Machine à travailler le verre. L'invention a pour objet une machine à travailler le verre, caractérisée par un certain nombre de mécanismes pour traiter le verre, disposés à différentes stations, et par un cer tain nombre de mécanismes conformateurs de verre, semblables, déplaçables indépendam ment les uns des autres d'une station à une autre station.
Dans une forme d'exécution particulière, les mécanismes conformateurs peuvent être déplacés alternativement d'une station à l'au tre station, et leurs déplacements sont com mandés par un organe tournant unique. Les déplacements des mécanismes conformateurs peuvent s'exécuter suivant des trajets en arc différents dont l'amplitude peut être de 180 , et les ébauches portées par les mécanismes conformateurs peuvent être traitées par des mécanismes dits "optiques" préalablement à leur conformation définitive.
La forme d'exécution de la machine selon l'invention, ci-après décrite à titre d'exemple, a été étudiée pour confectionner des gobelets de verre, mais cette machine pourrait être appropriée pour la confection des bouteilles, de globes ou ampoules, ou d'autres articles creux ou partiellement creux, en verre.
La machine représentée et décrite est d'un type plus petit et plus simple que les ma chines jusqu'à présent proposées, et comprend deux systèmes de mécanismes conformateurs distincts, et des mécanismes cueilleurs et mou leurs communs aux deux systèmes de méca nismes conformateurs. Dans les dessins annexés: Fig, 1 est une vue en élévation de ladite forme d'exécution de la machine à travailler le verre; Fig. 1a est une vue analogue d'une va riante;
Fig. 2 est une vue en coupe horizontale, obtenue sensiblement suivant la ligne 2-2 de la fig. 1, un mécanisme de moulage étant supprimé et certaines parties étant arrachées dans un plan de coupe inférieure; Fig. 3 est une coupe verticale de détail, obtenue sensiblement suivant la ligne 3-3 de la fig. 2; Fig. 4 est une coupe verticale de détail, obtenue sensiblement suivant la ligne 4-4 des fig. 2 et 7; Fig. 5 est une coupe verticale et transver sale, obtenue sensiblement suivant la ligne 5-5 de la fig. 2; Fig. 6 est une coupe verticale partielle, obtenue sensiblement suivant la ligne 6-6 de la fig. 2;
Fig. 7 est une coupe verticale, à plus grande échelle, pratiquée dans un dispositif de commande de valves et de commutation, la vue étant obtenue sensiblement suivant la ligne 7-7 de la fig. 2 et certaines portions étant représentées en élévation; Fig. 8 à 13 sont des coupes verticales et transversales, obtenues sensiblement et respec tivement suivant les lignes 8-8, 9-9, 10-10, 11-11, 12-12 et 13-13 de la fig. 7; Fig. 14 est une vue de détail, en perspec tive, d'une valve à glissement ou tiroir; Fig. 15 à 23 représentent une série de coupes verticales schématiques, illustrant les phases successives de la confection de l'un des objets de verre creux;
Fig. 24 est un diagramme destiné à illus trer les mouvements ou déplacements géné raux des deux systèmes de mécanismes con- formateurs distincts; Fig. 25 est une coupe horizontale, à plus grande échelle, obtenue sensiblement suivant la ligne 25-25 de la fig. 1, et montrant en plan un mécanisme de came contrôlant le plongeur de cueillage; Fig. 26 est une coupe verticale de détail, obtenue sensiblement suivant la ligne 26-26 de la fig. 25, et montrant un mécanisme assu rant l'ouverture des mâchoires des cannes des mécanismes conformateurs lorsque l'opération de soufflage est terminée;
Fig. 27 est une coupe horizontale, obtenue sensiblement suivant la ligne 27-27 de la fig. 5, et montrant la came de commande principale et le mécanisme commandant l'os cillation des têtes; Fig. 28 est une coupe verticale axiale par l'un des mécanismes de canne lorsqu'il occupe la position neutre ou normale; Fig. 29 est une vue analogue, les mâ choires occupant leurs positions d'ouverture et l'arbre de tête occupant sa position relevée; Fig. 30 est une vue analogue à celle de la fig. 28, le plongeur soulevé;
Fig. 31 est une vue en élévation de l'un des mécanismes de canne, les mâchoires étant ouvertes comme dans la fig. 29;- Fig. 32 est une vue en plan, à plus grande échelle, de l'un des systèmes de mécanismes conformateurs, qui comprend une paire de cannes semblables ainsi que le mécanisme qui assure leur renversement et en commande alternativement la rotation ou l'oscillation;
Fig. 33 est une vue en élévation de face d'une paire de cannes et du mécanisme qui les supporte, cette vue étant obtenue en regardant dans la direction des flèches x, comme indiqué aux fig. 1 et 32; Fig. 34 est une vue en coupe verticale et longitudinale, obtenue sensiblement suivant la ligne 34-34 de la fig. 32; Fig. 35 est une vue en élévation par bout, en regardant de la gauche dans la direction d'un dispositif de canne, ou dans la direction de la flèche y, comme indiqué à la fig. 32;
Fig. 36 est une vue en plan, renversée, de la came de renversement de canne, cette vue s'obtenant en regardant sensiblement à partir de la ligne 36-36 de la fig. 1 dans la direction des flèches indiquées; Fig. 37 est une vue en élévation latérale d'une portion de l'ensemble d'un dispositif de canne, cette vue étant obtenue en regardant dans la direction de la flèche z de la fig. 32; Fig. 38 est une vue en coupe verticale, obtenue sensiblement suivant la ligne 38-38 de la fig. 37 ou de la fig. 34;
Fig. 39 est une vue en coupe verticale, obtenue sensiblement suivant la ligne 39-39 de la fig. 38 ou de la fig. 32; - Fig. 40 est une vue en coupe verticale, obtenue sensiblement suivant la ligne 40-40 de la fig. 34; Fig. 41 est une vue de détail, en coupe verticale, montrant le mécanisme d'oscillation, la vue étant obtenue sensiblement suivant la ligne 41-41 des fig. 34 et 39; Fig. 42 est une vue en élévation du méca nisme disposé à la station de cueillage pour actionner les mâchoires et le plongeur d'une canne; Fig. 43 est une vue en coupe verticale et axiale, obtenue sensiblement suivant la ligne 43-43 de la fig. 42;
Fig. 44, 45 et 46 sont des coupes schéma tiques analogues, par le cylindre et les valves de commande et destinées à illustrer le fonc tionnement du dispositif représenté aux fig. 42 et 43; la fig. 44 montre le mécanisme en posi tion neutre, la fig. 45 montre le mécanisme en position pour soulever la canne et ouvrir les mâchoires et la fig. 46 le montre dans la position pour laquelle le plongeur est actionné; Fig. 47 est une coupe verticale, à plus grande échelle, pratiquée par l'ensemble du moule et les valves de contrôle pneumatique, la vue étant analogue à celle représentée à la droite de la fig. 1; Fig. 48 est une vue en coupe verticale, pratiquée perpendiculairement à celle de la fig. 47;
Fig. 49 est une vue en coupe horizontale, obtenue sensiblement suivant la ligne 49-49 de la fig. 1, et montrant en plan l'un des mécanismes "optiques"; Fig. 50 est une vue de détail, en coupe verticale;, Fig. 51 est une vue en élévation de l'un des mécanismes "optiques", avec l'un des moules représenté en coupe verticale; Fig. 52 est une vue en coupe verticale, obtenue sensiblement suivant la ligne 52-52 de la fig. 51.
