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" MACHINE A AGGLOMERER "
Le présent brevet de perfectionnement est relatif à des modifications apportées à la machine à agglomérer ayant fait l'objet du brevet principal N 351.248 et des deux premiers brevets de perfectionnement à ce brevet.
La machine à agglomérer selon l'invention, est caractérisée par le fait que le pilon effectuant le pi- lonnage de la matière placée dans le moule est relevé ou abaissé au moyen d'une vis prise dans un écrou maintenu à
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hauteur fixe pendant qu'il est entraîné en rotation, ce qui provoque le déplacement longitudinal de la vis, un dispositif permettant d'immobiliser lepilon en position élevée et la vis pouvant être alors utilisée pour soule- ver le moule pour obtenir le démoulage.
Selon une forme de réalisation de l'invention, ltécrou porte deux gorges dans lesquelles passent deux câbles sans fin, entraînés par un dispositif approprié, en sens inverse l'un de l'autre et non tendus normale- ment, le déplacement d'un galet tendeur provoquant la tension du câble et de ce fait, l'entraînement de l'écrou.
D'autres avantages et particularités de l'inven- tion ressortiront de la description qui va en être faite, avec référence au dessin annexé dans lequel:
La figure 1 est une vue de face d'une machine à agglomérer selon l'invention.
La figure 2 en est une vue correspondante de profil.
La figure 3 représente en plan un détail.
La figure 4 représente schématiquement la dispo- sition des câbles de commande.
Les figures 5,6 et 7 représentent des détails d'une variante.
Les figures 8 et 9 sont des vues en bout et de face respectivement, de l'appareil doseur.
La figure 10 représente le dispositif de commande de cet appareil doseur.
Les figures 11 et 12 représentent, vus en éléva- tion de face, des détails de variantes de la commande du pilon.
La machine à agglomérer représentée sur les fi- gures 1, 2, 3 et 4 est constituée par deux montants 1 réu-
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nis à la partie supérieure par un double sommier 2 et por- tant à la partie inférieure un socle 3 reposant librement sur des traverses 4 fixées aux montants 1.
Au centre du sommier 2 passe une vis 5 en prise dans un écrou 6 pris entre les deux parties du sommier et qui ne peut se déplacer par rapport à celui-ci, grâce à ce qu'il porte, à sa partie inférieure, un plateau 6' dé- bordant au-delà des deux éléments du sommier 2 et, à sa partie supérieure, une roue à gorge 7, débordant égale- ment au-delà des sommiers. L'écrou 6 se trouve encore main- tenu dans le sommier par un coussinet en deux pièces 9 qui. l'emboîte et qui est fixé au sommier 2. La rotation impar- tie à l'écrou de la façon qui sera décrite plus loin, a donc pour résultat d'assurer le déplacement longitudinal de la vis 5. Un volant 8 est encore solidaire de l'écrou 6, au-delà de la roue à gorge 7.
Sur le volant 8 se trouve un rail de guidage 10 sur lequel coulisse une masse 11 en- traînée extérieurement sous l'action de la force centri- fuge, mais rappelée vers le centre par un ressort de rap- pel 12. Le volant 8 porte encore un support 13 portant un régulateur centrifuge à boules 14 rappelées vers le centre par un ressort de rappel 15.
Dans les deux gorges de la poulie 7 passent deux câbles sans fin 16 et 17 passant chacun sur des poulies de renvoi 18 et 18' (une seule a été représentée pour plus de clarté sur la fig. 1, voir figure 4) et passant ensuite, mais en sens contraire, sur des poulies 82 et 83 calées sur un arbre de transmission 81 entraîné de façon continue.
Les deux poulies 18 et 18' peuvent coulisser longitudinalement dans le sens indiqué par les flèches sur la fig. 4. Lorsque ces poulies sont ramenées vers la gauche, d'une certaine quantité, les câbles 16 et 17 ne
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sont pas tendus et la rotation de l'arbre 81 n'entratne pas celle de la poulie 7. Si l'on déplace vers la droite une des poulies 18 ou 18', le câble correspondant se trouve tendu et la rotation de l'arbre 81 entraîne celle de la poulie et par conséquent de l'écrou 6, lequel étant fixe en position, provoque le déplacement de la vis 5 dans la direction de son axe.
