<Desc/Clms Page number 1>
Dispositif de protection contre l'ébbouissement, applicable plus particulièrement à l'évlairage public
On sait qu'une des principalesqualités que doit présenter un appareil d'éclairage publia, et en par- tioulier un appareil d'éclairage de route, est de ne pas être éblouissant, car l'éblouissement est extrêmement gênant pour les conducteurs de véhicules, et nuit
<Desc/Clms Page number 2>
considérablement à la vision des obstacles,
On s'efforoe donc le plus possible, dans les appareils d'éclairage de route, de diminuer ou même de sup- primer la brillance des appareils lumineux à l'horizontale, ou sous un faible angle aveo l'horizontale.
Les appareils d'éclairage munis de réflecteurs sont étudiés pour ne réfléchir théoriquement aucun rayon suivant l'horizontale ; mais, dans la pratique, ils présen- tent néanmoins par suite des phénomènes de diffusion de la lumière, une certaine brillance dans cette direction, qui est quelquefoisassez intense pour causer une véritable gêne au conducteur.
On a proposé de remédier à cet inconvénient au moyen de visièresou cachesdisposés autour de l'appa- reil et dont la dimension est déterminée de manière à ar- rêter tous les rayons faisant avec l'horizontale un angle inférieur à la valeur maximum d'environ 5 .
Mais pour jouer leur rôle, ces caches doivent absorber le flux qu'ils reçoivent, ce qui conduit à une déperdition de lumière. De plus, comme il est très diffi- oile d'avoir une matière totalement absorbante qui ne pour- rait être constituée que par le corps noir théorique, les caches gardent une certaine brillance, en général peu gê- nante, mais qui dans certains cas, comme par exemple en temps de guerre, peut être nuisible.
La présente invention a pour objet les dispo- sitifs permettant de limiter vers le sol le flux lumineux émis en utilisant, au lieu de surfaces absorbantes employées jusqu'à présent, des surfaces réfléchissantes.
A cet effet, on renvoie les rayons lumineux
<Desc/Clms Page number 3>
nuisibles au moyen de miroirs dans une direction non gê- nante pour la vue. Dans le cas le plus usuel d'un réfleo. teur éolairant vers le bas, les miroirs sont inolinés par rapport à la vertioale d'un angle sensiblement égal à l'angle maximum que doivent présenter tous les rayons par rapport à l'horizontale pour ne pas être aveuglants. On peut également inverser le réflecteur de façon à renvoyer vers le zénith les rayons non susceptibles d'être renvoyés, vers le sol sous un angle convenable, et l'on dispose au- dessus du réflecteur un miroir horizontal renvoyant symè- triquement vers le sol lesrayons présentant par rapport à la vertioale l'inclinaison convenable.
Les dessins annexés permettent de mieux com- prendre l'invention.
Les fige 1 et 2 montrent en coupe verticale et en plan un appareil de type connu.
Les fig. 3 et 4 montrent, dans les mêmes con- tions, un premier type d'appareil suivant l'invention.
La fig. 5 montre une disposition inverse avec surface réfléohissante placée au-dessus de l'appa. reil.
La fige 6 montre une variante permettant d'obtenir un appareil de brillanoe nulle au-dessus d'un certain angle.
La fig. 7 montre la détermination de la sec- tion d'une surface réfléchissante, de façon à, limiter l'éolairement d'une aire donnée.
L'appareil représenté fig. 1 et 2 comporte, à l'intérieur 'd'une monture 1 de forme queloonque, un réflecteur 2 monté amoviblement au moyen d'une couronne 3
<Desc/Clms Page number 4>
et calcule de manière que les rayons émis par la source S sortent du réflecteur suivant un cône d'angle [gamma] et tels que le rayon le plus écarte tel que SI fait avec l'hori- zontale, un angle assez important pour ne pas gêner les usagers de la route.
Cette disposition théoriquement parfaite, présente néanmoins l'inconvénient que les zones inférieu- res du réfleoteur présentent une certaine brillance, de sorte qu'un rayon tel que S'J très faiblement incliné par rapport à l'horizontale, présente encore assez d'in- tensité pour être gênant' pour l'usager.
