BE412052A - - Google Patents

Info

Publication number
BE412052A
BE412052A BE412052DA BE412052A BE 412052 A BE412052 A BE 412052A BE 412052D A BE412052D A BE 412052DA BE 412052 A BE412052 A BE 412052A
Authority
BE
Belgium
Prior art keywords
fermentation
salts
ferments
added
microbes
Prior art date
Application number
Other languages
English (en)
Publication of BE412052A publication Critical patent/BE412052A/fr

Links

Classifications

    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C11ANIMAL OR VEGETABLE OILS, FATS, FATTY SUBSTANCES OR WAXES; FATTY ACIDS THEREFROM; DETERGENTS; CANDLES
    • C11BPRODUCING, e.g. BY PRESSING RAW MATERIALS OR BY EXTRACTION FROM WASTE MATERIALS, REFINING OR PRESERVING FATS, FATTY SUBSTANCES, e.g. LANOLIN, FATTY OILS OR WAXES; ESSENTIAL OILS; PERFUMES
    • C11B3/00Refining fats or fatty oils
    • C11B3/003Refining fats or fatty oils by enzymes or microorganisms, living or dead

Landscapes

  • Life Sciences & Earth Sciences (AREA)
  • Chemical & Material Sciences (AREA)
  • Microbiology (AREA)
  • Biochemistry (AREA)
  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Chemical Kinetics & Catalysis (AREA)
  • Oil, Petroleum & Natural Gas (AREA)
  • Wood Science & Technology (AREA)
  • Organic Chemistry (AREA)
  • Preparation Of Compounds By Using Micro-Organisms (AREA)

Description


   <Desc/Clms Page number 1> 
 
 EMI1.1 
 

 <Desc/Clms Page number 2> 

 



  Procédé d'amélioration des huiles et des graisses végétales et animales et des autres glycérides des acides gras . 



   Les procédés connus de raffinage des huiles et des graisses reposent en partie sur des   base;;   physiques et en partie sur des bases chimi- -ques . Parmi les procédés physiques figure par exemple le vaporisage des graisses par de la vapeur à haute pression et parmi les procédés chimiques leur traitement par du charbon actif,de la terre de   blanchiment,de   l'eau oxy-   -génée,de   l'acide sulfureux, etc... L'inconvnient de ces procédés connus réside dans le fait qu'ils sont trop couteux et qu'il.s nécessitent des installations compliquées pour la fabrication. On a également proposé d'améliorer les glycé- rides des acides gras par l'utilisation directe des micro-organismes. Les pro- -duits raffinés de cette manière ne satisfont cependant en aucune façon aux exigences de la pratique . 



   Or,le demandeur a trouvé que l'on peut obtenir d'une manière tout à fait satisfaisante une amélioration des produits bruts précités au point de vue de l'odeur,du goût, de la conservation et do la consistance en soumettant ces produits bruts à l'action de micro-organismes qui de trouvent dans un ter- -rain de culture étranger, en pleine activité de fermentation et en séparant le produit traité des produits de fermentation , L'action des micro-organismes peut être favorablement influencée si l'on dirige d'une   manière   appropriée,en soi connue le processus de fermentation . 

 <Desc/Clms Page number 3> 

 



   Au lieu des terrains de culture étrangers mis en fermentation par les micro-organismes , ou en combinaison avec ces terrains de culture,on peut   faire   également agir des ferments non figurés sur les matières à traiter , Ces ferments peuvent,selon   l'invention,être   utilisés en solution,par exemple dans l'eau,avant, pendant ou après le traitement par les terrains de culture en fermentation. Con- -trairement ; ce qui a lieu pour les procédés connus,purement chimiques et   physi-   -ques, il s'agit donc ici d'un procédé qui repose sur une base biologique et qui diffère complètement des procédés biologiques connus non satisfaisants, par l'tui- -lisation de terrains de culture étrangers et par l'élimination des produits fer- -mentés de la matière à traiter.

   Le procédé objet de l'invention est mis en pra.- -tique de la manière suivante : 
Parmi les agents particulièrement efficaces,il y a lieu de   mentionnas   les microbes qui produisent la fermentation de{( sucres ,tels que les saccharo- -mycètes, ainsi que les agents qui engendrent des acides, par exemple les fermenta de l'acide lactique tels que le bacille de Delbrücki, le bacille de Leichmann, el bacillus bulgaricus, le   st@ptococcus   thermophilus ou autres agents de formation d'acides tels que les microbes engendrant les acides   propionique ,   butyrique et autres acides organiques . On peut également utiliser plusieurs de ces microbes simultanément ou successivement . 



