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LE MINISTRE DES AFFAIRES ECONOMIQUES ET DES CLASSES MOYENNES.
Vu l'arrêté-loi du 8 juillet 1946, prorogeant, en raison des événements de guerre les délais en matière de propriété industrielle et la durée des brevets d'invention ;
Considérant qu'aucune réclamation n'a été introduite, dans le délai réglementaire, à la suite de cette publication ,
Considérant qu'il résulte des justifications fournies à l'appui de la requête que le brevet No 411.493 pour
Procédé de fabrication de lingots et produits en résultant @ a pu être exploité , par suite de l'état de guerre, pendant une période équivalent à cinq années d'exploi- tation normale ; @ Considérant, d'autrepart, que le maximum de prolongation prévu par l'arrêté-loi du 8 juillet 1946 est fixé à cinqans;
ARRETE:
ARTICLE PREMIER. - La durée du brevet No 411.493 pour ; procedé de fabrication de lingots et produits en résultant accordé à American Smelting and Refining Cy est prolongée de cinq années.
ART. 2. - La prolongation est accordée sous condition du paiement, dans le mois de son octroi, de la taxe spéciale prévue à l'art, 6 de l'arrêté-loi du 8 juillet 1946 précité.
ART. 3. - Le présent arrêté sera annexé au titre du brevet.
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BRFVFT D'INVENTION " procéda de fabrication de lingots et produits en résultant".
L'invention est relative à la fabrication de lingots de ouivre ayant la forme de barres ou "saumons" et plus particulièrement à un procédé pour le traitement de oes barres; il oonoerne également le produit perfectionna ainsi o@tenu.
Dans la ooulée de barres ou saumons ayant en général de 10 à 13 centimètres de largeur et d'épaisseur et de 1 mètre à 1,50 mètre de longueur, le cuivro est coulé dansdes moules horizontaux, ouverts à la partie supérieure, de sorte que la surface supérieure du lingot s'oxyde. Outre que cette surface possède une teneur en oxygène plus élevée que le reste du lingot, ella se ride après Codification et il en résulte des imperfections du produit fini après laminage et fabrication.
Afin d'éviter ces inconvénients, on a proposé de couler les carres dans des moules verticaux, mais ce procédé n'a pas permis de résoudre le problème d'une manière efficace, du fait que la coulée verticale elle-même est une opération ooûteuse
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et que les barres ainsi produites sont sujettes -. une retassu- re profonde.
On a proposé aussi d'enlever la surface odée de barres coulées horizontalement en soumettant les lingots à une simple opération de fraisage ou de dressage, mais ce procédé n'a pas permisnon plus de résoudre le prco Lème d'une façon satisfaisan- te, principalement en raison de ce que les outils laissent des arêtes vives, lesquelles donnent naissance à la formation de nombreux déohets ou fragments en forme d'aiguilles dans les opé- rations d'usinage ultérieures .
La présente invention a pour o@jet un procédé de traitement de barres ooulées horizontalement ,qui permet de supprimer complètement les défauts sus-indiqués et d'obtenir une barre telle que le produit final soit dépourvu de 'défauts. D'une fa- çon générale, l'invention consiste à fraiser la surface oxydée @ de la barre et à abattre les arêtes rugueuses et irrégulières, afin d'obtenir une barre dont les arêtes soient lisses, à pans abattus, o'est-à-dire arrondies ou biseautées, sensiblement sur toute la longueur de la barre.
L'invention et son mode de réalisation seront mieux compris en se référant aux dessins annexés dans lesquels : la figure 1 est une vue en élévation d'une machine pour la mise en oeuvre de l'invention, montrant le sens des dépla- oements de la barre pendant le traitement,ainsi que l'amplitude de ces déplaoements; la figure 2 est une vue en plan de la machine représentée à la figure 1;
la figure 3 est une vue en bout de la machine les barres montées dans cette machine étant représentées en ooupe, et cette figure montrant en outre la disposition des fraises employées pour usiner les barres, la figure 4 est une coupe à grande échelle montrant la façon de serrer les barres en place et la disposition des frai- ses pour l'usinage des barres, la ooupe étant faite sensible-
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ment suivant la ligne 4-4 de la figure 1 en regardant dans la direction des flèches; la figure 5 est une vue en perspective d'un fragment de barre et la figure 6 est une ooupe suivant la ligne 6-6 de la figure 5 montrant le profil de la barre.
En se référant aux dessins, la machine comprend un socle 1, sur lequel est monté un chariot ou une table 2 à mouvement alternatif, sur lequel les barres peuvent être montées par paires, et qui est actionné par tous moyens usuels. Cette taule est pourvue de dispositifs de serrage et de redressage 3,3 destinés à serrer et à redresser les barres 4 au voisinage de leurs extrémités et à faire avancer ces barres 4 entre deux moteurs 5,5. Les barres ou saumons 4 ont une fournie usuelle, avec des extrémités effilées, la partie de la barre comprise entre les extrémités ayant des cotés sensiblement parallèles.
Les limites des déplacements debarres sont indiquées par les positions de la barre représentée à la figure 1 et le sens du déplacement est indiqué par les flèches 6,6 à la figure 1. On voit sur cette figure que la barre se déplaoe depuis la position en traits pleins jusqu'à sa positioqen pointillée, pour revenir à sa position en traits pleins, ce mouvement alternatif étant répété le nombre de fois nécessaire pour donner à la barre la forme désirée. Les dispositifs de serrage et de redressage,3,3 sont actionnés par des cylindres pneumatiques 7,7, de la manière usuell e.