On a donc prévu, pour arrêter ces rayons, une visière ou cache 4, disposée soit tout autour du réfles- teur, soit uniquement dans l'axe de la route, et calculée de manière que les rayons S'I joignant le point le plus bas du réflecteur au bord de cette visière, soient incli- nés par rapport à l'horizontale d'un angle au moins égal à la valeur non gênante pour l'éblouissement, et voisine dans la pratique de 5 .
Cette disposition donne des résultats satis- faisants au point de vue de l'aveuglement, sous réserve cependant que la surface de la visière 4 soit suffisam- ment absorbante à la lumière pour ne pas donner naissance à des rayons aveuglants. Même dans ce cas, cette dispo- sition présente l'inconvénient que lesrayons ainsi absor- bés sont perdus pour l'éclairage de la route.
Conformément à l'invention, la visière 4 pré- sente une inclinaison beaucoup moins grande par rapport à l'horizontale, et sert simplement de support à un miroir plan 5,, articulé sur la charnière horizontale 6, L'inoli-
<Desc/Clms Page number 5>
naison de ce miroir est règlable au moyen d'un seoteur 7, mais est en pratique réglée à une valeur égale à l'angle maximum que doivent présenter tous les rayons par rap- port à l'horizontale pour ne pas être aveuglants.
Il en résulte que les rayons tels que S'I faisant avec l'horizontale un angle ss sont réfléchis suivant un angle 2 ss soit une valeur pour laquelle ils cessent d'être aveuglants.
Il doit en être, bien entendu, de même à plus forte raison pour tous lesrayons inolinés sous un angle supérieur à ss.
Dans la réalisation représentée fig. 5, le réflecteur éclairant vers le bas est constitué par l'ima- ge virtuelle 2' d'un réfleoteur renversé 2, dans une sur- faoe réfléchissante plane 8, horizontale ou, d'une façon générale, parallèle à la surfaoe à éclairer. La dimension de cette surfaoe réfléchissante est choisie de telle fa- çon que le rayon SI faisant aveo la verticale l'angle auquel on veut limiter le faisceau et émis par le bord de l'appareil, vienne touoher le bord extrême de la sur- faoe réfléchissante,, Tout se passe comme si le rayon émis par la source 8 de l'appareil répartiteur 2 était émis par l'image S' dans le miroir 8. Il se trouve donc limité au bord, de ce miroir.
On remarquera que si l'on avait voulu utiliser un cache remplissant le même office, il aurait fallu lui donner une dimension allant de - # à A et de B à + #, c'est-à-dire s'étendant au-delà des bords A et B du miroir 8, On notera, d'autre part, que l'appareil répartiteur 2 va occulter la partie du flux provenant de la source lumineuse virtuelle S' oomprise
<Desc/Clms Page number 6>
dans l'angle SN ; il en résulterait une tache sombre à la base de l'appareil. Pour éviter cet inconvénient, il suffit de ménager dans l'appareil 2 une ouverture 9 laissant passer vers le bas un flux direct correspondant à cet angle et de disposer par exemple la source lumineu- se, lampe à incandescence ou autre, le culot vers le haut.
On peut, aveo un dispositif de ce genre, fabriquer très facilement un appareil à brillance rigou- reusement nulle. Il suffit (fig. 6) de disposer à la suite de la surface réfléchissante supérieure, deux ca- ches 10, inclinés suivant la direction des rayons extrê- mesabsorbants AJ ou AJ', ou mieux réfléchissants, et descendant jusqu'au niveau de la partie supérieure du répartiteur.
Dans le cas d'un appareil de révolution, la surface réfléchissante serait également de révolution.
Dans le cas d'un appareil asymétrique, la surface réflé- chissante serait également asymétrique ; la courbe 0 de son bord supérieur, par exemple, est déterminée par l'in- tersection du plan réfléchissant AB et de la surface ré- glée définie par la courbe limitant l'aire à éclairer et le bord du réflecteur 8.
La fige 7 montre un exemple d'une telle courbe 0 dans le cas où l'aire à éolairer est reotangu- laire.
L'invention, bien entendu n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés, choisis uniquement à titre d'exemple, et peut être appliquée à tout réflecteur de type quelconque.