   Comme terrains de culture on peut envisager : les hydrates de carbone   fermentiscibles   et les substrata spécifiques qui amènent les microbes à leur pleine activité ,par exemple les bouillons et infusions de matières animales ou végétales qui contiennent toutes les matières nutritives et de croissance néces- -saires à la vie des microbes , ainsi que la solution de Raulin (solution de su- -cre contenant du nitrate d'ammonium, du phosphate d'ammonium, du sulfate d'ammo- -nium, du carbonate de potassium, du silicate de potassium,du sulfate de magnésium, du sulfate de fer, du sulfate de zinc). 



   Parmi les ferments non figurés , ceux qui conviennent en premier lieu sont la pepsine , la   papaine ,   la presure et les diastases . 



  Ces ferments conviennent particulièrement au traitement préalable et subséquent -des huiles et des graisses . Toutefois , les ferments peuvent aussi être utilisés en même temps que les micro-organismes , 0 1 est ainsi , par exemple , qu'il est impossible de combiner de la présure avec une   fermentation.   

 <Desc/Clms Page number 4> 

 alcoolique (fermentation de la levure). D'autre part, on peut aussi combi - ner ces ferments avec des agents de formation d'alcools ou d'acides ou en- core avec des mélanges de ces agents,à la condition de veiller à ce que le   pl@   indispensable existe toujours, Dans de nombreux cas} il s'est révélé a- -vantageux de neutraliser d'une manière continue l'acide lactique engendré par exemple par des mélanges-tampons ou par du carbonate de calcium ou de magnésium. 



   Selon l'invention,on mélange ou on met en émulsion pendant la fermentation le produit raffiner avec la solution du sucre en fermenta - tion ou avec la solution de ferment et, quand la fermentation a eu lieu, on le sépare de la solution fermentée et on le lave. 



   L'avantage du procédé objet de l'invention réside dans le fait que, au cours du traitement par fermentaton, les produits d'échange orga- nique des micro-organismes agissent à l'état naissant sur les produits à raffiner, ce qui permet d'obtenir une action particulièrement persistan - -te.La fermentation a lieu de telle manière que le produit à traiter s'in- tercale dans le cycle d'échange organique des bactéries. Il est possible d'activer considérablement les réactions qui se produisent en maintenant des acidités déterminées,le cas échéant avec addition de mélanges- tampons appropriés ou de carbonate de calcium ou de magnésium,et en maintenant des températures déterminées; il est également possible d'agir sur des re- actions par l'addition de sels nutritifs déterminés ou de catalyseurs po- sitifs ou activateurs.

   Des acidités correspondant à un pH de 4 à 7 se sont révélés favorables. Les températures varient selon les microbes uti- lisés entre la température du local et 50 . Comme activateurs des fer- tels, ments amorphes on peut citer par exemple les chlorures que la chlorure de sodium et comme catalyseurs pour la fermentation Microbienne, notamment pour la fermentation de la levure,les métaux légers et lourds, leurs oxy- des et hydroxydes (éventuellement sous forme colloïdale) et leurs sels par   exomple   l'étain,le nickel,l'oxyde de zinc, le carbonate de nickel , les sels de   manganèse,le   chlorure stanneux, le sulfite de sodium, etc....... 



   Toutefois, eu égard à leur a.ction bactéricide   ,-,les   métaux et leurs com- posés ne sont ajoutés qu'en très petites quantités ( de l'ordre de 0,5 %) afin de ne pas interrompre la fermentation. On utilise également avec a- -vanta.ge des mélanges de ces composés métalliques, car les nouveaux sels 

 <Desc/Clms Page number 5> 

 formés à partir de ces mélanges sont plus actifs à l'état fraîchement consti- tués que sous forme de produits tous prêts. C'est ainsi, par exemple , qu'un mélangede sulfite de sodium SO3Na2 et de chlorure stanneux SnCl2 est plus efficace que le sulfite d'étain tout prêt SO3Sn. Les sels nutritifs usuels tels que le sulfate de magnésium , le carbonate de potassium, le phosphate d'ammonium,   etc.....   sont ajoutés en quantités suffisantes.

   D'une façon générale, on peut dire que les manières connues de diriger les réactions de fermentation de toute sorte par l'addition de substances telles que le sulfite de sodium,le sulfate de magnésium, etc........le rayonnement ultra- violet, etc.....,peuvent aussi être appliquées à la fermentation des gly-   cérides   des acides   gras  selon   l'invention.   



