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" Procédé et dispositif pour l'épuration de gaz et de la vapeur ".
La présente invention concerne l'épuration de gaz et de la vapeur. Elle consiste à faire passer le courant du gaz ou de la vapeur qui doit être épuré par un tambour tournant rapidement,de manière que les impuretés solides, se trouvant dans le gaz ou la vapeur,se déposent,sous l'
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action de la force centrifuge,sur la paroi intérieure du tambour,d'où elles sont enlevées par des organes racleurs, aspirateurs ou autres. Opportunément, on imprime au courant de gaz ou de vapeur, avant son entrée dans le tambour, un mouvement de rotation,dont le sens et la vitesse sont ap- proximativement ceux du tambour. On arrive à ce résultat par l'utilisation de plaques conductrices ou en conduisant le courant suivant une tangente au tambour dans le sens de la rotation et en l'évacuant de même.
Il ne peut alors se produire de tourbillonnement en aucun point du courant et il n'est pas nécessaire que le tambour imprime préalablement le mouvement de rotation au gaz ou à la vapeur par frottement à sa paroi.
Pour réaliser le procédé d'épuration conforme à l'invention, on se sert d'un dispositif comportant un tambour à rotation rapide,sur la face intérieure duquel on fait arriver le courant ; évacuer les impuretés qui se déposent, on prévoit,à l'intérieur du tambour aspirateur , des balayeurs, ou autres organes racleurs,auxquels on raccorde une conduite d'évacuation. Il est préférable de ne faire agir ces organes d'évacuation sur chaque zone du tambour que périodiquement, afin que la force centrifuge puisse agir assez longtemps sur les diverses particules d'impuretés,de manière que celles-ci se déposent intégralement sur la paroi du tambour.
A cette fin, on peut monter les organes d'évacuation de manière à les enlever périodiquement de la paroi du tambour; ou bien encore, ils peuvent être conçus de manière à ne traiter en une fois qu'une fraction de la longueur du tambour et à être promenés à va-et-vient le long de la totalité du tambour; ces deux conditions peuvent aussi être réalisées simultané- ment .
Les organes d'évacuation peuvent également être conçus
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de manière à expulser, par pression,les impuretés,déposées, par des ouvertures de la paroi du tambour; ou bien encore, ils peuvent progresser petit à petit le long du tambour,de telle manière que des impuretés déposées dans une zone donnée du tambour passent dans la suivante, pour,en fin de compte, sortir à une extrémité du tambour.
La préférence à donner à l'un ou l'autre de ces moyens dépend du genre d'impuretés que l'on doit capter. L'invention permet d'éliminer intégralement même de la poussière très fine de faible poids spécifique du gaz ou de la vapeur. Si l'évacuation se fait de la paroi du tambour à. l'aide d'aspirateurs, il convient de faire déposer les impuretés aspirées dans une chambre de dépoussiérage et d'évacuer le gaz aspirant de cette chambre en le faisant passer à travers un fil- tra,af in de recueillir et de séparer les traces d'impuretés qui pourraient encore s'y trouver. Comme ce filtre ne doit accomplir qu'un travail peu important, il peut fonctionner pendant longtemps sans devoir être nettoyé ou remplacé,de sorte que les remplacements fréquents des filtres utilisés jusqu'à ce jour sont inutiles.
Pour assurer l'aspiration, on peut se servir d'une pompe aspirante ou d'un éjecteur aspirant ; comme la quantité de gaz à aspirer est faible,on peut le ramener dans la conduite de gaz non épuré,de telle sorte qu'il parcourt constamment l'installation en circuit fermé.
Pour que le courant à épurer soit amené aussi près que possible de la paroi du tambour où,se fait le dépôt, on prévoit, opportunément,à l'intérieur du tambour,un noyau,de façon que le courant parcoure le compartiment annulaire compris entre le noyau et le tambour. Ce noyau peut participer au mouvement de rotation.
Pour augmenter le coefficient de séparation d'une installation, on peut emboîter,les uns dans les autres,plusi-
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eurs tambours de diamètre croissant ; dans ce cas, chaque tambour constitue le noyau participant à la rotation du tambour suivant plus grand qui l'entoure; on peut aussi monter plusieurs groupes de tambours de l'espèce en parallèle.
