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" Procédé et dispositifpour la fabrication de corps moulés ".
La présente invention a pour objet un procédé et une machine pour la fabrication de corps moulés à partir d'une matière fibreuse en suspension dans un liquide (générale- ment de l'eau) avec ou sans produits d'addition, dans des moules formés de parties mobiles les unes par rapport aux autres, moules oomportant des parois perméables aux gaz et aux liquides, De tels corps moulés sont, par exemple, des emballages de types divers tels que bouteilles, gobelets, oaisses et objets analogues.
Conformément à l'invention, parmi les opérations ou phases de travail suivantes, les plus essentielles au moins ont lieu successivement sous un contrôle individuel et mutuel de temps, savoir : a) Fermeture des parties de moule ; b) Introduction sous pression d'une suspension de fi- bres dans le moule, le liquide s'échappant à travers les parois de moule tout en abandonnant une couche défibres sur la faoe interne desdites parois;
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o) Introduction sous pression d'un liquide exempt de fibres dans le moule, ce liquide repoussant la suspen- sion de fibres qui subsiste et déterminant une compression de la couche de fibres ; d) Introduction d'un agent gazeux chaud et sous pres- sion dans le moule en vue du séchage de l'objet moulé; e) ouverture des parties de moule ; f) Enfin, enlèvement du corps moulé hors du moule.
En raison du fait que le procédé défini ci-dessus est mis en oeuvre, tout au moins partiellement,mais de préfé- rence complètement, d'une manière automatique, on obtient, en regard des procédés utilisés jusqu'à ce jour,une plus grande sûreté de fabrication,un coefficient de casse plus petit et une économie de temps et, notamment, une économie de force motrice. De plus les corps moulés obtenus nécessi- tent un travail ultérieur moins important et même aucun travail ultérieur, toutes ces conditions contribuant à rendre l'exploitation plus économique que cela n'était le cas jusqu'à ce jour. Grâce au fait que l'on utilise comme agent de pression gazeux de préférence de la vapeur d'eau, puis de l'air chaud, le temps de séchage du corps moulé peut être diminué.
La suspension de fibres est avantageusement introduite sous une pression supérieure à une colonne d'eau de un mè- tre, par exemple sous une pression correspondant à une co- lonne d'eau de deux à quatre mètres ou encore à une pres- sion plus élevée. La limite supérieure de cette pression est déterminée par la concentration de la suspension de fi- bres, par les dimensions du moule, par l'épaisseur de paroi désirée du produit final et par d'autres facteurs. Le li- quide exempt de fibres (généralement de l'eau) est avanta- geusement introduit sous une pression supérieure à celle de la suspension de fibres,par exemple sous une pression supé- rieure à une atmosphère, de préférence à une pression oom-
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prise entre deux et cinq atmosphères ou encore à une pres- sion plus élevée.
Dans ce cas également la limite supérieu- re dépend essentiellement de,mêmes facteurs dont dépend la pression de la suspension de fibres.
Au lieu de laisser à l'agent gazeux sous pression le soin de chasser le liquide qui reste dans le moule,ce li- quide peut être soutiré avant que l'agent susvisé soit in- troduit dans le moule. Dans ce cas on intercale une opéra- tion ou phase de travail supplémentaire entre les phases c et d spécifiées ci-dessus,cette opération étant avantageuse- ment exécutée également d'une manière automatique, savoir sous un contrôle de temps. Cette opération peut être pré- vue dans le cas de grands emballages, alors qu'une expulsion à l'aide de l'agent gazeux sous pression est avantageuse- ment réalisée dans les petits emballages.
Une machine fonctionnant conformément aux principes énoncés ci-dessus pour la mise en oeuvre du procédé oompor- te des organes commandés positivement sous un contrôle individuel et mutuel de temps, organes destinés à contrôler au moins les opérations les plus essentielles et,de préfé- rence, toutes ces opérations, Les organes sont soumis à l'action d'un agent sous pression de nature quelconque par exemple de l'air comprimé, mais il est clair qu'on peut,à cet effet, faire emploi également du vide. L'admission des différents agents de travail est commandée par des sou- papes pouvant être commandées par des pistons soumis à l'action d'air comprimé, lesquels pistons,de leur côté,peu- vent être commandés, sous un contrôle de temps individuel et mutuel, à l'aide de soupapes commandées positivement.
