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PROCEDE POUR DECELER ET ENLEVER LES FIBRES VEGETALES BES FIBRES ANIMALES
La présente invention a pour objet-un procédé pour déceler la présence de coton, jute, chanvre, fibres de corderie et autres matières fibreuses végétales dans la laine ou autres fibres animales pendant les traitements préparatoires de ces fibres en vue de leur utilisation pour la fabrication de filés ou peignés de laine et analogues. Ce procédé peut aussi être utilisé pour déceler la présence de telles impuretés dans les tissus finis ou dans les fibres récupérées (fils ou tissus de shoddy)o
En général-la laine provenant de la tonte d'un mouton est
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rassemblée à l'aide de ficelle on corde faite de coton, jute ou chanvre.
Ces paquets sont alors emballés dans dés sacs de toile grossière et envoyés à un marchand de laine qui les trie, ci est- à-dire répartit en lots les paquets de mêmes caractéristiques. sans les ouvrir, Pendant les opérations de fabrication des paquets, de mise de ceux-ci en sacs et d'ouverture des sacs, des morceaux ou fibres de jute, chanvre, sisal ou coton se détachent des cordes ou des fils de couture des sacs et se prennent dans la laine avec laquelle ils se trouvent ensuite intimement mélangés quand elle est classée par lrouvrier qui coupe la corde de chaque paquet et répar- tit la laine en divers choix suivant les longueurs, les diamètres et la coloration.
La laine triée est ordinairement à nouveau emballée et envoyée à une usine de filature ou peignage ou à une installation de dégraissage, oà elle est traitée par une lessive renfermant du savon ou des produits chimiques, puis ensuite passée dans des séchoirs..
Après quoi la laine lavée est cardée et ensuite transformée en laine filée ou peignée, et les fils sont finalement tissés en tissus ou tricotés, comme désiré.
Pour éviter des répétitions, les débris de ficelle, de corde et autres impuretés végétales précitées, seront ci-après appelés "brins".
Jusqu'iei, après l'opération du dégraissage et avant le cardage quelques uns des brins les plus gros emmêlés avec la laine ont été enlevés par des ouvriers qui se tiennent sur les côtés du transporteur à laine et s'efforcent de choisir les gros brins qutils peuvent apercevoir dans la laine qui passe devant eux. Mais comme les brins ont un aspect semblable à. celui de la laine, beaucoup de brins étant en outre de petites dimensions, ces ouvriers ne peuvent enlever que les plus gros morceaux, les plus petits restant dans la
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laine.
Quand celle-ci est ensuite oardée ou peignée, les petits brins sont désintégrés et transformés en fines mèches qui sont intimement et inséparablement mélangées aux fibres de laine et restent prises avec celles-ci quand on les transforme en filés et en peignés, puis en drap ou autre produit manufacturé à laide des fils de laine.
Lorsqu'on introduit dans un bain de oolorant pour laine, des laines manufacturées ou non, qui renferment des brins pu des mèohes de brins, ces impuretés ne prennent pas la teinture pour laine et apparaissent ensuite sous forme de défauts dans le tissu fini, puisqu'ainsi les mèches de brins ne prennent pas les colorants employés pour la laine, on doit, dans la fabrication des tissus de laine fins, soumettre le tissu fini à un examen minutieux, Les ouvriers qui en sont chargés enlèvent si'possible à la main, en les arrachant au moyen de petites pinces, les mèches qu'ils parviennent à déceler, au bien ils les colorent avec un crayon de couleur. Parfois on passe le tissu dans un bain de colorant pour fibres végétales qui colore les fibres provenant des brins dans le même ton et avec la même intensité que la coloration des fibres de. laine.
En certains cas il faut soumettre le tissu fini à un traitement de carbonisation pour détruire les brins, Ces opérations d'enlèvement ou de teinture des mèches de brins dans le tissu fini, ou de carbonisation de ce dernier, constituent des sources de frais importants dans la fabrication des filés ou peignés de laine.
Le procédé suivant la présente invention facilite l'enlèvement des brins de la laine, de préférence avant l'opération de teinture, et il évite, ou réduit dans une large mesure, l'obliga- tion d'arracher ensuite les mèches à la main dans le tissu fini, de les crayonner, de traiter le tissu par un colorant végétal, ou
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de le soumettre à la carbonisation.
Suivant oe procédé, la laine souillée de 'brins est soumise à Inaction d'une solution d'une substance ou- composé chimique susceptible de rendre les brins lumineux ou fluorescents quand la laine est exposée à une certaine lumière artificielle, comme exposé ci-après; étant expliqué qu'en réalité les termes lumineux ou. fluorescents ne signifient pas que les brins ou les fibres qui en proviennent émettent de la lumière,
On emploie de préférence une substance chimique ayant un fort pouvoir de réflexion ou transmission et, avantageusement, un haut pouvoir fluorescent, On observe alors la coloration ou les différences survenant entre les fibres lorsqu'elles reçoivent une lumière d'une couleur créant des contrastes nets, telle qu'une lumière violette.