   Pour activer le processus de fermentation, une oxydation douce et continue,n'interrompant pas l'activité bactérienne,s'est révélée avantageuse, Cette oxydation peut avoir lieu par exemple par l'admission d'air,par une ozonisation effectuée avec précautions, par addition progres- sive de peroxydes, de permanganate, d'eau oxygénée, etc..... Pendant la   feruentation,   il peut donc se produire dans un cas de ce genre des réductions dues à des influences biologiques et en même temps une oxydation intensifiée. 



   Selon l'invention, on obtient par l'oxydation simultanée une stabilisation du produit et, contrairement aux idées généralement admises d'après lesquelles les bactéries et les ferments anaéorobies ne pouvaient exercés leur action qu'en l'absence d'air, il s'est révélé que la présence de l'air était précisément nécessaire. Le   àemandeur   a constaté - et celà est déjà connu d'après la littérature existante ( cf, par exemple P. Lindner "Mikroskopische Betriebskontrolle in den Gärungsgewerben " Tome 5,6  édi- tion, édition Paul Parey, Berlin I930. page 624) - que l'on peut très bien amener à l'état aérobie par exemple des ferments anaérobies de l'acide lac- tique par aération, c'est-à-dire par une action oxydante, ceux-ci continuant néanmoins à exercer leur activité.

   C'est ainsi que Beiyerinck a transformé par une admission d'air abondante le bacillus   fermentum   en bacille de   DelbrUcki-   c'est-à-dire qu'il l'a amené sous une forme qui n'est que peu acidifiante sur l'agar mais qui présente une excellente croissance. La possibilité de trans- former des bactéries anaérobies en une variété; aérobie permet ,en dehors de l'utilisation de la forme aérobie de l'organisme, d'effectuer une oxy- dation simultanée pendant la fermentation.

   Ce fait est important ,car cer- tains produits de décomposition résultant de la fermentation semblent ainsi 

 <Desc/Clms Page number 6> 

 être oxydés d'une manière continue, 
Selon l'invention, on tire parti complètement de cet état aérobie des bactéries, cat une amélioration satisfaisante n'est obtenue que par l'ac- tion fermentative avec utilisation simultanée d'agents d'oxydation douce , 
L'utilisation d' oxydants sous une forme assez douce pour qu'ils ne puissent avoir d'action destructive ni   survies   bactéries ni sur les fer- ments - utilisation qui apparait en soi comme sujette à contradiction- cpns- titue donc, comme l'a trouvé le demandeur, une condition primordiale pour l'obtention de l'effet qui avait déjà été recherché antérieurement sans résultat. 



   L'invention permet d'obtenir non seulement une amélioration con- sidérable du goût, mais encore en effet intense de blanchiment et de con- servation. Au point de vue de la conservation, il y a avantage, contraire- ment à ce qu'on fait d'habitude pour les conserves biologiques, par ex-   emple   pour la préparation de l'ensilage, des cornichons, de la dhoucroute, etc ......à séparer complètement de la matière première, par lavage, les microbes ainsi que leurs produits d'échange organique lorsque ces microbes ont produit leur actioh. Les acides formés ( par exemple l'acide lactique) ou les autres produits d'échange organique, qui subsistaient toujours dans la matière avec les procédés usuels de préparation des conserves, sont donc éliminés.

   Néanmoins, la matière   premii,re   reçoit une faculté de conservation bien plus grande que la matière non traitée et une plus grande résistance à l'influence de la chaleur et de la lumière. C'est   ainsi ,   par exemple qu'on peut traiter de la manière qui viont   d'être   exposée les huiles de soya, d'arachide, de lin, de colza, de coton, de maïs,   etc......,ainsi   que le suif de boeuf et la graisse de porc. 



   Il ne   s'agir   pas seulement d'améliorer les produits bruts considé- rés, mais on peut aussi ramener à leur état primitif des huiles et des grais- ses qui ont souffert du magasinage ( c'est-à-dire ciui ont ranci). L'efficacité du procédé est bien marquée par le fait que, par exemple dans les huiles vé- gétales, le goût particulier indésirable du produit brut   disparaît   complète- ment et se transforme en un goût neutre ressemblant fortement à celui de l'huile d'olive.

   Dans les graisses animales, par exemple dans le suif de beeuf, on parvient à supprimer complètement le goût animal qui s 'attache à la graisse et qui est difficile à éliminer, et à produire une graisse neutre 

 <Desc/Clms Page number 7> 

 ce qui n'était pas possible, par exemple pour le suif, en l'état actuel de la technique.      