Brièvement décrite, la machine comprend: un four approprié A dont on extrait le verre fondu; un bâti de support pour les parties ou organes de la machine, désigné dans l'en semble par B; un plongeur de cueillage C pour extraire les charges de verre fondu du four A; une paire de têtes analogues D et D' exécutant des mouvements oscillants; un mé canisme de commande principal indiqué en E, pour assurer l'oscillation des têtes, dans une relation de temps convenable l'une par rap port à l'autre; un certain nombre de cannes analogues F, la machine représentée compor tant quatre de ces cannes, une paire sur cha que tête; des mécanismes analogues G et G' pour faire tourner, osciller et renverser les cannes; un mécanisme H à la station de cueillage pour actionner les mâchoires et les plongeurs des cannes;
un mécanisme J à la station de soufflage ou de moulage pour assurer l'ouverture des, mâchoires afin d'éva cuer l'article terminé; un dispositif de moule indiqué en K; un mécanisme "optique" L (fig. la) ou une paire de mécanismes "opti- ques" analogues L et L' (fig. 2), ces méca nismes traitant les ébauches portées par cha cune des paires de cannes; des valves de con trôle pneumatique M -et M'; un ensemble de cames de contrôle actionnées par le méca nisme de commande principal E et indiqué généralement en N -(fig. 2).
Avant de décrire dans le détail les di verses parties de la machine, on définira brièvement les principes généraux de son fonctionnement. Dans les fig. 15 à 23, on a indiqué une série -des phases successives de formation de l'un des objets de verre, le procédé illustré ne différant pas matérielle ment du procédé tel qu'il était exécuté an térieurement à l'aide des machines déjà con nues. Comme il est représenté à la fig. 15, la tête du plongeur de cueillage C a été in troduite dans le four et une charge de verre fondu 1 a été sucée dans la tête, ù partir de la masse de verre fondu 2 du four.
Dans la fig. 1,6, le plongeur a été retiré du four, et une fermeture 3 a été ouverte pour dé charger la charge 1, un souffle d'air sous pression étant employé .d'ordinaire pour aider l'expulsion de la charge. La charge 1 a été conformée avec un rebord annulaire 4, et conserve cette forme générale lorsqu'elle tombe et vient en engagement avec une canne F. La canne F comporte une coupelle 5 pour recevoir l'ébauche, et des mâchoires 6 pour maintenir l'ébauche en place (fig. 17). Dans la fig. 18, un plongeur 7 a été soulevé de façon à former une ouverture au centre de l'ébauche 1. Comme il est indiqué à la fig. 19, un souffle d'air a été envoyé dans l'ouverture formée par le plongeur 7 et a légèrement dilaté l'ébauche, comme il est indiqué en 8.
Dans la fig. 20, la canne F a été renversée, de manière que l'ébauche se trouve suspendue. Les mouvements com muniqués à la canne F, combinés à la gra vité agissant sur l'ébauche même, servent à allonger cette ébauche creuse et à l'amener approximativement à la forme indiquée en 9. Dans la fig. 21, un mécanisme "optique" L a été soulevé pour l'amener en engagement avec l'ébauche partiellement conformée 9. Le mécanisme optique peut intervenir dans di vers buts, notamment pour refroidir partiel lement certaines lignes ou sections de l'ébau che de façon à former des épaisseurs inégales dans des portions espacées entre elles de l'ob jet terminé. Cet emploi sera décrit plus en détail par la suite.
Dans la fig. 22, un moule K a été soulevé et refermé autour de l'ébau che qui est entraînée d'une manière continue en rotation, ou amenée en oscillation dans le moule, et de l'air est introduit à travers la canne F de façon à amener l'ébauche à la forme finale indiquée en 10. Dans la fig. 23, le mécanisme de moule K a été écarté, et les mâchoires 6 sont ouvertes pour décharger l'objet terminé. Dans l'exemple représenté, la partie supérieure de l'objet est séparée sensiblement à la ligne indiquée en a-a, de façon à former un gobelet de verre 11, la portion supérieure 12 n'étant pas utilisée sauf comme déchet.
L'agencement général et le fonctionne ment de la machine sont indiqués schémati quement dans la fig. 24.
Les deux têtes D-D' sont organisées pour osciller en arrière et en avant, suivant des ares opposés de 180 , autour d'un centre commun 13, à partir d'une station de cueil- lage prévue au voisinage du four jusqu'à une station de soufflage ou de moulage située du côté opposé de la machine. Chaque tête porte une paire de cannes F et un mécanisme G (fig. 1 et 32) pour communiquer les mou vements désirés à ces cannes.
Il convient d'indiquer ici que les principes de fonction nement -de cette machine seraient les mêmes si chacune -des têtes ne portait qu'une seule canne F; de plus, chaque tête pourrait porter un nombre de cannes supérieur ,à deux. Les deux cannes sont actionnées simultanément et de la même manière à l'aide -du mécanisme unique G.
D'une façon analogue, le méea- nisme de cueillage C comprend un nombre correspondant de têtes ou moules ,de cueil- lage semblables, et le ou les mécanismes "optiques", ainsi que le mécanisme de moules finisseurs comprennent chacun un nombre correspondant de moules analogues.
De cette façon, la capacité de la machine est modifiée, mais les principes de fonctionnement sont les mêmes -que si un; seul objet de verre était formé par chaque mécanisme conformateur durant un quelconque cycle d'opérations. Un mécanisme de commande unique E actionne les deux têtes D et D', de façon qu'elles se meuvent indépendamment mais en relation de temps convenable entre elles. La tête D s'arrête à la station de cueillage pendant un temps suffisant à recevoir les ébauches de verre du mécanisme de cueillage C.
Elle oseille alors dans le sens des aiguilles d'une montre (comme on peut le voir à la fig. 2-1) pour atteindre la station où est disposée le mécanisme "optique" et où elle s'arrête pen dant un temps suffisant au traitement de l'ébauche par ce mécanisme "optique". La tête passe alors à la station de soufflage ou de moulage où elle s'arrête, tandis que les moules sont amenés en place par soulève ment, le soufflage de l'ébauche est complété, les moules sont écartés et les objets de verre déchargés ou séparés des cannes..
La tête D exécute alors une oscillation en arrière, d'un mouvement continu, en sens inverse,de celui des aiguilles d'une montre, jusqu'à la station de cueillage, où un nouveau cycle d'opéra- tions recommence. D'une manière exactement semblable, la tête D' s'arrête à la station de cueillage, pour recevoir les ébauches de verre et oscille alors, tout d'abord en sens inverse de celui des aiguilles d'une montre, vers la station de soufflage, avec un arrêt à la sta tion "optique". Elle retourne ensuite à la station de cueillage en oscillant dans le sens des aiguilles d'une montre.
