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Plaque de blindage trempée d'un seul côté.
La présente invention a pour objet une ,laque de blindage en acier, trempée d'un seul côté et dans la- quelle les constituants d'alliage sont choisis de telle manière que le joint critique inférieur au chauffage (point Acl) est situé relativement haut et que l' inter- valle de température entre les points critiques infé- rieur et supérieur (,Acl à Ac3) est petit. Une telle plaque de blindage consiste par exemple en un alliage d'acier, qui renferme environ 0,2 à 0,65 % de carbone, 0,5 à 4 % de nickel, 2,0 à 4,5 % de chrôme et 0,2 à 1,5 % de molyb- dène, la teneur en molybdène pouvant être remplacée en
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totalité ou en partie par une teneur en tungstène 1,5 à 3 fois plus grande.
Les alliages d'acier, employés jusqu'ici pour la fabrication de plaques de blindage, renfermaient environ 0,25 à 0,35 % de carbone, 3 à 5 % de nickel, 1 à 1,8 % de chrôme. Pour faciliter le traitement thermique, on ajoutait parfois à ces alliages d'acier également du molybdène ou du tungstène ou ces deux métaux.
Des essais approfondis ont montré que la ténacité et la résistance à des projectiles qui les rencontrent peuvent, dans les plaques de blindage, être accruesà un degré extraordinaire, lorsqu'on donne à la teneur en nickel une valeur s'élevant au maximum à 4 % et lorsqu'on augmente en même temps la teneur en chrôme à environ 2 à 4,5 %.
On détermine de préférence la teneur en nickel suivant l'épaisseur de la plaque de blindage; il a été constaté qu'il est particulièrement avantageux de maintenir la teneur en nickel, même dans les plaques les plus épaisses, à une valeur ne dépassant pas 3 % environ; lors d'une diminution d'épaisseur des plaques de blindage, on peut abaisser la teneur en nickel de telle manière qu'elle ne s'élève, dans des plaques minces, plus qu'à environ 0,5 %.
La plaque de blindage, faisant l'objet de l'invention, présente l'avantage que, après que toute la plaque a été, par trempe et recuit, amenée à l'état de ténacité maximum, elle se laisse sans cémentation tremper d'un seul côté, sans que le côté non trempé perde de sa ténacité dans une couche suffisamment épaisse nécessaire pour la bonne ré- sistance de la plaque. Dans les claques de blindage connues jusqu'ici, ceci n'est pas possible, pour les raisons sui- @
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vantes. Le point Acl. où commence la transformation lors du -chauffage de la plaque, est compris entre 650 et 7000 C, dans les aciers en lesquels sont faites les plaques de blindage connues jusqu'ici.
Par contre, la température de trempe pratiquement nécessaire est d'environ 850 C, c'est-à-dire plus élevée de presque 200 0. Il n'est par suite pratiquement pas possible, dans des plaques minces, d'amener la plaque, par un chauffage d'un seul côté, d'un côté à une température de 850 C et de maintenir la températu bur le côté non chauffé, dans une couche suffisamment épaisse, en dessous du point Acl, c'est-à-dire à environ 2000 C de moins.
Dans des plaques plus épaisses, un tel chauffage serait bien possible; toutefois il existerait une couche épaisse, dont la température serait comprise entre les points Acl et Ac3 et qui aurait par suite, après le refroidissement brusque, perdu de sa ténacité, mais n'aurait par contre atteint qu'une dureté insuffisante. Les ,laques de blin- dage suivant l'invention se comportent d'une autre manière.
Dans ces plaques, l'accroissement de la teneur en chrome et l'abaissement de la teneur en nickel non seulement élèvent le point Ac, mais diminuent également l'écart entre le .oint Acl et la température de trempe, qui est située au-dessus du point Ac3. L'accroissement de la teneur en carbone agit également dans le même sens.
Ce faible écart entre le point Aol et la température de trempe, en combinaison avec la facilité de trempe des aciers au chrôme, permettent de tremper les plaques de blindage suivant l'invention à une température qui est supérieure d'environ 50 à 1000 C à leur joint Acl. compris entre 770 et 8000 C environ. Mais un écart de température d'environ 50 à 1000 C peut également être atteint dans des
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plaques de blindage relativement minces, de sorte qu'il est poscible de porter un côté de la plaque à la tempéra- ture de trempe et de maintenir en même temps l'autre côte, dans une couche suffisamment épaisse, à une tempé- rature inférieure au point Acl. et de la maintenir ainsi à l'état de ténacité maximum.
La couche intermédiaire, qui possède des propriétés défavorables, devient nota- blement plus mince que dans les plaques de blindage connues.
Le traitement thermique de la plaque de blindage con- siste en ce qu'on amène d'abord celle-ci, par trempe, 1 partir d'une température supérieure au point Ac3, et par un recuit subséquent, à une température voisine du point Acl, mais inférieure à celui-ci, à l'état de ténacité maximum. Comme avantage particulier de la température éle- vée de recuit, qui est rendue possible par la position éle- vée d.upoint Acl. on obtient un degré de ténacité qu'on ne pourrait atteindre dans les plaques de blindage connues jusqu' ici . La claque est ensuite, par chauffage sur un côté, amenée, seulement dans la couche extérieure, à la température de trempe et est trempée d'un seul côté par un refroidissement brusque subséquent.
Il est en soi-même possible encore de cémenter égale- ment la plaque avant la trempe;- mais ceci entraîne cer- tains inconvénients de nature technique et économique.
Comme exemples de la composition de la plaque de blindage faisant l'objet de l'invention, on peut citer les suivants : Exemple 1:plaque de blindage d'une épaisser de 100 mm environ, avec environ 0,38 %de carbone, 2,5 % de chrôme, 1,3 % de nickel et 0,4 % de molybdène. temple 2 plaque de blindage d'une épaisseur de 150 mm, avec environ 0,45 % de carbone, 2,6 % de chrôme, 1,8 % de nickel et 0,45 % de molybdène.