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procédé pour la fabrication de bourres, notamment pour cartou - @ che s à plomb. La présente invention se rapporte à un procédé relatif à la fabrication de tampons ou bourresnotamment pour les cartou ches à plomb, on sait que dans ces cartouches, d.ont les douilles sont de métal ou de carton, est logée la charge (substances ex - plosives) destinée: à chasser le projectile, la chevrotine ou un corps lumineux au travers du canon. Entre la substance explosive et le projectile ou le ou les corps à projeter doit être placé un moyen élastique fermant hermétiquement la chambre qui renferme la substance explosive de sorte qu'à l'explosion il n'y ait au cune perte de gaz.
C'est donc pour cette raison que ce moyen intermédiaire doit accuser une élasticité suffisante dans tous les sens, vu qu'il doit servir de tampon élastique entre la char ge de chevrotine et une chambre renfermant des gaz fortement com primés. D'autre part, le tampon doit également être élastique dans le sens radial pour retenir les gaz fortement comprimés,
Telles sont les caractéristiques essentielles que doit
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présenter un tel organe assurant et 1 etanchei te et la trans .. mission de la pression.
Les tampons ou bourres qu'on employait généralement jusqu' à présent, étaient de feutre de poils, ces tampons étant obtenus par découpage dans des feuilles de feutre ; celles-ci présentent l'inconvénient que leur épaisseur n'est nullement régulière ; il en est de même de la densité qui accuse également de fortes va.. riations. Ces irrégularités constituent, tant au point de vue balistique que quant à la fabrication même, de grands inconvé - nients qui, d'après la présente invention, sont complètement éli- minée,- En outre, le nouveau procédé de fabrication de tampons présente l'avantage qu'il ne faut plus fabriquer et traiter le feutre de poils, fabrication désagréable et quelquefois meme nuisible à la santé.
On avait également essayé de fabriquer ces tampons au moyen d'une pâte de fibres très compacte que l'on soumettait, pour en chasser toute l'humidité, à une forte près - sion d'ordre mécanique ; ensuite, les tampons devaient être séchés soigneusement. Toutefois, les tampons obtenus par ce procédé s'avéraient trop durs, trop peu élastiques. Ainsi donc, dans la pratique, ils étaient pour ainsi dire inutilisables, de meme que les tampons en carton qui, peu couteux, se trouvent encore par-ci par-là dans le commerce.
Des essais minutieux ont démontré que les fibres consti - tuent une matière première permettant d'obtenir un produit par - fait au point de vue de la qualité, à la condition d'injecter, par voie hydraulique, la dite pate fibreuse de faible concentra- tion dans des moules à parois perméables, cribleuses, ou bien de faire le vide dans ces moules et d'introduire dans ceux-ci la pâte fibreuses fortement diluée, au moyen de la pression atmos - phérique. quant à ce système, on peut doser exactement la quan - tité de pâte fibreuse, de concentration appropriée, entrant dans le moule, ou bien , on peut interrompre temporairement l'arrivée de pate.
Les fibres restant dans les formes sont maintenant dé -
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barrassées tout à fait de l'eau et de l'humidité qu'elles renferment ; pour ce faire, on utilise un courant d'air comprimé ayant une température d'environ 200 à 300 qui, en se précipitant sur le fibres s ou en le pénétrant, en chasse toute l'humidité.
En somme, on applique ici le même procédé connu que celui pour la fabrication de cartons, procédé d'après lequel on fabri- quait, jusqu'à présent, exclusivement descorps creux à paroi de faible épaisseur. Dans ce genre de corps creux, l'élasticité de la paroi comme telle ne joue aucun rôle ; ainsi donc, on ne la vi se même pas, et si l'on utilise ce procédé pour la fabrication de corps creux, c'est uniquement pour de raisons d'ordre économique. Si, par contre, d'aprèsle même procédé, l'on fabrique des corps massifs, à paroi épai sse, comme par exemple des bourres ou tampons pour cartouches, on obtient une élasticité à laquelle on ne s'attendait pas tout d'abord, mais qui, dans notre cas, est de la plus grande importance pour la qualité du tampon.
Ceci fait, le tampon est expulsé du moule par un moyen mécanique approprié et présente maintenant touteles qualités que doitavoir un tel organe étanche, et ce notamment en ce qui concerne la régularité absolue de structure et d'épaisseur in dispensable dans lesdifférentes phases de travail d'une fabrication en série. Par la suite, on imprègne l'une de surfaces s du tampon au moyen de paraffine, suif ou d'autre matières s simil ai- res; letampon est alorsprêt et peut être utilisé ; il convient notamment aux cartoucheà pl omb.
Il va de soi que letampon peut avoir n'importe quelle conformation appropriée ; par exemple il pourrait être constitué comme corps creux ou être massif. On pourrait également produire, d'après le même procédé, une feuille en matière fibreuse et découper de celle-ci les tampons.
Le dessin annexé représente quel queexemplesd'exécution de tels tampons, ainsi qu'une cartouche, en coupe longitudinale, munie du nouveau tampon.
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a désigne la douille de la cartouche, généralement de carton, dont le rebords b servent à maintenir le disque-couvercle de la cartouche. Le tampon d sépare la substance explosive c de la chevrotine e. En ce qui concerne les s fig. 2 à 5, on y voit plusieurs formesde réalisation de tampon déjà connuesen soi ; d'ailleurs il existe encore d'autres formesd'exécution généralement connue s.
Il est bien entendu que les tampons, objet de la présente invention, peuvent être fait s de pâte de boi mécanique ou de cellulose, avec ou sans liants (résines, matières agglutinantes).
On conçoit que cestamponsde pâte de cellulose peuvent avivant leur densité être fabriqués de sorte à avoir exactement le degré d'élasticité désiré, suivant le genre de cartouches ou de chevrotine, dragée etc. Il est donc possible de fabriquer destampons ayant tous le même degré d'élasticité, cette uniformité étant de la plus haute importance d'ordre balistique, car les cartouches présenteront, lorss du tir, exactement lesmême s caractéristiques.
Le nouveau procédé e st trè s économique, le s matière s premières étant peu coûtéuses; en outre, il n'y a pasde déchets pendant la fabrication, les restants de pâte pouvant être utili- sésà nouveau..
Le nouveau tampon accuse donc plu sieur s avantagess non seulement quant à la fabrication, mais encore en ce qui concerne les résultats d'ordre balistique.
REVENDICATIONS.
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