
<Desc/Clms Page number 6>
Aussitôt après la sortie du bain, on réunit les trois feuilles 1, 3, 4 par pression, en les faisant passer, par exemple, entre deux rouleaux 7, 8.
La pression d'application de ces rouleaux soude les feuilles 1, 3, 4 l'une à l'autre.
Après le passage entre ces rouleaux, on lave, puis on sèche la feuille unique obtenue.
Cette feuille présente la texture représentée sur la fig. 7 : a) - une feuille épaisse 1 parcheminée seule- ment sur ses faces 11 12, b) - doux feuilles minces 3, 4 parcheminées à coeur et soudées entre elles ainsi qu'à la face 12 de la feuille épaisse 1.
On procède alors au clivage de l'ensemble suivant le plan Y Y' qui coïncide approximativement avec le plan médian de la feuille épaisse 1 ; le mode opératoire est le même que précédemment.
Après cette opération, oh obtient deux feuil- les (fig. 8 et 9) de natures différentes : a) - une feuille (fig. 8) formée par les deux feuilles minces 3, 4 paroheminées à coeur et soudées à la face 12 de la feuille épaisse 1, b) - une feuille (fig. 9) analogue à la feuil- le de la fig. 5 et comportant une faoe 11 parcheminée et une face sur laquelle apparaissent les fibres de papier légèrement redressées par le clivage.
La première de ces feuilles (fig. 8) présente ainsi une épaisseur parcheminée notable et par suite, une grande résistance, tout en pouvant être facilement col- lée par sa face 13 non parcheminée. Ce produit peut donc avantageusement remplacer le cuir.
L'invention s'étend non seulement aux procédés précédents, mais elle concerne aussi à titre de produit* industriels nouveaux, les produits conformes à ceux ob- tenus à l'aide des procédés oi-dessus et notamment ;
<Desc/Clms Page number 7>
a) - un papier composé d'un parchemin végétal présentant sur une de ses faoes une couche de fibres du papier d'origine servant à la fabrication du parchemin, cette couche de fibres, soit à l'état naturel, soit à 11 état seulement mercerisé rendant cette face moelleuse et pelucheuse, b) - un papier formé de plusieurs feuilles de papier paroheminéuà coeur et soudées à une feuille de pa- pier dont la face libre n'est pas parcheminée.
L'invention s'étend aussi à divers produits ob- tenus par traitement du parchemin artificiel, assoupli ou non assoupli par les procédés connus, notamment on peut, suivant l'invention, appliquer sur la face parohe- .minée de la feuille, des vernis spéciaux et fabriquer ainsi des produits similaires au cuir et à la toile cirée.
En fait, on obtient suivant l'invention des simili-cuirs et des simili-toiles oirées dont le support est constitué par un parchemin artifioiel à une face parcheminée.
L'invention s'étend d'ailleurs à ces produits nouveaux quelle que soit la nature particulière de la face non par cheminée.
Pour fabriquer ces produits nouveaux, tels que simili-cuirs et simili-toiles cirées, il se présente tou- tefois la difficulté suivante si le produit assouplis- sant tel que glycérine est additionné en trop faible proportion, on n'obtient qu'un assouplissement insuffi- sant ; d'autre part, si on accroît la proportion de ce produit assouplissant, le vernis n'adhère plus efficace- ment sur la face parcheminée.
La présente invention a pour but aussi d'évi- ter les difficultés précédentes et elle s'étend à un pro cédé pour la fabrioation des produits tels que simili- cuirs et simili-toiles cirées, oaraotérisé par ce que le parchemin artificiel à une face parcheminée est traité
<Desc/Clms Page number 8>
par un produite assouplissant, tel que glycérine addi- tionné d'un produit d'encollage et d'apprêt tel que dex- trine, ce qui permet d'une part d'augementer la propor- tion du produit assouplissant pour donner à ce parche- min la. souplesse désirée et d'autre part d'apprêter la face parcheminée de manière à assurer l'adhérence du Ternis sur cette face.
Suivant un mode de réalisation, on renforce encore l'action du produit assouplissant de base, sans en accroître le taux, au moyen d'un produit adjuvant à ao- tion plastifiante sur la cellulose.
On opère par exemple de la manière suivante :
On prépare un bain d'assouplissement du parohe- min à l'aide des divers agents connus, soit par leur hy- grosoopioité, soit par leur aotion sur les matières amy- lacées comme amolissant ou plastifiant, tels que glycé- rine, dextrine, glucose, huiles sulfonées ou solubles, ohlorure de calcium, etc... en composant de préférence un mélange sélectionné et dosé dans lequel la glycérine et le sirop cristal (dextrine et glucose) servent comme agents de base, tanéid que le ohlorure de calcium, les huiles sulfonées, otc... sont les adjuvants à aotion plastifiante sur la cellulose.
On réalise ainsi l'assouplissement du parche- min tout en facilitant l'adhérence du vernis qui est ap- pliqué ultérieurement sur la face parcheminée de ce par- chemin .
Le traitement ci-dessus défini est effectué à chaud, puis la face parcheminée du parchemin est essuyée et raclée à la sortie du bain de parcheminage.
