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"Machine battre loour la fabrication du chocolat et similaires"
Les machines à battre , pour le moulage de la pâte de chocolat et de fonctions similaires, consistent généralement en un plateau auquel on donne un mouvement oscillatoire rapide , dans le but d'éviter que la dite pâte ne reste coller aux moules. Le mouvement oscillatoire en question s'obtient par des moyens exclusivement mécaniques, plus ou moins compliqués, bahés par exemple sur des mécanismes à oliquet, le résultat étant toujours des machines extraordinairement bruyantes qui obligent les propriétaires à proté -ger leur ouïe et à isoler acoustiquement leur salle de machines.
Celle pour laquelle on prend ce brevet est plus silencieuse et réalise en même temps un travail parfait.
La machine en question se caractérise par le fait que le dit mouvement du plateau ou table de travail, s'obtient en rendant ae plateau solidaire d'une pièce de fer ou d'acier, ou d'une bobine
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de self qui est soumise à l'action d'un champ magnétique variable, de telle sorte que la dite pièce de fer ou d'acier, ou bien la bobine , - et par conséquent le plateau, - est alternativement attirée et repoussée soit que oette répulsion soit l'effet du ehamp magnétique lui-même , ou bien de l'action de ressorts convenablement places. Il est possible aussi de combiner l'ensemble de façon à ce que la répulsion soit magnétique et l'attraction mécanique ou magnétique, selon la disposition spéciale particulière à chaque cas.
Pour une plus grande clarté et précision dans les idées, nous allons exposer un cas concret d'exécution de la machine représentée sur les dessins ci-joints, qui ne doivent cependant être pris qu'à titre d'exemple , et, ensuite , quelques variantes d'ordre secondaire qui peuvent être introduites dans cette machine .
Nous nous rapporterons tout d'abord au dessin de la ügare 2. qui représente un schéma démonstratif de la relation entre les divers éléments primordiaux de la machine ; 1 représente le plateau mob ile de travail, en bois par exemple , fixé à une pièce de fer 2 et repoussé vers le haut par les ressorts 3; 4 est une bobine qui doit fonctionner à faible voltage et fort ampérage, dans laquelle passe incidemment le courant électrique provenant d'un générateur de courant continu G ; 5 est un interrupteur servant à mettre la machine en service , et 6 un autre interrupteur, celui-ci automatique , composé par exemple des pièces 7, 8 et 9, - 7 et 9 étant des bornes fixes, et 8 un contact mobile solidaire du plateau 1; 10 est un condensateur servant à absorber l'extracourant de rupture qui provoquerait une étincelle à l'interrupteur 6.
Cet interrupteur est prévu de façon à fermer le circuit lorsque la table se trouve dans sa position la plus haute (ressorts en position normale) et à l'ouvrir quand elle se trouve à la plus basse (ressorts forcés).
On déduit immédiatement du schéma le fonctionnement de la
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machine :: l'interrupteur 5 étant fermé à la main, il faut que ,
6 fermant aussi le circuit, le courant passe par la bobine 4 ; il Se orée alors un champ magnétique qui attire la pièce de fer
2 et, par conséquent, le plateau 1 descend; mais lorsque celui- ci descend, le contact 8 suit le même mouvement et le circuit s'ouvre en 6; le courant cessant de passer dans la bobine 4 et, par conséquent, son ohamp magnétique cessant, le plateau 1 et la pièce a sont lancés vers le haut par les ressorts 3, le cycle recommençant alors. L'extra-courant produit dans la self 4 est absorbé par le condensateur 10 (qui se décharge immédiatement après dans le circuit 10- 11- G- 4 - 12) en évitant ainsi la production d'étincelles en 6.
D'accord avec ae schéma , la machine peut être construite comme @ elle est représentée sur la figure 1, sur laquelle les numéros de référence conservent le même sens et où l'on a des- siné des éléments complémentaires, l'armature 13-14 contenant la bobine enroulée sur le cylindre en laiton 16 et les bancs 17-18.
L'interrupteur 6 se détache bien clairement et, ci-dessous, nous en ferons une description sommaire . les ressorts 3 se détail- lent aussi de leur côté , au moyen de la coupe conventionnelle et l'on voit leur montage sur les tiges 15 fixées au plateau 1, les ressorts étant supportés par les bottiers 36 fixés à la pièce 14 du banc; les petits ressorts 37 servent à amortir la montée . l'automatisme de l'interrupteur s'obtient très facilement; il se compose du levier 19 en matière isolante , articulé en 20 et rappelé par le ressort 21, articulation et tendeur étant fixés à la pièce 22 unie au plateau 1; étant métallique ,aelle- ai - 22 constitue une borne pour l'entrée ou la sortie du courant 7 ; l'autre sortie ou entrée 9 est unie à la petite pièce métallique 25 du levier 19;
il se compose en plus d'un autre levier métallique articulé en 27 sur la pièce 22; le dit levier
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26 finit d'un côté par les disques isolants 28 et 29 et de l'autre côté par le rouleau 30. En plus, une pièce 31 qui forme les bras 32 et 33 est fixée au banc de la machine .