Ces soupapes peuvent, par exemple, être commandées par des cames que porte un arbre à oames, ledit arbre pourant tour- ner d'une manière continue ou pouvant avantageusement être actionné d'une manière intermittente en ce sens qu'il peut être amené en prise et hors de prise avec un arbre tournant
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d'une manière continue et oeoi grâce à un dispositif mobile de transmission de mouvement. Ce dispositif de transmission de mouvement est avantageusement commande par un piston soumis à l'action d'air comprimé, ce piston étant relié à une source d'air comprimé et séparé de celle-ci à l'aide d'une ou de plusieurs soupapes commandées positivement.De même l'ouverture et la fermeture du moule sont avantageuse- ment provoquées à l'aide d'un ou (le plusieurs pistons pneu- matiÇtues du type spécifié ci-dessus.
Dans ce qui suit, on va décrire l'invention en se rap- portant à une forme de réalisation représentée à titre d'exemple sur le dessin annexé, d'autres caractéristiques de l'invention apparaissant au cours de cette description.
Dans ce qui suit on admettra que la machine fonctionne avec de l'air comprimé.
La figure 1 est une vue en élévation de la machine dont certaines parties sont vues en coupe;
La figure 2 est une coupe verticale à plus grande échelle du moule et des dispositifs d'amenée pour les dif- férents agents de travail ;
Les figures 3,4, 5 et 6 représentent en coùpe diffé- rentes soupapes.
Sur la figure 1 on a désigné par 10 un arbre moteur tournant d'une manière continue, arbre sur lequel est ca- lée une roue dentée 12 et sur lequel peut pivoter un le- vier coudé oscillant 14 à l'extrémité d'un des bras duquel se trouve un pignon 16 en prise avec la roue dentée 12, tandis que l'autre bras du levier coudé 14 est articulé avec la tige de piston 18 d'un piston 22 pouvant se mou- voir dans un cylindre 20. Le cylindre comporte sur les deux faces du piston 22 des orifices d'admission 24 et 26.
Le mouvement du piston dans un sens ou dans l'autre détermine la venue en prise ou hors de prise du pignon 16 avec une roue dentée 28 calée sur un arbre à cames 30, ledit arbre
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portant un certain nombre de cames 32 commandant chacune une soupape 34 qui, gomme on le voit sur la figure 3, peut être organisée sous la forme d'une soupape à bille compor- tant une admission 36 et un échappement 38 pour l'air com- primé. La position et l'excentricité périphérique de la saillie de came 40 des différentes cames déterminent de toute évidence les moments où la soupape est ouverte et fermée et par conséquent le temps pendant lequel la soupa- pe considérée est ouverte.
Comme on le voit sur la figure 2, le moule est formé de deux parties latérales 42, 42 munies d'orifices,d'une partie supérieure 44 et d'une partie inférieure (ou fond) 46 également munie d'orifices. Les parties latérales 42 sont fixées sur un porte-moule 48 formé de deux moitiés et également munies de parois perforées. Le porte-moule et le moule sont enfermés dans une calotte 50 dans laquelle sont commandées des tiges 52 qui sont fixées au porte-moule et qui exécutent un mouvement de va-et-vient, ces tiges étant soumises, par l'intermédiaire de tiges transversales 53, à l'aotion d'excentriques 54 qui, de leur côté, revivent leur mouvement par l'intermédiaire de manivelles 56 reliées à une tige d'accouplement 55 (voir figure 1) et à partir, d'un piston 60 qui exécute un mouvement de va-et-vient dans un cylindre 58.
Le cylindre 58 comporte, de part et d'autre du piston 60, des orifices d'admission 62 et 64 pour l'air comprimé,
La calotte 50 comporte une ouverture inférieure qui est fermée par un fond 66 lorsque le moule se trouve en position fermée, le fond précité étant solidarisé avec le fond 46 par l'intermédiaire d'un disque de verrouillage 68 interposé entre les deux fonds. Les fonds 46 et 66, ainsi que le disque de verrouillage 68, coulissent sur des gui- des 70 et sont reliés à une tige de piston 71 d'un piston 74 exécutant un mouvement alternatif vertical dans un
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cylindre 72. Le cylindre 72 comporte, de part et d'autre du piston 74, des orifices d'admission 76 et 78 pour l'air comprimé.