Conne le courant de gaz ou de vapeur qui doit être épuré, traverse le tambour dans le sens de la longueur et y précipite ainsi la poussière en suspension, il devient de plus en plus pur, à riesure qu'il se rapproche de l'extrémité de sortie, y dépose donc de moins en moins de poussière; c'est pourquoi, on peut réduire,en ce point,l'opération d' élimination de la poussière. Comme,ensuite, la poussière se classe,lors de sa précipitation,suivant la grosseur de son grain ou ses autres caractéristiques, de telle sorte que les diverses zones du tambour reçoivent des quantités différentes de poussière de caractéristiques différentes, le dispositif conforme à l'invention peut également servir de tamiseur-classeur d'impuretés; la poussière doit alors être évacuée séparément suivant les zones en divers points de concen- tration.
Les dessins montrent des variantes de réalisation de l'invention.
La figure 1 montre,en coupe verticale,un dispositif dépoussiéreur de gaz ; les figures 2 et 3 sont des coupes suivant les lignes II - II et III - III de la figure 1 ; la figure 4 montre une autre installation en coupe verticale; la figure 5 est une coupe suivant la ligne V - V de la figure 4 ; les figures 6 et 7 montrent un détail,à échelle agrandie, en coupe et en plan de dessus; la figure 8 montre une autre variante;
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la figure 9 est une coupe suivant la ligne IX - IX de la figure 8; la figure 10 montre une dernière variante en coupe transversale; la figure 11 montre la même à échelle plus petite et vue de devant.
Dans toutes les figures, le sens du mouvement du cou- rant gazeux et des parties animées d'un mouvement de rotati- on est indiqué par des flèches.
Dans la carcasse 10 ( figure 1 ) est logé un arbre creux 11 vertical et rotatif; il est actionné par le moteur élec- trique 13 par l'intermédiaire d'un arbre de renvoi 12. Il porte,par l'intermédiaire de bras 14,le tambour 15,sur le- quel se trouvent, extérieurement,aux deux extrémités,des nervures périphériques 16,qui s'engagent entre des nervures
16 et 17 analogues 17 de la carcasse 10,de façon que ces nervures/for- ment ensemble des joints à labyrinthe, qui mettent l'intéri- eur du tambour et les deux chambres A et B de la carcasse se
10 raccordant aux cotés frontaux du tambour .hors de contact avec ltair extérieur.
Dans la chambre A donne,tangentiellement au sens de ro- tation du tambour 15,la conduite de gaz non épuré 18 ; de la chambre B part, également tangentiellement,la conduite de gaz épuré 19,qui se rend au côté aspiration du ventilateur ou souffleur 20. Sur la paroi intérieure des chambres A et B sont disposées des nervures 10' et 10" hélicoïdales et diri- gées vers le haut dans le sens de la rotation du tambour 15.
Entre les bras 14 sont fixées des toiles filtrantes 21,
L'extrémité inférieure du tambour 15 porte,par l'inter- médiaire des bras ou rayons 22,oonçus sous forme de pales de ventilateurs, la buselure 23,logée à rotation sur le touril- lon 24 de la carcasse 10. Dans l'arbre creux 11 est logé le
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tourillon 25,fixé sur la carcasse 10 par l'étrier 26. Dans les tourillons 24 et 25 sont ménagées des fentes ou ouver- tures dirigées axialement,dans lesquelles coulissent les re- bistres 27 et 28,réunis par la tige 29,de manière à en for- mer un chariot.
A leurs extrémités dirigées en sens opposé, les registres 27 et 28 portent des plaques 30 et 31,formant brides,qui se posent sur les faces frontales des tourillons 24 et 25. :elles obturent les fentes de ceux-ci dans toutes les positions du chariot,de telle façon que l'air extérieur ne peut pénétrer par les fentes dans les chambres A et B,et elles empêchent,en même temps,le déplacement du chariot en direction axiale.
Sur la plaque 30 du registre 27 se trouve, extérieure- ment, le bras 32 avec le tourillon 33' et sur la plaque 31 du registre 28 le long bras 34 à deux tourillons 33" et 35'.
Sur les tourillons 33' et 33" agissent les bielles d'exoen- les triques 36,qui saississent /excentriques 37, , @ montés sur les arbres 38. Le moteur 13 imprime à ceux-oi, par l'in- termédiaire des arbres de renvoi 12 et 39 et de l'arbre à vis sans fin 40,un mouvement lent de rotation; les bielles d'ex- centriques 36 impriment ainsi au chariot, dans les fentes des tourillons 24 et 25, un mouvement de va-et-vient lent radial par rapport au tambour 15,tandis que, d'autre part, il reste constamment parallèle à l'axe du tambour. Dans un gui- dage du chariot du registre 28 et un passage du registre 27 est monté l'aspirateur 41,qui peut se déplacer dans la direc- tion de l'axe. On peut le mettre en action à la main à l'aide d'un seoteur denté 42 rotatif sur le tourillon 35.
