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Remorque pour camions automobiles, tracteurs ou véhicules analogues.
Le transport de certains appareils destinés à des usages militaires, tels que les appareils d'écoute pour la défense aérien- ne, les appareils de commandement central, les projecteurs, les pièces d'artillerie spéciales etc. doit être effectué sur des re- morques. De telles remorques, qui ont soit deux, soit quatre roues, présentent divers inconvénients tant dans leur construction que dans leur utilisation pratique. Ainsi, par exemple, les remorques à deux roues (prolonges) sont très peu stables tant en marche qu'à l'arrêt, et doivent aussitôt après avoir été dételées du trac- teur, être appuyées sur des. étais ou soutenues par un lourd support.
Ces opérations peuvent même devenir dangereuses lorsque les charge- transportées sont considérables ou lorsque le terrain est mauvais.
La surface disponible dans ces remorques pour supporter les charge
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est petite, de sorte qu'on ne peut y transporter les accessoires en même temps que l'appareil.
Les remorques à quatre roues, de constructions connues, ont de grandes dimensions et un poids considérable, car elles sont dirigées par leur timon à l'aide d'un pivot d'essieu. hors- que, ainsi que cela se fait généralement, les deux essieux doivent être orientables l'encombrement inutile en longueur de la remorque augmente outre mesure car le pivot d'essieu occupe beaucoup de place. En outre les remorques porte-charges ainsi construites ne suivent pas, dans les courbes de faible rayon, les traces du trac- teur.
La construction de la remorque suivant l'invention permet d'éviter ces inconvénients, du fait que le timon dirige non pa.s l'essieu, mais directement et individuellement chacune des roues de la remorque. La transmission du mouvement de direction du ti- mon à chacune des roues s'opère de telle manière que les roues de la remorque suivent automatiquement les traces du tracteur.
De préférence on munit d'un pareil mécanisme de direction tant les roues avant que les roues arrière de la remorque afin que, lors d'un changement d'attelage, on puisse employer indifféremment l'un ou l'autre train de roues. Celui des trains de roues qui au moment considéré se trouve à l'arrière est verrouillé automati- quement dans sa position médiane afin de ne pas participer à la direction.
D'autres particularités de l'invention ressortiront de la description qui suit.
On exposera d'Abord la théorie sur laquelle s'appuie l'invention. On fera, cet exposé avec référence aux Figs. 1 à 4 du dessin annexé. La solution du problème posé réside en premier lieu dans l'aménagement d'un dispositif destiné à maintenir automati- quement les roues directrices dans les traces du tracteur, au
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moyen du timon de la remorque, en second lieu dans la réalisation d'une direction individuelle pour chaque roue de la remorque, et en troisième lieu dans la disposition d'un mécanisme verrouillant automatiquement les roues arrière de la remorque lors de l'enlève- ment du timon.
Sur la Fig. 1 est représentée schématiquement une remor- que P attelée à un tracteur T et comportant une direction indi- vlduelle pour les roues avant k. En ce qui concerne les roues ar- rière du châssis de la remorque, on suppose qu'elles sont ma.inte- nues dans leur position médiane.
L désigne la longueur d'empattement de la remorque, b est la largeur (écartement entre les pivots des roues), r est le rayon de courbure variable de la trajectoire, # 1 et # 2 sont les angles de direction ou de braquage des roues avant, 9 est l'angle de di- rection idéal correspondant au point m situé au milieu de la re- morque. (Point milieu entre les pivots des roues), d est la longueur du timon (ainsi que le timon lui-même), c est la distance du pivot e au point milieu m, # est l'angle de pivotement du timon dans le virage du au mouvement de direction.
Les angles #, #, # 1, # 2 sont mesurés à partir de l'axe longitudinal de la remorque P. @
Afin que les chemins suivis par les roues de la remorque coincident avec ceux des roues par le tracteur, il faut que le point d'attelage E du timon d se dépla.ce constamment sur un cercle de rayon r et de centre Z. Les roues arrière de la remorque sui- vront alors, elles aussi, les traces des roues arrière du tracteur et, d'une manière semblable, les roues avant de la remorque sui- vront les traces des roues avant du tracteur.
De la Fig. 1 résulte directement la relation suivante: 1) (r -d. sin #) 2 + (L + c + d. cos #)2 = r2
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Pour l'angle de direction idéal on a: 2) L = tg # r
En développant l'équation 1) et en y remplaçant r par sa valeur tirée de l'équation 2) on obtient:
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3) (L2+ c2 + d + 2.L. c) . sin , - 2 d.L. sin / .ces f + 2.