Les moteurs 5,5, sont représentés inclinés l'un vers l'autre, la distance qui lesfsépare étant réglable au moyen du mécanisme représenté à la figure 3, comprenant des pignons 8,8, engrènant avec des vis sans fin 9,9, aux extrémités d'un arbre 10, actionné au moyen de volants 11,11, montés aux extrémités de l'arbre. Les pignons 8,8 sont oalés sur des arbres 12,12, fixés sur les supports 13, 13 des moteurs, sur lesquels ils font saillie vers le haut. L'arbre 10 sert en même temps d'entre-
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toise pour maintenir les moteurs dans la position de réglage désirée. Chaque support 13 peut coulisser dans des glissières 13,13a du soole 1.
Chaque moteur est muni d'un pignon 14, monté sur l'arbre 15 du moteur, et engrènant avec un réducteur de vitesse 16 d'un type classique, renfermé dans un carter 17 et entraînant un arbre 18, traversant le support 13 du moteur, cet arbre portant une fraise 19, destinée à usiner la surface oxydée de la barre ou saumon 4, pour enlever la couche d'oxyde de cette surfaoe.
Pendant cette opération, la table ou ohariot 2, sur le quel sont montées les barres, se déplace bien entendu vers la fraise,de sorte que la barre se déplaoe continuellement par rapport à cette fraise, en contact avec oelle-oi, ce qu. assure un dressa- ge uniforme des barres. Quand les barres, se déplaçant à partir de la position en traits pleins de la figure 1, arrivent dans la position en pointillés, le sens de déplaoement du chariot 2 se trouve automatiquement inversé, de sorte que les barres mon- tées sur le chariot reviennent en contact avec les fraises 19, cette opération se répétant jusqu'à ce. que la surface oxydée ait été complètement enlevée.
On remarquera sur les dessins que des fraises radiales 20,20 agissent en même que les fraises 19, ces fraises 20 étant montées par paires pour agir sur les arêtes vives des barres, produites par l'action des fraises 19. Ces fraises 20 sont portées par les arbres 21,21 entraînés de façon appropriée par les moteurs.
Elles ont pour effet d'arrondir ou de biseauter les arêtes vives et irregulières produites par les fraises 19, et elles abattent les arêtes de la barre de façon à produire une surface arrondie ou biseautée, en enlevant suffisamment de macère pour que toutes les irrégularités soient complète- ment éliminées, en donnant une barre ayant des arêtes arron- dies ou biseautées 22,22, il' étendant sur toute la longueur de la barre, y compris les extrémités effilées de celle-ci, com- me on le voit à la figure 5. La quantité de matière enlevée par
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fraisage sera déterminée par le réglage des moteurs 5,5. La table ou chariot 2 se déplaoe le long d'axes 24,24, oonve- nablement disposés dans le socle 1.
Les oopeaux des fraises tombent dans des gouttières 25,25 et y sont reouellis. Un transporteur de copeaux, non représenté, peut être monté dans ces gouttières 25 en vue de les amener à l'extrémité de la machine pour tout usage ultérieur.
On notera que chacun des mors de serrage 3,3 surplombe les portées 26,27, sur lesquelles s'appuient les faoes oorres- pondantes des barres 4,4 comme on le voit à la figure 4, et avec ces portées 26,27 coopèrent des butées 28,28, montées aux extrémités d'un joug 29, susceptible d'être aotionné par ltair comprimé, de façon que les butées 28 pressent sur les barres et que chacune de ces dernières soit solidement pressée contre les portées 26,27. La surface de celles-ci est de préférence pourvue d'entailles ou d'un moletage, comme indiqué en 30, pour empêcher les barres de glisser pendant le fmisage.' Les butées 28,28 sont filetées, comme indiqué en 31, et sont maintenues en place par un éorou 32, se vissant sur le filetage 31.
En ce qui concerne les fraises radiales 20, on notera que l'on peut les actionner par tout mécanisme d'entraînement approprié. On a représenté aux dessins d'une manière plus ou moins schématique un mode de réalisation de ce mécanisme, comprenant une roue hélicoïdale 33, montée sur l'arbre 18, et engrenant avec une vis sans fin 34, à l'extrémité d'un arbre horizontal 35, dont l'autre extrémité porte une seconde vis sans fin 36, engrenant avec une roue hélicoïdale 37, à l'extré- mité supérieure de l'arbre 21, sur lequel sont montées les fraises radiales 20,20. Un mécanisme d'entraînement de ce genre est prévu bien entendu paur chaque moteur.
On remarquera que les fraises radiales 20 sont placées sur l'arbre 21 de façon à pouvoir être rapprochées ou écartées
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l'une de l'autre, suivant l'axe de l'arbre, d'aprèsla. fonne de la barre ou saumon 4. Afin de permettre à ces fraises de suivre le contour effilé des extrémités de la barre, des bagues rainurées 38,38 sont montées sur l'arbre 21, entre les paliers 39,39 et les fraises 20,20. Le mouvement relatif de ces fraises le long de l'arbre 21, de façon à suivre le contour de la barre, est obtenu par la manoeuvre de fourchettes 40,40, s'engageant dans les bagues 38,38, sous l'action de moyens appropriés, agissant en temps voulu, afin d'arrondir ou de biseauter les arêtes de la barre sur toute sa longueur, comme représenté à la figure 5.
L'invention s'applique non seulement à des barres ou saumons de cuivre, mais en outre à des lingots ou saumons de laiton, d'aluminium ou autres métaux, lorsque les moulages doivent être soumis à des % opérations ultérieures de travail à chaud ou à froid.