Les câbles sans fin 16 et 17 sont montés en sens contraire sur les poulies 82 et 83; il en résulte que, sui- vant que c'est la poulie 18 ou la poulie 18' qui est tirée vers la droite et qui provoque la tension du câble corres- pondant, la poulie 7 tournera dans un sens ou dans l'au- tre et provoquera, par suite, la montée ou la descente de la vis 5.
A la partie inférieure, la vis 5 porte une em- base 23 sur laquelle repose un palonnier 21 formé par exemple de deux cornières qui emboîtent la vis 5. A ce palonnier 21 sont fixées deux tiges 24 au moyen d'écrous 25.
A chacune de ses extrémités, le palonnier 21 porte des doigts 27 coulissant dans des rainures appro- priées prévues dans les montants 1, de façon à empêcher ce palonnier 21 de tourner. Enfin, sur le palonnier 21 sont prévus deux crochets 26a et 26b (fig. 3), lesquels pivotent respectivement en 76 et 77 sur le palonnier 21.
Ces crochets sont réunis par une tige 75 permettant de les manoeuvrer simultanément.
Sur les tiges 24 coulisse, au moyen d'oreilles appropriées 30 glissant sur ces tiges 24, le bâti 28 du pilon, portant le pilon 31. Leur mouvement est limité à leurs extrémités au moyen de boulons 25'. Sur le socle 3 est placée la planche du fond du moule 44 et sur cette planche est placé le moule 43. Ce moule porte de part et
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d'autre des oreilles 42 sur lesquelles sont fixées des ti- ges 41 portant à leurs extrémités supérieures des écrous 40. Le moule étant disposé sur le socle comme représenté sur la fig. l, lorsque l'on provoque par un déplacement approprié de l'une des poulies 18 et 18' la descente de la vis 5, avec cette vis descend le pilon 31 qui y est suspendu jusqu'à ce que ce pilon vienne s'appliquer sur le moule.
A ce moment, la descente de la vis 5 continuant, les tiges 24 coulissent dans les oreilles 30 du pilon et l'embase 23 de la vis vient porter contre une butée 29 prévue à cet effet sur le moule 43 et enfonce le pilon dans le moule. La matière qui se trouve dans celui-ci est, de cette façon, comprimée. Aussitôt, arrêt de la vis et du pilon contre la matière comprimée. On bloque les coins 33 et 34 contre le coin 32 du pilon, de façon à empêcher ce- lui-ci de monter ou de descendre; on ferme les crochets 26a et 26b du palonnier, puis on relève la vis 5 qui en- tratne le palonnier 21, lequel, par suite de la fermeture des crochets 26a et 26b vient attaquer les écrous 40 et par suite relever le moule dont la matière étant retenue par le pilon 28-31 reste sur la planche 44.
Au moment où la matière se trouve dégagée du moule, une butée de ce mou- le vient frapper les pentes 57'des coins 33 et 34 et par suite, repousse ces coins qui 'libèrent le pilon, lequel se trouve à cet instant précis, soulevé par les écrous 25 jusqu'au niveau supérieur représenté fig. 1 et 2. Pour plus de simplicité, on a représenté sur le dessin, un seul des coins 32, 33 et 34, mais il est bien entendu que l'appareil pour- rait comporter des organes similaires sur le côté opposé, ce qui donnerait une plus grande sécurité et de plus, main- tiendrait le pilon en équilibre, puisqu'il serait supporté de chaque coté, ce qui permettrait d'avoir un meilleur sup- port.
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Après enlèvement de l'aggloméré fabriqué dans le moule, on déclanche les crochets 26a et 26b, ce qui a pour effet par libération des écrous 40 de provoquer la chute du moule et son retour en position initiale comme repré- senté en Fig. 1 et 2.
On peut appliquer à cet.appareil les dispositifs de remplissage et de secouage décrits dans le brevet prin- cipal.