(L. d + c. d.). cos #. . sin ' = 0, puis
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4) 2 L.d.sin ( .j' - 1 ) - r.; c. d. cos sin ' (L2 + c + d + 2 L.c) sin # = 0 d'où
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5) 2 L.d.sin ( 'Jf - 7) = sin 1 . (L + c2 + d + 2 L.c +2 c. d¯. cos #) ou
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6) sin ( Y - ? )¯¯¯¯¯¯¯¯ = sin L2 + c2 + d2 + 2L.c + 2c.d.cos 2 L. d.
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Or cette équation est cel¯Le des sinus d'un Triangle plan et peut, par conséquent, être représentée matériellement sa.ns dif- ficultés.
Pour la simplicité on pose 7) M = L2 + c2 + d2 + 2L. c. et, en divisant l'équation de pa.rt et d'autre par l'échelle de représentation e on a: 8) sin ( ' - #) = sin S' e M + 2e.c.d. cos # 2 c.L.d.
En multipliant par d on obtient: 9) sin ( # - #) = sin # e.M + 2c c/d d.cos # 2 e.L. d d
Si l'on examine de plus près le ternie 2 e d.cos # , on se rend compte que celui-ci est pratiquement négligeable, car il ne représente qu'une faible valeur.
@
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Aussi écrira-t-on l'équation 9) sous la. forme pratique simplifiée : 10) sin(#-@) = - sin e M/d 2 e. L d qui donne la, solution simple mais à la fois exacte représentée sur la Fig. 2. Le timon de longueur d, attaché à la remorque au moyen d'un dispositif d'attelage E, tourne sur la. remorque autour du. pivot e et commande en même temps, au moyen d'un pivot g et d'une coulisse n, un levier de direction h qui tourne exactement de l'an- gle de direction idéal , au tour du pivot m. Les longueurs des deux côtés constants du triangle sont #em = e M/d ; #e g = 2 e.L. à l'échelle adoptée pour la commande individuelle des roues.
La relation entre l'angle de direction idéal et les angles de direction l' et, 2 est.donnée par les équations: 11) tg @ 1= L r - b
2 12) tg 2 = ###
2 13) tg # = L r En éliminant le rayon variable r, on obtient deux équations symé- triques:
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14) tg / l * L 14) L - b tg 2 qui peuvent être mises sous la forme définitive (indiquée seulement pour # 1) 15) sin ( # 1-#) = sin # sin . b L
2 ou encore sous la forme: sin ( # 1 - #0 = sin #1 e . b . sin # e. L
2
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Cette équation représente elle aussi la formule des sinus d'un triangle.
La Fig. 2 du dessin annexé reproduit cette relation géo-
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métrique entre les angles 11) ) , c,:- 1 r:t) 2
La Fig. 4 montre une solution mécanique, basée sur les relations déduites ci-dessus, qui correspond avec une approxima- tion suffisante aux nécessités pratiques qui se posent pour l'an- gle de direction. On choisit comme valeur maximum de l'angle de direction # 45 par exemple et on détermine l'angle # 1 suivant la Fig. 3. On choisit alors comme longueur constante le segment s et on cherche l'angle constant . dont on m 0 = doit décaler la barre h, pour que dans la position de zéro = o, #1 = o) et dans la position de décalage maximum choisie la longueur de la barre 1 soit constante.
De la position de zéro résulte la relation 1 = b - s. tg #. Pour le point cher-
2 ché A de coordonnées x et y par rapport au point 0 on a avec une approximation suffisante: (u + S. tg [alpha]) 2 = x + y2 x = S . tg [alpha]
En éliminant [alpha] des deux équations, on obtient le lieu géométrique du point A sous la, forme de l'équation d'une parabole y2 - 2 u x - u2 = 0
Le foyer de cette parabole est au point 0 et son paramè- tre est u. L'axe de cette parabole coïncide avec l'axe des x et la parabole coupe une perpendiculaire élevées sur le vecteur m o m o du point 0 au point cherché A qui détermine l'angle de décalage constant et, de ce fait, la longueur de la manivelle r.
La Fig.-4 montre le croquis du système entier avec le dispositif destiné à maintenir automatiquement les roues de la remorque dans les traces de celles du tracteur.
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Le timon dd'une longueur de 1500 mm, par exemple, est articulé au point e de telle manière qu'il soit proportionnel à in longueur e . ; 11 porte un pivot..de commande g qui s'engage dans une coulisse n du levier de timonerie h. Le pivot g est dis- posé par rapport au pivot d'articulation e à une distance propor- tionnelle à la longueur 2 e.L.
Un exemple d'exécution constructif est représenté sur les Figs. 5 et 6.
Le timon d est articulé au pivot vertical e. Il est re- lié à ce pivot au moyen d'un bras a portant un axe horizontal f.