Dans la variante suivant la fig. la, les stations "optique" et de moulage sont agen cées en un endroit où chaque tête s'arrête pendant un temps suffisant pour permettre le traitement des ébauches par le mécanisme optique, après quoi le moulage desdites ébauches est complété, à la même station, à la manière qui vient d'être indiquée. Les particularités générales de la machine ayant ainsi été brièvement mentionnées, ses divers éléments seront décrits plus en détail ci-après.
Le four A possède une ouverture de tra vail 14, donnant accès à une enceinte 16 dont certaines portions plongent en dessous de la surface du verre fondu 2, de façon à isoler partiellement une portion de verre 17 dont la tête 15 suce des charges ou ébauches. Un couteau 18 sépare l'excès de verre qui rejoint la charge 17.
Le bâti de support principal B comprend une plate-forme inférieure 19 (fig. 2) équi pée d'une portion de carter central 20 (fig. 1) dans lequel est logée la majeure partie du mécanisme de commande E, une plate-forme supérieure 21 supportée par quatre colonnes d'angles 22, et un montant central tubulaire 23 supportant le palier pour l'arbre central de commande principal. Le bâti comprend également un certain nombre de bras, de consoles auxiliaires, etc., dont il sera parlé à mesure dans la description. Une paire d'ar bres horizontaux semblables 24 et 25, à tou rillons excentrés 28, portent des roues 29 qui supportent la machine sur des rails pa rallèles 30.
Des roues hélicoïdales 31, un arbre de commande 32, des vis sans fin 33 (fig. 3) et une manivelle de man#uvre per mettent de provoquer la rotation simultanée des deux arbres 24 et 25, et de régler verti- calement la machine relativement au niveau du verre dans le four A.
Têtes et mécanisme de commande de <I>déplacement des têtes.</I>
Un arbre tubulaire 47 est tourillonnné dans un coussinet 48 et un coussinet 49. Un arbre d'entraînement central 50 est touril- lonné dans l'arbre tubulaire 47, un palier de poussée 51 étant prévu pour supporter la portion terminale inférieure réduite 52 de l'arbre 50 dans l'organe inférieur 53 du bâti. Des roues d'engrenage de commande analo gues 54 et 55 sont fixées aux parties infé rieures des arbres 47 et 50 (voir fig. 1, 2, 5, 6 et 27). Un élément de cadre 56 du bâti est pourvu d'un tourillon tubulaire plongeant 57 (fig. 1).
La tête D comporte un bras de support inférieur 58 librement tourillonné sur l'arbre 47, et un bras supérieur 59 tou- r 1 illonn -6 sur l'arbre plongeant 57. D'une ma- nière analogue, la tête D' comporte un bras inférieur 60 et un bras supérieur 61 tou- rillonnés sur l'arbre tubulaire 47 et le tou rillon 57.
Un bras de manivelle 62 est assu jetti à la partie terminale supérieure de l'arbre 50 et un accouplement amortisseur de choc 63 (fig. 49) est interposé entre l'ex tr6mité externe de cet arbre de manivelle et une portion en forme .d'étrier du bras 58 de la tête D. Un bras de manivelle 64, fixé à l'arbre tubulaire 47, est relié par un accou plement amortisseur analogue à l'autre tête D'. Un bras de support 65 porte une, paire de tampons 66, conditionnés pour venir alter nativement en engagement avec une paire de broches ou chevilles d'arrêt -67 et 68, .de la plate-forme supérieure 21.
La tête D\ oseille suivant un arc mesu rant approximativement<B>1,80'</B> (en direction de l'observateur lorsqu'elle apparaît comme dans la fig. 1) et son mouvement est limité par les chevilles d'arrêt 67 et 68. D'une ma nière exactement semblable, une console d'ar rêt 69, formée sur l'autre tête D', vient en engagement avec une paire analogue de bro ches de la plate-forme 21 pour limiter le mouvement d'oscillation .de la tête D'. Le mécanisme de commande E comprend un plateau de came principal 70, qui est tou- rillonné, grâce à un coussinet 71, sur l'arbre vertical 50.
Une crémaillère circulaire 72 est figée à la périphérie du plateau de came 70, entraînée en rotation d'une manière con tinue, dans une direction, à une vitesse constante, par un moteur électrique 73, et par l'intermédiaire de liaisons comprenant (fig. 2 et 5) un arbre moteur 74, une roue hélicoïdale d'un carter 75, un arbre trans versal 76, un engrenage cône 77, un arbre vertical 78, et un engrenage 79, monté sur l'arbre 78 et engrenant avec la crémaillère 72.
Le trajet de came principal formé dans la face supérieure du plateau 70 (voir fig. 27) comprend des parties en forme d'arcs 80, 81 et 82, centrées autour de l'axe 13 et qui correspondent aux arrêts ou pauses des têtes aux diverses stations, ainsi que des portions inclinées 83, 83a et 83b qui déterminent des mouvements d'oscillation des têtes lors qu'elles se meuvent de station à station. Une cheville ou galet de came 84 est entraîné par un bâti oscillant 85 pivotant autour d'un tourillon fixe 86 et comprenant également une crémaillère 87 en engrènement avec un engrenage 88 monté sur un tourillon fixe 89. Une crémaillère 90, fixée à l'engrenage 88, et oscillant également autour du tourillon 89, est en prise avec l'engrenage de com mande 55 à l'extrémité inférieure de l'arbre vertical 50.
Aussi longtemps que le galet 84 occupe la portion 80 de la rainure de came, aucun mouvement n'est communiqué au train des crémaillères et engrenages qui vient d'être décrit, et la tête D reste stationnaire dans la position de moulage (fig. 1) ou d'une façon analogue dans la position "optique" (fig. la). Lorsque le galet 84 passe dans la portion inclinée vers l'intérieur 83, la tête D est entraînée en oscillation, relative ment rapidement, en arrière, suivant un arc mesurant approximativement 180', dans la position de cueillage, position dans laquelle la tête D' se trouve actuellement dans les fig. 1 et la. Lorsque le galet de came pé nètre dans la partie en arc interne 82, la tête s'arrête dans cette position de cueillage.
Lorsque le galet passe dans la portion 83a, la tête D est amenée en oscillation (fig. 1), de la position de cueillage dans une position "optique" intermédiaire, où elle s'arrêtera, tandis que le galet se trouve dans la portion en arc 81 de la rainure de came. Le galet passera alors dans la partie courte 83b, ce qui a pour effet de faire osciller la tête de la position "optique" à la position de soufflage, ou bien, dans la variante de fig. la, la tête exécute directement un parcours pour attein dre la station "optique" qui est combinée à la station de soufflage.
