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Perfectionnement aux ampoules électriques et aux tubes lumines - cents et procédé de réalisation.
On a déjà cherché à augmenter l'effet des ampoules électri- ques et des tubes luminescents en adaptant sur une partie de @ leur surface extérieure une enveloppe métallique à surface in @ terne réfléchissante. Ce procédé est assez généralement appliqué @ pour les tubes, tandis que, pour les ampoules, on se contente d'un réflecteur évasé monté sur l'ampoule ou sur le culot de celle-ci.
La présente invention crée un perfectionnement important dans cet ordre d'idées par le fait que la partie voulue de l'am- poule même, ou du tube, est directement métallisée par un re - couvrement de sel d'argent, formant réflecteur lui-même protégé vers l'extérieur par un recouvrement protecteur, de préférence un cuivrage.
Pour une ampoule, par exemple, la surface extérieure du verre de l'ampoule est ainsi recouverte depuis à peu prés le plan transversal passant par l'extrémité du filament, jusqu'à
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une faible distance du culot, pour obtenir une ampoule lumineu- se à très fort pouvoir éclairant, en supprimant les réflecteurs rapportée toujours encombrants et coûteux, et généralement peu esthétiques.
Pour un tube luminescent, on recouvrira par exemple la demi-surface cylindrique du tube.
L'invention a aussi pour objet un procédé de réalisation de ces recouvrements, ainsi que les compositions des solutions employées, comme il va être décrit ci-dessous.
Pour réaliser la surface extérieure métallisée et réflé- chissante, on opère par exemple comme suit :
10 grammes d'un sel pur d'étain sont dissous dans 100 grammes d'eau ; 20 grammes de cette solution étant dilués par 2000 grammes d'eau, on lave soigneusement la surface extérieure de l'ampoule par cette solution et on rince ensuite à l'eau distillée.
On prépare diverses solutions.
Solution a.., Formée de 250 grammes d'eau distillée, 40 grammes acide sulfurique pur et 10 grammes d'alcool éthylique à 94 .
Solution b. 20 grammes de la solution a sont ajoutés à deux litres d'eau ; on porte à l'ébullition puis on y ajoute 210 grammes de sucre, et on laisse bouillir le tout environ 5 minutes.
Solution c. Dans 12 litres d'eau, on fait dissoudre 400 grammes de soude caustique, en mélangeant parfaitement. olution d. A 350 grammes d'ammoniaque, on ajoute 130 grammes de nitrate d'argent cristallisé et on laisse fondre.
On mélange alors à 20 litres d'eau.
Solution e. A la solution d, on ajoute 4 litres de la solution c,
Dans un bac, on mélange enfin 1000 parties en volume de la solution e et 10 parties en volume de la solution. L'am- poule ou le tube ou mieux la surface à recouvrir, est- alors
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plongée dans cette solution et, après peu de temps (2 à 5 minu - tes par exemple) est retirée. On laisse sécher, à chaud éven - tuellement on rince, et on procède au cuivrage. Celui-ci est réalisé par voie électrolytique, la surface argentée formant électrode. Le bain de cuivrage est composé comme suit dans 250 grammes d'eau, on fait dissoudre 35 grammes de sulfate de cuivre cristallisé et on précipite par la soude caustique.
L'oxyde de cuivre naissant ainsi formé est mélangé à 150 grammes de seignette et on dissout le tout dans 1 litre d'eau ; on ajoute finalement 60 grammes d'une dissolution à 78 % de soude causti - que et on filtre sur amiante. On applique par exemple un courant de 5 à 8 volts pour obtenir un recouvrement parfait de la sur - face argentée. Quand la teneur en métal du bain vient à tomber, ce que l'on reconnaît à la lenteur du dépôt, on renforce par une addition d'oxyde de cuivre naissant préparé comme ci-dessus.
Dans les deux opérations, argenture et cuivrage, il faut veiller soigneusement à éviter qu'un bain ne vienne en contact avec le culot métallique de la lampe, quand on traite des ampou- les terminées. Les traitements peuvent d'ailleurs se faire avant fermeture des ampoules.
Il est bien entendu que les recouvrements sont faits uni - quement sur la surface extérieure du verre, le cuivrage ayant pour objet de protéger l'argenture contre les influences exté- rieures.
Les essais effectués ont prouvé que le recouvrement ainsi effectué tient et reste intaot plus longtemps que la lampe elle- même, la chaleur dégagée par l'ampoule restant sans action sur l'argenture et sur le pouvoir de réflexion.
Il est évident que les quantités des produits employés ne sont passtriotement limitatives, les solutions a, d,e pouvant éventuellement être remplacées par d'autres compositions quan - titatives d'argenture. Le point fondamental, pour l'argenture envisagée, réside dans la solution et la solution.1 qui, à la connaissance des inventeurs, constituent une transformation
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complète des procèdes jusqu'ici employés pour l'argenture.
Le cuivrage est préféré parce que résistant à la chaleur, mais il pourrait éventuellement être remplacé par une autre couche protectrice par exemple une couche de laque ou d'autre métal, éventuellement en feuille.
REVENDICATIONS.
1. Perfectionnement aux ampoules électriques et tubes luminescents, caractérisé par ce qu'une partie du verre de l'ampoule ou du tube est recouverte extérieurement, d'une cou - che d'argenture formant réflecteur, protégée elle-même extérieu- rement par une couche protectrice, de préférence une couche électrolytique de cuivre.