Lorsque le moule est dans la position fermée, le disque de verrouillage 00 68 vient en prise avec une rainu- re périphérique 80 ménagée dans la paroi du porte-moule 48, le fond 46 s'appliquant contre l'extrémité inférieure du moule, tandis que le fond 66 s'applique contre la face in- férieure de la calotte 50. Les différents agents sont in- troduits dans le moule à travers un orifice ménagé dans la partie supérieure 44 laquelle communique avec une chambre d'admission 80 dans laquelle débouchent les canalisations prévues pour la suspension de fibres,l'eau sous pression, la vapeur et l'air chaud.
Ces canalisations sont désignées sur la figure 2 dans l'ordre précité par 82, 84, 86 et 88 et ces canalisations sont commandées par des soupapes 83, 85,87 et 89, respectivement. Comme.on le voit sur la fi- gure 1, dans laquelle on a représenté en coupe un disposi- tif de commande pour la soupape d'air chaud 89, dispositif décalé de 90 par rapport au dispositif de commande (réali- sé de la même manière) pour les autres soupapes, la tige de soupape 90 est reliée, par l'intermédiaire d'un étrier 92, à un piston 96 pouvant exécuter un mouvement alternatif dans un cylindre 94 et soumis à l'action d'un ressort 95.
Le cylindre comporte un orifice d'admission 98 pout l'air comprimé. La machine est munie de plusieurs soupapes auxiliai-; res représentées schématiquement sur la figure 1 et en dé- tail sur les figures 4,5 et 6.
Une telle soupape auxiliaire (voir figure 1) est pré- vue pour être actionnée lors de l'ouverture et de la fer- meture des moitiés de moule 42 et elle consiste en un pis- ton 106 mobile dans un cylindre 100 muni d'une admission 102 et d'un échappement 104 pour l'air comprimé, le pis- ton précité étant organisé pour être déplacé en position d'ouverture et de fermeture sous l'action de butées 108 et
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110 prévues sur la tige d'accouplement 55 des manivelles 56 lorsque la tige précitée se déplace pour mouvoir le piston 60 en position d'ouverture et de fermeture des moitiés de moule.
Une autre soupape auxiliaire (voir figure 4) est for- mée de deux soupapes à bille 114 et 116 prévues pour être actionnées par un piston ou tiroir commun 118, ces soupapes comportant des orifices dadmission 120, 122 et 124, 126, respectivement, pour l'air comprimé. Le tiroir 118 est com- mandé de son côté par deux soupapes à piston 128 et 130.
Le piston 132 de la soupape de gauche 128 est organisé pour être actionné par de l'air comprimé provenant de l'orifice et 129 à partir de la même canalisation amenant l'air comprimé à l'orifice 98 pour la commande de la soupape d'air chaud 89; le piston 134 de la soupape de droite 130 est organisé pour être aotionné, par l'intermédiaire d'une soupape auxi- liaire 136 qui sera décrite oi-après en détail,par de l'air comprimé pénétrant par l'orifice 137. Lorsque l'air comprimé est admis, le piston 134 est déplacé, malgré l'action d'un ressort 138, dans une position dans laquelle les orifices d'admission et d'échappement 140 et 142 pour l'air comprimé se trouvent reliés entre eux .
La soupape auxiliaire 136 à laquelle on a fait allu- sion oi-dessus (voir notamment figure 5) comporte deux paires d'orifices d'échappement 144, 146 et 148,50 pour l'air comprimé, orifices qui sont ouverts ou fermés simulta- nément sous l'aotion d'un piston 152 maintenu, par l'inter- médiaire d'un ressort 154 (voir figure 1), dans une posi- tion provoquant la fermeture des orifices,ce piston étant organisé pour être actionné,lorsque le fond de moule 46-66 se.trouve au point d'inversion bas, grâce à une butée 156 reliée au fond précité.
Enfin on a prévu une soupape de sûreté 160 (voir figu- re 6) comportant des orifices d'admission et d'échappement
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162 et 164 pour l'air comprimé. Le corps de soupape 166 est normalement fermé sous l'action de l'air comprimé et il est organisé pour être amené en position d'ouvertures à l'aide d'un levier 168 actionné à la fin de la course ascen- dante du fond 46-66 grâce à une butée de ce dernier,par exemple la butée 156.