Dans cet aspirateur passent,dans le sens de la longueur,trois condui- tes, a, b et c,qui s'étendent jusque dans les bras latéraux 43 de l'aspirateur 41 et qui se terminent ici dans la direc- tion de la paroi intérieure du tambour 15 sous forme de tuyères.
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La conduite e traverse le bras inférieur, le plus large et le plus court 43"', la conduite b le bras un peu plus long et plus étroit 43", tandis que la conduite a se subdivise en deux embranohements continués par les deux bras supérieurs, plus longs et plus étroits 43'; elle se réduit au point de bifurcation.
A l'extrémité inférieure de l'aspirateur 41,les sorties des trois conduites a, b et c sont réunies,par des tubes 44, avec les raccords d'entrée de trois chambres de dépoussiérage 45. La chambre située le plus en avant,qui est raccordée à la conduite ±,est représentée en coupe,de même que les parties qui s'y raccordent; les deux chambres situées derrière sont représentées un peu déportées en avant sur la première,de maniére à faire apparaître leurs contours. Chaque chambre 45 va en se rétrécissant vers le bas et se poursuit par une con- duite d'évacuation 47 fermée par un clapet 46 ; la partie supérieure en part une conduite 48,qui se rend dans un compartiment filtrant 49,où est suspendu un tube filtrant 50.
Des compartiments filtrants 49 partent des conduites 51,qui se rendent au côté aspiration du souffleur 52,tandis que,vers le bas, les conduites 54,obturées par des clapets 53, se rendent aux conduites d'évacuation correspondantes 47. Des conduites 48 se détachent des embranchements 55, qui se réunissent ensuite et donnent dans la conduite d'arrivée 18 du gaz non épuré. Dans chaque conduite 48 se trouve un clapet régulateur 56 et dans chaque embranchement 55, qui en part,se trouve un clapet régulateur 57. Dans la conduite 55 se trouve une roue à pales 60,que l'on peut mettre en mouvement à l'aide de la courroie 61.
Au fond de la carcasse 10 se trouve, sur la sole de la chambre Aune ouverture fermée par un couvercle 58. Dans la paroi latérale de la chambre supérieure B se trouve, dans une
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ouverture,le battoir à main 59. Ce battoir permet de frapper des coups sur le bord supérieur du tambour 15.
Le dispositif qui vient d'être décrit fonctionne comme suit : Le ventilateur 20 aspire le gaz qui doit être épuré de la conduite d'arrivée 18 pour le faire passer dans la chambre A, à l'intérieur du tambour 15 et dans la chambre B.
Dans la chambre A, il circule en tourbillonnant; de ce fait, toutes les particules solides qui s'y trouvent sont projetées vers l'extérieur sur la paroi de la chambre; les parties les plus grosses se précipitent et se rassemblent au fond de la chambre,d'où l'on peut les enlever, de temps à autre,après ouverture du couvercle 58. Le courant de gaz rotatif passe alors dans le tambour 15; comme il tourne dans le même sens que ce dernier et ce opportunément à une vitesse périphérique à peu près égale, il n'existe pas de mouvement de la paroi du tambour relativement au courant de gaz ou,tout au moins, il n'existe pas de mouvement relatif important. La poussière, projetée vers l'extérieur par la force centrifuge,se dépose donc solidement sur la paroi.
Lors du passage du gaz de la chambre A, dans le tambour rotatif 15, une différence éventuelle de la vitesse de rotation est, au surplus,équilibrée par les pales 22.
Comme la teneur en poussière du gaz se réduit en direction ascendante du fait de la précipitation de la poussière sur la paroi du tambour, la couche qui se forme sur la paroi diminue considérablement d'épaisseur en direction ascendante, tandis qu'en même temps la finesse du grain augmente; les grains les plus fins se déposent donc seulement près du bord supérieur du tambour en couche très mince. Les particules de poussière,qui ne se seraient pas déposées dans le tambour, sont captées,lors du passage dans la chambre supérieure B, par le filtre en tissu 21,de telle sorte que la conduite 19
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n'évacue de la chambre que du gaz parfaitement dépoussiéré.
