Pour : "Perfectionnements aux
appareils préparant l'élimination des corps étrangers dans les voiles qui se produisent dans la filature des mèches textiles, dits "appareils épurateurs" ayant fait l'objet d'une demande de brevet déposée en France le 6 Octobre 1938 sous le N[deg.] 436.166
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procédé et un appareil préparant l'élimination des corps étrangers dans les voiles ou couches minces qui se produisent dans la filature des fibres textiles, procédé et appareil essentiellement caractérisés par ce fait que l'on soumet les voiles précités à un laminage exécuté entre une ou plusieurs paires de cylindres de même diamètre à surface unie (au lieu
des cylindres à surface cannelée employés antérieurement pour ce travail), ce qui a pour effet de briser, en les triturant, les corps étrangers en question et d'en faciliter l'élimination ultérieure.
Un tel appareil donne des résultats satisfaisants lorsque le voile traité contient des corps étrangers de dimensions relativement importantes, mais l'expérience a montré que son action est peu efficace lorsque les impuretés contenues dans le
voile de matière sont d'une épaisseur très faible
par rapport à l'épaisseur dudit voile, comme c'est
le cas de pailles, des fils de couture, etc.. contenus dans la matière traitée.
La présente invention a pour objet un perfectionnement apporté à l'appareil épurateur précité afin de remédier à l'inconvénient ci-dessus exposé et de préparer efficacement l'élimination des pailles et autres corps étrangers minces contenus dans le voile de matière. Ce perfectionnement consiste essen. tiellement à combiner, avec les deux cylindres d'assez grand diamètre de l'appareil Peralta, deux ou plusieurs cylindres supplémentaires de diamètre notablement plus petit placés entre les grands cylindres.
Grâce à cette organisation, les corps étrangers contenus dans le voile de matière subissent plusieurs laminages et sont en outre soumis
à des flexions tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre, lesquelles ont pour effet de désagréger les corps en question d'une façon beaucoup plus efficace que dans l'appareil Peralta ne comportant que deux cylindres de grand diamètre ou plusieurs paires de tels cylindres travaillant de la même manière et toujours dans le même sens.
Sur le dessin annexé on a représenté schématiquement, à titre d'exemple seulement et en coupe par un plan perpendiculaire à l'axe des cylindres, un mode de réalisation de l'appareil épurateur perfectionné conformément à l'invention.
Comme on le voit sur ce dessin,
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Peralta précité, un bâti formé de deux pièces 1 en forme de lyre sur lesquelles sont montés deux cylindres 2 et 3 d'assez grand diamètre et à surface unie. Le cylindre 3 repose sur le bâti par l'intermédiaire de son coussinet 4; le support 5 du cylindre supérieur 2 peut, au contraire, coulisser verticalement entre les pièces 1. du bâti..
Le support 5 du cylindre supérieur reçoit une pression d'un ressort 6 à compression réglable au moyen de tout dispositif approprié et, par exemple, au moyen de l'engrenage hélicoïdal que montre le dessin.
Cette partie de l'appareil objet . de l'invention est semblable à l'appareil Peralta. Mais, tandis que dans ce dernier, les deux cylindres 2 et 3 coopèrent directement l'un avec l'autre pour laminer et écraser les corps étrangers contenus dans le voile de matière qui passe entre lesdits cylindres, dans l'appareil perfectionné conformément à l'invention, un espace suffisant est ménagé entre les cylindres 2 et 3 pour permettre d'interposer deux cylindres 7 et 8 de diamètre notablement plus petit dont les extrémités peuvent tourner librement dans des coussinets 9 et 10 coulissant librement dans le bâti 1,
Les quatre cylindres 2, 3, 7 et 8 sont munis de racleurs 11, 12, 13 et 14, respectivement, qui maintiennent lesdits cylindres en constant état de propreté.
Le fonctionnement de l'appareil
est le suivant :
Le voile de matière (figuré par le tracé pointillé V), conduit par le tablier sans fin
15 dans le sens de la flèche F, passe d'abord entre les cylindres 2 et 7; il accompagne le cylindre 7 dans son mouvement de rotation et passe ensuite entre les cylindres 7 et 8; il accompagne le cylindre 8 dans son mouvement de rotation et passe enfin entre les cylindres 8 et 3; il sort de l'appareil, suivant la flèche F', conduit par le tablier sans fin 16.
On voit que le voile de matière,
au lieu de rester plan comme dans l'appareil épurateur Peralta, est soumis d'abord à une courbure dans un sens(lorsqu'il accompagne le cylindre 7 dans sa rotation), puis à une courbure en sens contraire (lorsqu'il accompagne le cylindre 8 dans sa rotation).
Dans ces conditions, les impuretés contenues dans le voile de matière, impuretés qui ont été simplement écrasées sur la ligne de contact des cylindres 2 et 7, sont obligées de suivre la courbure du voile lorsque celui-ci accompagne le cylindre 7 dans sa rotation, puis de suivre la courbure en sens inverse dudit voile lorsque celui-ci accompagne le cylindre 8 dans sa rotation.
Il s'ensuit que les corps étrangers contenus dans le voile de matière textile traité travaillent successivement tantôt à l'écrasement
(laminage entre les cylindres), tantôt à la flexion
(contact étroit contre la périphérie des petits cylindres). Ces actions successives de nature différente sur les impuretés les fatiguent et les désagrègent petit à petit et d'une façon beaucoup plus efficace que ne le fait le simple laminage entre une paire de cylindres, ou même entre plusieurs paires de cylindres disposés de manière que le voile de matière reste toujours plan. Les flexions répétées dans les deux sens que subissent les impuretés en facilitent la rupture et la désagrégation tout comme on casse
un fil de fer eh le pliant tantôt à droite, tantôt
à gauche.
Le travail d'écrasement réalisé
par l'appareil perfectionné est particulièrement énergique et efficace grâce au fait que les cylindres intermédiaires ont un très petit diamètre par rapport aux deux autres et que la surface de contact se trouve ainsi réduite-.
D'autre part, l'action d'écrasement ou de laminage est rendue progressive du fait de l'augmentation de pression qui s'ajoute à chaque laminage et qui est due au poids du cylindre supplémentaire correspondant.
Enfin, pour un même travail de préparation, l'encombrement de l'appareil, par rapport à celui de l'appareil Peralta, est très notablement réduit.
Il est bien entendu que le mode de réalisation décrit et figuré ne l'a été qu'à titre d'exemple et d'illustration, sans aucun caractère limitatif de la portée de l'invention et que diverses modifications pourraient être apportées dans la pratique sans que l'économie générale de l'invention
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nombre des petits cylindres intermédiaires pourrait être supérieur à deux.
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