   Les huiles de poissons occupent une place considérable dans la technique. Par le procédé objet de l'invention, il est possible d'obtenir des produits ayant un goût et une odeur absolument neutres, ce qui permet   d'évi@     @   le laborieux procédé de durcissement et de désodorisation. 



   Il est à remarquer que l'action des microbes dans le sens qui vient d'être indiqué s'effectue non seulement directement sur les huiles et les   graisses,   mais aussi indirectement sur les matières premières broyées ou hachées permettant d'obtenir ces huiles et ces graisses, par exemple sur les graines de soya,de coton,de colza,de   lupin,etc.....Les   produits préalablement traités de cette façon fournissent une huile très pure, contrairement au pro- duit non traité.Il est à noter en outre que les tourteaux ou résidus de pressage de la fabrication de l'huile qui ne donnent ordinairement qu'une huile de seconde qualité fournissent, lorsqu'ils sont traités par le présent procédé, des huiles d'une qualité irréprochable. 



   Ce procédé peut également être utilisé avec un succès remarquable pour l'obtention de suif raffiné à partir du suif brut, ou bien de graisses à partir de matières premières animales, et-pour leur amélioration. 



   Le suif raffiné,appelé" premier jus   ",est   obtenu actuellement par fusion du suif brut à des températures relativement élevées (environ 60  et plus) et il est clarifié à des températures encore plus   hautes.Le   suif obtenu de cette façon présente une coloration jaune et une odeur de suif caret   téristique;il   est dur, friable et il n'est pas possible de l'étaler.Le rende- ment du procédé connu n'est que de 78 % car les cretons retiennent beaucoup de graisse; Les créions seront grillés, pressés sous forme de gâteaux et vendus sous cette forme comme nourriture pour le bétail. 



   Or,si l'on tralte le suif brut selon l'invention par des terrain de culture étrangers,mis en fermentation par des bactéries,le tissu cellulaire est très finement désagrégé(macérisé)de telle sorte que la presque totalité de la graisse est   libérée.Le   rendement monte jusqu'à environ 90 %. 



  Un autre avantage réside dans le fait que l'action biologique a lieu au-des- sous de la température de fusion du suif, de sorte que la graisse ne peut pas être colorée par l'effet des températures élevées et qu'on obtient un produit   blac.Comme,ainsi   qu'on le sait, la digestibilité des   albumoldes   est   considé-   

 <Desc/Clms Page number 8> 

 rablement diminuée par la chaleur, les   cretons   conservent leur entière diges- tibilité, contrairement à ceux qui ont été traités à température élevée par les procédés connus, En   outre ,  les créions obtenus selon l'invention sont finement désagrégés et d'un goût agréable, de sorte qu'ils peuvent aussi bien être utilisés pour l'alimentation humaine,

   par exemple comme matière de rem- plissage pour les saucisses etc......... 



   Contrairement à la désagrégation connue du suif par les ferments de l'acide lactique, qui a été effedtuée en l'absence totale d'air , -avec utilisa- -tion de bactéries anaérobies ,et qui exigeait de très longues durées de désagrégation, par exemple jusqu'à six jours, la désagrégation et l'améliora- tion du produit brut à   l'àide   de bactéries anaérobies sont précisément effec- tuées selon l'invention en présence d'air ou d'oxydants, comme il a été dé- crit ci-dessus. Les bactéries anaérobies subissent ainsi une modification de leurs propretés et on provoque en outre, en même temps, une oxydation douce pendant la fermentation. 



   Selon l'invention, on effectue par exemple la modification des   bacté   ries anaérobies nécessaire pour la désagrégation du produit brut en mélangeant avec un agitateur puissant du suif brut haché mécaniquement avec un terrain de culture, par exemple une solution fermentescible de sucre, qui peut être éventuellement additionnée de sels nutritifs correspondants et ensemencée de bactéries, Par l'agitation, une certaine quantité d'air est toujours intro- duite dans le mélange, de sorte que l'oxydation et l'aération désirées ont lieu. Bien entendu, on peut également envoyer pendant la fermentation un vio- lent courant d'air.

   On peut également ajouter des oxydants, par exemple de l'eau oxygénée, sous une dose judicieuse inférieure à celle qui provoquerait l'action bactéricide, ou bien une solution de sels peroxygénés,   etc.......   