Comme le courant de gaz suit, à l'intérieur de la totalité de la carcasse 10, une trajectoire cylindrique hélicoïdale, qu'il pénètre en direction tangentielle et quitte également en direction tangentielle, il ne peut se produire du tourbillonnement nulle part, tourbillonnement qui pourrait remettre en mouvement tourbillonnaire la poussière précipitée.
Lors de la rotation du tambour 15, le chariot va-etvient lentement et radialement par rapport à l'axe du tambour, dans les deux tourillons 24 et 85,de sorte que les bras 43 se rapprochent périodiquement de la paroi rotative du tambour.
Les débouchés de la conduite dans les deux bras supérieurs 43' arrivent jusque près de la paroi, tandis que celui de la conduite b du bras 43" reste un peu plus éloigné et celui de la conduite c du bras inférieur 43"' est encore plus éloigné .
Le souffleur 52 crée,par suite de sa force d'aspiration,qui se fait sentir dans les chambres 49 et 45, aussitôt que les clapets de vidange 46 et 53 et les clapets de réglage 57 sont fermés et les clapets de réglage 56 ouverts par contre, une dépression dans les conduites a, b et c. Du fait de celle-ci, il y a aspiration du gaz du tambour 15 et,à chaque rapprochement des bras 43 de la paroi du tambour,également de la poussière déposée sur la paroi de celui-ci. Toutefois, la quantité de gaz aspirée de la sorte ne représente qu'une petite fraction de la totalité du gaz, alors que la poussière est entiè- rement évacuée de cette manière.
Cette poussière tombe alors. partie dans les chambres 45,pour se rassembler par les clapets 46,et est recueillie partie par les tubes de filtres 50,pour retomber alors également sur les clapets 53,lorsque l'accumulation est assez forte. Elle peut être éliminée,par ouverture périodique des clapets 46 et 53, par les conduites 47. La conduite o évacue la plus grande partie de la poussière et la
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poussière la plus grossière,tandis que la conduite a en évacue le minimum et la poussière la plus fine. La différence du grain de la poussière recueillie par les conduites permet d'utiliser le dispositif pour le classement de la poussière.
Four balayer la totalité de la paroi du tambour par des bras cspirants 43, on déplace l'aspirateur 41, à la main,à l' aide du segnent denté 42,dans le sens de l'axe.
Si l'on veut que les quantités de gaz aspirées par les conduites d'aspiration a, b et c soient très faibles, on peut amintenir,à l'accoutumée, les clapets régulateurs 56 fermés et ne les ouvrir que quand les bras 43 se sont approchés de la paroi du tambour, donc quand de la poussière est aspirée.
Fendant le changement des tubes filtrants 50, on peut, en fermant les clapets 56 et en ouvrant les clapets 57, créer également un circuit du gaz aspiré à l'intérieur du dispositif, circuit que l'on maintient en actionnant la roue à pales 60, prévue dans la conduite 55. Ce mode opératoire est avanta- ;eux également quand on ne doit pas laisser le gaz à traiter s'échapper à l'air libre. On peut alors renoncer à se servir des tubes filtrants 50, car,comme le gaz rentre continuellement en circulation, le fait qu'il ramène un peu de poussière avec lui est sans importance.
Les tubes de filtres 50 peuvent être en tissu d'asbeste ou de métal ; sont, en fait, peu attaqués pc.r la chaleur, car même lors de l'épuration de gaz brut chaud, le gaz aspiré est déjà refroidi efficacement sur son trajet à travers l'aspirateur 41.
Pour pouvoir nettoyer périodiquement les toiles filtrantes 21 et les débarrasser de la poussière qui y adhérerait encore, lors de l'arrêt du tambour, on a prévu le battoir 59, à l'aide duquel on peut frapper, manuellement, des coups sur le tambour.
Dans la variante de réalisation représentée par les fi-
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gures 4 et 5, le tambour destiné à recueillir la poussière 70 est horizontal, ses deux extrémités frontales ouvertes pénè- trent dans les chambres 72 et 73,montées sur la taque d'as- sise de la machine 71. La commande du tambour se fait par 1' arbre 74 portant une roue dentée engrenant la couronne dentée
75 du tambour 70.
Le gaz qui doit être épuré circule dans la chambre 72 suivant l'axe et est dévié par les surfaces directrices 76 pour prendre un mouvement circulaire hélicoïdal,de manière à se poser sans heurt contre la paroi rotative du tambour.
