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" Perfectionnement apporté aux procédés d'améliora- tion de l'acier"
On connaît déjà un procédé de désoxydation nresque instantané des aciers qui consiste à éliminer les oxydes de fer et de manganèse dissous dans un acier, en opérant un brassage violent et intense de cet acier avec un laitier pré- alablement fondu possédant un pouvoir de dissolution élevé vis- à-vis de ces oxydes brassage qui produit une division du laitier en gouttelettes et le disperse dans le métal. Cette opération au cours de laquelle 'le laitier dissout et s'in- corpore les oxydes en question constitue un véritable lavage de l'acier.
Dans la pratique la matière de départ dont on dispose pour l'application du procédé est très souvent un acier suroxy- dé à faible teneur en carbone, c'est en particulier le cas pour l'acier Thomas sursoufflé dont la teneur en carbone est aux environs de 0,05 à 0,05 , que l'on ait fait subir, ou non.. à cet acier une opération spéciale de déphosphoration indé- pendante de l'opération normale.
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Par contre le résultat à obtenir est très souvent un acier à teneur en carbone plus élevée variant de 0,08 pour les aciers extra-doux, jusqu à 1,5 pour les aciers à outils les plus durs. Il y a donc, dans ces cas là , à procéder à une recarburation qui peut être faite par les procédés usuels, c'est-à-dire par addition de carbone, de fonte, de spiégel, de ferro-manganèse ou autres éléments contenant du carbone.
Conformément à la présente invention les demandeurs ont découvert que, du point de vue du rendement de la désoxy- dation de l'acier par les laitiers liquides dissolvant les oxydes, tels qme rappelés ci-dessus, donc du point de vue de la qualité de l'acier obtenu ,(rendement qui est fonction, de la quantité de FeO ou de MnO resté en dissolution dans l'acier au moment où l'on met les additions usuelles qui provoquent des inclusions à base de silice, d'alumine ou d'a- cide titanique), il y avait intérêt à procéder à la recarbura- tion du bain avant de le laver par le laitier, au lieu de faire cette recarburation soit simultanément au lavage - par exemple par fonte,
spiégel ou ferro-manganèse liquides pla- cés sous le laitier désoxydant sur lequel on bascule violem- ment l'acier en gros jet et de grande hauteur - soit postérieu- rement au lavage, par addition des éléments considérés, après action du dit laitier.
En effet l'action du laitier étant un véritable lava- ge par dissolution des oxydes, la teneur finale en oxyde du bain est fonction, comme toute opération de même sorte, d'une part du rapport des solubilités des oxydes dans les laitiers laveurs et dans le métal lavé, .mais aussi, d'autre part, de la teneur initiale en oxydes , du métal à laver.
Il y a donc un intérêt majeur à ce que celle-ci soit le,plus faible possible avant le lavage, donc dans le cas
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particulier, à carburer avant le brassage, la carburation diminuant la teneur du bain en oxydes par la réaction :
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dégagement de CO jusqu'à ce que la tension de dissolution du CO n'excède pas la pression au-dessus du bain.
Ce fait a été mis en évidence par les demandeurs, dans un certain nombre de coulées, en faisant varier par recar- buration la teneur en carbone d'un acier extra-doux suroxydé avant action des laitiers,laveurs. La haute importance de la recarburation avant lavage de l'acier a été ainsi démontrée.
Les résultats obtenus sont indiqués ci-après ,le degré d'oxydation final du métal après brassage avec le laitier laveur ayant été mesuré approximativement par la teneur en aluminium nécessaire pour obtenir le calme des lingots masselottés.
Ces résultats montrent en particulier la variation très considérable du résultat obtenu selon que l'on part d'acier suraffiné à 0,055 de carbone, par exemple, ou que l'on a recarburé au préalable cet acier jusqu'aux teneurs de 0,08 à 0,100 ,teneurs les plus faibles dans la pratique pour les aciers extra-doux.
Ils montrent ainsi l'intérêt considérable qu'il y a à faire la recarburation avant brassage de l'acier avec le laitier leveur
Numéro des coulées Teneur en carbone Quantités d'aluminium avant brassage nécessaires pour
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¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ calmer.-
EMI3.3
<tb> 74.670 <SEP> 0,055 <SEP> 0,100
<tb> 74.770 <SEP> 0,060 <SEP> 0,070
<tb> 74.813 <SEP> 0,080 <SEP> 0,040
<tb> 75.878 <SEP> 0,100 <SEP> 0,020
<tb> 74.831 <SEP> 0,475 <SEP> 0,010
<tb>
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Comme en tout cas il faut recarburer avant de couler on voit l'influence de la recarburation avant lavage non seulement sur la quantité de calmants néces- saires mais aussi sur la quantité de laitier laveur à mettre en oeuvre et sur la qualité finale-de l'acier.