Un deuxième galet de came 84' est engagé dans la rainure de came, et y occupe une position diamétralement oppo sée, ou sensiblement à 180 du galet de came 84, et ce galet de came est relié, par une série analogue d'engrenages et de crémaillères courbes (désignés par des caractères de réfé rences analogues mais avec exposants), à l'en grenage de commande 54 qui commande par conséquent l'oscillation de l'autre tête D'. Le dernier train d'engrenages comprend un en grenage fou supplémentaire 142 pour inverser la direction des mouvements d'oscillation communiqués à la tête D'. <I>Dispositif de.</I> cueillage.
Le mécanisme de cueillage C est d'un type connu et comprend une paire de têtes analo gues 15 qui sont engagées dans le four pour y cueillir des charges de verre, et sont reti rées du four pour décharger ces ébauches de verre à une des paires de cannes F. Les têtes sont projetées dans et retirées du four grâce à un cylindre à pression fluide unique 91. Les valves destinées à admettre alternative- ment ce fluide sous pression aux deux extré mités du cylindre sont contrôlées par un levier oscillant ou un bras de manivelle, indiqué en 92.
Le couvercle 3 de chaque tête 15 et le dis positif coupeur 18 destiné à séparer le sur plus de verre sont actionnés, à des inter valles de temps convenables, grâce à des mé canismes à leviers et à bielles, à la manière usuelle. Un passage 93 (fig. 15) mène à la cavité qui retient le verre de chacune des têtes 15 et, grâce à une succion exercée par ce passage, la charge de verre est aspirée de la masse 2 du four dans la chambre 134, et un souffle d'air, envoyé par ce même passage, est propre à expulser l'ébauche de verre de la tête 15 de manière à la faire tomber dans le mécanisme récepteur à une extrémité de la canne F.
Les valves destinées à relier alter nativement la dépression ou vide et la pres sion d'air au passage 93 sont contrôlées par un levier oscillant 94 placé à l'extrémité supé rieure du dispositif de cueillage.
Un arbre 95 traverse l'un des supports tubulaires du bâti 22 à l'un des angles de la machine. Un engrenage 96 est claveté à l'ex trémité inférieure de l'arbre 95, et un engre nage intermédiaire 97, librement tourillonné sur un arbre 98, relie l'engrenage 96 à la cré maillère 72 de la came principale 70 (fig. 6). Les dimensions relatives des engrenages sont telles que l'engrenage 96 et l'arbre 95 tour nent deux fois pour chaque révolution de la came principale 70, c'est-à-dire que l'arbre 95 exécute une rotation complète pour chaque cycle complet d'opérations de chaque tête D ou D'.
A l'extrémité supérieure de l'arbre 95 est fixé un plateau de came 99 entraîné en rota tion continue (fig. 1 et 25) et une came 102 vient tout d'abord en engagement avec un galet 112, et fait osciller un levier coudé 111 de façon à admettre de l'air sous pression dans l'extrémité supérieure du cylindre 91 et introduire les têtes 15 dans le four. Une came 100 vient ensuite en engagement avec un galet 107 pour faire osciller un levier 104 et, par suite, mouvoir le levier 94 afin de relier la dépression ou vide avec les têtes de cueil- lage 15 et aspirer les charges de verre fondu dans ces têtes.
Immédiatement après, une came 103 déplace le levier 104 dans la direc tion opposée de façon à admettre de l'air sous pression dans l'extrémité inférieure du cylindre 91 afin de retirer les têtes 15 du four. Durant ces mouvements de sortie des têtes, le mécanisme coupeur 18 sépare le sur plus de verre, et lorsque les têtes sont en place au-dessus des cannes F, le couvercle 3 est ouvert automatiquement. A ce moment, une came 101 attaque le levier 104 pour faire basculer le levier 94 en direction opposée et admettre un souffle d'air dans chacune des têtes 15 de façon à décharger le verre qu'elles contiennent.
Il est à noter que l'engrenage 96 est pourvu d'une rainure annulaire 115 dans la quelle certains secteurs de came peuvent être montés. Ces cames sont employées pour com muniquer les mouvements voulus aux parties de moules lorsque des verres à pied sont fa briqués par la machine, comme indiqué dans le brevet des Etats-Unis n 1972 717. Canne. Chaque canne (fig. 28 à 31) comprend un tube ou manchon externe 116 qui est monté de manière à coulisser et à tourner dans une enveloppe 117, un mouvement ascendant sup plémentaire à partir de la position représentée dans les fig. 28 et 29 étant empêché par un collier externe 118.
Le manchon 116 comporte des dents d'engrenage 119, un deuxième man chon 120, pourvu d'un collier 121, et un res sort de compression 122, placé entre le collier 121 et un rebord interne 123 du manchon qui retient normalement le manchon 120 abaissé, avec une bride ou tête 124 en enga gement avec le manchon 116. Le manchon 120 porte une fourchette comprenant deux bras 125 diamétralement opposés. Un troisième manchon 12t6 peut coulisser longitudinalement dans le manchon 120. L'extrémité inférieure du manchon 126 est reliée à la bague de rou lement interne 127 d'un coussinet de butée, dont la bague externe 128 est portée par un collier de commande 129.
Le manchon 126 est relié, par des vis 130, à un po@rte-chevilles 131, et un ressort de compression 126' repousse normalement le manchon 126 de façon que le porte-chevilles 131 repose sur la four chette 125.
Le dispositif de soufflage comprend ti tube inférieur 132 auquel est relié un prolon gement 133 se prolongeant jusqu'au plongeur interne 7. Un passage d'air 135 comporte des prolongements latéraux 136 menant à des gorges externes 137 formées dans les parois latérales du plongeur 7. Le tube 132 débou che, avec interposition d'une garniture 138, dans un bloc non tournant 139 pourvu d'un raccord 140, avec lequel est reliée une con duite d'alimentation souple. Le bloc 139 est conditionné pour venir en contact avec un or gane d'arrêt 141 afin d'empêcher le mouve ment descendant à partir des positions repré sentées dans les fig. 28 et 30.
Une coupelle ou porte-ébauche 5 entoure à glissement le plongeur interne 7, et comporte un manchon 143 et 144, ajusté à glissement autour de la queue ou tige 133 et pourvu d'un système de garniture 145 pour empêcher les pertes d'air sous pression de la coupelle 5, autour de la queue 133. Un ressort de com pression 146 tend à ramener vers le bas le porte-ébauche 5 dans le porte-cheville 131, comme il est représenté à la fig. 29. Un manchon 147, ajusté à glissement autour du manchon 132, comporte une tête annulaire 148 dans laquelle sont montées des butées à vis 149 traversant des fentes dans les man chons 126, 120 et 116, de façon à permettre des mouvements longitudinaux relatifs, d'am plitudes limitées, de ces manchons, et obli geant ces derniers à tourner à l'unisson.