Après avoir franchi le tambour 70, il arrive dans la chambre 73,d'où. il est aspiré tangentiellement par la conduite 77 du ventilateur 78. Dans le tambour et dans le sens de sa longueur se trouve le noyau 79, monté à demeure dans les chambres 72 et
73 ; ce noyau refoule le gaz tout contre la paroi du tambour rotatif. A l'intérieur se trouve l'hélice 80,actionnée par le dispositif de renvoi 81. Le creux intérieur du noyau 79, où se trouve l'hélice 80,s'ouvre vers le haut; l'ouverture est obturée par le registre 82,à l'extrémité extérieure du- quel se trouve la crémaillère 82' avec laquelle entre en en- gagement le secteur 84 monté sur le tourillon fixe 83 ; secteur 84 porte un second secteur denté, le secteur 85, en prise avec la crémaillère 86.
La manivelle 87 montée dans le support de palier 88 lui imprime un mouvement de montée et de descente.
Le registre 82 porte trois raccords tubulaires verti- caux 89 qui font saillie, en haut, hors du noyau 79 et arrivent jusque. tout près de la paroi intérieure du tambour 70. Ainsi que le montrent les figures 5 et 6, leurs extrémités supéri- eures sont recourbées à l'opposé du sens de la rotation du tambour et sont aplaties de manière à offrir une arête tran- chante 89' à la paroi du tambour qui arrive. L'arête arrière
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ronde 89" est taillée en direction ascendante et l'ouverture
91, du raccord 89 est obturée par une plaque/qui ne laisse qu' une lumière étroite en forme de croissant se trouvant devant l'arête tranchante 89".
Lors de la descente du registre 82, les raccords 89 balayent,à la façon d'un soc de charrue,la couche de poussiè- re formée sur le tambour et la font glisser à l'intérieur du raccord,de manière qu'elle tombe dans la chambre hélicoïdale du noyau 79 et soit évacuée dans la conduite 92.
Sur le raccord 89 se trouve le couvercle 90,qui abrite l'ouverture du noyau 79.
En regard de la conduite 92 part, de la chambre héli- coidale, à la partie supérieure, la conduite 93, qui se rend à la conduite d'évacuation du gaz 77. De cette manière,l'air parvenu dans la chambre hélicoïdale s'évacue,tandis que la poussière qui pourrait avoir été entraînée par lui est re- cueillie par la toile filtrante 94 de la conduite 93.
Dans 1'exemple représenté par les figures 8 et 9,il se trouve sur le bâti 100 de la machine le moteur électrique 101,qui actionne, par l'intermédiaire de pignons d'angle 102, l'arbre 104 logé, en position inclinée,dans le palier 103.
Sur cet arbre se trouve la plaque 105 portant les trois man- teaux de tambours 106, 107, 108,emboîtés les uns dans les autres. Sur le manteau extérieur 108 se trouvent des bagues 109,qui se déplacent dans des galets porteurs 110,logés dans le bâti 100. La face frontale ouverte des tambours est abri- tée par le capuchon fixe 111. De celui-ci s'élève le tuyau d'alimentation de gaz 112,qui pénètre dans le tambour inté- rieur 106 jusque près de la paroi frontale 105 portant, en regard du débouché du tube 112,la boucle 105".
Le tambour 106 est entouré,extérieurement,par le noyau 113,fixé sur le capuchon 111; des nervures circulaires 105',sur la paroi
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frontale 105,et des nervures 106', à l'extérieur du tambour 106,pénètrent dans des évidements annulaires du noyau 113 de manière à former des joints à labyrinthe entre le noyau immobile 113 et le tambour rotatif. Entre le noyau 113 et le tambour intermédiaire 107,il reste un espace circulaire, qui va en s'élargissant considérablement en dessous du noyau, par celui-ci présente ici. une dépression 113' sur toute sa longueur.
En dessous se trouve également un toit, 114, bombé et reposant également sur le capuchon lll,et la distance entre lui et le noyau 113 est aussi large que celle existant entre le tambour 107 et le noyau 113; le canal annulaire entourant le noyau 113 et délimité,extérieurement,par le tain- bour 107 s'étend,en conséquence,sans variation de largeur, sous forme dtare tourné vers l'intérieur, au-dessus du toit 114. En dessous du toit 114 se trouve l'arbre 115,que l'on peut faire tourner,de l'extérieur,à l'aide d'une poignée et qui porte le balayeur 116,que l'on peut poser contre la paroi intérieure du tambour 107.