L'intensité du contraste de coloration et de fluorescence paraît à l'heure actuelle dépendre de la sensibilité photographique orthochromatique de l'agent générateur de lumière, Par exemple, une source de lumière presque ultra-violette, ayant une longueur d'onde d'environ 3.550 donne une fluorescence intense et un fort contraste de coloration quand on emploie comme produit chimique de la primuline Mais d'autres produits chimiques peuvent être plus efficaces avec des lumières de longueur d'onde différente.
Dans la forme préférée du procédé suivant la présente invention, la laine renfermant des brins est soumise (de préférence pendant son lessivage) à Inaction d'un bain renfermant une solution de Primuline, colorant du genre thiazol, renfermant surtout un composé de formule empirique c21 H14 N3 C3 S3 Na mélangé à un oomposé de formule empirique C28 H17 N4 C3 S4 Na; ce colorant est répertorié sous le N 812 dans ltIndex des colorants publié par la British Society of Dyers and Colorists. On peut aussi employer le
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jaune Titan G, oonnu sous le nom de Mimosa Z, colorant du genre thiazol constitué par un composé de formule empirique C28 H19 N5 O6S4 Na2;
ce colorant est répertorié sous le N 813 dans l'index précité. On peut encore utiliser la Thioflavine S, sel de sodium de l'acide sulfunique à base de Primuline méthylée. et répertorié sous le N 816 de ltIndex ci-dessus. on peut enfin employer également tout composé chimique renfermant de la primuline, ou son équivalent, en guise de produit ayant la propriété de donner naissance à une fluorescence ou luminosité sous l'action de certains rayons lumineux, et susceptible de provoquer l'effet désiré sur les brins, lorsqu'il est dissous dans l'eau ou autre solvant approprié.
La substance chimique choisie est absorbée ou adsorbée de sa solution par les brins de telle sorte qu'ensuite, lorsque ceux-ci seront exposés à la lumière artificielle appropriée, comme exposé plus loin, ils seront immédiatement distingués à l'oeil de la laine ou autres fibres animales qui n'aura pas ou presque pas absorbé ou adsorbé la substance,
La primuline, le Mimosa Z, la Thioflavine S se dissolvent de façon satisfaisante dans l'eau, dans l'eau savonneuse, dans i'eau chargée d'alcali, dans l'eau chargée de savon et d'alcali, sans que cela modifie en rien leur propriété de provoquer une fluorescence ou luminosité des brins, comme exposé ci-dessus.
Après avoir été soumise à Inaction du bain précité, la laine (soit encore humide, soit après séchage, soit même après les opérations subséquentes) est exposée à une lumière artificielle sous laquelle les brins et fibres végétales apparaissent lumineux et nettement différents de la laine ou autres fibres animales,,
Durant cette exposition, on peut déceler immédiatement les brins et les enlever de la laine. Les radiations presque ultraviolette émises par un tube à vapeur de mercure au nickel-cobalt
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paraissent les plus convenables.
La lumière de la vapeur de mercure une longueur d'onde d'environ 3,750 La longueur d'onde de la lampe à vapeur de mercure au nickel-cobalt est d'environ 3.550 A. Une telle lumière, presque ultra-violette, détermine une luminosité apparente intense des brins dans une chambre noire. Il est préférable d'exposer la laine à la lumière en question dans une chambre noire ou à peu près noire, car cela permet l'examen à plus grande distance de la source de lumière et dans ces conditions les brins et leurs mèches ou fibres apparaissent lumineux et fluo- resoents et se distinguent aisément de la laine.
Il convient que la quantité de substance chimique utilisée soit insuffisante pour affecter la teinture subséquente de la laine; il faut aussi que le produit, compte tenu de la quantité qu'on en emploie, ne gêne pas les traitements de teinture habituel dans la fabrication. D'une façon générale, on pourra trouver des substances appropriées dans le groupe des colorants directs pour coton, en choisissant ceux qui ne sont pas ou presque pas absorbée par la laine et qui ont la propriété de paraître lumineux ou fluorescent sous un éclairage déterminé
On peut ajouter la substance à l'eau ou à la solution dans l'une des cuves ou barques employées pour le dégraissage de la laine, de telle sorte que la laine souillée d'impuretés est soumise à l'action du produit pendant le dégraissage,
grâce à quoi il n'y a aucune perte de temps, la solution étant appliquée en même temps que se fait cette opération. De préférence on ajoutera la substance dans la cuve de rinçage, dans laquelle la laine est en général immergée pendant environ trois minutes. On peut appliquer le produit d'une façon plus rapide en trempant simplement la laine dans une solution de celui-ci, car il agit presque instantanément sur les brins. Le présent procédé n'est d'ailleurs limité à 'au-
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oun mode particulier d'application du produit.
