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MEMOIRE DESCRIPTIF à l'appui d'une demande de BREVET D'INVENTION "PROCEDE POUR LA FABRICATION D'UN RUBAN ET D'UNE TOLE METAL-
LIQUES MINCES"
L'invention se rapporte à un procédé pour la fabrication de ruban et de tôle métalliques minces, en partant d'une pièce initiale épaisse et en appliquant une seule opération. Pour la fabrication d'un ruban, la pièce initiale peut consister en un fer plat épais et, pour la fabrication de la tôle, en une plaque de fer épaisse, par exemple. Suivant l'invention, le ruban ou la tôle minces sont obtenus de telle manière que l'épaisseur initiale de la pièce primitive est graduellement réduite jusqu'à la faible épaisseur finale voulue, par un laminage à froid et en une seule opération, et en partant d'une extrémité de la pièce initiale.
Ceci est réalisé à l'aide de moyens mécaniques à action de laminage, qui présen-
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tent des surfaces de travail excentriques et qui se déroulent sur la partie de la pièce initiale soumise au laminage au moment de leur intervention, après quoi la pièce initiale est avancée en vue de préparer la phase de travail suivante et ramener les corps de laminage dans leur position initiale.
Un tel procédé appartient à la catégorie générale des procédés de laminage dits "au pas de pélerin". Le procédé suivant l'in- 7ention vise plus particulièrement des corps de laminage avec surfaces de travail excentriques, montés à pivotement sur un chariot animé d'un mouvement de va-et-vient, et qui se dérou- .Lent sur la pièce initiale lors du déplacement du dit chariot.
De tels procédés sont connus pour l'étirage de tuyaux ou de barres rondes en partant d'une pièce initiale plus épaisse (comparer par exemple le brevet américain 1. 810.886 ou Re.
18329). Toutefois, tandis que dans ces procédés connus, les surfaces excentriques de travail des corps de laminage présentent des cannelures dont la forme correspond à la section initiale et à la section finale voulue du tube ou de la barre qui constitue la pièce de travail, les surfaces de travail destinées à la production d'un ruban métallique et d'une tôle minces sont planes, c'est-à-dire sans cannelures. A l'aide d'un tel procédé, on peut réaliser à froid et en une seule
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coération un amincissement de beaucoup supérieur 60%, avec, c?érationun 8l'rllnClssemen: de beaucoup supérieur V7o, auec, comme résultat subsidiaire, une texture particulièrement avantageuse du produit final. La résistance de ce dernier s'en trouve notablement améliorée.
Dans le dessin annexé, Fig. 1 est un schéma destiné à donner une idée du processus qui s'accomplit lors du laminage de la pièce initiale.
Fig. 2 est une vue schématique montrant l'action des corps de laminage pivotants au cours du procédé particulier
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décrit ci-dessus.
Fig. 3 montre une autre disposition de corps de laminage qui, dans ce cas, sont montés à rotation.
Fig. 4 montre, à titre d'exemple et en vue latérale, un mode d'exécution du dispositif pour l'entraînement des corps de laminage pivotants montrés dans la Fig. 2.
Fig. 5 est une vue d'élévation correspondant à la Fig. 4.
Comme il ressort de la Fig. l, on peut s'imaginer la transformation de la pièce initiale de telle manière que le corps de laminage avec surface de travail excentrique lamine progressivement des couches obliques 1, 2,3, 4,5, en partant d'une extrémité de la dite pièce, de sorte que le fer feuillard mince par exemple, présentant la section finale réduite voulue, est obtenu directement et progressivement. La flèche indique le sens d'avancement de la pièce. Par conséquent, à chaque intervention des corps de laminage, la section de la pièce est réduite progressivement point par point, sur une distance déterminée, mais chaque fois jusqu'à la faible section voulue.
Dans la Fig. 1, il a été supposé que la pièce est travaillée d'un côté seulement, toutefois, il est avantageux de travailler la pièce sur les deux faces, en faisant passer celle-ci entre deux corps de laminage.
