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BREVET D'INVENTION.
"Perfectionnements apportés aux installations du genre des installations de chauffage central ".
L'invention est relative aux installations du genre des installations de chauffage central, comprenant une source de chaleur, alimentée en charbon et propre à chauffer un flui- de liquide ou gazeux (eau, vapeur ou air) transmettant les ca- lories aux locaux.
Elle a pour but, surtout, de rendre ces installa- tions telles qutelles permettent de régler de façon plus précise la température à atteindre dans lesdits locaux.
Elle consiste, principalement, à commander électri- quement à distance, par l'intermédiaire d'un moins un contacteur disposê dans le local ou dans l'un des locaux à chauffer, et ac- tienne thermostatiquement en fonction de la température y régnant des moyens de réglage agencés sur la chaudière et propres à modifier l'allure du tirage, la commande s'effectuant de façon
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telle que, chaque fois que le courant est mis ou au contrai- re coupé par le contacteur, lesdits moyens n'entrent en jeu, ou ne cessent dtentrer en jeu, que progressivement.
Elle consiste, mise à part cette disposition prin- cipale, en certaines autres dispositions qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicite- ment parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes dtapplication, ainsi que certains modes de réalisation, desdites dispositions; et elle vise, plus particulièrement encore et ce à titre de produits industriels nouveaux, les ins- tallations ou appareils du genre en question comportant appli- cation de ces mêmes dispositions, ainsi que les éléments spé- oiaux propres à leur établissement.
Et elle pourra, de toute façon, être bien comprise à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que du dessin ci-annexé, lesquels complément et dessin ne sont, bien entendu, donnés surtout qu'à titre d'indication,
La figure unique, que comporte ce dessin, montre schématiquement une chaudière de chauffage central munie de moyens, conformes à 1+invention, pour son réglage à distance en fonction de la température à atteindre dans les locaux à chauffer.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux de ses modes d'application, ainsi que ceux des modes de réali- sation de ses diverses parties auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant par exemple d'ta- blir une installation de chauffage central à eau chaude ou à vapeur chauffée au charbon, on s'y prend comme suit ou de façon analogue.
Pour ce qui est, tout d'abord, de cette installa- tion dans ses éléments essentiels, c'est-à-dire pour ce qui est de la chaudière et des radiateurs, on les agence d'une manière appropriée usuelle, - -
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La chaudière 1, notamment, comportera essentiellement un foyer chauffé au charbon et combiné à des moyens de réglage permettant de modifier l'allure de la combustion, soit par variation du tirage, à l'aide par exemple d'un volet 2 comporte par le cendrier 3 et susceptible d'être plus ou moins ouvert, soit en outre par la mise en marche, aux moments voulus, d'un ventilateur 4 disposé avantageusement dans le cendrier et entraîné par un moteur électrique 5.
On avait déjà proposé diverses solutions tendant à com- mander ces moyens de réglage en fonction de la température du fluide à la sortie de la chaudière. biais on ne pouvcit ainsi qu'obtenir une température à peu près constante, pour ledit fluide, ce qui ne permettait nul lement d'obtenir de façon précise une température déterminée à l'intérieur des locaux à chauffer.
L'invention a essentiellement pour but de commander à distance lesdits moyens de réglage, en fonction de la température des locaux, de sorte que celle-ci puisse être maintenue à une va- leur déterminée, ou tout au moins entre deux limites t1 t2 aussi rapprochées que possible,.
A cet effet, conformément à ladite invention, on com- mande électriquement., les moyens en question à l'aide d'au moins un contacteur disposé dans un local, ou à l'aide de di- vers contacteurs disposés dans les divers locaux ou pièces, et ce de façon telle que lesdits moyens n'entrent en jeu, ou ne cessent d'entrer en jeu, que progressivement,
Si l'on commandait en effet brusquement l'arrivée d'air à plein régime, à la chaudière, il pourrait en résulter, soit l'emballement de cette dernière) soit au contraire son extinction sous l'effet de l'arrivée brusque d'air froide dans le cas où le feu serait très ralenti au moment où l'air ferait irruption dans la masse,,
De même, si l'on fermait brutalement ltarrivée d'air,
on provoquerait une distillation du charbon, avec un rendement
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déplorable.