Après ce traitement, la laine est de préférence exposée à la lumière artificielle pendant son transport du séchoir à la carde ou peigneuse alors que les brins n'ont pas été déchirés et réduits en simples mèohes et peuvent ainsi être plus rapidement décèles et plus aisément enlevés; si au oontraire on laisse les brins passer dans la oarde ou peigneuse avec la laine, ils sont transformés en mèohes ou fibres qui s'entremêlent et se mélangent profondément avec la laine et cela entraîne des frais et du temps pour l'arraohage à la main, la coloration au crayon, la teinture supplémentaire ou la carbonisation, comme exposé plus haut.
Les fibres provenant des brins peuvent aisément être déce= Ides dans la laine traitée par le présent procédé, morne après qu'elle ait été cardée ou peignée ou transformée en fils ou tissus, mais comme susexposé, il est plus difficile et plus coûteux d'enlever les fibres de brins du fil ou tissu finis que d'enle- ver les brins eux-mêmes avant la fabrication des fils.
Le traitement de la laine de la façon ci-dessus décrite ne détériore pas les fibres de la laine et ne les décolore pas de façon appréciable. Il n'est pas nécessaire que la laine soit ex- posée aux radiations lumineuses à l'état humide; on peut l'exposer soit à l'état humide,telle qu'elle provient des cuves de dégraissage, soit à l'état seo, telle qu'elle sort du séchoir. Ce dernier mode opératoire est préférable car elle est alors ouverte et duveteuse et elle est plus aisément manipulée et examinée.
On peut employer en pratique une solution de 9,1 g, de primuline pour 100 litres d'eau à 40 - 45 C La proportion du produit peut varier. On a utilisé, par exemple, des solutions renfermant par 100 litres d'eau depuis 0,85 g. jusqu'à 20,5 g. de
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Primuline, Les essais ont démontré que la dose de 20,5 g. de Primuline par 100 litres d'eau n'a pas d'effet nuisible sur la teinture subséquente de la laine.
Quand on utilise la Primuline, la température est préférablement tenue entre 15 C et 60 c, mais l'invention n'est pas limitée à une telle température. On peut employer la primuline dans un bain d'eau. claire ou on peut l'ajouter aux bains de dégraissage renfermant le savon, l'alcali ou autre substance détersive utilisée,
L'invention n'est pas limitée aux produits chimiques spé- oifiquement indiqués, non plus qu'aux proportions ou à la température citées, mais il est essentiel que la substance employée rende les fibres végétales nettement distinctes à l'oeil de la laine ou autres fibres animales , quand on lea soumet à la lumière appropriée.
Le procédé peut être mis en oeuvre avec des laines brutes ou manufacturées. La qualité et la quantité de la substance chimique employée peuvent aussi varier suivant la nature de la matière végétale. On a pu avec succès utiliser dans le bain des proportions de substance s'abaissant jusque un millième par rapport au poids de laine traitée.
La substance chimique absorbée par les fibres végétales est quelque peu soluble lorsqu'on la met à nouveau en milieu humide, mais si le traitement a été convenable, il en reste assez morne après que la laine a été filée, tissée et foulée à la fouleuse.
Si on le désire, les ouvriers qui inspectent la laine ou le tiaszc peuvent porter des lunettes avec des verres ne laissant passer que les radiations lumineuses réfléchies par les fibres végétales, de telle sorte que lea radiations ultra-violettes ne peuvent atteindre l'oeil. L'emploi de ces lunettes réduit la
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fatigue des yeux et augmente l'intensité lumineuse apparente des brins et fibres de brins.
Il a été exposé ci-dessus que la solution de substance chimique était absorbée ou adsorbée par les brins. Mais en certains cas il peut y avoir, dans une plus ou moins grande mesure, combinaison chimique entre la substance et la matière constituant les brins. Il doit donc être entendu que les termes absorption et adsorption englobent toute réaction physique ou chimique affectant les brins en suite du traitement par la solution suivant l'invention.
Enfin, et comme il va de soi, l'invention vise non seulement le procédé suaexposé, mais encore, et cela à titre de produits industriels nouveaux, les laines ou autres fibres animales traitées par ledit procède, les filés ou peignes tirés de telles laines ou autres, et les tissus, draps, tricots manufacturés à partir desdits filés ou peignés.
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