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Procédé et dispositif de nettoyage ou de décapage de la surface des lingots ou brames.
Lorsqu'on porte les lingots ou brames relativement grands, en vue de leur laminage, dans le four, à la tempéra- ture du laminage, leur surface subit un encrassement superfi- ciel et additionnel qui se fait fortement remarquer par la mauvaise constitution superficielle du laminé terminé.
Les mesures proposées pour remédier à cet inconvénient sont généralement coûteuses et, malgré celà, d'une efficacité qui n'est quand même pas suffisante. C'est ainsi qu'avant leur introduction dans le four, on a tourné ou raboté les lin- gots à froid, sans pouvoir éviter pourtant par ce moyen la formation de scories à la surface des pièces dans le four, et la mauvaise condition de surface consécutive du laminé terminé.
C'est pour la même raison qu'on ne pouvait non plus parvenir
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au résultat en essayant d'obtenir un nettoyage de la surfa- ce, avant l'introduction dans le four, en décapant les pièces à froid. Enfin, on a monté, devant le laminoir proprement dit, une cage destinée à enlever les oxydes, afin de suppri- mer dans cette cage les scories à l'aide d'eau sous pression.
Or, par ce moyen, on ne peut pas supprimer ou éliminer d'une manière suffisante les scories contenues dans la surface des lingots, de sorte que dans ce cas les scories formées dans le four sont également enfoncées par le laminage dans la cou- che superficielle de la pièce.
La présente invention supprime ces inconvénients des procédés connus, et permet d'éliminer complètement les-parties mauvaises venant de la coulée du lingot, y compris les sco- ries qui se sont formées à la surface dans le four, étant don- né qu'on soumet le lingot ou la brame, immédiatement après que ce lingot ou cette brame est sorti du four de réchauffa- ge, et avant le passage à travers le laminoir, à un usinage de sa surface par enlèvement de copeaux à la mortaiséuse ou par rabotage.
Cet usinage, bien entendu, doit âtre assuré rapidement; afin d'éviter un refroidissement trop prononcé du lingot ou un échauffement excessif des outils. Le dispositif de mortai- sage ou de rabotage est par conséquent disposé avec avantage sur le chemin suivi par' le produit à laminer entre le four et le laminoir, de sorte que le lingot est raboté superficielle- ment en passant à travers la machine. Cette opération n'a pas besoin de durer plus de vingt secondes environ, avec une ma- chine suffisamment puissante, quand le lingot est d'une largeur de 1000 millimètres par exemple. Le plus souvent, il suffit de ne raboter que deux faces latérales opposées, par exemple dans la fabrication de tôles.
Sur le dessin joint, l'invention est représentée par des exemples. @
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La fig. 1 est une coupe verticale d'une raboteuse conforme à la présente invention.
La fig. 2 est une vue de face selon la fig. 1.
La fig. 3 est une vue en plan d'une partie du porte- outil de la machine des fig. let 2.
La fig. 4 est une vue de face d'une autre forme d'exé- cution d'une raboteuse conforme à la présente invention.
La fig. 5 représente en plan le support du porte-outil de la machine de la fig. 4.
La fig. 6 représente le support des fers de rabotage en une vue de c8té.
Dans l'exemple d'exécution des fig. 1 à 3, on fait arri- ver le lingot 8, à la sortie du four 24, par-dessus la table à,rouleaux 6, dans le sens de la flèche, et dès qu'il se trou- ve devant l'ouverture du bâti 1 de la raboteuse il est poussé par le dispositif de refoulement 4, commandé hydrauliquement ou mécaniquement, perpendiculairement à la direction de son mouvement précédent, à travers l'intervalle qui sépare les ou= tils fixes 2 de coupe de la raboteuse, et il est ainsi ra- boté sur laface supérieure et sur la face inférieure. Les rouleaux de la table 6 sont situés dans un plan situé à un niveau inférieur, de l'épaisseur des copeaux, au plan des arêtes des fers inférieurs 2, tandis que les fers supérieurs 2 sont réglés sur l'épaisseur correcte du copeau au moyen du galet 3 d'exploration qui roule sur la surface non usinée du lingot.
Après le passage entre les arêtes des fers de ra- botage,,le lingot arrive sur; la table à rouleaux 5 et est repoussé après le retrait des fers de rabotage, et par le dispositif 7, commandé hydrauliquement ou mécaniquement, et qui sert à le refouler, sur la table à rouleaux 6 sur laquel- le il continue à être transporté dans le sens de son mouve- ment initial vers le laminoir 23. Tant dans le mouvement vers l'avant que dans le mouvement de retour, le lingot 8 est en- castré solidement entre les deux dispositifs 4 et 7 faisant
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office de poussoirs.