La source d'air comprimé est reliée directement : aux deux orifices d'admission 144 et 148 par l'intermédiaire d'une canalisation 170; à l'orifice d'admission 162 de la soupape auxiliaire 160 par l'intermédiaire d'une canalisa- tion 172; enfin à l'orifice d'admission 140 de la soupape 130 par l'intermédiaire d'une canalisation 163. Enfin toutes les soupapes 34 commandées par came sont reliées directe- ment à la source d'air comprimé.
Une telle soupape 34, commandée par une came 32 calée sur l'arbre 30, commande l'arrivée de l'air comprimé, d'une part en direction de l'orifice d'admission 102 de la soupape auxiliaire 100 par l'intermédiaire d'une canalisation 174 et, d'autre part, en direction de l'orifice d'admission 62 du cylindre 58 par l'intermédiaire d'unelcanalisation 176. Une autre soupape 34, commandée à l'aide d'une came analogue 32 calée sur l'arbre à cames 30, commande l'arrivée de l'air comprimé en direc- tion de l'autre orifice d'admission 64 du cylindre 58 par l'intermédiaire d'une canalisation 178. D'autres soupapes 34, commandées d'une manière analogue par oame, commandent les soupapes 83, 85, 87 et 89 pour les différents agents de travail.
Les orifices d'admission 120 et 124 des soupapes 114 et 116 communiquent,par l'intermédiaire d'une canalisa- tion 180, avec l'orifice d'échappement 104 de la soupape auxiliaire 100. L'orifice d'échappement 122 de la soupape 144 communique, par l'intermédiaire d'une canalisation 182, avec l'orifice d'admission supérieur 78 du cylindre 72 et, par l'intermédiaire d'une canalisation 184, avec l'orifice d'admission inférieur 26 du cylindre 20. L'orifice d'échap-
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pement 126 de la soupape 116 communique, par l'intermédiai- re d'une oanalisation 188, avec l'orifice d'admission inférieur 76 du cylindre 72. L'orifice d'admission 129 du cylindre 128 communique, par l'intermédiaire d'une canali- sation 190, avec la même canalisation d'air comprimé par laquelle se trouve alimentée la soupape d'air chaud 89.
L'orifice d'échappement 142 de la soupape à piston 130 commu- nique avec une canalisation 194 débouchant sur le côté et légèrement au-dessus du fond 46 lorsque ce dernier occupe sa position inférieure et sert à l'expulsion, par souffla- ge, du corps moulé. L'orifice d'échappement 146 de la soupa- pe auxiliaire 136 communique, par l'intermédiaire d'une ca- nalisation 196, aveo un orifice 197 ménagé dans le fond 46-66 (voir figure 2) en vue du détachement, par souffla- ge, du corps moulé, tandis que l'autre orifice d'échappe- ment 150 de ladite soupape communique, par l'intermédiaire d'une canalisation 198, avec l'orifice d'admission 137 de la soupape à piston 130.
L'orifice d'admission 164 de la soupape de surjeté 160 communique, par l'intermédiaire d'une oanalisation 200, avec l'orifioe d'admission supérieur 24 du cylindre 20.
Le fonctionnement de la machine est le suivant :
On admettra que le moule est destiné à la fabrication d'un emballage ayant une capacité d'un demi-litre, emballa- ge qui, à l'état sec, pèse 45 gr, la suspension de fibres ayantune concentration de 1,5 %. L'emballage nécessite par conséquent trois litres de suspension de fibres.
Sur la figure 1, le pignon intermédiaire 16 est repré- senté en position débrayée, c'est-à-dire que l'arbre à ca- mes 30 est immobile. Dans cette position, les moitiés de moule 42 sont en position ouverte, tandis que le fond 46-66 occupe sa position inférieure, les soupapes 100, 130 et 136 étant ouvertes, tandis que, parmi les soupapes de la dou- ble soupape 112, celle de gauche (114) est fermée et celle
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de droite (116) est ouverte. L'air comprimé traverse par conséquent la soupape 100, la canalisation 180, la soupape de droite 116 et la canalisation 188 pour atteindre l'es- pace situé sous le piston 174, grâce à quoi le fond 46-66 se trouve déplacé vers le haut. Simultanément la soupape 136 ee ferme.