Il y a lieu de noter qu'un dispositif de fric- tion peut être intercalé entre le volant écrou et la pou- lie sur laquelle prennent les câbles 16 et 17, de façon à éviter l'usure des câbles par patinage, lorsque ceux-ci tournent sans être tendus. Ce dispositif, de construction connue, n'a pas été représenté.
Sur la fig. 5, on a représenté une variante d'un dispositif de levée et de descente du pilon. Dans ce dispo- sitif, l'écrou tournant 63 est constitué par la poulie à gorge elle-même, sur laquelle passent les deux câbles 16 et 17. Cette poulie à gorge est maintenue entre des appuis 64 disposés de part et d'autre, de façon à l'empêcher de monter ou descendre avec la vis. Sur cette vis 5 est monté, en 65, un crochet 66. A ce crochet, on suspend, au moyen d'un axe 68, un tiroir 67 manoeuvré par le levier 69. Deux oreilles 67a (fig. 6) l'empêchent de se soulever indépen- damment du pilon 70, lequel y est suspendu par l'intermé- diaire du bâti 70 et des bras 70a portés par ce bâti.
Dans le bâti 70 du pilon analogue à 28, fig. l, il est prévu un trou 71 assez grand pour permettre le passage de la vis 5 et du crochet 66 qu'elle porte. Si l'on emploie par exemple, des moules circulaires 74 (fig. 7), moules servant par con- séquent à fabriquer des tuyaux, ces moules présentent des encoches leur permettant de stadapter sur les deux ou qua- tre bras 72a d'un fer démouleur 72; sur la partie centrale
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de ce fer démouleur 72 il est prévu un axe 73 sur lequel vient s'emmancher le crochet 66 suspendu à la vis 5, la vis étant commandée par les deux câbles 16 et 17 de la façon représentée schématiquement sur la fig. 4.
La vis 5 est reliée à volonté, soit au pilon par l'intermédiaire d'un tiroir 67,,ce pilon pouvant pilonner par chute libre en dégageant le tiroir 67 lorsque le pilon est à sa partie supérieure, soit au fer démouleur 72, ce qui permet de sou lever les moules en laissant la matière. Dans ce cas, la vis 5 et le crochet 66 passent à travers le pilon qui est calé au niveau de la matière comprimée au moyen de coins tels que ceux représentés en 32, 33, 34 dans la fig. 1.
Il y a lieu de remarquer que si le pilon était plein, il ne pourrait venir tasser la matière puisque le fer démou- leur 72 disposé à la partie supérieure des moules gêne- rait sa chute. De façon à lui permettre de travailler, le pilon est sectionné au passage des bras 72a et vient tasser la matière dans les intervalles compris entre ces bras. Ceci ne nuit en rien du reste, à la qualité de l'ag- gloméré, l'épaisseur des bras étant très faible.
Dans les figs. 8 et 9, on a représenté une tré- mie d'alimentation de matière dans le genre de celle qui est représentée dans le brevet principal et dans les pré- cédents brevets de perfectionnement. Cette trémie est dé- signée par 84. A l'intérieur de cette trémie 84 est dispo- sée une tôle 85 articulée en 86 sur la paroi de la trémie.
En 87, cette tôle porte un ergot sur lequel est fixée une tringle 88, laquelle porte à sa partie inférieure un galet 89. Sur le doseur 91 ayant un mouvement de va-et-vient est placé un fer plat ondulé 90. Des séries de lames flexibles 92 sont attachées à la partie basse arrière de la trémie 84 de façon à empêcher le blocage du doseur 91 lorsque des grains de matière tendent à se placer entre l'ouverture de
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cette trémie et le doseur.
Lorsque le doseur 91 se déplace, le fer plat 90 fait croître et décroître rapidement l'angle constitué par les pièces 89, 88, 85, ce qui a pour effet de provo- quer l'écoulement de la matière. En même temps, les lames flexibles 92 empêchent les gros grains de cette matière de provoquer le blocage du doseur vers l'extrémité inférieure de la trémie 94.
