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" PROCEDE ET DISPOSITIF DE GRAISSAGE POUR TOUTES
APPLICATIONS "
La présente invention a pour objet un procédé et des dispositifs de graissage pour toutes applications et notamment pour les moteurs, les outils ou autres appareils fonctionnant sous l'action de l'air comprimé,
Le procédé consiste à incorporer dans le courant d'air comprimé, avant son admission aux engins d'utilisation,
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un produit de lubrification, et de préférence de la graisse ou analogue, qui est entraîné sous forme de particules très fines se mélangeant intimement à l'air notamment par léchage du courant d'air comprimé.
Suivant l'invention, il est possible d'assurer la lubrification soit individuelle d'un moteur, d'un outil ou d'un engin quelconque fonctionnant à l'air comprimé dans n'importe quelle position, soit simultanément à partir d'un point d'une canalisation d'air comprimé, de tous les en- gins pneumatiques alimentés par cette canalisation.
Dans le cas d'une lubrification simultanée, rem- plaçant le graissage individuel des engins pneumatiques, on assure ce graissage indépendamment de la volonté de l'utili- sateur. Par exemple, dans les mines et carrières, le grais- sage centralisé de la tuyauterie principale alimentant un chantier en air compriméassure la lubrification simultanée et permanente de tous les marteaux perforateurs, marteaux piqueurs, moteurs à turbines ou à pistons actionnant les convoyeurs, ventilateurs, pompes, etc... Le graissage n'est plus alors à la disposition de chacun des ouvriers pour ses propres outils de travail, mais il est confié à un ouvrier désigné, chargé spécialement de l'entretien du graisseur central. L'opération se fait à partir d'un point fixe pour tout un ensemble d'appareils dispersés ou mobiles.
Dans le procédé de graissage selon l'invention, l'air comprimé a une double fonction :
1 ) il atomise le lubrifiant,
2 ) il le véhicule jusqu'aux engins consommateurs.
En travaillant dans ces engins, l'air se détend et dispose alors le lubrifiant sur les parois avec lesquelles il se trouve en contact : chambres de cylindres, dentures d'en- grenages, etc..
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Le lubrifiant employé est de préférence une graisse commerciale fine présentant un certain nombre de qualités déterminées expérimentalement.
Un appareil ou dispositif pour la mise en oeuvre du procédé se caractérise par une enceinte, de préférence annulaire, contenant la graisse ou analogue et dont la paroi interne est constituée par un tamis perméable à la graisse qui est forcée à travers cette paroi par la pression de l'air comprimé, le passage interne constituant le chemin de circulation de l'air comprimé qui lèche ainsi la paroi du tamis
L'invention s'étend aux objets de détails consti- tutifs de l'objet principal et se caractérise par les points suivants appliqués séparément ou en toutes combinaisons:
a) La paroi perméable à la graisse présente une section décroissante dans le sens d'écoulement de l'air. b) La paroi perméable, qui affecte une forme tron- conique suivant a) est précédée d'une paroi tronconique dis- posée en sens inverse. c) Certaines parties du tamis ne sont pas perméables. d) Le passage d'air, au voisinage de la paroi per- méable et de préférence immédiatement en aval de celle-ci, comporte des moyens de réglage de la section d'écoulement, oes..moyens étant constitués notamment par au moins un volet soumis à l'action d'un ressort ou analogue de rappel en posi- tion de fermeture de manière à augmenter la section de passa- ge en fonction de l'augmentation du débit de l'air comprimé.
-L'invention s'étend encore au nouveau produit in- dustriel constitué par un appareil de graissage par léchage comme ci-dessus défini et qui peut être intercalé dans une conduite d'air comprimé.
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L'appareil de graissage peut être monté directement sur l'engin d'utilisation en aval de l'admission de l'air comprimé au dit engin ou il peut être disposé à un poste central à partir duquel partent une canalisation principale ou différentes canalisations d'alimentation en air comprimé de plusieurs engins.
L'atomisation de la graisse est effectuée par le léchage du courant d'air comprimé sur une toile métallique fine qui constitue une paroi du réservoir à graisse;, la grais- se étant forcée à tamiser à travers cette toile sous l'ac- tion de la différence des pressions établies en différentes sections du réservoir par le flux d'air comprimé. La graisse tamise de façon continue à cause de sa cohésion interne.
Quand elle affleure sur la surface externe de la toile, la graisse est alors soumise aux frottements de parois de l'air en mouvement, frottements qui sont accrus par la forme conique donnée au tamis. Par érosion, les molécules de graisse sont disloquées de l'ensemble et sont entraînées en fin brouillard dans le courant d'air de la canalisation.
La consommation de graisse est fonction de la vitesse du flux d'air comprimé, donc fonction du débitde la canalisa- tion. Quand le dispositif de graissage central est destiné à un seul engin alimenté en air comprimé par une tuyauterie de section appropriée, la consommation en graisse demeure une fonction exponentielle du débit de l'air, donc de la puissance développée par l'engin, intermédiaire entre une fonction linéaire et une fonction carrée. La fatigue ou l'usure d'un moteur étant également une fonction exponentielle de sa vitesse de fonctionnement, il est normal d'avoir un graissage plus abondant dans le cas des consommations d'air les plus élevées.