A la fin du mouvement ascendant du fond 46-66, la bu- tée 156 heurte le levier 168, ce qui provoque l'ouverture de la soupape 160. L'air comprimé arrive ainsi, pa r l'in- termédiaire de la canalisation 200, au-dessus du piston 22, ce qui détermine la venue en prise du pignon intermé- diaire 16 avec la roue dentée 28 calée sur l'arbne+à cames 30 qui se trouve ainsi mis en mouvement. La soupape 160 constitue un dispositif de sécurité en ce sens que l'arbre à cames n'est mis en action qu'u moment où le fond achève, sans en être gêné, son mouvement ascendant.
Si ceci n'était pas le cas, par exemple si l'objet moulé n'avait pas été enlevé et était resté débout sur le fond, ce dernier ne pourrait pas exécuter la dernière partie restante du mouve- ment ascendant, partie qui est nécessaire (généralement de 1 à 2 mm) pour la commande de la soupape 160, ce qui fait que la machine est amenée à l'arrêt.
Lorsque l'arbre à oames tourne, s'est d'abord la sou- pape 34 commandée par came qui s'ouvre, cette soupape ré- glant l'arrivée de l'air comprimé, par l'intermédiaire de la oanalisation 178, dans le cylindre 58, grâce à quoi le piston 60 se trouve déplacé, ce qui a pour conséquence le guidage des moitiés de moule 42 et des moitiés de porte- moule 48 les unes vers les autres par l'intermédiaire des excentriques 54 et le contact étanche desdites moitiés avec le fond 46-66 et la partie supérieure 44. Au cours de ce mouvement, la soupape 100 est également fermée par la bu- tée 110. La pression susvisée sur le piston 60 est mainte- nue pendant toute la période de coulée, ce qui fait que le moule est obligatoirement maintenu en position fermée pendant
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ce temps.
La continuation du mouvement de rotation de l'ar- bre à oames 30 détermine la commande, dans l'ordre indiqué ci-après, des soupapes 34 commandées par les cames calées sur l'arbre précité en vue du réglage de l'arrivée de l'air comprimé sur les pistons des soupapes 83, 85, 87 et 89 pré- vues respectivement pour la suspension de fibres, l'eau sous pression, la vapeur sous pression et l'air comprimé @ chaud.
C'est d'abord la soupape 83, prévue pour la suspen- sion de fibres, qui s'ouvre, grâce à quoi la suspension de fibres ayant la concentration indiquée ci-dessus est ame- née dans le moule par l'intermédiaire d'une canalisation 82 à partir d'un réservoir situé à un niveau plus élevé ou à l'aide d'une pompe, la soupape en question étant main- tenue ouverte par la came pendant une durée suffisante à l'expulsion de deux litres et demi d'eau à travers les pa- rois perforées du moule et au dépôt d'une couche de fibres suffisamment épaisse sur la paroi intérieure du moule. Pour une pression correspondant à une colonne d'eau de 4 à 5 mè- tres, trois secondes environ sont suffisantes à cet effet.
Après cette première période de moulage, le moule est rem- pli aveo la suspension de fibres. Immédiatement après la fin de cette période,la soupape 83 de la canalisation 82 est fermée et la soupape 85 de la canalisation 84 pour l'eau sous pression est ouverte, cette eau pouvant éventuel- lement être chaude. Cette eau sous pression refoule dans le moule la masse fibreuse résiduelle (ce qui fait que les fibres qui n'ont pas suivi se déposent sur la face interne de la couche de fibres) et contribue à parfaire le pressage de la couche qui devient dure et dense et qui reçoit une sur- face unie et lisse. Pour une pression d'eau d'environ deux atmosphères, quatre secondes environ sont nécessaires pour cette deuxième période de travail. A la fin de cette pério- de le moule est rempli d'eau.
La soupape 85 commandant la canalisation d'eau sous pression est alors fermée et la sou- pape 87 pour la vapeur sous une pression d'environ quatre
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atmosphères à une température d'environ 2000 est ouverte, cette vapeur étant amenée, par l'intermédiaire de la cana- lisation 86, dans'le moule pour y chasser l'eau et pour déterminer un séchage préalable du corps moulé. La soupape 87 pour la vapeur sous pression est alors fermée et la sou- pape 89 pour l'air chaud à une pression d'environ quatre atmosphères et à une température de 3000 est ouverte,cet air pénétrant sous pression, par l'intermédiaire de la canalisation 88, dans le moule pour déterminer le séchage définitif de l'objet moulé.
Aveo les températures et les pressions indiquées ci-dessus pour la vapeur et l'air chaud, des durées comprises entre vingt et trente secondes envi- ron sont nécessaires.
