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BREVET D'INVENTION Dispositif permettant de fusionner des inscriptions sonores.
Dans le cas d'inscriptions sonores stéréophoniques on obtient .au moins deux phonogrammes provenant de microphones ou de groupes de microphones disposés avec un certain écartement. La différence entre ces deux phonogrammes Consiste en une différence de temps' aussi bien que d'intensité. Dans la reproduction au moyen de haut-parleurs disposés d'une manière analogue aux microphones., les différences donnent l'idée que les sons ne proviennent pas.du haut-parleur lui-même, mais qu'ils ont un effet spatial et qu'ils sont indépendants de la position des hauts-parleurs.
Dans l'enregistrement de films sonores, il arrive souvent qu'une inscription sonore exécutée stéréophoniquement
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doive être additionnée avec une autre inscription sonore qui n'est pas exécutée stéréophoniquement et qui provient d'une autre source sonore. Cette addition est souvent nécessaire pour l'enregistrement de films optiques sonores, parce qu'il n'est pas toujours possible d'enregistrer stéréophoniquement toutes les diverses inscriptions sonores. Il est bien possible de reproduire cette inscription non stéréophonique avant de la fusionner pour l'enregistrer stéréophoniquement ensuite. Dans ce cas lesdites différences de temps et intensité sont produites par voie artificielle. Toutefois, ce procédé est assez compliqué et coûteux.
Suivant l'invention, on additionne l'inscription sonore non stéréophonique avec l'inscription sonore stéréophonique en réglant l'intensité des sons enregistrés non stéréophoniquement séparément pour chaque canalisation de l'enregistrement stéréophonique. L'invention est basée sur la constatation faite par la Demanderesse que l'effet stéréophonique est du' en substance aux différences d'intensité et qu'on obtient une approximation suffisante dans ledit procédé de fusionnement à condition que seules ces différences soient réglées.
Il convient de disposer dans les diverses canalisations des sons non stéréophoniques des dispositifs destinés à engendrer une réverbération artificielle réglable.
Selon un mode de réalisation de l'invention on règle l'intensité des sons qui sont transmis aux diversesca- nalisations des inscriptions sonores stéréophoniques en donnant à cette intensité la valeur zéro dans toutes les canalisations sauf une.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les par-
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ticularités qui ressortent tant du dessin que du texte faisant bien entendu partie de celle-ci.
La figure unique du dessin représente schématiquement le procédé de fusion. Un support 10 porte deux phonogrammes ll et 1 dont chacun est dû à un microphone ou à un groupe de microphones et dont l'ensemble constitue l'inscription sonore stéréophonique. Le film sonore 10 est explora les deux pho- nogrammes étant explorés séparément de manière connue au moyen d'un objectif à fente 13 et de deux cellules photo- électriques 14, 15. Les courants .alternatifs qui prennent naissance sont amplifiés par desamplificateurs séparés 16 et 17. ,Ces amplificateurs comportent des dispositifs de ré- glage 18, isolés électriquement ou accouplés mécaniquement, qui permettent de régler l'intensité sonore des deux canalisa- tions sonores tout en ne perturbant pas le rapport d'intensité des enregistrements.
Le but que l'on se propose est d'additionner-avec les sons enregistrés stéréophoniquement, une inscription sonore non stéréophonique déjà existante. Ceci peut être nécessaire pour enregistrer un film optique sonore, s'il s'agit d'additionner par la suite une inscription sonore stéréophonique, enregistrée en même temps que l'image avec un enregistrement déjà existant, par exemple de la musique, des bruits de fond etc.
On pourrait maintenant additionner .avec la même intensité, l'enregistrement existant aux deux canalisations de l'enregistrement stéréophonique, mais lors de la reproduction d'un tel enregistrement les sons non sté- réophoniques additionnés seraient sujets à une distorsion notable, si l'écoute n'a pas lieu dans un plan situé symé- triquement par rapport aux hauts-parleurs. Dans ce cas, en effet, des interférences entre les ondes sonores en phase et d'intensité égale se manifestent en raison des différentes
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longueurs de parcours entre le haut-parleur et le point d'écoute.
