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BREVET D'INVENTION ------------------ Eranz RAT Procédé et dispositif pour lubrifier des machines à piston.
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Les dispositifs de graissage automatiques connus jusqu'à présent dans la pratique, que l'on applique à des machines à fluides sous pression en écoulement, en particulier aux machines qui sont remplies d'air comprimé, sont pourvus de petits tubes pour le refoulement du lubrifiant.
Certaines hypothèses physiques servent alors de base au refoulement du liquide et il faut produire sur le niveau du lubrifiant dans le réservoir une surpression par rapport à l'orifice du tube de refoulement de lubrifiant ou bien il faut produire un effet d'injecteur. Ces hypothèses physiques cessent de s'appliquer au moment où le fluide sous pression en écoulement est soumis à une obstruction et notamment à l'instant où. le fluide sous pression doit produire une force. La pression totale est alors de même grandeur partout, même encore lorsque dans le canal d'écoulement du réservoir à lubrifiant on a prévu, derrière le tube d'é- coule.;lent, un talon d'accumulation en vue de la production d'une surpression.
Par conséquent tous les dispositifs de ce genre ne lubrifient pas pendant le fonotionnerient d'une
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machine de commande. Le refoulement du lubrifiant se fait uniquement lors de l'arrêt du fluide sous pression en écou- le:lent, lorsque la machine marche sans fluide' sous pression; les pistons produisent alors un tirage d'aspiration, le lu- brifiant est aspiré en grande quantité du réservoir et est refoulé de nouveau vers l'échappement.
Les dispositifs connus servant au réglage de la consommation. du lubrifiant présente de très grands inconvénients, par le fait que par suite des vibrations de la machine pendant le fonctionnement, la vis de réglage se dévisse ou se visse de sorte que le débit de lubrifiant est soumis à de grands changements. En outre, le petit tube est le plus souvent bouché. A. cause de ces inconvénients nentionnés, les dispositifs de graissage en question n'ont pu s'établir dans la pratique et l'on préfère un graissage effectué à la Nain en comparaison d'un dispositif de graissage automatique incertain. Ce graissage effectué à la main est toutefois très peu économique et implique une grande consommation de lubrifiant.
Suivant la présente invention, lesi inconvénients mentionnés sont écartés par le fait qu'une partie du fluide de travail de la machine à piston entre, par des ouvertures situées au-dessus du niveau du lubrifiant dans le réservoir à lubrifiant, à l'intérieur de celui-ci, se charge de lubrifiant par suite de la variation de pression du fluide de travail dans une machine se trouvant en fonctionnement, est refoulée hors de l'intérieur du réservoir et s'écoule vers la machine en mélange avec le courant de fluide de travail principal.
Grâce à ce dispositif, on obtient, suivant la présente invention-,. un moyen de graissage donnant de bons résultats dans la pratique, dont le fonctionnement est très simple,
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la construction très peu coûteuse et on obtient au point de vue économique, par l'emploi de celui-ci, une petite consommation de lubrifiant.
Comme dans. la pratique les dispositifs de'graissage suspendus n'ont pas donne de résultats satisfaisants parce qu'ils sont exposés pendant le fonctionnement de la machine à des vibrations permanentes, le dispositif suivant la présente invention est inséré dans les tuyaux du fluide sous pression et sans aucun vissage d'aucune sorte, le réservoir à lubrifiant étant prévu avec des évidements pour le placement des vis de liaison. On supprime ainsi les brides saillantes nécessaires pour la fixation, de sorte qu'on obtient une économie de poids par rapport aux dispositifs de graissage connus jusqu'à. présent.
Le dessin représente schématiquement l'objet de l'invention en deux exemples de réalisation.
La fig. 1 montre une coupe longitudinale du dispositif pour le montage en cas de tuyaux verticaux et
La fig. 2 une coupe longitudinale pour le montage en cas de tuyaux horizontaux.
Le dispositifconsiste en un corps à double paroi qui est pourvu d'un canal de passage , entouré du réservoir à lubrifiant 3. Le réservoir 3 est relié au canal de pas- sage 3¯ par des ouvertures 4 qui sont disposées à la partie supérieure de la paroi intérieure du récipient 3 au-dessus du niveau du liquide. Le dispositif suivant la fig. 1 est inséré dans un tuyau vertical qui sert à l'amenée du fluide sous pression à la machine et il est fixé à ce tuyau au moyen de vis 5, qui sont engagées dans des évidements 6 du corps 1 de sorte qu'on évite ainsi les tubulures vissées.
Par une fermeture à vis 7, qui est pourvue d'une chas-ne de sûreté 8, on peut fermer l'ouverture de remplissage du
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réservoir 3.
La forme de réalisation suivant la fig. 2 est sensiblement la même que celle représentée à la fig. 1. Le corps 1 est également fixé au moyen de vis 5 à un tuyau horizontal qui sert à 1'amenée du fluide sous pression. Le canal de passage 2 est toutefois relié au réservoir 3 pour le lubri- fiant au moyen d'un petit tube vertical 9 qui dépasse au-dessus du niveau de lubrifiant et est pourvu d'ouvertures 10.
Au-dessus de ce tube 9 se trouve la fermeture vissée 7 qui est reliée par une chaîne 8 au corps 1.
Par suite de la présence des vis de fixation 5 dans les évidements du corps 1, les brides saillantes, toujours né- cessaires jusqu' à présent, disparaissent suivant la présente invention de sorte qu'on produit de cette @anière par rapport aux dispositifs connus de graissage, une économie de poids importante. On peut toutefois aussi, en vue de la fixation du corps 1 à la conduite, munir le canal de passage 1 d'un filetage intérieur pour le vissage du corps 1 à l'extrémité du tube.
Le refoulement du lubrifiant se fait, suivant la présente invention, uniquement par les impulsions se produisant dans la machine, qui se répercutent également dans le réservoir à lubrifiant 5 de la même manière. Par suite de ces impulsions, une partie du fluide sous pression, s'écoulant dans le canal de passage 2 entre dans les ouvertures 4 du réservoir 6 et est ainsi saturée de lubrifiant avant de parvenir la machine. Par suite des variations de pression se produisant dans la machine, une partie du fluide sous pression, saturée de lubrifiant, est expulsée du réservoir et se mélange au fluide sous pression amené à la machine.
On obtient de cette manière une méthode de graissage simple, sûre, et en particulier économique. Lorsqu'il n'y a pas de fluide sous pression refoulé vers la machine, le graissage
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cesse automatiquement . Cornue il n'y a pas de tubes pour le transport du lubrifiant ni de dispositifs de réglage, ce dis positif de graissage n'est aucunement expose aux obstructions ou aux autres phénomènes désagréables de sorte qu'il fonc- tionne toujours de façon absolument sûre. Le fonctionnement pour le transport du lubrifiant dans le cas de l'insertion horizontale suivant la fig. 2 est le même qu'à. la fig. 1.