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Soupape d'arrêt pour gaz à haute pression
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.Dans les soupapes à haute pression il est*Lfzf4-elle d'assurer l'étanchéité autour de la tige de la soupape ou de l'organe correspondant. On a cherché à surmonter ces diffi- cultés par l'usage de cylindres élastiques, par exemple en caoutchouc, ayant au milieu un diamètre plus grand qu'aux extrémités. A l'ouverture de la soupape, une pièce en forme de piston comprimait le cylindre de caoutchouc longitudinale- ment de façon à dilater encore sa partie médiane bombée.
Celle-ci assurait l'étanchéité en,s'appliquant, de l'intérieur, contre une surface cylindrique.
Cependant, la pratique a montré que des dispositifs de ce genre ne sont pas durables car, après un temps relative.- ment court ils n'assurent plus 1-'étanchéité, surtout en raison
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du frottement entre la tige de la soupape et le cylindre en caoutchouc, ce qui a pour effet de rendre rugueuse la surface de ce cylindre.
La présente invention se rapporte à un dispositif assurant,dans une soupape à haute pression, .l'étanchéité le long de la tige, au moyen d'un cylindre élastique qui n'est cependant ni déformé ni endommagé sensiblement par le frotte- ment dû à l'ouvorture et à la fermeture de la soupape.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme de réalisation de l'invention. Sur ce dessin, 1 désigne le corps de la soupape, tandis que l'ajutage de raccordement au réservoir à haute pression est désigné par 2, et l'ajutage de sortie par 3. Le réservoir à haute pression communique, par un conduit 8, avec un espace 5 à l'intérieur du corps 1 de la soupape. L'espace 5 présente, à sa base, un évidement conique 6 qui constitue le siège de la soupape 7.
La pointe de l'évidement conique 6 s'ouvre dans le conduit 8, et communique du côté opposé, avec la sortie, par le conduit 4.
A son autre extrémité, la soupape 7 forme une douille 28 reliée, par la tige 9 de la soupape, à une autre pièce creuse 10. Celle-ci constitue le prolongement d'un écrou 11. L'écrou 11 est vissé sur le corps de la soupape de façon que sa face terminale plane laisse un faible espace en face d' un épaulement 12 du corps de la valve. Entre la face inférieure de l'écrou 11 et l'épaulement 12, est interposée une bague d'étanchéité 13 qui permet d'obtenir sans difficulté une bonne étanchéité. Une vis de réglage 14 est vissée dans l'écrou 11, de façon que l'extrémité intérieure de la vis prenne appui sur la tige 9 qui commande le soupape 7.
On obtient une bonne étanchéité entre la soupape 7 et son siège 6 en usinent soigneusement les surfaces de ces deux parties, et en appliquant, au moyen de la vis 14, une
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pression suffisante à la tige 9. De même l'étanchéité est facilement assurée entre l'écrou 11 et le corps 1, contre la haute pression qui s'établit dans l'espace 5 lorsque la soupa- pe 7 est ouverte. Cette étanchéité s'obtient, par exemple, à l'aide du bourrage 13, comme le montre le dessin. Mais, par contre,il est difficile d'assurer une bonne étanchéité au joint 16, entre le prolongement creux 10 et la douille 28.
On y arrive cependant, suivant l'invention, en employant un cylindre tubulaire ou manchon en caoutchouc ou autre matière appropriée, place de façon à entourer tant la douille 28 que le prolongement creux 10. Contrairement aux dis- positifs semblables utilisés précédemment, ce cylindre n'est ni déformé ni endommagé sensiblement par le frottement, car il ne se produit qu'un allongement ou une contraction insi- gnifiants du cylindre 20 lorsqu'on soulève ou abaisse la sou- pape 7 en vue de l'ouvrir ou de la fermer. Par suite de la pression régnant dans l'espace 5, le cylindre élastique est pressé contre la surface extérieure de la douille 28 et du prolongement 10, en assurant ainsi une étanchéité parfaite.
Dans le cas où l'espace 16 entre la douille 28 et le prolongement 10 est fait grand assez pour permettre un déplacement axial de la soupape 7, il peut arriver que le caoutchouc du cylindre y entre et que sa partie médiane soit pincée entre les arêtes de l'espace 16 par suite du mou- vement de la. vis de réglage, et se détériore peu à peu. Afin d'éviter cette détérioration nuisible du cylindre élastique, on entoure avantageusement les bords de l'espace 16 d'une bague métallique 21.
Il est particulièrement important que le cylindre élastique 20 n'effectue aucun mouvement de rotation, comme ce serait le cas si la tige 9 était- empêchée de tourner. Afin
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d'empêcher ce mouvement de rotation, le frottement entre la soupape 7 et le siège conique 6 doit être si faible, que lors du réglage de l'écrou 11 et de son prolongement 10, le cylindre de caoutchouc 20 entraine la douille 28 dans sa rotation, sans se déformer.
Suivant une forme de réalisation de l'invention, on obtient ce résultat en donnant au siège de soupape consti- tué par l'évidement 6, la. forme conique, tandis que la. géné- ratrice de la soupape 7 est une ligne sourbe, par exemple un arc de cercle, De cette façon, toute la surface de frottement, sur laquelle s'effectue la rotation de la soupape 7 par rapport au siège 6, est limitée à une ligne circulaire suivant laqurl- le la soupape 7 est en contact avec le siège 6.
Bien entendu,l'invention n'est pas limitéeà la forme d'exécution représentant une soupape pour gaz à haute pression, et on peut y apporter de nombreuses modifications sans sortir de son cadre.
REVENDICATIONS.
---------------------------- l.- Soupape d'arrêt pour gaz à haute pression, com- portant une soupape reliée à une partie en forme de douille et située coaxialement par rapport à un prolongement corres- pontant d'un écrou ou pièce analogue, caractérisé en ce qu'un manchon de préférence cylindrique, en matière élastique, enserre les surfaces extérieures de la douille et du prolon- gement, afin d'assurer l'étanchéité.