Ainsi qu'on le voit sur la fig. 3, les fers de rabota- ge sont disposés dans des rangées placées l'une derrière l'autre, de façon à se trouver en face de l'intervalle de la rangée voisine, de sorte que par un seul passage à travers la machine la pièce est rabotée sur toute sa surface.
Le porte-outil supérieur de la machine est incliné par rapport au plan de la table 6 à rouleaux (fig. 2) de sorte que la forme conique du lingot destiné à être raboté suivant une direction perpendiculaire à son axe longitudinal se con- serve. Le degré d'inclinaison est réglable en fonction du fruit du lingot.
Au lieu de pousser le lingot à travers la machine, on peut, naturellement, le bloquer également de façon solide, . et on peut déplacer le porte-outil de la raboteuse par rapport à la pièce. A cet effet, l'ensemble du bâti 1 de la machi- ne des fig. 1 et 2 peut, par exemple, être exécuté de fa- çon à être mobile.
Au lieu de raboter le lingot perpendiculairement à sa longueur, comme dans l'exemple des fig. là 3, on peut éga- lement l'usiner dans le sens de sa longueur, ce qui fait que l'ouverture de la raboteuse ou mortaiseuse devient plus pe- tite. Mais lorsque la forme conique du lingot doit alorsêtre conservée, il faut commander les fers de rabotage en consé- quence. Les fig. 4 à 6 représentent un exemple d'exécution d'une machine de ce genre, dans laquelle la pièce est immo- bile pendant l'usinage, tandis qu'on déplace les outils, cette machine fonctionnant donc suivant le principe d'une raboteuse verticale ou d'un étau-limeur.
L'usinage du lingot 8 s'effectue au moyen de quatre fers 9, 10, 11 et 12, dont chacun est exécuté en forme d'an- gle ou de cornière, et usine par conséquent des moitiés voi- sines de deux faces latérales voisines du lingot, ainsi que l'arête compriseentre ces fac es . Les fers 9 à 12 sont montée
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ou de façon mobile/réglable par des barres 22 de guidage, dans un support 13 à 16., Les supports 13 à 16 sont disposés de fa- çon à pouvoir tourner autour,d'arbres horizontaux 21, et de façon pouvoir être fixés sur ces arbres, et ils prennent ap- pui, par leurs surfaces d'appui cylindriques 25, contre des surfaces opposées correspondantes des pièces 17 et 18 du bâti de la machine.
Les arbres 21 sont-fixés dans les deux parties 17 et 18 du bâti, qu'on peut faire tourner sur la plaque de base com- mune 19 autour de tourillons verticaux 20. Ce mouvement de ro- tation sert à orienter la voie suivie dans leur mouvement par les barres de guidage 22, et par conséquent par les fers 9 à 12, par rapport aux deux faces latérales, verticales pendant l'u- sinage, du lingot 8,et la rotation des supports 13 à 16 autour des arbres horizontaux 21 sert à orienter ces chemins, suivis dans le mouvement, par rapport à la face supérieure et à la face inférieure du lingot 8. Par conséquent, il suffit de ne régler la machine de la manière précitée qu'une seule fois pour une forme déterminée de lingot, à la suite de quoi on pro- cède à un blocage dans la position fixée par le réglage.
On bloque le lingot 8 par serrage sur ses deux fqces d'extrémité, par exemple à l'aide d'un dispositif analogue à celui qui est représenté par les pièces 4 et 7 de la fig. 1 .
Lorsque le lingot a été solidement.assujetti, .on fait avancer les barres de guidage 22 au moyen d'un dispositif commun de com- mande, par exemple au moyen d'une plaque de pression agissant sur les extrémités de ces barres. En raison de la position oblique dans laquelle on a placé les barres 22, ces dernières suivent des trajectoires qui sont parallèles aux arêtes du lin- got qui concourent à la façon des arêtes d'une pyramide.
Les fers d'usinage 9 à 12, en forme d'angle ou de cor- nière, doivent naturellement balayer des surfaces qui se chevauchent de façon que même à l'extrémité la plus forte du lingot les faces latérales soient entièrement usinées. @
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A cet effet, les fers de rabotage sont disposés, comme le montre la fig. 6, les uns derrière les autres, de sorte que leurs extrémités se recouvrent les unes les autres.