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La lubrification des engins pneumatiques au moyen de la graisse appropriée est beaucoup plus efficace que celle effectuée au moyen d'une huile minérale à cause de l'onctuo- sité plus grande de la graisse et aussi du fait de sa plus grande résistance à l'eau de condensation généralement libé- rée par la détende de l'air comprimé.
Enfin, grâce à la forte cohésion intermoléculaire de la graisse, son film de graissage est beaucoup plus continu et résistant que celui d'une huile. En conséquence, le ren- dement et la conservation des outils sont très améliorés.
Pour ces mêmes raisons, la lubrification à la graixse est également très économique. Pour le graissage d'un engin à piston on consomme environ 1/20 du poids de la consommation en huile pour une même durée de marche. Pour le graissage d'un moteur à engrenages, on consomme seulement 1/10 à 1/20 de la consommation normale en huile. A noter qu'une graisse détériore beaucoup moins les flexibles et les joints de caoutchouc que ne le fait une huile et qu'il est très avan- tageux d'employer un tel graissage central pour des outils raccordés par flexibles en caoutchouc.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple seu- lement, une forme de réalisation d'un graisseur central établi selon l'invention,
La figure 1 est une élévation d'ensemble, en coupe axiale longitudinale d'un tel graisseur.
La figure 2 est une vue correspondante d'une variante comportant des moyens automatiques de réglage.
La figure 3 est une coupe faite suivant la ligne III-III de la figure 2.
Le dispositif de graissage central, représenté à titre d'exemple seulement, forme un ensemble constituant un appareil graisseur (figure 1), intercalé sur la conduite
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d'alimentation et raccordé par ses deux extrémités à la tuyauterie, soit par brides avec boulons, soit par raccords express fixes ou à rotules, soit par tout autre procédé.
L'appareil, qui peut fonctionner dans toutes les positions, comporte un cône diffuseur 1 assemblé par brides sur le réservoir graisseur 2. La paroi interne du réservoir est amovible et elle est constituée par un fin treillis 3, en fil inoxydable, de forme tronconique avec sa petite base dirigée vers l'engin à lubrifier. Sur ce treillis, qui forme support, est glissé un manchon 4 en très fine toile métallique inoxydable. Une gaine tronconique en tôle 5 recouvre la partie médiane des tamis pour assurer l'établis- sement, en différentes sections du réservoir, des diverses pressions de l'air et la progression de la graisse vers l'ex- trémité du tamis.
Un bouchon de remplissage 6 à double soupape, permet le remplissage du réservoir au moyen d'un compresseur de graissage du type courant. Le nettoyage du réservoir et des tamis est facile après démontage des brides d'assemblage.
Le dispositif précédement décrit est utilisable plus spécialement pour un engin déterminé ou pour un nombre constant d'engins fonctionnant simultanément.
Pour le graissage central d'une conduite d'air comprimé alimentant un nombre variable d'engins, l'appareil doit proportionner la quantité débitée de lubrifiant au nombre variable des engins. En effet, un appareil comme celui décrit ci-dessus, en cas de réduction importante du nombre des engins et, par conséquent, en cas de réduction de la vitesse de l'air dans la conduite, risquerait de ne plus être soumis à un frottement de paroi suffisant pour atomiser la graisse.
Il convient alors de parer à cet inconvénient en ajoutant en aval du dispositif graisseur un diaphragme qui
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s'ouvre plus ou moins sous l'effet de la vitesse du flux d'air.
Ce diaphragme (figures 2 et 3) peut être un volet 7 pivoté autour d'un axe 8 non diamétral et inséré dans une bride 9 intercalée à la sortie du graisseur. Le volet est ramené à la position formée par un ressort taré 10 et appuyé sur une butée fixe 11. Dans cette position, la section annu- laire libre laissée entre le volet et la bride doit être sen- siblement égale à la section totale des orifices d'alimenta- tion du plus petit nombre des engins appelés à fonctionner ensemble. Les filets d'air d'alimentation viennent dans ce cas lécher l'extrémité du tamis à vitesse suffisante pour entraîner le lubrifiant nécessaire. Si le nombre des engins consommateurs est augmenté, le volet 7 s'ouvre progressivement et demeure complètement ouvert quand la totalité des engins prévus est en fonctionnement.
Il offre alors le minimum de résistance au courant d'ai r. L'appareil fonctionne dans n'im- porte quelle position.
Il est évident que les formes de réalisation décrites et représentées ne sont données ici qu'à titre indicatif et non limitatif. Toutes modifications ou variantes qui ne chan- gent rien aux caractéristiques principales exposées plus haut, ni au but poursuivi, restent comprises dans le cadre de la présente in vention.
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