A travers la partie non déprimée du noyau 113,despassages d conduisent près du capuchon 111; ils sont recourbés tangentiellement au sens de rotation du tambour. Le tambour 107,dont le bord terminal est près du bord 111' du capuchon lll,qui l'entoure,présente des interruptions e et f; les interruptions f se trouvent tout contre la paroi frontale 105 et sont ouvertes,tandis que les interruptions e,fermées par des couvercles basculants 118,chargés de contrepoids Il? et disposés extérieurement,sont réparties sur la totalité de la longueur du tambour,de manière qu'il se trouve une interruption ou passage dans chaque zone du tambour. A l'intérieur, le tambour la? est revêtu d'une toile rugueuse 119.
Les contrepoids 118 sont calculés et disposés sur les couvercles 117 de manière à exercer,par suite du supplément de poids, une
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pression, sous l'action de la force centrifuge,quand l'arbre 104 tourne rapidement)tandis que,quand la rotation est lente, les couvercles 118', se trouvant en bas,s'ouvrent, l'emportent donc sur l'action des contrepoids 117'. Au-dessus de la par- tie du tambour 107 dans laquelle sont ménagés les passages e s'étend le manteau 120,reposant dessus et qui arrive égale- ment près du capuchon 111. Il se trouve à une distance telle du tambour 107 que ni les couvercles 118 ni les contrepoids Il? ne le touchent.
Entre ce manteau 120 et le tambour extérieur 108 pénè- tre le bras 121,monté à demeure sur le capuchon 111; ce bras est muni,sur sa face tournée vers le tambour extérieur 108, de surfaces ou pièces 122,en forme de dents de scie, un peu inclinées,de manière à affecter,en quelque sorte,la forme des arcs courts d'un filetage. Leur écartement respectif et la longueur de leur arc sont calculés de manière que l'extré- mité de chaque pièce vienne empiéter sur la zone du tambour en regard du commencement de la surface suivante. Il en ré- sulte que toute la surface intérieure du tambour 108 est ba- layée, en cas de rotation, par le peigne ou les filets formés par les pièces ou surfaces 122.
Les surfaces 132',voisines du capuchon lll,sont plus écartées respectivement et ont un pas plus grand que les autres ; lapoussière qu'elles captent est donc repoussée plus rapidement en direction axiale sur la surface du tambour,de telle sorte qu'à l'extrémité de sor- tie du tambour,là où la totalité de la poussière captée sur toute la surface passe, il ne peut pas se produire d'obstruc- tion.
Les surfaces des soles des trois tambours 106, 107 et 108 ainsi que celle du nanteau 120 donnent,par leurs extrémi-
125 tés inférieures et ouvertes,dans les évacuations 123, 124,/et 136,prévues dans le capuchon 111. Les deux évacuations 124 et
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125 se réunissent ; du point de réunion se trouvent des clapets pendulaires 127 et 128. A l'espace compris entre le manteau 120 et le tambour 108 se rattache, à la partie supérieure,la conduite d'évacuation 129,dans laquelle se trouve la roue à pales 130. La partie du capuchon 111 qui entoure le tambour extérieur 108 présente des rainures annulaires,dans lesquelles s'engagent des nervures 108' se trouvant extérieurement sur le tambour 108; on forme ainsi ici aussi un joint à labyrinthe.
Les gaz non épurés,qui arrivent par le tube 112,pénè- trent dans le tambour 106 et le par courent,le long de sa pa- roi,suivant des trajets hélicoïdaux créés par suite de la rotation du tambour, dans la direction des flèches x, pour revenir vers le capuchon 111. Au cours de ce trajet,les particules les plus grossières entraînées se séparent et descendent sur la sole du tambour pour tomber finement dans l'éva- cuation 123.
Comme la force centrifuge de ce tambour est faible du fait qùe le diamètre du tambour est petit, il ne se produit pas de notable accumulation de poussière sur la paroi du tambour ; aucontraire,la poussière est presque entière- ment entraînée par les gaz qui se rendent à l'extérieur à travers les passages d.
Dans les passages d, les divers courants de gaz sont déviés dans le sens de la rotation des tambours,de telle sorte que, lors de leur sortie, ils viennent se coller sans chocs et sans tourbillonnement, sur la paroi du tambour 107,sur la toile filtrante rugueuse duquel (119) une grande partie de la poussière se dépose sous l'action de la force centrifuge,qui ici est plus puissante ; sont de préférence les particules les plus grosses ou les plus lourdes qui se déposent.
