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" Dispositif d'actionnement des essuie-glaces pour automobiles
L'invention se rapporte aux mécanismes actionnés par du fluide sous pression et,plus particulièrement à l'ap- plication de ces mécanismes à la commande des essuie-glaces des automobiles quoique ces mécanismes puissent être uti- lisés pour diverses autres applications, par exemple des dispositifs de contact, de signalisation et d'arrêt.
On connaît déjà des essuie-glaces actionnés par un
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mécanisme à fluide sous pression comprenant un double pis- ton. Les particularités principales de l'invention oonsis- tent en ce que : en premier lieu, le mode de construction du mécanisme assure un changement de sens correct de la course du piston à ses positions extrêmes; en deuxième lieu, le mécanisme actionné par fluide sous pression n'occasionne qu'une faible perte d'air; en troisième lieu, la construc- tion du mécanisme actionné par du fluide sous pression est simplifiée.
Le mécanisme de l'invention comprend un double piston différentiel monté dans un cylindre étagé. Le petit piston est constamment soumis, pendant le fonctionnement, à la pres- sion du fluide qui lui est admis, tandis que l'admission du fluide sous pression au grand piston est commandée par un piston-valve chargé par un ressort. Ce piston-valve est at- taqué par le grand piston et juste avant que ce dernier ar- rive en haut de sa course, le piston-valve découvre un ori- fice par lequel le fluide sous pression est admis sur le grand piston.
Lorsque l'orifice a été découvert, le piston- valve et le grand piston restent soumis à la pression du fluide admis jusqu'à ce que le grand piston atteigne ou soit près d'atteindre le bas de sa course et, à ce moment,le grand piston découvre un orifice par lequel le fluide sous pression de la chambre comprise entre le grand piston et ce piston- valve est mis en communication avec l'atmosphère.
Le conduit d'échappement peut communiquer, si on le désire, direotement avec l'atmosphère, mais il y communique préférablement d'une manière indirecte par le côté du pis- ton-valve opposé à celui du grand piston et,dans ce cas 1' échappement se fait par un clapet dont le siège est formé sur le piston-valve. Cette disposition présente l'avantage que le piston-valve est ramené dès que le piston différentiel
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a atteint sa position extrême sans qu'une chute appréciable de pression se produise dans la chambre comprise entre le piston-valve et le grand piston. En conséquence, il ne se produira pas un arrêt inutile lors du changement de sens du mouvement de l'essuie-glace ou autre organe actionné par le mécanisme de l'invention.
Suivant une autre particularité de l'invention, un se- cond clapet est prévu pour mettre à l'échappement la chambre comprise entre le piston-valve et le grand piston. Ce second clapet comprend une ouverture entourée d'un siège et prati- quée dans le piston-valve, alors que le grand piston compor- te un bossage d'obturation; ce dispositif est combiné pour que le second olapet reste ouvert pour mettre à l'échappe- ment l'espace compris entre le piston-valve et le grand pis- ton,jusqu'à ce que ce dernier attaque le piston-valve.
Pour bien faire comprendre l'invention, on va la dé- crire,à titre d'exemple en montrant comment elle s'applique à un mécanisme à fluide sous pression pour actionner l'es- suie-glace d'une automobile et en se référant au dessin an- nexé représentant une coupe longitudinale du mécanisme.
L'axe 2 du bras de l'essuie-glace est monté dans un boîtier cylindrique en trois parties 1, 1', 1" qui sont con- venablement assemblées. L'axe 2 porte un bras 3 terminé en fourchette dans laquelle est engagé un doigt 4 dont le mou- vement de va-et-vient fait osciller l'axe 2 en avant et en arrière. Le doigt 4 est porté par la tige 5 d'un double pis- ton différentiel 6, 7 qui se déplace dans le cylindre, le diamètre du piston 7 est plus petit que celui du piston 6.
La chambre 8 au-dessous du petit piston 7 est en communica- tion permanente avec un raccord 9 pour l'admission du fluide sous pression. Le conduit qui fait communiquer le raccord 9 avec le dessous du piston 7 est muni d'une vis à pointeau 10
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qui obture le conduit quand on ne veut pas se servir du mé- canisme de l'invention. Le diamètre de la partie centrale 1" du boîtier est légèrement plus grand à sa partie supéri- eure de façon à constituer un épaulement 11 contre lequel s'appuie le piston-valve de retenue 12 qui y est normalement appuyé par un ressort 13. Un orifice 14 est disposé dans la partie 1" du boîtier au-dessus de l'épaulement 11 et cet orifice 14 établit la communication par un conduit 16 avec la chambre 8 et,de là, avec le raccord 9 d'alimentation du fluide.
L'orifice 14 est normalement fermé par le piston- valve de retenue 12 comme montré sur le dessin pour couper l'admission du fluide dans la chambre 15 située entre le piston-valve 12 et le grand piston 6 du double piston diffé- rentiel. Le piston 6 dans sa position basse, qu'il occupe sur le dessin, découvre l'orifice 17 de la chambre 15 du cy- lindre 1" du milieu et cet orifice 17 fait communiquer la chambre 15 avec l'espace 20 au-dessus du piston-valve 12 par les conduits 18 et 19 ménagés dans la paroi du cylindre.