Une vis d'arrêt 150, fixée dans le manchon 132, peut coulisser dans une fente 151 du manchon 147, de façon à empêcher la rotation relative de ces manchons. Un ressort de compression interne 152 est monté entre le manchon 132 et un manchon 144 situé à l'extrémité infé rieure du porte-ébauche. Un ressort 153 est monté entre la partie inférieure du manchon 126 et la tête 148.
Une paire de mâchoires semi-cylindriques analogues 6 comportent des rebords supérieurs internes 155, des oreilles 156 montées à pivot sur des chevilles 157 disposées dans le porte- chevilles 131. De courtes bielles 158 relient à pivot des oreilles 159 avec les extrémités supé rieures des bras 125.
Les puissances et les positions relatives des différents ressorts, dans l'ensemble du montage de la canne, sont telles qu'ils main tiennent les parties relativement mobiles entre elles normalement dans la position représentée dans la fig. 28. Lorsqu'une ébauche de verre doit être reçue à la station de cueillage (voir fig. 16), le collier 129 est relevé dans la posi tion représentée à la fig. 29. Durant la pre mière phase de ce mouvement, le manchon 120 s'élève jusqu'au moment où il vient en enga gement avec les arrêts 149. Ceci permet à l'étrier 125 de s'élever d'une petite quantité dans le manchon relativement fixe 116, jus qu'à la position représentée à la fig. 29.
Du rant ce premier mouvement, le porte-chevilles 131 se meut avec l'étrier 125, mais les ensem bles plongeurs centraux 5 et 7 ne se meuvent pas tout d'abord vers le haut, en sorte que le vide indiqué en 160 (fig. 28) est repris et que les mâchoires 6 s'élèvent en s'écartant des bords supérieurs du porte-ébauche 5, comme il est indiqué en traits interrompus à la fig. 28.
Aucun mouvement ascendant supplé mentaire de l'étrier 125 ne peut se produire, mais l'ensemble de la conduite de soufflage interne et le porte-chevilles de charnières 131 se meuvent actuellement vers le haut, en pro voquant le basculement des mâchoires 6 vers l'extérieur, dans la position ouverte telle qu'indiquée dans les fig. 29 et 31. Un mouve ment de retour du collier de manaeuvre 129 provoque le renversement des divers mouve ments décrits. Les mâchoires 6 se meuvent tout d'abord en position de fermeture, et en suite vers le bas par rapport au porte-ébauche 5 de façon à serrer la lèvre 4 de l'ébauche 1.
Lorsque les parties sont revenues dans la po sition normale représentée à la fig. 28, l'ébau che sera maintenue en place, comme repré senté à la fig. 17. Le collier de manoauvre 129 est alors abaissé à partir de la position neutre représentée dans la fig. 28, jusqu'à la position de fonctionnement du plongeur re présentée à la fig. 30.
Il en résulte un mou vement descendant d'ensemble de tous les or ganes de la canne, à l'exception du dispositif de conduits de soufflage et du plongeur interne 7 qui est soulevé dans le porte-ébauche 5, de façon à former .une ouverture dans la portion inférieure de l'ébauche 1. Le collier de manoeuvre 129 est alors ramené à la posi- tion neutre représentée à la fig. 28, en rame nant tous les éléments ou organes de la canne dans la position représentée dans cette figure. Une ou des bouffées d'air sont alors envoyées par le passage 135 et les passages 186 et 187 dans le plongeur interne 7, cet air dilatant l'ébauche molle 1 en ouvrant l'ouverture for mée par le plongeur.
Tout L'ensemble de la canne est alors ren versé bout pour bout, de sorte que l'ébauche de verre se trouvera suspendue comme il est représenté à la fig. 20, et l'admission d'air par le passage 135 est ultérieurement contrô lée de façon à dilater l'ébauche, comme il est indiqué aux fig. 20 à 23 inclusivement. Du rant toute cette phase, la canne peut être entraînée en rotation ou en oscillation autour de son axe longitudinal.
Porte-canne et mécanisme de retournement <I>des cannes.</I>
Le bâti de support de canne 117, dont il a été question plus haut, comprend un bâti pourvu des deux moitiés postérieures semi- cylindriques des paliers pour une paire de cannes F, et des moitiés de paliers semi- cylindriques antérieures 161, montées à pivot en 162, et pourvues d'agrafes 163 articulées en 164 (fig. 32 et 33). Un ressort 165 tend à faire basculer les agrafes 163 de façon qu'un crochet 166 vienne en engagement avec un organe 167 du cadre 117. En exerçant une traction sur la poignée 168, l'agrafe peut être déverrouillée et l'organe 161 basculé de façon que tout l'ensemble de la canne puisse être enlevé et remplacé.
Les colliers de man#uvres 129 des cannes sont supportés par un organe transversal 169 à queue ou tige 170 compor tant une tête élargie 171. Un mécanisme ap proprié vient en engagement avec, et anime d'un mouvement de va-et-vient cette tête 171, lorsque les cannes se trouvent à la station de cueillage, pour ouvrir et fermer les mâchoires et actionner le plongeur interne.
A la station de soufflage, après que l'objet de verre est terminé, la tête 171 est actionnée à nouveau dans une direction propre à ouvrir les mâ choires et libérer l'objet terminé. Le bâti 117 est monté à une extrémité d'un carter d'engrenage 184 (fig. 34) compor tant un prolongement cylindrique creux 185 relié, en 186,à un organe cylindrique ana logue 187, les organes 185 et 187 étant touril- lounés sur un organe en saillie sur le carter 190 porté par les têtes de support D ou D'. Le manchon 187 comporte des dents d'engre nage 191 en prise avec un engrenage 192. Un élément oscillant 194 est monté sur un arbre vertical 195 et comporte une crémaillère courbe 196 en prise avec un pignon conique 197 réuni à l'engrenage 192.
Un bras 198 porte un galet de came 199 (fig. 32), l'autre bras 200, établi à la forme d'une chape 201, entourant un prolongement 202 de l'élément oscillant 194. Un dispositif amortisseur 203 est monté dans l'organe 202, et vient en engagement avec les bras latéraux de la chape 201.
Le galet 199 se déplace dans l'une des rai nures d'un plateau de came 204 (fig. 1 et 36) comportant deux rainures analogues 205 et 206, une pour chaque dispositif de canne. On notera que lorsqu'une des têtes D ou D' se meut de la station de cueillage à la station de soufflage, ou vice versa, le galet 199 se déplace dans la rainure de came 205 (ou 206), et le levier coudé 198 oscille autour du pivot 195. Par l'entremise de l'accouplement amor tisseur 203, la manivelle fait osciller la cré maillère courbe 196 et, par l'intermédiaire du train des engrenages 197, 192 et 191, fait osciller tout le bâti porte-cannes autour de l'axe horizontal 207 (fig. 34).
Une paire de butées réglables 208 est mon tée dans des bras 210 en saillie sur le man chon 187 du bâti tournant, ces butées venant en engagement avec une portion terminale saillante 211 pour limiter le mouvement de renversement des cannes à chaque extrémité de l'arc de<B>180'</B> du déplacement (fig. 32).