   Comme bactéries, on peut envisager en premier lieu les ferments de l'acide lactique tels que le bacillus bulgaricus, le streptococcus thermo- philus, le bacille de Delbrücki, le bacille de   Leichmann,   etc....En outre, on peut utiliser pour séparer la protéine et pour   @   décomposer le tissu cellulaire des enzymes telles que la présure, la pepsine et autres ferments analogues décomposa l'albumine. Par l'action de l'acide lactique produit à l'état naissant, ainsi que des   ferments   qui décomposent   l'albumine   le tissu cellulaire est désagrégé si finement qu'il ne peut plus retenir la graisse et la graisse elle-môme est améliorée en même temps. 

 <Desc/Clms Page number 9> 

 



  On sait que les ferments non figurés tels que la pepsine,la présure,les   diastases,et ...,agissent   dans les meilleures   condons   en l'absente complète d'air,c'est-à-dire lorsqu'on évite toute oxydation.Bien entendu,   l'aération   produit une diminution d'efficacité des ferments non figurés,mais le manque d'activité est plus que compensé par les effets favorables preci- tes de   l'oxyoation.Il   en est éviu mment de même pour les bactéries anaérobies      en particulier dans les cas ou la bactérie anaérobie n'est pas transformée en une variété aérobie. 



   Comme,dans les fermentations bactériennes de ce genre, il s'agit de l'action de certaines enzymes,la   fermen@@ion   peut également être effectuée avec les enzymes non figurées elles-mêmes à l'état isolé,par exemple avec de l'extrait de levure sèche, des produits d'autolyse à-activité enzymatique, ainsi qu'avec des combinaisons de ces solutions bactériennes enzymatiques. 



   Des modifications et des améliorations du caractère des glycé- rides des acides gras au point de vue de l'odeur et du goût peuvent aussi être réalisées, selon l'invention, par des estérifications effectuées par voie biologique. Celles-ci peuvent être combinées aux processus de fermenta tion exposés jusqu'ici ou être effectuées séparément. Des estérifications ont déjà nécessairement lieu dans la fermentation mixte acide-alcoolique (par exemple dans la fermentation de la levure et du bacillus bulgaricus).

   On peut ootenir de telles estérifications.Le cas échéant en présence d'alcool   éthylique,d'aïeul   butylique et autres alcools supérieurs,par des bactéries de l'acide butyrique, de l'acide lactique,de l'acide acétique,en particulier par le bacterium acetosum,et par différentes levures et combinaisons de ces organismes.Bien entendu, on n'utilisera des bacteries nuisibles,telles que les bactéries de l'acide butyrique, qu'autant qu'il sera chaque fols neces- saire pour   l'esterification.   



   Dans tous les cas,il s'est   révelé   avantageux d'effectuer, avec l'action fermentative, l'oxydation douce   du .produit   à traiter dont il a déjà été question plusieurs fois. 



   En ce qui concerne les Levures,il y a lieu d'indiquer que, uans la forme la plus simple de   l'oxyaation,c'est-à-dire   lorsqu'on fait passer un cousant   d'air,elles     développai:   une activité particulièrement intense comme 

 <Desc/Clms Page number 10> 

 on le sait déjà par le procédé à levure aérée. On obtient dans ce cas les conditions optima, contrairement à ce qui a lieu lorsqu'on utilise des bac- téries   anaérobies,   car il est évidemment désirable que les influences ferme mentatives aient lieu avec une intensité   aussi   forte que possible. 



   Le présent procédé est particulièrement propre à écourter con- sidérablement les procédés de raffinage usuels comme le blanchiment et le vaporisage, à rendre ainsi le procédé de production beaucoup moins coûteux, et remplacer dans une forte mesure le durcissement pour les huiles de poissons. Une combinaison du procédé usuel de raffinage avec le procédé biologique est tout à fait à recommander. C'est ainsi par exemple qu'on peut faire suivré un blanchiment et un vaporisage préables par le présent procédé.   Il,.est   encore plus avantageux d'effectuer le traitement biologique en premier lieu et de le faire suivre par les procédés de raffinage usuels comme la désacidification, le blanchiment et le vaporisage. 



   On obtient un effet très intense en ajoutant, lors de l'incuba- -tion , à l'émulsion des huiles et graisses à traiter , dans le cas où la fermentation est effectuée dans le sens exposé   ci-dessus ,   les agents de blan- -chiment usuels , de la terre de blanchiment , de la silice gélatineuse , du charbon actif ou des   mélanges   de ces produits . Il s'est également revélé avantageux d'envoyer au travers de l'émulsiontau cours de la fermentation, des gaz tels que de l'air , de l'acide carbonique ou d'autres gaz qui ne peuvent avoir aucune action nuisible sur les graisses . 



