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Dispositif de commande des mouvements de la navette des métiers à tisser par l'air comprimé.
La présente invention a pour objet la commande des mouve- ments des navettes des métiers à tisser par l'air comprimé et elle prévoit un dispositif constitué par un marteau à air, commandé par le mécanisme du métier ou par une mécanique jacquard ou autre, auxiliaire du. métier.
Le dessin annexé montre schématiquement, en coupe, à titre dtexemple non limitatif, un marteau à air réalisé selon l'in- vention.
Jusqu'ici, les mouvements de la navette sont obtenus, dans les métiers à tisser, par le choc d'un sabre en bois, tendu. par ressorts et brusquement rappelé par des lanières de cuir.
C'es mouvements mécaniques nécessitent un grand nombre de pièces intermédiaires d'usure rapide, soumises à des chocs et à des arrêts brusques.
La force motrice indispensable pour ces mouvements alterna-
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tifs brutaux est considérable par rapport à celle qui est utile pour le fonctionnement des autres mouvements du métier.
Cette force motrice importante et la répétition des chocs obligent à cnnstruire les métiers avec des bâtis très lourds et très rigides. nfin, le bruit produit par ces chocs est extrêmement fatigant.
La présente invention prévoit la suppression de ces incon- vénients Dar la réalisation de la commande des navettes des métiers à tisser sous l'action de l'air comprimé :ce qui permet un réglage très souple de la chasse, un amortissement des chocs, la suppression des ressorts, des sabres, cameset pignons, une grande économie de force motrice, une diminution importante de l'usure, l'allégement des bâtis, et la diminution de la fatigue du personnel.
Ces résultats seront, de préférence, acquis par l'utilisation, pour le lancement de la navette, d'un dispositif du genre des marteaux à air comprimé de modèle connu, pourvu. d'un dispositif de réglage de pression tel qu'un pointeau d'étranglement de la section de passage de l'air et monté sur le bât du métier, de préférence avec intermédiaire d'amortisseurs élastiques tels que blocs de caoutchouc ou autres.
Un tel marteau, est constitué, comme on le voit au dessin annexé, par un cylindre alimenté par un tuyau d'arrivée d'air 1, de nréférence flexible, et relié à une oanalisation d'air sous pression qui peut être la même pour tout un atelier.
Par la valve de réglage et de fermeture 2, l'air pénètre dans la chambre 3. Une pastille en métal léger 4 joue, de façon connue, le rôle de clapet. Elle a une faible course et obstrue tantôt l'arrivée d'air qui se fait par le trou 5 et l'espace annulaire 6, vers la face arrière (la piston qui se déplace dans le cylindre du marteau, ou obstrue ,l'arrivée d'air qui se fait par les trous 7 et 8 pour agir sur la face avant du piston.
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L'action de chasse de la navette ne peut se faire que si la pastille se trouve à sa position arrière, mettant en liai- son le trou 5 avec l'intérieur du. cylindre, de façon à per- mettre à l'air d'agir sur la face arrière.du piston et de le projeter en avant.
L'air qui se trouve en avant du piston est évacue à l'ex- térieur par les irons 10 et 11 et la partie centrale arrière de la pastille indiquée en 9 se trouve, par l'espace annulaire 12, le conduit 13, la partie du cylindre qui se trouve en avant du piston au. début de sa course, le trou 11 et la valve supposée ouverte par manoeuvre de sa tige 16, en communica- tion avec l'air libre et la pastille est maintenue en place pendant la course du piston vers l'avant jusqu'à. ce que son extrémité 17,, pourvue d'une pièce de choc 18, en cuir ou en matière analogue, ait chassa la navette 19.
Mais en passant, le piston a obturé le trou 11 et, ayant acquis une grande vitesse, il comprime l'air dans l'espace annulaire 12, ce qui amortit la fin de sa course, vient créer par le conduit 13' une surpression sur l'arrière de la pastille 4 qui vient fermer l'arrivée de l'air comprimé sur la face avant (la piston par le trou 7, l'espace annulaire 8 et le conduit 13.
En même temps, le piston a découvert le trou 10, comme il est indiqué au.'dessin annexé qui représente le piston à cette position de sa course.
L'air comprimé se détend et est mis en communication avec l'extérieur par la valve 15 et il se crée en même temps une dépression sur la face avant de la pastille qui aide à mainte- nir celle-ci après son déplacement.
Le piston, dont la course a été ainsi amortie, reçoit l'air comprime sur sa face avant, recule vers l'arrière, couvre le trou 10, comprime, en fin de course, l'air dans le cylindre, ce qui chaise la pastille en arrière et permet une nouvelle
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course du piston vers l'avant.
Il se retrouve donc en Dosition d'action, commandé par l'ouverture de la valve 15.
Le diamètre des trous 10 et 11 peut être calculé de façon à produire soit un choc brutal, par évacuation immédiate de l'air de l'avant du piston, soit un choc ralenti si le trou 11 est plus petit ou si le passage de l'air vers la valve 15 se trouve étranglé par un dispositif auxiliaire de réglage.
La valve 15 contrôle les mouvements du piston et celui-ci ne peut effectuer son déplacement vers l'avant et chasser la navette que lorsque cette valve s'ouvre sous l'action d'une commande liée mécaniquement au mouvement du métier ou réalisée par la mécanique Jacquard de faqon connue.
Dans le cas de modification d'un métier ancien, le mouvement existant du battant peut commander l'ouverture de cette valve de contrôle.
Outre les avantages déjà cités apportés par l'invention, celle-ci permet de résoudre le problème d'utilisation économique des métiers de grande largeur à l'exécution de pièces étroites.
!Un effet, l'invention permet de prévoir le rapprochement des marteaux de chasse des navettes de façon à réduire la course de celles-ci, ce qui permet de modifier la largeur du tissu.
Il va sans dire que l'on peut utiliser d'antres dispositifs cannus dans l'utilisation de l'air comprimé, que les formes, détails, modes de fixation sur les bâtis, matières premières utilisées et dispositifs de. commande et de production d'air peuvent varier sans sortir du cadre de la présente invention.