Mécanisme <I>de rotation et d'oscillation</I> <I>des cannes.</I>
Un arbre 212 traverse le carter des engre nages 190 (fig. 34), l'extrémité de cet arbre étant reliée, par un manchon 213,à un pro- longement d'arbre 214, tourillonné en 215 dans l'organe tubulaire 189 et portant un en grenage conique 216 à son extrémité externe. Un arbre normalement vertical 217 porte un pignon conique 218 en prise avec l'engrenage conique 216. Une roue d'engrenage 219, égale ment fixée à l'arbre 217, engrène avec une paire de roues d'engrenage 220 et 221 (fig. 40) en prise avec les dents d'engrenage 119 des deux cannes F.
Sur l'arbre 212 est monté un manchon tournant 222 et un manchon oscillant 223, entre lesquels est disposé un organe d'em brayage coulissant 224, claveté sur l'ar bre 212.
Un moteur à rotation continue 225 (fig. 32) est accouplé, en 226, à un arbre 227 portant une vis sans fin 228 (fig. 38) qui, par une roue hélicoïdale 229 et une roue d'en grenage 231 (fig. 39), engrène avec l'engre nage 232 formé sur le manchon tournant 222 de façon à entraîner constamment ce man chon dans une direction (fig. 34). Un bras de manivelle 234 est relié par un bouton 235 et une bielle 236 à un bouton 237 d'une mani velle 238 (fig. 41) dont le bras est plus long que le bras 234, en sorte qu'un mouvement de rotation continu de la manivelle 234 com munique un mouvement d'oscillation continue au manchon 223.
Un arbre oscillant 239 porte une four chette 240 (fig. 38) engagée clans la gorge de l'organe d'embrayage coulissant 224. Un bras de manivelle de l'arbre oscillant 239 est conduit élastiquement par un galet 250, con ditionné pour venir en engagement avec une came fixe 251 (fig. 1). L'organe d'embrayage 224 est normalement maintenu en engagement avec le manchon de rotation 222, de sorte que les cannes F sont entraînées en rotation con tinue aussi longtemps que le moteur 225 est excité. A certains moments de la confection de produits dits "optiques", il est préférable de faire osciller les ébauches de verre.
La came 251 est réglée de telle sorte que, au moment voulu, l'organe d'embrayage 224 est amené en engagement avec le manchon oscil- lant 223, en provoquant l'oscillation de l'ar bre 212 et des liaisons de cet arbre aux cannes.
Mécanisme de man#uvre des mâchoires et du plongeur des cannes.
A la station de cueillage, un mécanisme H (fig. 1 et 42 à 46) communique les déplace ments longitudinaux nécessaires aux cannes F, afin d'ouvrir et de fermer les mâchoires de ces cannes et d'actionner leur plongeur.
Dans un cylindre à pression fluide fermé 253, un piston inférieur 254 est normalement repoussé vers le haut par un ressort 255, jus qu'à atteindre une position située à mi-chemin de la hauteur du cylindre, où son mouvement ascendant est limité par l'engagement d'un re bord 256 du piston avec un épaulement 257 du cylindre.
Un piston supérieur 258 porte une tige 259 articulée en 2.61 -à un prolonge ment 262 portant un étrier 263 conditionné pour embrasser la tête 171 du mécanisme de manoeuvre de la canne, laquelle tête vient en engagement avec cet étrier 263 lorsque les cannes se trouvent à la station de cueil- lage. Les déplacements verticaux de la tige de piston 262 seront alors communiqués à la queue 170.
Le prolongement 262 glisse dans un man chon 2.64 appartenant à un bâti oscillant 265 dont les bras sont articulés en 2,66 _ (coaxia- lement avec le pivot 261) dans des consoles 267. Une bielle 268, articulée en 269, est reliée à un bras, 270 d'un levier articulé en un point intermédiaire 271 dans une console 272. Le bras inférieur 273 est relié en 274 à une tige de poussée 275.
Un ressort de compression 27.6 est monté entre des butées 277 et une console fixe 278, de façon à faire osciller le levier et le mécanisme de bielles de sorte que le prolongement 262 se trouve verticalement dans l'alignement de la tige de piston principale 259. Les organes de butée 141 sont portés par des queues ou co lonnettes 279 réglables dans le cadre oscil lant 265 et, en position normale, les butées 141 empêcheront le mouvement descendant des dispositifs de soufflage 139 lorsque les cannes sont amenées dans la position de fonc- tionnement du plongeur représentée dans la fig. 30.
L'extrémité interne de la tige 275 est reliée à un bras de manivelle 280 d'un arbre vertical 281 comportant un bras de manivelle 282 portant un galet 283 qui vient en enga gement avec une came 284 du plateau de came principal 70 (fig. 1, 2 et 27). Lorsque la came 284 attaque le galet 283, la tige 275 est ramenée vers la droite (fig. 43) en écar tant l'étrier 263 et les butées 141 des tra jets des cannes qui commencent à osciller autour de leur axe horizontal pour se ren verser ou se retourner.
En se référant à nouveau plus spéciale ment aux fig. 42 à 46, une conduite d'ali mentation 285, pour l'air ou un autre fluide sous pression, débouche dans l'extrémité su périeure du cylindre 253. Une conduite ana logue 286 débouche dans l'extrémité infé rieure du cylindre, et une conduite 287 dé bouche dans une portion intermédiaire du cylindre, entre les deux pistons 254 et 258.
En 288 et 289 sont représentés deux dis positifs de tiroirs dont chacun comprend une boite dans laquelle est disposé un élément de valve ou tiroir 290.
Dans la position normale des organes (fig. 44), les deux éléments de valve 290 relient les deux conduits 285 et 287 avec des lumières d'échappement. Du fluide sous pres sion est fourni, par la conduite 286, à l'extré mité inférieure du cylindre 253, de façon à déplacer le piston inférieur 254 dans sa po sition normale supérieure, en soulevant ainsi le piston 258 dans sa position neutre. Lorsque les cannes doivent être relevées et que les mâchoires doivent être ouvertes, le tiroir 290 de la valve inférieure est déplacé vers la droite, comme il est représenté à la fig. 45.
Dans cette position, du fluide sous pression est fourni à la conduite d'alimentation mé diane 287 et du fluide sous pression est en core introduit, par la conduite 286, sous le piston inférieur 254, en équilibrant ainsi la pression sur les deux faces de ce piston main tenu dans sa position relevée par le ressort 255. Le fluide sous pression introduit par 287 soulèvera le piston supérieur 258 en éle vant la tête 171 et en ouvrant les mâchoires de la canne.
Pour assurer le fonctionnement subséquent du plongeur, le tiroir supérieur est amené vers la droite et le tiroir infé rieur vers la gauche en ouvrant les conduites 287 et 286 à l'échappement, mais introdui sant du fluide sous pression, par 285, dans l'espace au-dessus du piston supérieur 258. Le piston supérieur est ainsi déplacé vers le bas, en engagement avec le piston inférieur 254, et les deux pistons sont alors abaissés dans la position extrême représentée à la fig. 46.