   En particulier , pour la fabrication de la margarine , le pro- -cédé produit une forte aromatisation des matières premières utilisées pour   @   la production d'un arome franc de beurre naturel . Pour ce but particulier, il y a avantage à traiter de la manière ci-dessus exposée , l'ensemble de la matière grasse avant le barattage et à débarrasser ensuite les quantités de graisse des produits d'échange   organique/ ,   par exemple par centrifugation ou par filtration , sans cependant laver les matières premières , comme il est exposé dans les exemples suivants . 



  EXEMPLE 1. 



   On met en émulson, en envoyant de   l'air ,   100   kg.   d'huile de baleine avec 100   kg.   d'une solution fermentescible de sucre à 3 % environ, ensemencée avec 5 kg. de levure sèche . Lorsque la fermentation est amorcée, 

 <Desc/Clms Page number 11> 

 -, on ajoute à   1,*émulsion   environ 2 kg. de sulfite de sodium neutre et en même temps , comme catalyseur pour   accélérer   les processus de réduction , envirob 500 gr. de ohlorure stanneux par exemple. 



   On maintient l'émulsion à une température d'environ   30  ,  pendant environ 6 heures ,en la faisant traverser par un violent courant d'air . On interrompt ensuite l'arrivée d'air,de sorte que la graisse peut se séparer de la solution de fermentation.Celle-ci est évacuée et l'huile ainsi raf- finée est lavée, neutralisée le cas échéant et filtrée. Le procédé peut être répété une ou plusieurs fois. 



  EXEMPLE 2. 



   On met en émulsion, à une température comprise entre 37 et 40 , en envoyant   @n   courant d'air, 100 kg d'huile d'arachide avec environ 50 litres d'eau additionnée de ferment de présure dans une proportion de ItIO.000. Après deyx heures, on interrompt l'arrivée d'air, l'asile se sépare de la solution de ferment, on évacue cette dernière et, par filtration ou centrifugation, on isole l'huile des albuminoldes séparés. 



  Après ce traitement préalable, l'huiles est à nouveau mise en   émitlsion   avec la même quantité d'une solution fermentescible de sucre(par exemple de sucre inverti) qui est ensemencée avec 5 kg d'une culture mixte de ba- cillas bulgaricus et de streptococcus   thermophils.   (On peut obtenir cette   culture en ensemençant 5 litres d'une solution de Raulin avec une culture   des deux organismes et en la faisant incuber à environ 42   ,jusqu'à   ce que l'acidité optimum soit atteinte.

   Il y a intérêt à neutraliser la culture avant de l'utiliser pour ensemencer le terrain de culture).Après cet ensemnè- cernent, on met le terrain de culture en émilsion avec l'huile, à une tem- pérature d'environ 42  en faisant passer un courant d'air.Après environ 6 heures, on interrompt le passage de l'air et on procède comme indiqué à l'exemple I. 



  EXEMPLE 3. 



   On passe au hachoir, de la manière ordinaire, 1.000 kg de suif brut non traité et on le place dans un récipient approprié avec environ 1.500 litres d'une solution à 3% de sucre inverti ensemencée avec environ 5 % d'une culture mixte de bacillus bulgaricus et de streptococcus thermophi- lus.La culture mixte précitée est développée par exemple dans une solution de Raulin, neutralisée lorsqu'elle a atteint une acidité qui corresponde à 

 <Desc/Clms Page number 12> 

 l'acidification optimum, et utilisée comme matière   d'ensemencement.Le   mélange précité de suif brut haché et de terrain de culture ensemencé est mélangé soas un courant d'air intense à une température qui correspond à la température d'incubation des micro-organismes.Après environ 6 à 8 heures,

   le tissu cellulaire est désagrégé à un point suffisant pour que la graisse puisse en être extraite. Le terrain de culture est ensuite évacué par un robinet de vidange inférieur. 



   On lave alors le produit à l'eau chaude, ce qui fait fondre le suif. Après la fusion, on évacue l'eau de lavage avec les cretons. Les cretons sont recueillis séparément. Il y a intérêt à favoriser la   clari-   fication du suif au-dessus de son point de fusion en versant un peu d'eau salée d'une manière en xoi connue.On obtient une nouvelle amélioration de qualité en répétant une ou plusieurs fois le processus de fermentation décrit ci-dessus après avoir séparé le tissu cellulaire désagrégé   (créions).   



   Cet exemple d'exécution peut être exécuté, comme exposé ci-dessus, avec utilisation de ferments non figurés. De même, on peut effectuer une combinaison des cultures bactériennes mentionnées en premier lieu avec des ferments non figurés. 