Pendant la dernière partie du mouvement de l'arbre cames,la soupape 34, commandée par came et commandant l'admission d'air comprimé sur le côté de droite du pis- ton 60 par l'intermédiaire de la canalisation 178, est fermée, tandis que la soupape 34, commandée par came et commandant l'admission d'air comprimé sur le coté de gau- che du piston précité 60 par l'intermédiaire de la canalisa- tion 176, est ouverte, ce qui fait que ce piston se trouve déplacé et ouvre les moitiés de moule 42 ainsi que les moi- tiés de porte-moule 48 par l'intermédiaire des manivelles 56 et des excentriques 54. Simultanément la soupape 100 est ouverte sous l'action de la butée 108.
Avant que soit ou- vert le moule, de l'air comprimé pénètre, par l'intermé- diaire de la canalisation 198, dans la soupape à piston 128, ce qui fait que le piston 118 de la double soupape 112 est déplacé dans un sens tel que la soupape de gauche 114 soit ouverte et que la soupape de droite 116 soit fermée. Il s'ensuit que la communication entre la source d'air com- primé, d'une part, et l'orifice d'admission 178 situé au- dessus du piston 74 (par l'intermédiaire de la soupape 100, de la canalisation 180, de la soupape de gauche 114 et de
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la oanalisation 182), d'autre part, est ouverte, le piston 74 se déplaçant vers le bas sous l'action de l'air comprimé.
L'objet moulé reste debout sur le fond. A la fin de ce mou- vement la soupape 136 est ouverte par la butée 156, ce qui fait que de l'air comprimé s'échappe d'une part, par l'in- termédiaire de la canalisation 196, par l'orifice 197 ména- gé dans le fond (provoquant ainsi l'expulsion, par souffla- ge, de l'objet moulé du fond précité), et d'autre part,par l'intermédiaire de la canalisation 198, vers l'orifice d'admission 137 de la soupape 130. Le piston 134 s'en trou- ve déplacé, dans la soupape précitée, dans un sens tel que la Canalisation 163 , qui communique avec la source d'air comprimé, est reliée à la canalisation 194, ce qui fait que de l'air comprimé est soufflé contre l'objet moulé qui se tient librement debout, lequel objet se trouve ainsi écar- té de la machine.
Le déplacement du piston 134 provoque également le déplacement du piston 118 dans la soupape double 112 dans un sens tel que la soupape de gauche 114 soit fermée et que la soupape de droite 116 soit ouverte, ce qui provoque l'arrivée d'air comprimé sous le piston 74 par l'intermédiaire de la soupape 100, de la canalisation 180, de la soupape de droite 116 , de la canalisation 188 et de l'orifice d'admission 76, le piston 74 guidant alors le fond vers le haut, tandis que se trouve simultanément fermée la soupape 136. Le cycle des opérations recommence ensuite.
L'invention n'est pas limitée à la forme de réalisation représentée sur le dessin annexé; cette forme de réalisation peut subir des modifications à différents points de vue sans que l'on sorte du cadre de l'invention. Dans la machi- ne représentée la commande des différents organes actionnés positivement a lieu partie mécaniquement et partie pneumati- quement à l'aide d'air comprimé, mais il est évident que ceci peut également avoir lieu d'une autre manière, par exemple par des moyens purement mécaniques, purement pneuma- tiques, hydrauliques ou électriques ou par une combinaison @
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appropriée quelconque de ces moyens.
Quoique les pistons à air comprimé pour provoquer la mise en action et hors d'action de l'arbre à cames, le mouvement ascendant et des- cendant du fond et le mouvement d'ouverture et de fermetu- re des moitiés de moule soient organisés, conformément au dessin, pour être actionnés pneumatiquement à l'aide d'air comprimé dans les deux sens, il est évident que ces pistons peuvent, de la même manière que les pistons pneumatiques pour la commande des soupapes d'admission, être organisés pour être actionnés dans un senspar de l'air comprimé et dans l'autre sens par un ressort ou sous l'action de n'im- porte quelle autre force.
Il y a lieu de remarquer que lors- qu'il est question dans le présent mémoire de pistons fonc- tionnant sous l'action d'air comprimé, il faut comprendre dans cette expression également des dispositifs donnant le même résultat,par exemple des dispositifs mécaniques, des relais, etc...