Sur chaque bras 32 et 33 il y a une vis 34 et 35 avec écrou de sûreté qui constitue les butées contre lesquelles les vis 28 et 29 viennent choquer alternativement lors de la mntée et de la descente du levier 26 et du plateau 1; le dit levier 26 étant actionné , en conséquence , le circuit de la bobine 4 est ouvert ou fermé .
On inclut dans la machine décrite,- à part les détails de pure construction, que nous pouvons supposer à priori comme pouvant se construire selon un nombre infini de variantes, - les modifications d'autres points qui en réalité n'ont, eux aussi , qu'un caractère accessoire. Il en est ainsi , par exemple, du nombre de ressorts qui n'obéit, cela va sans dire, à aucune règle fixe , bien qu'il soit préférable d'en placer quatre; il en va de même pour le nombre de bobines; on peut en employer une seule , ce qui semble le plus indiquer, ou plusieurs, les effets partiels s'additionnant; on peut en dire autant sur leur emplacement respectif.
On peut aussi remplacer par exemple l'interrupteur automatique décrit par tout autre remplissant le môme but ; ainsi un interrupteur rotatif 38 (schéma-figure 3) actionné par un petit moteur ou une poulie, et qui , de la même façon ouvrirait et fermerait le circuit de la bobine 4 et cela successivement et alternativement remplirait le même rôle ; on peut aussi remplacer le condensateur 10 par une résistance 39, quoi que cela suppose un mauvais rendement.
Finalement,on peut aussi modifier le schéma électrique de façon à pouvoir supprimer le condensateur 10 ou l'interrupteur ou même les ressorts de la plaque mobile, 0'est de ces modifications que nous parlerons maintenant.
Sur le schéma représenté par la figure 4 on superpose à la
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bobine 4, par où. passe le courant du générateur de continu G, une autre bobine 40, ayant les mêmes résistances d'induction et ohmique que la bobine 4, mais enroulée en sens contraire à celui de la self 4, et dans laquelle on fait passer constamment le oourant provenant du même générateur G.
On a ainsi deux bobi -nes produisant 2 champs magnétiques égaux et contraires qui se neutralisent et annulent définitivement le champ magnétique résultant; mais, comme dans la bobine 4 le courant ne passe pas continuellement, mais uniquement lorsque l'interrupteur 6 est fermé , son champ de force apparaît et disparaît successivement et en se superposant à celui de la bobine 40 qui est constant, il en résulte respectivement un champ magnétique nul ou en pleine intensité; il n'y a pas de destruction de ljgne de force et l'étincelle ne se produira pas en 6; on peut, en conséquence, supprimer le condensateur.
Sur le schéma de la figure 5,en plus de la bobine 4 par où. passe le courant continu , une autre bobine 41 est Superposée, ayant des résistances ohmiques et selfiques identiques à celles de 4; on alimente cette deuxième self par du courant alternatif (et non par du continu comme dans la bobine 4);
il en résulte que le champ magnétique produit par cette bobine variera , s'ad -ditionnant et se retranchant alternativement a celui produit par la bobine 4, de sorte que , en combinaison avec les ressorts 3, il attirera ou repoussera la pièce 8 solidaire du plateau 1, et cela successivement et alternativement. la fréquence, basse de sept cents périodes par minute par exemple , du oourant al- ternatif, déterminera le nombre d'oscillations de la table 1.
Le même schéma de la figure 5, mais en supposant la bobine 41 mobile ,et non plus fixe comme antérieurement, et rendue solidaire du plateau 1, formant corps avec lui, Remettra la suppression des ressorts 3 par suite du changement constant de polarité du champ magnétique produit par 41, ae qui fera que la
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dite bobine 41- et le plateau 1 avec elle - sera attirée et repoussée successivement et alternativement par le champ constant produit par la bobine 4 (voir schéma représenté sur la figure 6).
On peut aussi supprimer les ressorts 3 si on remplace la prèce 2, qui est fixée au plateau 1, par un anneau ou un tube cylindrique remplissant le rôle d'une spire unique de grande section en court-circuit; en alimentant alors la bobine 4 avec du courant alternatif et non du continu , l'anneau, métallique sera repoussé lorsque le courant passera et il retombera par son propre poids aux instants pendant lesquels le courant sera nul.
Le but de cette invent ion, ainsi que quelques moyens conorets de la réaliser étant suffisamment décrits, il ne reste plus qu'à répéter encore une fois que , en plus des variantes déjà indiquées, l'on pourra y introduire toutes celles que l'on jugerait nécessaires et qui n'arriveraient pas à en modifier l'essence .
REVENDICATIONS.
1. Une machine à battre utilisée dans le moulage de la pâte de chocolat et pour des fonctions similaires, et pour laquelle le mouvement oscillatoire de la table ou plateau de travail s'obtient en rendant la dite table ou plateau solidaire d'une pièce de fer ou d'acier, ou encore d'une bobine soumise à l'action d'un champ magnétique variable , de sorte que la pièce de fer ou d'acier ou la bobine - si c'est elle qui est employée-, et par conséquent le plateau , est attirée ou repoussée successivement et alternativement, soit que ces deux actions, - attrac- tion et répulsion - soient dues exclusivement à une cause magnétique ou proviennent de la combinaison de cette force magnétique avec une force mécanique auxiliaire .
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.