Le piston-valve 12 comporte également une ouverture centrale 26 et sur sa face supérieure,un fourreau 21, qui, en combi- naison avec une rondelle 22,lui servant de siège,et un ori- fice d'échappement 23, constitue un clapet d'éohappement pour la chambre 15.
On a,aussi prévu un clapet additionnel comportant un siège 24, en forme de fourreau, disposé sur le côté interne du piston-valve 12, autour de l'ouverture 26, et ce four- reau est combiné avec une rondelle 25 d'obturation, fixée sur la face supérieure du grand piston 6.
Le mécanisme fonotionne de la façon suivante :
Lorsque les pièces occupent la position montrée sur le dessin et que le fluide est admis par le raccord 9, la pression du fluide s'exerce seulement sur la surface infé-
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rieure du petit piston 7. L'orifice 14 est fermé par le pis- ton-valve 12 et empêche l'arrivée du fluide sous pression dans la ohambre 15 et,de plus,cette chambre est mise en com- munication avec l'atmosphère par l'ouverture 26 et l'orifice 23, car les clapets formés par les éléments 25, 24 et les éléments 21, 22 sont ouverts. Les deux faces du piston-val- ve de retenue 12 communiquent l'une avec l'autre par l'ori- fioe 17 et les oonduits 18 et 19 ; pressions du fluide s'équilibrent ainsi sur les deux faces du piston-valve.
La compression du ressort 13 maintient la valve 12 fermée en l'appuyant sur l'épaulement 11 et en fermant l'orifice 14.
La pression du fluide s'exerçant sous le piston 7 sou- lève les pistons différentiels 6, 7 qui font tourner l'axe 2 du bras de l'essuie-glace au moyen du doigt 4 et de la fourchette du bras 3. Juste avant que le piston 6 atteigne la fin de sa course montante, la rondelle 25 attaque le siè- ge 24 et ferme l'ouverture 26 de la valve de retenue 12 et la communication est ainsi coupée entre la chambre 15 et l' atmosphère. Le double piston continuant à monter soulève le piston-valve 12 en comprimant le ressort 13 jusqu'à ce que le fourreau 21 s'applique sur le siège 22 et ferme l'orifice d'échappement 23. L'air se trouvant au-dessus de la valve 12 de retenue s'échappe dans l'atmosphère par les conduits 19, 18, et 17 et un orifice 28 de la partie du cylindre l'en dessous du grand piston 6.
Le soulèvement du piston-valve 12 découvre l'orifice 14 et,par suite, le fluide sous pres- sion est admis par le conduit 16 dans la chambre 15 du cy- lindre. La pression du fluide dans la chambre 15 maintient le piston-valve 12 dans sa position supérieure,,contre l'ac- tion antagoniste du ressort 13. L'admission du fluide sous pression dans la chambre 15 du cylindre sert à faire descen- dre les pistons 6, 7 du fait que le piston 6 a une plus grande
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surface que le piston 7. Pendant le retour du double piston, l'axe 2 etpar suite , le bras de l'essuie-glace est déplacé dans la direction opposée. La perte d'air est minime,puisque le volume d'air déplacé par le piston 7 dans sa descente est ramené par le conduit 16 et l'orifice 14,dans la chambre 15 du cylindre.
Le retour du piston différentiel se fait à une extré- mité de sa course lorsque le piston 6 découvre l'orifice 17.
Les pressions dans la chambre 15 du cylindre et dans la cham- bre 20 s'égalisent par l'orifice 17 et les conduits 18, 19 et le ressort 13 entre en jeu pour ramener le piston-valve 13-sur l'épaulement 11, de telle façon que l'orifice 14 est fermé et le clapet 21, 22 ouvert. L'air sous pression de la chambre 15 du cylindre s'échappe alors dans l'atmosphère par l'ouverture 26 du piston-valve et l'orifice 23. En même temps, le piston différentiel a commencé à remonter.
Le mécanisme de l'invention peut être mis en marche à partir d'une position quelconque puisque le ressort 13 tend toujours à ramener le piston-valve 12 sur l'épaulement 11 et, dans cette position, il y a interruption de l'admission du fluide sous pression dans la chambre 15 du cylindre. Dès que l'admission du fluide sous pression dans la chambre 15 est coupée, l'admission du fluide sous pression dans la chambre 8.provoque la montée du piston différentiel.
Un volant 27 ou organe analogue est ,de préférence, mon- té sur l'axe 2 pour actionner à la main l'essuie-glace en cas de défaillance du mécanisme de l'invention.
Il est évident qu'on peut apporter des modifications dans les détails d'exécution du mécanisme actionné par du fluide sous pression que l'on vient de décrire, sans sortir des limites de l'invention.