  EXEMPLE 4. 



   En remuant constamment, on met en émulsion de l'huile de soya. après déacidification éventuelle, avec le terrain de   cùlture   considéré qui contient les microbes ainsi que leurs substances nutritives, par exemple des levures et des hydrates de carbone fermentescibles, et on soumet l'émulsion à la température d'incubation   optimum.Comme   il est indi- qué ici, le procédé peut   étre   mis en pratique avec addition simultanée- le cas échéant en faible quantité- de terre de blanchiment, de silice gé- latineuse et de charbon actif. On peut également faite traverser l'émul- sion par certains gaz, par exemple par de l'air, pendant toute la durée de la fermentation. 



   Quand la fermentation est terminée, on sépare soigneusement l'huile ou la graisse du liquide de fermentation soit par centrifugation, soit par filtration, et on la soumet à   uavage   extrêmement court à l'eau chaude en ajoutant des agents de neutralisation à faible activité, tels que du bicarbonate de sodium ou de l'ammoniaque. Ce processus de fermenta- 

 <Desc/Clms Page number 13> 

 tion et de lavage est répété selon les besoins une ou plusieurs fois. 



    EXEMPLE 5.    



   Par un réchauffage effectué avec précaution, on liquéfie du suif de boeuf fondu, on y ajoute un liquide de fermentation contenant par exemple des ferments de l'acide lactique tels que le bacillus bulgaricus, le streptococcus thermophilus, le bacille de Delbrücki ou d'autres, on met le tout en émulsion en remuant et on fait incuber à la température optimum de fermentation, qui est par exemple de   4 2    pour le bacillus bulgari- cus. Dans ce cas, comme dans l'exemple précédent, le traitement par fer- mentation peut avoir lieu seul ou avec addition des agents de blanchiment précités, ou de charbon actif, et avec passage éventuel de gaz. 



   Après la fermentation, on procède comme indiqué ci-dessus, on sépare le liquide de fermentation de la graisse et on purifie celle-ci par lavage a   l'au   chaude et faiblement alcaline, Le processus peut être répété une ou plusieurs fois selon les besoins.

Claims (1)

  1. RESUME.
    I - Procédé d'amélioration des huiles et graisses végétales et animales et autres glycérides des acides gras par l'emploi de micro-organis- mes, ce procédé consistant essentiellement à mélanger intimement la ma- tière a améliorer avec un substratum étranger fermentescible qui est amené à une vive activité de fermentation à l'aide de micro-organismes, et a séparer la matière traitée des produits d'échange organique lorsque l'activit -té de fermentation a cessé.
    2 - Modes de réalisation du procédé spécifié sous 1 , présentant les particularités suivantes pouvant être prises séparément ou en combinai- son : a) on utilise stmultanément ou successivement comme micro-orga- nismes, des microbes susceptibles de faire fermenter le sucre, tels que des saccharomycètes(levures), ainsi que des agents de formation d'acides, par exemple les ferments de l'acide lactique comme le bacille de Delbrücki, le bacille de Leichmann, le bacillum bulgaricus, le streptococcus thermo- philus et d'autres agents engendrant des acides, comme par exemple les micron -bes qui produisent la formation d'acide propionique, d'acide butyrique et d'autres acides organiques; b) on ajoute au mélange à faire fermenter des substances en soi <Desc/Clms Page number 14> connues qui agissent sur le cours de la réaction;
    c) Par l'addition de mélanges-tampons, on règle l'acidité à un pH d'environ 4 à 7 ; d) o opère à des températures comprises entre 20 et 60 environ ; e) on ajoute à la solution en fermentation des activeurs, par exemple des chlorures comme le chlorure de sodium ; f) on ajoute en faibles quantités des catalyseurs, par exemple des métaux légers et des métaux lourds ou leurs sels et oxydes, par exemple de l'étain, du nickel, de l'oxyde de zinc, du carbonate de nickel, des sels de manganàse, du chlorure stanneux, du sulfite de sodium ou des mélanges de ces corps ; g) au lieu d'un sel activant, on ajoute deux sels qui, en réagis- sant l'un sur l'autre, produisent la formation de ce sel; h) on ajoute des sels nutritifs comme le sulfate de magnésium, le carbonate de potassium, le phosphate d'ammonium ou dee sels analogues ;
    i) avant, pendant ou après le traitement bactérien, on opère un traitement par une solution aqueuse de ferments non figurés tels que la présure, la pepsine, la papaïne, des diastases, etc j) comme terrains de culture étrangers, on utilise des hydrates de carbone fermentescibles ou des substrata spécifiques qui amènent les microbes à leur pleine activité, par exemple la solution de Raulin ou des bouillons et des infusions de matières animales ou végétales qui contien- nent toutes les substances nécessaires à la nutrition et à la croissance des microbes; k) on opère une oxydation douce en agitant, en insufflant de l'air ou en ajoutant avec précaution des oxydants tels que de l'eau oxygénée, des sels peroxygénés, etc 1) on utilise les bactéries anaérobies et on les oxyde doucement au cours de la fermentation;
    m) on mélange les produits bruts contenant de la graisse broyés ou hachés mécaniquement, par exemple du suif brut, avec des terrains de culture ensemencés par des bactéries anaérobies en soi, qui sont doucement oxydées pendent la fermentation ; <Desc/Clms Page number 15> n) avant, pendant ou après le traitement bactérien, on fait agir des ferments non figurés décomposant ou coagulant l'albumine, par exemple de la pepsine ou de la présure ; o) on fait agir les ferments non figurés en produisant une arrivée d'air ; p) avant, pendant ou après le traitement bactérien, on effectue des estérifications par voie biologique; q) on combine le traitement bactérien avec les procédés de raffinage usuels, par exemple avec le blanchiment et le vaporisage ordi- naires;
    r) avant, pendant eu après le traitement bactérien, on ajoute de la terre de blanchiment, de la silice gélatineuse, du charbon actif ou des mélanges de ces substances ; s) on envoie des gaz non nuisibles, par exemple de l'air ; t) on soumet.la matière grasse au traitement bactériologique avant le barattage et on débarrasse ensuite la matière traitée des produits d'échange organique par centrifugation ou par filtration ; u) on lave à l'eau chaude, une ou plusieurs fois, la matière traitée séparée des produits d'échange organique, avec addition éventuelle d'agents de neutralisation faiblement actifs, par exemple de bicarbonate de sodium ou d'ammoniaque.
BE412052D BE412052A (fr)

