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Procès et dispositifs pour l'obtention de phonogrammes sur des pellicules ou plaques* L'invention concerne la reproduction des sons par le procède photo-électrique et en particulier l'obtention de phonogrammes pour ce procédé de reproduction.
Comme on le sait, dans la reproduction photo-électri- que de phonogrammes, on envoie la lumière d'une source lumineuse appropriée dans une cellule photo-électrique qui transforme les impressions lumineuses en sons. On fait passer le support de phonogramme entre la source lumineuse et la cellule photo-électrique, généralement avec interpo-
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sition d'un diaphragme a. fente. Les iàpressionà lumineuses parvenant à la cellule photo-électrique sont influencées par le phonogramme se trouvant sur le support et par suite provoquant l'émission des sons correspondants.
Le phonogramme est constitué par une bande composée de plages plus ou moins noircies dans lesquelles les dite- rents noircissements correspondent aux différents sons.
Jusqu'à, présent, on employait comme phonogrammes pour le procédé de reproduction photo-électrique,, les images . habituelles à base de sels d'argent* Ce genre de phonogram-
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mes présente divers inconvénients, rendant difficile leur emploi pour la reproduction phonique.
Les images à base de sels d'argent sont relativement opaques et par suite, absorbent une quantité de lumière as- sez importante. Ceci est particulièrement nuisible,du fait que la cellule photo-électrique est relativement inerte et qu'elle demande pour être excitée une forte intensité lumi- neuse. On était donc obligé jusqu'à présent d'utiliser des sources lumineuses très intenses.
Mais quand on emploie des sources lumineuses d'intensi- té élevée; il apparaît souvent un autre inconvénient.Les parties opaques des images à base de sels d'argent ne sont pas constituées par une surface opaque continue mais par une multitude de particules opaques étroitement juxtaposées constituant ce que l'on appelle le grain. Dans l'utilisa- tion de sources lumineuses très puissantes;les rayons lu- mineux traversent d'une manière très notable les intervalles existant entre les différentes particules opaques,et cet éclairage parasite amène des défauts dans la reproduction phonique.
Le grain des images à base de sels d'argent peut intro- duire encore d'autres irrégularités nuisibles dans le phono- gramme.
Selon l'invention, les inconvénients précités sont évités grâce au fait qu'on emploie au lieu d'images à base de sels d'argent, des phonogrammes sans sels d'argent, par exemple des images sur gélatine bichromatée.
Des images de cette nature sont obtenues par l'emploi de pellicules ou de plaques qui n'ont pas été, comme d'habitu- de, sensibilisées à l'aide de sels d'argent, mais qui ont
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été rendues, impressionnables d'une autre manière, par exem- ple par imprégnation à l'aide de sels de chrome. On tire le phonogramme sur des pellicules de cette nature et ces généralement en partant d'un négatif ou positif ordinaire à base de sels d'argent*
Il est naturellement possible également de procéder directement à l'enregistrement phonique original sur des pellicules ou plaques sans sels d'argent.
Toutefois,ce pro- cédé ne sera pas souvent utilisé dans la pratique étant donné que les temps d'exposition nécessaires, sont dans certains cas, un peu plus longs que pour l'enregistrement , sur une matière sensibilisée par des sels d'argent.'
Les phonogrammes sans sels d'argent obtenus peuvent être beaucoup plus transparents que des images équivalentes à base de sels d'argent et par suite les pertes d'intensi- té lumineuse sont de beaucoup diminuées lors de la reproduc- tion phonique. Mais surtout ces phonogrammes sont absolu- ment continue dans chacune des diverses teintes et dépour- vus de toute structure granuleuse.
-Un autre a'vantage important pour la reproduction des phonogrammes, réside dans la possibilité de les teinter en employant des couleurs appropriées de telle sorte que la reproduction phonique soit modulée d'une manière quel- conque désirée.
L 'emploi de couleurs rouges, par exemple, permet d'ob- tenir, lors du développement des images sur gélatine bi- ; chromatée, un renforcement des contrastes, alors qu'au con- traire l'emploi de couleurs vertes, par exemple, provoque une régularisation adoucissante des mélodies. En traitant les différentes parties du phonogramme à l'aide de couleurs
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différentes, on peut obtenir sur un seul et même film des modulations différentes de ses diverses parties.
Le procédé sus-indiqué est aussi particuliérement pro- pre à l'obtention de phonogrammes sur des films portant sur la même bande, des images visibles et des phonogrammes. Dans ce but, on peut enregistrer le phonogramme et l'image vi- sible soit simultanément soit à des moments différents sur un film ne contenant pas d'argent, sensibilisé d'une façon uniforme, par exemple, avec des sels de chrome. On peut alors effectuer le développement par exemple en tein- tant tout d'abord en brun la portion de la bande portant l'image visible, puis en la séchant. Si l'on traite alors tout le film dans un bain de teinture verte, on obtiendra une coloration noire de l'image à projeter et une colora- tion verte du phonogramme.
Il est naturellement possible, par un choix d'autres combinaisons de couleurs, de modi- fier les résultats de la manière la plus diverse.
On peut également procéder d'une manière telle,que la partie de la bande pelliculaire sur laquelle doit être appliquée l'image visible est sensibilisée avec des sels d'argent tandis que l'autre partie de la bande correspon- dant au phonogramme est sensibilisée, Sans sels d'argent, avec des sels de chrome.
Le développement des deux parties de la bande pelli- culaire est alors effectué de préférence séparément, de telle sorte que seule, la partie du film intéressée par une des différentes sensibilisations, est entrainée dans les bains de développement correspondants.