La tête 171 et la queue ou tige 170 sont ainsi déplacées dans les, positions extrê mes inférieures de la fig. ,30, en introduisant le plongeur dans l'ébauche de verre. Finale ment, la valve supérieure 290i est déplacée vers la gauche en ouvrant la conduite 285 à l'échappement et en envoyant du fluide sous pression par la conduite 286. Les deux pistons sont dès lors ramenés à la position médiane, représentée à la fig. 44.
Lorsque les dispositifs de cannes (à l'une ou l'autre des têtes D ou D') ont été amenés dans la position de soufflage et que l'objet de verre a été achevé, les mâchoires des cannes sont ouvertes à l'aide d'un mécanisme J (fig. 1, 25 et 26) comportant à la partie inférieure du plateau 99 une rainure,de came 297 dans laquelle se déplace un galet 298 porté par un coulisseau 299. Une bielle 302 relie une oreille du coulisseau 299 à un bras 303 dont l'autre bras 305 est relié, par une bielle 306, à un plongeur 807 portant un étrier 310 conditionné pour embrasser la tête 171.
Lorsque l'opération. de soufflage est achevée,<B>lé</B> plateau 99 provoque un dépla cement alternatif vertical du plongeur 307 en ouvrant les mâchoires de la came et libé- rani l'objet de verre terminé. <I>Mécanisme de</I> soufflage <I>et de</I> <I>refroidissement par</I> l'air. De l'air à une pression appropriée est continuellement refoulé dans un réservoir<B>311</B> (fig. 1). Les bras supérieurs 59 et 61, appar tenant respectivement aux têtes D et D', sont établis -creux et communiquent avec le réser voir 311 dans toutes les positions des têtes.
Une conduite 312 traverse vers le bas cha cune des têtes et se divise entre des bran chements- 313 se prolongeant latéralement.
Des conduits d'air 314, sensiblement ho rizontaux, se terminent par des embouchures de débit 315 dirigées vers les cannes et les ébauches de verre qu'elles portent (voir fig. 1, 47 et 48). Chacun des conduits 314 est divisé en un passage 316 et un passage 317. De l'air de refroidissement s'écoule con tinuellement par le passage 317 contrôlé par une valve 318 pourvue d'une poignée 319. L'écoulement d'air à travers chacun des pas sages 316 est contrôlé par une valve papillon 320 portée par un arbre 321 sur lequel est figé un bran de manivelle 322 relié à une bielle 324 reliée à son tour à la traverse 325 d'un coulisseau 326. Un ressort de compres sion 327 repousse normalement<B>là</B> coulisseau 326 vers l'intérieur.
Lorsque les ébauches sont amenées dans, la position de soufflage final, un épaulement 328 d'une partie du mécanisme de moule (fig. 47) repousse ce coulisseau de façon à ouvrir les valves 320 et permettre un accroissement d'écoulement de l'air de refroidissement par les embou chures 315. <I>Mécanisme de</I> moules finisseurs.
Le mécanisme de moule K (fig. 1, 47, 48 et 49) comprend une paire de moules com portant une paire de sections de moule 360, portés par des bras 361 articulés sur un axe 362. Des bielles 363 relient des parties cou dées 364 des bras 361, à une bielle transver sale H41 montée sur un coulisseau principal 365 mobile dans des guides 366. Lorsque le coulisseau 365 est déplacé vers -l'intérieur ou l'extérieur, les sections de moules 360 sont ouvertes ou fermées.
Les guides 366 compor tent des bras latéraux 367 réunis à charnière à des supports figes, en 368, de manière à pouvoir basculer le dispositif de moules dans la position de fonctionnement représentée en traits pleins, dans les fig. 1 et 47, ou bien vers le bas, comme il est indiqué en traits interrompus dans la fig. 1, les moules étant alors immergés dans le liquide refroidisseur d'un réservoir 3,69.
Pour communiquer au bâti ces mouvements de basculement, on a prévu un cylindre à fluide sous pression 370 relié au bâti en 371 et comportant une tige de piston 372 reliée à l'un des bras 373 d'un levier coudé, réuni au bâti en 374, l'autre bras 375 du levier coudé étant articulé à une bielle 376, engagée dans un bloc 377. Un ressort de compression 379 entoure la bielle 376 entre le bloc 377 et la portion terminale de la bielle.
Un deuxième cylindre à fluide sous pres sion 380 comporte un piston 381 dont une tige 382 est reliée à un bâti coulissant 383. Des liaisons par bielles 384 relient cet en semble mobile au coulisseau 365. Lorsque -du fluide sous pression est admis â l'extrémité postérieure du cylindre 380, le piston est déplacé en avançant le coulisseau 365 et Te- fermant les sections des moules 360. En même temps, le coulisseau 383 amène l'épau lement .328 contre le coulisseau 3,26 dans le but d'ouvrir des valves contrôlant l'air -de refroidissement.
Le coulisseau 38-3 porte éga lement une came 3,85 amenée contre un galet 351 pour ouvrir les valves de soufflage et admettre de l'air de soufflage dans l'ébauche de verre occupant actuellement le moule fermé 3,60.. Mécanisme <I>optique.</I>
Il est parfois. désirable de fabriquer des gobelets ou des objets de verre - creux ana logues de différents types, tels que les gobe lets à fond lourd, creux, piqué, refoulé, à talon, etc., ou dont les parois ont une épais seur variable de façon à présenter à la lu mière un aspect ondulé.
Ce dernier résultat s'obtient en refroidissant légèrement - en des points espacés entre eux les parois de l'ébau che partiellement achevée de verre encore xn.ou.. Lorsque cette -ébauche est ensuite plus fortement- dilatée pour l'amener à sa forme finale dans le moule de finissage, la verre plus chaud occupant les espaces entre les portions. refroidies s'amincit plus fortement en laissant subsister de distance en distance des bandes ou nervures plus épaisses sur la face interne du gobelet, le contour de la surface externe étant exactement circulaire. Pour obtenir ces résultats, on a prévu un mécanisme désigné dans l'ensemble par L.
Dans la fig. 1, un de ces ensembles "opti ques" est prévu pour chacune des têtes D et D', et ces ensembles sont montés à des sta tions situées de part et d'autre de la station de finissage ou de soufflage, chaque canne exécutant une courte pose à cette station. Dans la variante de la fig. la, un seul en semble L a été prévu à la station de souf flage. Un des ensembles sera décrit ci-après, conjointement à une opération "optique" illustrée dans la fig. 21. Les détails du mé canisme ont été le mieux représentés dans les fig. 49 à 52.
Chacun des moules optiques 386 comporte une série circulaire de nervures saillantes internes 387, entre lesquelles sont prévues des fentes 388 pour concourir au refroidisse ment du moule et permettre l'échappement de la vapeur. Le moule comporte un fond réglable 389 formé d'un bloc de bois garni d'une calotte de papier 390, humidifié de façon qu'il puisse venir en contact avec le fond de l'ébauche de verre mou sans l'endom mager. Lorsque l'ébauche de verre partielle ment dilatée est amenée à la station optique, le moule 386 est .soulevé dans une position telle qu'il entoure l'ébauche qui est alors partiellement .dilatée de façon à amener de distance en distance ses côtés en contact .avec les nervures 387.