Publications (1)

Publication Number Publication Date
BE412052A true BE412052A (fr)

Family

ID=75882

Family Applications (1)

Application Number Title Priority Date Filing Date
BE412052D BE412052A (fr)

Country Status (1)

Country Link
BE (1) BE412052A (fr)

Similar Documents

Publication Publication Date Title
EP0720974A1 (fr) Complexes bactériens et leurs applications au traitement des résidus d&#39;origine biologique
JPS6296091A (ja) 果汁製品の乳酸発酵法
CN102041211A (zh) 歧化酶枇杷酒的生产方法
US2172531A (en) Fermentation process for improving
KR101039381B1 (ko) 스피루리나(Spirulina)를 이용한 술 및 그의 제조방법
JP2002537770A (ja) フレーバー/芳香材料およびそれらの製造
BE412052A (fr)
FR2573748A1 (fr) Procede pour le traitement enzymatique de substances organiques et biomasse
EP0582050B1 (fr) Procédé de préparation d&#39;un agent aromatisant
CN115873743B (zh) 一株高产尿囊素的发酵粘液乳杆菌及其应用
KR100889608B1 (ko) 성게를 주 원료로 한 천연비료의 제조방법
KR100210878B1 (ko) 글루콘산 발효음료의 제조방법
DE4442162C1 (de) Fermentatives Verfahren zur Herstellung von Butteraroma und dessen Verwendung in Nahrungsmitteln
CN113061512A (zh) 一种多菌种复合发酵蜂蜜醋的方法
WO2000056912A1 (fr) Procede de traitement de dechets organiques
JPH0236320B2 (ja) Haisuishorihoho
LU82804A1 (fr) Procede de production d&#39;acide 2,5-dicetogluconique
AISSANI Biochemical Engineering and Industrial Microbiology
BE361112A (fr)
CH197290A (de) Verfahren zur Herstellung von veredelten, nicht zur Ernährung von Menschen und Tieren bestimmten pflanzlichen und tierischen Ölen und Fetten und anderen Glyzeriden der Fettsäuren.
CH217758A (de) Verfahren zur Herstellung von Margarine.
BE398483A (fr)
FR2611117A1 (fr) Additif alimentaire obtenu a partir de graines, pratiquement depourvu de microorganismes parasites, sa fabrication et son utilisation
FR3150931A1 (fr) Procédé de transformation de biodéchets et sous-produits issus de l’industrie agroalimentaire en biosolutions
BE556855A (fr)