Le bain d'assouplissement dans lequel on trai- te le parchemin artificiel peut avoir par exemple la com- position suivante :
Glycérine ...................... 12 à 18 %
Sirop cristal (mélange de glucose ............. 40 %, et dextrine ......... 60 %) 8 à 10 %
<Desc/Clms Page number 9>
Chlorute de calcium .......... 4 à 5 %
Pour obtenir un résultat satisfaisant, la densité du bain d'assouplissement ainsi préparé est maintenue entre 12 et 15 Baumé.
Après séchage et calahdrage, on imprime en cou- leurs la face parcheminée, puis on étend une oouohe de vernis sur cette face.
On obtient en définitive un parchemin artifi- oiel à une face parcheminée reaouverte d'un vernis, ce produit étant similaire à un cuir vernis ou à la toile cirée, selon le vernis qui a été employé.
L'invention concerne aussi un procédé permet- tant d"éoarter la difficulté suivante :
Les corps gras notamment les vernis grasn les encres, les peintures à l'huile, eto... sont repoussés par les supports glyoérinés, par suite de l'hygrosoopi- cité de la glycérine et de l'insolubilité de celle-ci dans les diluants habituels des corps gras précédents, par exemple dans la térébenthine. Par suite, il se pro- duit au contact du oorpu gras et do la surface glyoéri- née, une coagulation et une décomposition partielle de ce corps gras sur le support glycériné.
Cette difficulté se présente tout partiouliè- rement dans l'application d'enduits ou vernis gras sur les faces paroheminées et assouplies.
En effet, pour assouplir les parchemins arti- fioiels à une ou deux faoes parcheminées, on les traite pat un produit assouplissant contenant de la glycérine.
Dès lors, il devient difficile, pour les rai- sons ci-dessus indiquées, d'appliquer un enduit tel que vernis gras sur ces faces parcheminées et imprégnées de glycérine.
La présente invention a pour but d'éviter ces inoonvénients. Elle oonoorne d'abord un procédé pour enduire d'un corps gras tel que vernis gras, encres,
<Desc/Clms Page number 10>
peintures, etc... un support imprégné d'un produit con- tenant de la glycérine, procédé caractérisé par ce qu' on introduit dans les corps gras servant d'enduit, un dissolvant commun à ce corps gras et à la glycérine, ce qui supprime la tension superficielle existant entre le diluant de ce corps gras et la glycérine et empêche la coagulation du corps gras et sa décomposition.
Le dissolvant commun au corps gras et à la glycé2ine est avantageusement constitué par des alcools à valence de oarbone plus élevée que celle de la glycérine, de la série grasse ou aromatique, avec addition d'hydrocar- bures, benzine, Bulles essentielles, eto...
Un excellent solvant composé pour les vernis gras gen*e toile oirée est constitué par un mélange d'alcool butylique et d'alcool benzylique en parties égales, addi- tionné de 15 à 20 % de benzène et de 2 % de colophane.
On peut d'ailleurs adopter le choix de ce dis- solvant à chaque formule de corps gras tel que vernis gras, encre, etc...
L'invention s'étend au procédé général oi-dessus défini, quelle que soit la nature du support imprégné d' un produit contenant de la glycérine.
Toutefois, l'invention s'étend spécialement à l'application du procédé précédent à l'enduction ou l'im- pression d'un corps gras tel que vernis gras, encre, peinture à l'huile, etc... sur toute une face de fibre végétale parcheminée et assouplie par action d'un produit oontenant de la glycérine, ce qui assure l'adhérence et- ficace de ce corps gras.
L'invention s'étend au procédé ci-dessus, quel- les que soient les caractéristiques du parchemin traité ; -ce parchemin peut en particulier présenter soit deux fa- ces parcheminées, soit une face parcheminée et une face non parcheminée, cette dernière face pouvant être consti- tuée de fibres naturelles non parcheminées et donnant à cette face un aspect moelleux et pelucheux. Le pro-
<Desc/Clms Page number 11>
cédé conforme à l'invention peut aussi s'appliquer à un parchemin dont toutes les fibres sont parcheminées, la face du parchemin étant soit lisse, soit rugueuse.
L'invention s'étend non seulement aux procédés précédents, mais aussi aux produits utilisés dans ce pro- cédé, à savoir des corps gras tels que vernis gras en- ores, peintures, etc... additionnés d'un solvant commun à.-ces corps gras et à la glycérine.
REVENDICATIONS
1 ) - Procédé de fabrication de ouir et de par- chemin artificiels hétérogènes, c'est-à-dire contenant des fibres de natures différentes, procédé caractérisé par ce qu'on fait agir le bain de traitement, tel qu'aoi- de, sur une épaisseur de papier telle qie la transformation du papier en parchemin se fasse seulement sur une frac- tion de l'épaisseur de ce papier, ce traitement étant suivi d'un clivage, de telle sorte qu'on obtient deux feuilles de papier dont une seule des faces est parohemi- née, tandis que l'autre face conserve en majeure partie ses propriétés absorbantes, ce qui permet notamment de coller aisément ce papier aveo n'importe quelle colle par sa face non parcheminée.