La disposition susindiquée supprime des inconvé- nients et, pour la mettre en pratique, on peut procéder, par exemple, de l'une des manières suivantes.
Pour ce qui est du contacteur 6 à disposer dans le local dont on veut régler la température, on l'agence d'une ma- nière appropriée usuelle, en commandant les déplacements rela- tifs de ses contacts par tous organes thermostatiques défor- mables (bilames, membranes ou tubes déformables, etc..), les- quels on fait de préférence réglables, en vue notamment de permettre de l'adapter à volonté à une température de jour et à une température de nuit.
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A supposer que l'aotionnement des moyens de l'6clut::e dans le sens provoquant l'accélération de la combustion se fasse par le passage du courant dans un circuit sur lequel est interposé le contacteur, donc se fasse par fermeture dudit contacteur, celui-ci se trouvera normalement fermé, tant qu'une certaine température t1 ne sera pas atteinte dans le local, a- près quoi il s'ouvrira.
On peut aussi l'agencer de façon telle qu'en réali- té il ne s'ouvre que pour une température t2 de quelques de- grés supérieure à t1, tandis qu'il ne se fermera que lorsque la température aura de nouveau baissé jusque t1, ce afin de permettre d'obtenir des régimes parfaitement stables.
Pour ce qui est maintenant de la façon d'actionner les moyens de réglage, et à supposer d'abord, pour simplifier l'exposé, que ceux-ci soient essentiellement constitués par un volet à charnières 2 de type usuel, on peut procéder, ou bien en commandant les déplacements du volet, depuis sa position initiale de fermeture jusqu'à une position d'ou- verture totale et inversement, à l'aide d'un mécanisme agencé de manière à permettre des déplacements très lents, ce mécanis- me pouvant comporter, par exemple, soit des engrenages réducteurs interposés entre ledit
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volet et un moteur électrique ou électro-aimant, soit un système de ressort respectivement bandé et débandé par un électro-aimant, solénolde,
etc.*. au moment de la fermeture et de ltouverture du circuit électrique, ce ressort agissant sur le volet avec interposition d'un système conve- nable de dash-pot; ou bien, somme représenté, suivant une disposition par- ticulièrement simple, en opérant les déplacements du volet à l'aide d'un système déformable soumis à Inaction de la chaleur dégagée par le passage du courant dans une résistance telle que 7, ledit système déformable étant placé ainsi que la résis- tance, soit à l'intérieur, soit à l'extérieur du cendrier et étant constitué par toutes capsules ou autres 8 agissant sur le volet par un doigt 9 ou par tous leviers amplificateurs; ou bien de joute autre manière.
Si l'on prévoit, en outre, un groupe moto-venti- lateur, disposé par exemple dans le cendrier, on pourra venir actionner son moteur 5, soit en même temps que se produit l'ouverture du volet, c'est-à-dire dès que le courant passe dans le circuit de comman. de sur lequel est interposé, ou sont interposés, les contacteurs tels que 6, soit seulement lorsque le volet a atteint une certaine position d'ouverture.
De même, ce moteur pourra continuer à tourner, soit jusqu'au moment où stouvre le contacteur correspondant 6 soit un certain temps encore après que s'est produite cette ouver- ture.
Disposant ainsi d'un ensemble permettant de régler la marche de la chaudière, en fonction de la température à atteindre dans les locaux, on lui combinera encore, d'une part, des moyens propres à permettre que, de toute façon, le régime de combustion de la chaudière :de descende pas exagérément, ces moyens ayant donc surtout pour but, dans
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le cas présent, dtéviter une extinction dans le cas où, les locaux se maintenant à leur température de régime pendant un temps prolongé, il ne se ferait aucun appel de courant provoquan uneaccélération du tirage, et, dtautre part, inversement, des moyens de sécurité propres à empêcher que la combustion ne puisse s'emballer.