Sur la fig. 10, on a représenté un dispositif de commande du mouvement de ce doseur. Le doseur 91 porte une vis 92. Le déplacement longitudinal de la vis 92 et par . conséquent du doseur 91 est obtenu par rotation de l'écrou 93, lequel comporte un pignon d'angle 94 commandé par un autre pignon d'angle 95 calé sur un arbre horizontal 96 qui tourne, tant8t dans un sens, tantôt dans l'autre, au moyen d'un dispositif de commande particulier connu.
Des butées appropriées empêchent l'écrou de se déplacer longitudinalement, de façon à ce qu'il puisse provoquer le déplacement de la vis 92.
Sur la fig. Il, on a représenté une variante du dispositif de commande de la vis 5. Cette vis est commandée par une poulie formant écrou 97 qui ne peut ni monter ni descendre, étant donné qu'elle est supportée à la partie inférieure par un appui fixe 98 (avec intercalation d'un roulement à billes 98') et qu'à la partie supérieure elle est solidaire d'une couronne dentée 99 évidée en son cen- tre pour laisser passer la vis 5; cette couronne dentée est empêchée elle-même de monter, du fait qu'elle engrène avec deux pignons coniques 100 et 101, maintenus en position par tout dispositif approprié fixé sur le bâti de la machine.
Les deux pignons coniques 100 et 101 actionnent la couronne dentée et avec elle le volant écrou 97 dans un sens ou dans l'autre, de façon à faire monter ou descendre la vis 5. Les
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pignons 100 et 101 sont actionnés par les roues à gorge 102 et 103 calées sur les axes des pignons 100 et 101 et sur lesquels passent les câbles 104 et 105 reliés à un système de transmission quelconque. Pour embrayer l'une des poulies à gorge 102 et 103, on tend l'un des deux câbles 104 ou 105 au moyen de l'un des galets correspondants 106 ou 107, lesquels sont actionnés, le galet 107, par exemple, par le levier 108 pivotant en 110.
On voit que l'on obtient ainsi la commande de la levée ou de la descente de la vis 5; le reste du dispositif est le même que celui@écrit précédem- ment et fonctionne de la même façon. '
Sur la fig. 12, on a représenté une autre variante de la commande de la vis 5. Dans ce cas, la vis 5 est soli- daire du volant 112 et elle se glisse dans un écrou fixe 113. Le volant 112 porte un tube 114 dans lequel coulisse un arbre 113. Le tube et l'arbre sont rendus solidaires l'un de l'autre en rotation au moyen d'une clavette 115. L'arbre 116 est relié à un autre arbre 118 au moyen d'un ressort spiral 117.
L'arbre 118 porte un pignon conique 119 et ce pignon conique est entraîné en rotation au moyen de l'un des deux pignons 120 ou 121 montés sur un arbre 122 entraf- né en rotation au moyen d'une poulie 123 actionnée par tou- te transmission appropriée. Les deux pignons coniques !20 et 121 peuvent coulisser solidairement sur l'arbre 122,mais sont néanmoins entraînés en rotation, du fait qu'ils sont montés sur des clavettes. Suivant que l'on embraye le pi- gnon 120 ou le pignon 121 avec le pignon 119, l'arbre 118 tourne dans un sens ou dans l'autre, et avec lui le man- chon 114, et en définitive la vis 5 qui ainsi, monte ou descend dans l'écrou 113.
Le ressort spiral 117 a pour but d'amortir les à-coups qui se produisent lors du démarrage ou lors de l'embrayage avec l'un des pignons 120 ou 121.
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Ce ressort 117 peut être remplacé par tout dispositif d'em- brayage à friction d'un modèle connu. Ce dispositif pourra encore être modifié de façon à ce que le volant 112 forme lui-même écrou tournant comme dans la fig. 11; en ce cas, ltarbre 116 serait attaché directement à ce volant, les pièces 114 et 115 n'ayant plus de raison d'être.
Il est bien entendu que l'invention qui vient dtêtre décrite, n'a été donnée qu'à titre explicatif, mais non limitatif, et que des modifications de détail pourraient y être apportées sans altérer son esprit.