En outre, les sons stéréophoniques paraitraient provenir d'une source séparée de celle des sons additionnés, ces derniers ayant alors une direction invariable.
Suivant l'invention, pour obvier à cet inconvénient on règle l'intensité sonore de l'enregistrement à additionner, séparément pour les diverses canalisations stéréophoniques.
Ceci permet de donner aux sons ou bruits additionnés un effet approximativement stéréophonique. Bien qu'une reproduction sonore stéréophonique correcte nécessite une différence tant d'intensité que de temps entre les ondes sonores des diverses canalisations, on a constaté qu'il est également possible d'obtenir un effet binaural approximativement suffisant -au moyen de différences d'intensité judicieusement choisies.
L'enregistrement sonore à additionner est transmis du capteur phonographique 19 à l'amplificateur 20. Cet ampli- ficateur comporte deux sorties dont chacune peut être réglée isolément par un régulateur de tension 21, 22. Les tensions alternatives de chaque sortie sont mélangées à l'une des canalisations des sons enregistrés stéréophoniquement et sont enregistrés de nouveau sur un autre film 27 en deux phonogrammes distincts 25 et 26 au moyen d'appareils enregistreurs distincts 23 et 24. Le cas échéant, on peut encore introduire artificiellement une réverbération dans les sons reproduits par le capteur phonographique 19, ce qui améliore souvent la qualité sonore dans la reproduction.
Comme les dispositifs permettant de produire une réverbération artificielle sont connus on peut se dispenser d'en donner ici une description.
Pour l'enregistrement mentionné en dernier lieu la figure représente un procédé d'enregistrement mécanique,
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mais tant celui-ci que la forme et qualité du support de l.'enregistrement peuvent être modifiés.
Si l'on ne veut pas se donner la peine de régler les tensions alternatives des deux sorties des sons enregistrés non stéréophoniquement on peut aussi-,obtenir des résultats suffisamment satisfaisants au point de vue de la reproduction, si dans une canalisation l'intensité des sons additionnés prend la valeur zéro, c'est-à-dire lorsque les sons à additionner ne le sont que dans une seule canalisa- tion stéréophonique. On peut alors utiliser comme amplificateur 20 un amplificateur n'ayant qu'une seule sortie.
Les enregistrements sonores obtenus par le procédé ci-dessus décrit diffèrent des enregistrements connus à inscription stéréophonique dans plusieurs phonogrammes en ce sens que les phonogrammes contiennent : a) l'inscription purement stéréophonique qui est constituée par un enregistrement d'une source sonore et dans laquelle les amplitudes des divers phonogramme.s différent en valeur et sont en phase variable l'une par rapport à l'autre; b) l'enregistrement -additionnée qui est constitué par un enregistrement d'une autre source sonore'et dans lequel les amplitudes des divers phonogrammes diffèrent en valeur, mais sont en phase constante l'une par rapport à l'autre.
Dans l'exemple précité on a décrit un enregistrement stéréophonique pour lequel toute la bande de fréquences est logée dans chaque phonogramme.
Cependant, l'invention peut .aussi être appliquée aux enregistrements dont seules les fréquences relativement élevées sont enregistrées stéréophoniquement dans plusieurs phonogrammes, mais dont la bande de fréquences relativement basses est enregistrée non stéréophoniquement dans un seul phonogramme. Pour additionner des enregistrements stéréopho-
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niques de ce genre avec une inscription non enregistrée sté- réophoniquement, il suffit de régler l'intensité sonore de la bande de fréquences élevées de l'inscription mentionnée en dernier lieu du moment que les fréquences basses ne pré- sentent aucun effet stéréophonique appréciable.