Lorsqu'une certaine quantité de poussière s'est accumulée ici, on fait arriver le balayeur 116 en faisant tourner l'nrbre 115 contre la toilo filtrante rugueuse
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119 du tambour 107; on peut réduire la vitesse du tambour,à moins que le balayeur 116 n'ait déjà obtenu ce résultat par suite de son action freinante. Le balayeur 116 balaye la poussière se trouvant sur la surface 119 et celle-ci est expulsée à travers les passées e; elle dégringole alors sur la surface extérieure du tambour 107 pour arriver dans la goulotte d'évacuation 125. La poussière qui n'est pas expulsée du tambour 107 dégringoler par suite de la marche plus lente du taribour, dans la goulotte d'évacuation 124.
Les clapets pendu- laires 127 et 128 laissent passer cette poussière,mais empêchent le passage de gaz,do telle sorte que le gaz ne peut pénétrer en aucun endroit dans le manteau 120, mais doit se renore, par les passades f, dans le tambour extérieur 108.
Dans celui-ci le solde de poussière très fine se dépose sous l'action de la force centrifuge,qui est considérable dans ce tambour,et forme une couche solide sur la paroi intérieure du tambour. Elle est balayée,par les surfaces 122, agissant à la façon d'un peigne, vers l'extrémité ouverte du tambour 108 et tombe, finalement, dans la goulotte d'évacuation 126.
Le gaz épuré,qui quitte le tambour 108,est aspiré dans la conduite d'aspiration 129 par la roue à pales 130.
Les joints dont il a été question plus haut, existant entre les tembours rotatifs et les parties fixes,empêchent les gaz de prendre des voies fausses ou de s'échapper à l'ex- térieur.
Cette disposition convient particulièrement pour le cap- tage de la poussière relativement grosse et lourde ; se caractérise par sa conception particulièrement simple, son peu d'encombrement et son rendement élevé et elle permet de récolter la poussière classée en grains de grosseurs différentes.
La variante de réalisation conforme aux figures 10 et
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11 montre également plusieurs tambours emboîtés sur le même axe ; mais ces tambours ne sont pas parcourus successivement par les gaz, mais sont montés en parallèle. A cette fin, le tambour 133,tournant sur des galets 131 et 132,avec le secours de ses colliers de rotation 130 ( figure 10 ),porte, par l'intermédiaire des bras 134,un tambour 135 un peu plus petit,dans lequel est fixé un autre tambour plus petit encore, le tambour 136. La couronne dentée 137,montée sur le tambour extérieur 133,est engagée par la commande 138,dont on peut faire varier la vitesse en déplaçant,à l'aide de la fourche 142, la courroie 141 circulant entre les deux poulies coniques 139 et 140.
Le tambour 133 est engagé dans les chambres fixes 143 et 144. Dans ces chambres est fixé le noyau 145 à l'aide des supports 146 et 147; ce noyau remplit l'espace central du tambour intérieur 136. Dans la chambre 143 débouche la conduite d'arrivée 149 venant du canal à gaz non épuré 148; la conduite 149 peut être fermée à l'aide du clapet 150,tandis que de 'la chambre 144 part la conduite 154, obturable à l'aide du clapet 153,pour se rendre au canal à gaz épuré 155. Le fond de la chambre 143 se poursuit par la trémie collectrice de poussière 151,où se trouve le clapet de fermeture 152.
Dans les tambours 133 et 135,des chaînes 156 sont accrochées à des anneaux portant des boulets à leurs extrémités. Dans le tambour intérieur 136 sont prévues des chaînes 157 attachées,par leurs deux bouts,dans le voisinage des extrémités des tambours,de manière à pendre parallèlement à l'axe du tambour le long de toute la paroi du tambour.
Ainsi que le montre la figure 11, on prévoit, dans la variante,plusieurs tambours 133 disposés,les uns à côté des autres,entre les canaux 148 et 155. Comme chacun de ces tambours est pourvu intérieurement d'un tambour 135 et dtun
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tambour 136, possède donc trois parois dépoussiéreuses, l' installation, convient particulièrement pour les grandes productions. L'arbre de commande commun 158 actionne tous les tambours,mais les fourches 142 peuvent être actionnées séparément pour chaque tambour 133.
Lorsque les clapets 150, 152,153 se trouvent dans les positions représentées par le pointillé de la figure 10, la trémie collectrice de poussière 151 est fermée, mais la voie est libre pour le gaz du canal à gaz non épuré 148, par les tambours 133, 135 et 136 jusqu'au canal à gaz épuré 155.