Dans la Fig. 2, a désigne la pièce à travailler. On suppose que cette pièce est constituée par un fer plat épais que l'on veut transformer en un fer feuillard h de faible épaisseur. c et d sont deux corps de laminage en forme de secteurs, montés à pivotement en e et f et présentant des surfaces de travail excentriques et lisses. Ces deux corps sont montés sur un chariot h pouvant exécuter un mouvement de va-et-vient. On suppose en outre que la pièce initiale a déjà été transformée en partie en fer feuillard mince, de sorte que les deux corps de laminage pivotants s et d se trouvent au milieu de leur
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course de travail.
Cette course est obtenue par déplacement du chariot h dans la direction de la flèche x, pendant que la pièce a est immobilisée, de sorte que les surfaces de travail excentriques des corps de laminage c et d se déroulent sur la dite pièce. Après achèvement de la course de travail, le chariot h est rappelé dans la direction de la flèche y, après quoi la pièce à travailler a est avancée d'une certaine distance dans la direction de la flèche z; ensuite, et dès que la dite pièce est immobilisée, le chariot est de nouveau déplacé dans le sens de la flèche x, et ainsi de suite .
Le pivotement des corps de laminage peut être obtenu par exemple à l'aide du mé- canisme représenté à plus petite échelle dans les Fig. 4 et 5, cette disposition consistant à prévoir, latéralement aux corps de laminage c et d et calés sur les mêmes axes oscillants que ceux-ci, des secteurs a et n de même grandeur et de même forme que les corps de laminage et qui, lors des mouvements alterna- tifs du chariot, se déroulent sur des crémaillères fixes o et p.
Le même procédé peut être exécuté, comme montré dans la
Fig. 3, à l'aide de cylindres i, k, montés à rotation sur axes fixes, et qui portent en saillie des surfaces de laminage lisses ' excentriques il, i2 et k1, k2, respectivement. Ces surfs.ces de travail entrent en action pendant la rotation des cylindres et, vu le fait que les cylindres rotatifs tournent autour d'axes fixes, la nièce à travailler doit être déplacée dans le sens de la flèche 1 pour réaliser un déplacement rela- tif correspondant au déplacement du chariot suivant la Fig.2.
L'avancement graduel de la pièce à travailler dans les inter- valles entre les interventions des corps de laminage a lieu dans le sens de le, flèche y.
Il y a toutefois lieu de remarquer que , pendant la course de travail des corps de laminage, la pièce à travailler se
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déplace toujours à une vitesse relativement faible, mais que, vu qu'à chaque intervention des corps de laminage, la section de la pièce de travail est réduite jusqu'à l'épaisseur finale, ceci en une seule opération, la période de temps totale pour l'obtention de l'épaisseur désirée est beaucoup plus courte que jusqu'à présent, abstraction faite de l'extrême simplicité de l'installation et de sa surveillance, de sorte que, pour cette raison également, le procédé suivant l'invention paraît de beaucoup supérieur aux procédés connus pour la fabrication de rubans et de tôles métalliques minces.
En disant que la fabrication du ruban ou de la tôle métalliques de faible épaisseur s'effectue en une opération unique, on entend par là que la pièce à travailler est réduite en une seule opération jusqu'à l'épaisseur voulue. Il va de soi qu'une fois cette épaisseur atteinte, on peut soumettre la pièce à travailler une nouvelle fois au même procédé, afin d'obtenir un amincissement plus prononcé. On pourrait éventuellement répéter l'opération plusieurs fois, jusqu'à obtentïon de l'amincissement extrême et définitif voulu. Dans ce cas, il reste encore toujours l'avantage du laminage à froid et celui qui consiste dans la possibilité de partir, directement d'une pièce initiale épaisse peu coûteuse, par exemple du fer plat.
Cependant, dans un grand nombre de cas, on peut obtenir, en une seule opération, le maximum d'amincissement praticable. Il y a lieu de remarquer tout particulièrement que, malgré le degré d'amincissement très prononcé et la faible épaisseur du produit final, les bords du.ru ban (ou de la tôle) métallique ne sont pas déchiquetés, comme on aurait pu le craindre, alors que dans l'application connue du procédé à la réduction du diamètre des tubes et de barres rondes, il n'y avait même pas lieu d'envisager cet inconvénient.
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Comme déjà mentionné plus haut, ce procédé est déjà connu en lui-même pour la réduction du diamètre de tubes et de barres rondes, bien entendu sauf en ce qui concerne l'emploi de surfaces de travail lisses ; ceci s'applique également aux moyens mécaniques pour l'exécution du procédé.