Le moule 386 est alors abaissé et écarté de l'ébauche, laquelle est amenée à la station de finissage, comme dans la fig. 1, ou enfermée dans le moule de finis sage à la même station, comme dans la fig. la. Le contact momentané de l'ébauche avec les nervures du moule optique provoque un léger refroidissement suivant des lignes verticales espacées entre elles, en produisant ainsi les inégalités d'épaisseurs désirées dans les parois de l'objet de verre terminé.
Un cylindre à fluide sous pression 391 est monté à la station optique et contient un pis- ton 392, du fluide sous pression étant admis alternativement en dessous et au-dessus de ce piston par des raccords 393 et 394.
La tige de piston 395 comporte un prolon gement 397, de diamètre réduit, glissant dans un étrier 398. Un ressort de compression 399, logé entre un épaulement 400 de la tige de piston et l'étrier, maintient normalement ce dernier relevé contre une tête 401. Une paire de tiges de guidage 402, traversant à glisse ment des oreilles 403 du cylindre, empêchent le mouvement de rotation de l'étrier, et l'en gagement des têtes 404 avec les oreilles 403 limite le mouvement ascendant de l'étrier, avant que le piston 392 n'ait atteint sa posi tion supérieure extrême, de sorte qu'un mou vement ascendant subséquent du piston com primera le ressort 399 et projettera la tête 401 de la tige de piston au-dessus de l'étrier.
Les bras latéraux 405 de l'étrier 398 se terminent par des anneaux ouverts dans les quels sont disposés des blocs 406 maintenus en place et réglés latéralement par des vis 407 et 408. Dans chaque bloc 406 est disposée une bague 409 traversée par un manchon fileté 410, verticalement réglable, maintenu en place par des écrous 411, et supportant la portion inférieure 412 du moule optique 386. Une tige filetée 413 supporte le fond réglable 389 du moule, qui peut être réglé en faisant tourner la partie inférieure non circulaire 414 de la tige 413.
Un levier coudé est articulé en 415, dans une console 416. Un bras 417 de ce levier re pose sur la tête 401 et un ressort 418 est inter posé de façon à maintenir abaissé le bras 417 en engagement- avec la tige de piston.
Lorsque du fluide sous pression est intro duit, par la conduite 393, sous le piston 392, l'ensemble de l'étrier et les deux moules 386 qu'il porte sont relevés de façon à amener les moules en place autour des ébauches de verre.
Un arbre oscillant vertical 420 (fig. 49 et 50) porte un bras de manivelle 421 relié à une bielle 422 articulée au bras 419 du levier coudé (fig. 52). Une came 423, reliée à l'arbre oscillant 420, est placée dans le trajet annu- laire de déplacement du galet 358 de l'une des valves de "bouffée". Lorsque la tête D ou D' vient en oscillant occuper la position d'arrêt de la station optique, le galet 358 se déplace sur la came 423 de façon à déplacer partiellement le tiroir de valve mais insuffi samment pour ouvrir les passages d'air.
Tou tefois, au moment où les moules optiques vien nent occuper leurs positions supérieures au tour des ébauches de verre partiellement con formées, la prolongation du mouvement ascen dant du piston de man#uvre fait basculer la came 423 vers l'extérieur et déplace le tiroir de valve d'une quantité additionnelle, suffi sante pour admettre un petit volume supplé mentaire d'air dans l'ébauche de verre et l'amener par dilatation en engagement avec les nervures de refroidissement du moule op tique, comme il est représenté à la fig. 21. Presqu'immédiatement après, du fluide sous pression est admis dans la conduite supérieure 394, ce qui produit l'abaissement du piston 392.
De ce fait, tout d'abord les ressorts 399 et 418 peuvent se détendre en ramenant ainsi la came 423 et refermant la valve d'air. Le déplacement supplémentaire du piston abaisse les moules optiques à leur position normale, sous le trajet de déplacement des ébauches de verre.
Lorsqu'on confectionne des objets "opti ques", l'ébauche est amenée en oscillation al ternative au lieu d'être entraînée en rotation continue. Mécanisme de contrôle et à temps.
Des moyens sont prévus pour contrôler les opérations successives des divers cylindres à fluide sous pression, et des moteurs 225 des cannes, dans des relations de temps conve nables par rapport aux mouvements des têtes porte-cannes (voir fig. 2, 4, 7 à 14). Un arbre 424 est entraîné par un engrenage 425, à partir de l'arbre 76 commandé par le moteur. Deux pignons coniques 426 et 427 entraînent deux pignons coniques 428 et 429, tous ces pignons étant montés dans un carter 430. L'engrenage 428 commande un arbre à came 481. Le pignon conique 429 commande un manchon-came 435. Les dimensions relatives des engrenages 428 et 429 sont telles que l'arbre 431 exécute deux tours pour chaque révolution du manchon 435 et de la came de commande principale 70.
L'arbre 431 du car ter 434 porte tous les mécanismes à came con trôlant les mécanismes agissant successive ment pour chacune des têtes et sur le man chon 435 sont montées des cames qui con trôlent les mécanismes individuels de chaque tête, c'est-à-dire les mécanismes optiques et les moteurs d'entraînement des cannes.
Chacun des plateaux de came 436 com prend une paire de rebords 437 entre lesquels est ménagée une fente 438 recevant des sec teurs de came 439 maintenus en place par des vis 440 introduites à travers l'un des re bords 437.
Les différents dispositifs à came ont été indiqués dans la fig. 7 respectivement par les références<I>a à</I> h. Les mécanismes de cames<I>a</I> et b contrôlent respectivement les valves 289 et 288 (fig. 44 à 46) qui contrôlent à leur tour l'ouverture et la fermeture des mâchoires des cannes ainsi que le cylindre de manoeuvre 253 du plongeur (fig. 42 et 43). Les cames c contrôlent le cylindre de manoeuvre 370 du porte-moule. Les cames d contrôlent le cylin dre 380 commandant l'ouverture et la ferme ture des moules. Les cames e contrôlent l'in terrupteur de l'un des moteurs 225 des cannes, par exemple le moteur de la tête D.
Les .cames h contrôlent le moteur de l'autre tête et sont exactement les mêmes que les cames e sauf qu'elles sont décalées de<B>180'</B> par rapport à ces cames. Les cames f et g contrôlent les deux mécanismes optiques, un pour chaque tête, et sont également identiques sauf qu'une série de cames est placée à 180 de l'autre série.
442 désigne un distributeur d'air alimenté par un conduit 443, et 445 désigne des robi nets d'arrêt des branchements 444. 446 à 453 (fig. 13 .et 14) désignent les organes des mé canismes distributeurs à tiroirs, de type connu, utilisés.