Les premiers desdits moyens pourront être réalisés par exemple à l'aide d'un système régulateur thermostatique d'un type usuel, agissant en fonction de la température du flui- de à la sortie de la chaudière (voire en fonction de la tempé- rature des gaz s'échappant dans la cheminée), un tel système comprenant par exemple un levier 11 actionné thermostatiquement et relié par une chaine 12, soit au volet 2 dont parlé ci-des- sus, soit éventuellement à un second volet distinct du premier,
Ges moyens permettront donc, dans les périodes pen- dant lesquelles aucun courant ne traverse le système de régla- ge à distance, de maintenir le volet correspondant dans une cer- taine position d'ouverture donnant lieu il.. une certain régime de combustion admissible.
Les seconds desdits moyens pourront être consti- tués par un contacteur de sécurité 10 monté également en série sur le circuit des moyens de réglage, ce contacteur étant sou- mis à l'action d'un système thermostatique agissant de façon à couper le courant dans ledit circuit, lorsque la température de l'eau ou de la vapeur dépasse la limite supérieure que l'on s'est fixée.
Il suffira par exemple de faire porter ce contacteur, qui peut être du type à mercure, par le levier 11 dont parle ci- dessus. Dès que ce levier prendra une position inclinée (d'incli- naison inverse de celle représentée sur le dessin), correspondant au maximum de la température, le contacteur 10 provoquera la rupture du courant.
Liais il est bien entendu que ce contacteur peut être actionné par un système thermostatique distinct,
Enfin, dans le cas où 1?on prévoira plusieurs
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contacteurs distincts 6 dans plusieurs locaux, on pourra dis- poser, dans chaque local, des moyens thermostatiques propres à couper l'arrivée du fluide si la température tend à dépasser celle recherchée, ce dernier cas pouvant se présenter dans un certain local lorsque le courant de commande continue à passer du fait qu'un cotacteur demeure fermé dans un local voisin.
En suite de quoi, quel que soit le mode de réalisa- tion adopté, on ohtient un ensemble dont le fonctionnement est le suivant.
Si, à un moment déterminé, la température d'un local devient inférieure à une certaine limite t1,le contacteur 6 se ferme et provoque le passage du courant dans le circuit des moyens de réglage. Le volet 2 s'ouvre donc, et le moteur du ventilateur est mis en marche. Toutefois, l'ouverture dudit volet ne se produit que progressivement, de sorte que le tirage n'est lui-même modifiée que progressivement.
L'allure de la combustion s'accélère donc, de manière à fournir l'appoint de chaleur nécessaire.
Dès que la température t1 (ou une température t2 = tl + n) est atteinte dans le local, le courant est coupé, le moteur s'arrête et le volet 2 revient lentement vers la position qui lui est imposée par le système régulateur 11 à 13.
Si, à un moment déterminé, la température du fluide dépassait la limite de sécurité, le contacteur 10 intervien- drait pour couper le courant.
Bien entendu , une minuterie peut être prévue pour faire passer chaque contacteur 10 de sa position de jour à sa position de nuit.
Un tel ensemble présente de nombreux avantages par rapport aux installations du genre en question déjà existantes notamment de ne consommer que strictement la quantité de charbon nécessaire à son chauffage, de permettre de chauffer suivant les températures désirées
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par l'usager, de ne jamais risquer l'extinction ou l'emballement de la chaudière quelle que soit la demande du thermostat, de brûler des combustibles de faible prix tels que menus et grains grâce au tirage soufflé, et dobtenir un rendement calorifique maximum à l'intérieur de la chaudière grâce à la grande souplesse de'fermeture ou dtouverture de ltadmission d'air qui est très progressive sans jamais être brutale
Comme il va de soi et oopme il résulte d'ailleurs déj,
de ce qui précède, l'invention ne se limite nillement à ceux de ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties ayant plus spécialement été envisagés, elle en embrasse au oontraire toutes les varian- tes.