Lorsque les tambours tournent rapidement, la poussière se s é- pare du gaz qui passe, pour se déposer sur les parois intéri- eures des tambours. Les chaînes 156 et les contrepoids qui y sont suspendus, ainsi que les chaînes 157 se collent,sous l'effet de la force centrifuge élevée,résultant de cette ro- tation à grande vitesse,sur les surfaces intérieures des tam- bours ; elles n'exercent donc pas d'action sur celles-ci.
Mais elles exercent une action d'entraînement sur les gaz qui traversent les tambours,de telle sorte que ceux-ci sont for- cés de suivre un trajet en hélice.
Pour éliminer la poussière captée, on amène les clapets 150, 152 et 153,d'un certain groupe de tambours,dans la posi- tion représentée par les traits pleins ; ondéplace alors la fourche 142 de ce groupe de twabours,de manière qu'en modi-
141 fiant la position de la courroie/qu'elle commande, on modifie le rapport de transmission entre les poulies coniques 139 et 140 et que le groupe de tambours 133 tourne plus lentement.
De ce fait, les chaînes 157 se détachent,tout d'abord dans leur partie supérieure de leur rotation, du tambour 136, elles ne peuvent pas traîner sur le noyau fixe 145, mais frottent, lorsqu'elles se détachent,puis se reposent dans une position plus basse,sur la paroi du tambour en effectuant un léger mou-
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vement de va et vient, ce qui a pour effet de détacher la poussière qui se trouve sur le tambour 136. Corme celle-ci n'est plus retenue,du fait que la force centrifuge est plus faible à la suite de la diminution de vitesse, elle dégrin- gole sur la sole du.tambour et tombe' dans la trémie collec- trice 151.
En ralentissant davantage la vitesse du tambour, les chaînes 156,chargées de contrepoids et se trouvant dans la partie centrale du tambour,ne restent plus non plus en permanence sur la paroi du tambour; elles retombent dans la partie circulante supérieure,pour reprendre de nouveau con- tact en bas. Elles balayent ainsi vigoureusement tout d'abord le tambour 136,extérieurement,et ensuite le tambour 135,inté- rieurement,et donnent ainsi à ces deux tambours des trépida- tions ,qui agissent sur la poussière captée,pour la détacher.
En continuant à diminuer la vitesse, on détache également les chaînes à boulets placées à l'intérieur du tambour exté- rieur 133,puis il en résulte un battage sur las parois des tambours 133 et 135, de telle sorte que tous les tambours de ces groupes subissent des trépidations.
Lorsque toute la poussière est tombée, on augmente de nouveau la vitesse des tambours en agissant sur les fourches 142, puis en ramenant les clapets 150, 152 et 153 dans la po- sition pointillée, ce qui amène le ralentissement de l'autre groupe de tambours,en vue de l'épuration. Quand on se sert dtun nombre assez grand de tambours, la diminution de la sec- tion disponible pour le passage du gaz ne se remarque prati- quement pas pendant les épurations.
Il suffit que la diminu- tion de la vitesse des tambours pendant les épurations soit peu importante; il suffit qu'elle réduise la force centrifuge dans une mesure suffisante,pour que les chaînes et la pous- sière captée, aussitôt que celle-ci est détachée, ne soient plus retenues sur la paroi du tambour pendant tout le mouve-
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ment de rotation du tambour. Il ne faut donc plus faire intervenir, pour le freinage et surtout pour la réaccélération beaucoup de force motrice supplémentaire. On peut également prendre soin de faire produire l'accélération du tambour nettoyé par la force de freinage du tambour suivant qui doit être nettoyé, en partie.
De toute façon,cette puissance sup- plémentaire est beaucoup plus faible que dans les anciennes installations,où les 'tambours doivent être entièrement arrêtés,quand on désire enlever la poussière des chambres en for- :;1(:; de secteurs de ces tambours, à l'aide de balayeurs ou de dispositifs analogues introduits entre les bras tenant les tambours ou les parois.
Quand, lors de l'opération du battage, il reste un peu de poussière sur la paroi du tambour, ceci ne présente pas d'importance; cette poussière ne peut pas être entraînée par le tambour dès que celui-ci reprend de la vitesse, soutire donc de nouveau du gaz épuré ; elle est alors simplement éliminée lors du nettoyage suivant.
La commande des clapets et des fourches des divers groupes de tambours peut aussi se faire automatiquement à 1' aide de l'arbre de commande commun 158 ; elle peut aussi se faire par d'autres moyens appropriés, par exemple par des organes de distribution électriques.
REVENDICATIONS.
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