<Desc/Clms Page number 1>
"Procédé pour la soudure électrique des armes à feu à deux canons".
La présente invention est relative à l'assemblage par soudure électrique des cunons d'armes à feu à deux canons et notamment de fusils à deux coups "demi blocs", Hammerless ou ordinaires, et de carabines pïiantes. Ces canons se font maintenant généralement en aciers spéciaux, (acier au nickel, au chrôme, au manganèse). La plupart des procédés de soudure proposés pour les assemblages par le tonnerre sont très onéreux et ne permettent pas d'atteindre l'exactitude mathématique in- dispensable dans ce genre de travail.
En effet, par suite de l'échauffement des canons au voisinage de la soudure et du retrait qui accompagne leur refroidissement, il se produit presque toujours une déformation qui, même si elle est imper-
<Desc/Clms Page number 2>
ceptible au tonnerre, donne lieu à une déviation des canons qui est amplifiée à peu près au centuple à leur extrémité.
EMI2.1
Il est alors nécessaire de rédresseà1'arme par torsion, puis de rectifier le L'orage, ce qui augmente considérablement le prix de revient et nuit à la régularité de l'épaisseur des parois des canons.
EMI2.2
Pour 4vil;r=r l'(,Ç1Î1111Irrorn"nt rl11irlil1'" "nfJ rnlll(liJf' on a proposé d'utiliser pour la soudure, les crochets et au- tres saillies du tonnerre et d'assembler ces saillies en les soudant par points en des endroits éloignés des canons.
Mais cette manière de procéder présente aussi des inconvénients, notamment la. production de soufflures ou poches a-- voisinage des points de soudure et le fait que le métal acquiert en ces
EMI2.3
points un grain perlitique qui modifie sn duveté. D'tw;rn part on ne peut empêcher que l'huile servant.à la lubrification pendant le travail aux machines-outils ne s'infiltre entre les points de soudure, et provoque ensuite des suintements qui entrave le bronzage aux endroits où ils se produisent.
La présente invention est basée sur Inobservation que si la soudure est répartie sur une assez grand'e sur- face il est possible de la rapprocher des canons sans que ceux-ci subissent un échauffement nuisible. Suivant la pré- sente invention, au lieu de concentrer la soudure en quelques points éloignés des canons, on fait une soudure continue sur toute la largeur ou de préférence sur la surface entière des crochets et autres saillies utilisables pour l'assemblage des canons, ce qui permet non seulement d'éviter'les inconvénients
EMI2.4
signalés cl-dé.s;;u5, niais de rc.'nt.'orcer considérablement l'asseni- blage des tonnerres au point que celui-ci n'a plus besoin d'être suppléé par des attaches en d'autres points des canons.
Le procédé de soudure électrique suivant l'inven- tion se fait à l'aide d'électrodes de grande surface, de pré-
<Desc/Clms Page number 3>
férence en employant un courant à basse tension, mais d'un fort ampérage. Il peut être réalisa de plusieurs façons, notan- ment par soudure autogène, sans apport de matière, les sur- faces à assembler étant soigneusement dressées, appliquées l'une contre l'autre et soumises au passage du courant électri- que. On peut aussi le réaliser par brasage en introduisant en- tre ces surfaces Lute mince bande (-le cuivre ou d'argent par exem- ple, puis en faisant passer le courant.
Ou bien on peut réali- ser une soudure combinée, c'est à dire autogène sur une partie des surfaces à unir, tandis que l'autre partie est brasée.
Dans ce dernier cas le métal de brasage est placé seulement sur cette partie. On peut même alors n'appliquer les électro- des qu'en regard de la partie à souder à l'autogène, la dif- fusion de la chaleur suffisant à produire le brasage sur toute l'autre partie.
Quelle que soit la manière dont le procède est réa- lisé, il assure automatiquement un recuit uniforme des cro- chets ou autres saillies, ce qui permet ensuite de les usiner facilement.
Le dessin annexé montre quelques exemples d'exécu- tion de l'invention.
Figs. 1. 2. & 3. sont des vues en élévation des tonnerres
EMI3.1
111111,1" A r1o a l l 1 1 ca ,ID nl 1 i ' '. )' t .1 ] ) ,.'1 f'rm'oa,
Figs. 4.5. & 6. sont des coupes transversales montrant différents modes d'assemblage des crochets.
Sur la Fig. l, le tonnerre a du canon b est muni de deux crocnets c, d et d'un bout de bande e. Le tonnerre est soudé à celui du second canon par la surface entière des cro-
EMI3.2
ciiets S Ç , l oL Uu tjuub du banuc 1:' Le tonnerre des canons représente sur la Fig. 2
EMI3.3
est pourvu de trois crochets î, â, r, et la surface entière de ces croc'nets est utilisée pour le souder au tonnerre du second canon.
<Desc/Clms Page number 4>
Bien qu'il soit préférable de souder sur la sur- face entière des crochets, on peut aussi suivant l'invention réaliser une soudure continue suivant une bande i s'étendant sur toute la largeur des crochets, comme l'indique à titre d'exemple la Fig. 3.
Lorsque, comme sur la Fig. 4. les croc,lets sont
EMI4.1
unis a la soudure autogène, pur l'ulJVLlt:llL1on d'é1ecLrud;Y in- diquées schématiquement en k, 1, la soudure se fait environ jusqu'au point m, mais par suite de la diffusion de la chaleur l'opération peut être conduite de façon que la température des parois des chambres des tonnerres ne dépasse pas 500 , ce qui, loin d'être nuisible à l'acier, produit même une amélioration de celui-ci.
Il en est de même lorsqu'on procède par brasage électrique, comme le montre la Fig. 5, où la soudure.se fait alors sur toute la hauteur du métal de brasage n. Lorsqu'on emploie le procédé combiné (Fig. 6) on obtient une bande con- tinue de soudure autogène en regard des électrodes k, 1 et le métal de brasage situé au d.essus du point o est fondu par
EMI4.2
In ("h;11pT' rIt=> rljff11R:ion. ces tlP1JX derniers evs Ips tonnerrps peuvent être brasés sur toute leur surface de contact sans que leurs parois internes atteignent une température nuisible.
Il n'est pas nécessaire, en vue de l'application du procédé suivant l'invention de donner aux crochets et bouts de bande des formes spéciales, les l'ormes et dimensions habi- tuelles étant suffisantes pour assurer, par la soudure de toute
EMI4.3
la largeur ou Ctb ,La àLti1.'txC;L ollL101'U ')UrJ ;.Hdl11op du Lannorro, une liaison aussi homogène que si les deux canons étaient faits d'une seule pièce. En effet les crochets seuls ont généralement une hauteur de 25 à 30 mm. sur une largeur qui peut varier de 10 à 60 mm., ce qui est amplement suffisant pour atteindre le
EMI4.4
but pouxsuivi. -..4