Le timon est articulé aux extrémités de l'axe f au moyen de douil- les i de manière à pouvoir osciller dans un plan vertical. Sur l'axe f est disposé un pivot g auquel est articulée la barre h gui- dée à son extrémité libre dans un manchon n. Ce manchon n est re- lié au moyen d'un pivot vertical m à la console z de fixation du timon. Au manchon n ou à son pivot est relié un bras R qui com- porta une extrémité élargie à laquelle sont racdordées deux arti- culstions 1 et 2 pour les tringles 5 commandant les bras de di- rection s. Les bras s sont destinés à braquer les roues directri- ces k pivotées en 5 aux extrémités de l'essieu. L'essieu 6 est fixé rigidement au châssis de la remorque. Les axes des pivots 1, 2 sont situés à une distance r de l'axe du pivot m du manchon n.
Lorsque la remorque prend un virage, le timon d pivote en quittant sa position médiane, par suite de la traction exercée par le tracteur, et ce mouvement se transmet, par l'intermédiaire du pivot g et de la barre h, au bras R et aux pivots 1 et 2 les- quels provoquent, par l'intermédiaire des tringles 3 et des bras s, le braquage des roues avant k du châssis de la remorque. Ainsi que cela a été décrit ci-dessus, les dimensions des organes du dispo- sitif de transmission entre le timon d et les roues de direction k sont choisies de telle manière que les roues avant.de la remorque 1
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suivent les traces des roues avant du tracteur. Plus la longueur horizontale du timon d est grande, plus le rayon du virage qui est encore susceptible d'être pris correctement est petit.
Les deux trains de roues de la remorque sont munis du dispositif décrit et on peut employer pour chacun d'eux le même timen d que l'on peut dételer de l'uxe f à l'une des extrémités de la remorque pour l'atteler à l'autre extrémité de celle-ci.
Toutefois les roues, qui au moment considéré font office de roues arrière, doivent être verrouillées dans leur position médiane pour que les roues arrière de la remorque restent dans les traces des roues arrière du tracteur. Afin qu'on n'oublie pas de procéder à ce verrouillage lors d'un changement d'attelage et de rendre ainsi impossible tout mouvement de direction des roues arrière, on pré- voit le dispositif suivant.
Sur l'axe f du timon d du côté intérieur des douilles i de celui-ci,sont montées de manière à pouvoir tourner librement des griffes 8 munies à leurs extrémités libres de crochets au moyen desquels elles viennent en prise avec des gorges circulaires la- térales de la console z. Les griffes 8 possèdent des bras posté- rieurs 10 s'engageant sous des saillies latérales 11 montées de telle manière sur les bras du timon d que, lorsque le timon est dressé verticalement, les griffes 8 soient dégagées du timon,,de sorte que leurs crochets s'engagent dans les gorges 9 pour immo- biliser le bras a et le bras R et verrouiller ainsi dans leur position médiane, par l'intermédiaire de la transmission les roues K de la remorque.
Lorsqu'on abaisse le timon dans la position ho- rizontale, les saillies latérales 11 viennent de nouveau en prise avec les bras 10 des griffes 8 et dégagent celles-ci des gorges circulaires 9 de la console z, de sorte que le dispositif de di- rection se trouve libéré et peut être commandé en imprimant au ti- mon un pivotement qui se transmet directement à. chacune des roues k.
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Les bras 10 des griffes peuvent comporter des rebords latéraux 12 au moyen desquels ils portent contre le timon d, de sorte que, lors du soulèvement du timon, les griffes viennent positivement en prise avec les gorges circulaires 9. Afin que le timon ne puisse être enlevé de l'axe f que dans la position verticale, c'est-à- dire lorsque se produit l'engagement positif des griffes 8 dans les gorges circulaires 9, les extrémités de l'axe f, sur lesquelles tournent les douilles i du timon d, comportent des faces plates 13, et les douilles i sont munies d'encoches 14 correspondant à l'é- paisseur de ces pivots aplatis et disposées de manière que, lors- que le timon est horizontal, il soit retenu sur les pivots de l'axe f, tandis que, lorsqu'il est vertical,
les enooches 14 vien- nent se placer dans la direction des faces aplaties 13 des pivots pour que le timon puisse ainsi être enlevé des pivots aplatis, de bas en haut, à travers les encoches 14. Bien entendu on sépare le timon du dispositif de direction uniquement quand celui-ci est dans la position médiane (c'est-à-dire dirigé suivant l'axe du châssis de la remorque). De cette façon on arrive à assurer au- tomatiquement, lors d'un changement d'attelage, le verrouillage des roues qui devront faire office de roues arrière (voir côté gau- che des Figs. 5 et 6).
REVENDICATIONS
1) Remorque pour camions automobiles, tracteurs ou véhi.- cules analogues, destinée notamment à faire office de remorque porteuse pour appareils militaires, caractérisée en ce que ses roues avant sont dirigées par le mouvement d'un timon d'attelage.