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Changement d'angle de coupe dans les cisailles à
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¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯------------------------------------.-------- tôle
Dans les cisailles à tôle récentes, l'angle de coupe, c'est à dire l'angle d'inclinaison du tranchant de la lame supérieure doit être variable pour qu'on puisse couper également de fortes tôles avec une dépense d'énergie relativement minime. Pour de fortes tôles on emploie par conséquent un plus grand angle de coupe que pour des tôles minces, .
D'autre part la bande de tôle à séparer doit se tordre aussi peu que possible et à cet effet un angle de coupe assi petit que possible est nécessaire de sorte qu'en conséquence on diminue l'angle de coupe pour les tôles plus minces.
On a essayé de produire ce changement d'angle de coupe par le fait qu'on modifiait la position oblique;de la poudre à lame. On a par.-exemple rendu variable dans leur longueur les béquilles de commande qui s'attachent aux deux extrémités de la poutre à lame.
L'inconvénient de cette disposition consiste en oe que
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la cisaille à tôle de ce genre possède une longueur de coupe variant avec l'angle de coupe et qui se modifie considérablement entre-le plus petit angle de coupe et le plus grand, de sorte que la cisaille ne peut être employée économiquement que pour un angle de coupe déterminé.
La présente invention a pour but de procurer un changement d'angle de coupe qui donne avec une construction simple des longueurs de coupe restant constantes indépendamment de l'angle de coupe, et cela pour un mouvement de la lame pour lequel l'extrémité la plus élevée de la lame ne plonge pas complètement.
Cette dernière condition résulte de l'emploi fréquent de semblables cisailles pour subdiviser une plaque en bandes dont la longueur correspond à la largeur de la plaque et est plus grande que la longueur de la lame, par exemple de deux à trois fois celle-ci. Dans ce cas la plaque est posée sur la oisaille et la bande est séparée en plusieurs coupes. La plaque est avancée entre chaque coupe dans le sens de l'arête de coupe, o'est à dire parallèlement à la lame.
Dans le cas de ce genre de subdivision de plaques, si en même temps au moyen d'un organe de coupe transversal disposé à l'extrémité supérieure de la lame, la bande séparée dans le sens de la longueur de la plaque ne doit pas être subdivisée également dans le sens transversal, l'extrémité la plus élevée de la lame ne doit pas plonger entièrement car sinon les arêtes extérieures de la lame toucheraient à cette extrémité la bande partiellement séparée et la feraient fléchir vers le bas ou la pinceraient. De cette manière on obtiendrait une bande de tôle non lisse, mais au contraire à plusieurs redans.
Dans les cisailles de ce genre, on part par conséquent de ce principe que la partie non coupante de la lame vaut environ de 5 à 10% de la longueur totale de la lame et que l'arête extérieure de l'extrémité supérieure de la lame,
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dans la position la plus basse, se trouve encore environ de l'épaisseur de la tôle au-dessus de la plaque de télé.
L'avantage fourni par.la présente invention,, de la longueur de coupe constante, indépendante de l'angle de coupe, se fait sentir également dans les cisailles dans lesquelles la plaque est déplacée dans la cisaille perpendiculairement au tranchant, c'est à dire dans lesquelles également 1'extrémité la plus élevée de la lame plonge à chaque coupe en-dessous de la lame inférieure. Ici également par suite de la longueur de coupe restant constante, la cisaille est utilisée économiquement; l'invention se rapporte également à de sem- blables cisailles.
La présente invention remplit la condition de la production d'une longueur de coupe restant constante pour tous les angles de coupe, par le fait que la position angulaire re- lative de l'excentrique de commande ou de la manivelle de commande pour l'extrémité supérieure de-la lame et de l'excen- trique de commande ou de la manivelle de commande pour l'extrémité la plus basse de la lame est variable et est modifiable dans le sens de l'établissement d'une avance ou d'un retard d'une des pièces de commande par rapport à l'autre.
Si l'attaque de l'excentrique de commande ou de la manivelle de commande pour l'extrémité supérieure de la lame ne se fait pas essentiellement verticalement au-dessus de l'ex-' trémité du tranchant à cette extrémité supérieure de la lame, pour remplir suivant la présente invention la condition d'une longueur de coupe restant constante, la valeur de l'excentricité de l'excentrique de commande ou du bouton de manivelle de l'extrémité supérieure de la lame par rapport à la valeur de l'excentricité de l'excentrique de commande ou du bouton de manivelle de l'extrémité la plus basse de la lame est réglable.
Le changement d'angle et la variation de la valeur de
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l'excentricité peuvent se réunir constructivement d'une manière simple par le fait que l'excentrique de commande ou la manivelle de commande de l'extrémité supérieure de la lame est monté sur un excentrique supplémentaire et peut changer d'angle par rapport à celui-ci.
Il faut donc effectuer lors du changement de l'angle de coupe une seule manoeuvre pour assurer la conservation d'une longueur de coupe restant constante en cas de changement de l'angle de coupe.
Le dessin représente l'invention à titre d'exemple.
La fig. 1 montre la commande de la lame supérieure en vue de faoe schématique d'une cisaille à tôle.
La fig. 2 montre la disposition des deux excentriques de commande, suivant la fig. 1, à plus grande échelle, en vue de face.
La fig. 3 est une coupe par la ligne A-B de la fig. 2.
La fig. 4 est une autre forme de réalisation d'une cisaille suivant la fig. 1.
La fig. 5 est une coupe par la ligne C-D de la fig. 4.
La fig. 6 est un dessin explicatif concernant la forme de réalisation des fig. 4 et 5.
La lame supérieure 1 est actionnée par l'intermédiaire de la roue de commande 2 au moyen de l'arbre principal de commande! dont l'axe longitudinal se trouve à la fig. 1 à l'intersection des lignes I-I et II-II. L'extrémité la plus basse de la lame est mise en mouvement par un excentrique 4. fixé sur l'arbre 3 et qui agit d'une manière connue par l'intermédiaire d'une tige d'accouplement 5, d'un levier coudé 6 et d'une béquille 7 sur la poutre à lame.
L'extrémité supérieure de la lame est actionnée par un second excentrique 8 également montée sur 1 arbre 3 et dont la béquille de commande 30 s'attache à la poutre à lame 1 verticalement au-dessus de l'extrémité supérieure du tran-
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ohant de la lame.
On obtient par cette disposition une forme de construction de la machine qui est en surplomb d'un côté, de sorte que la disposition suivant la fige 4, décrite plus loin, est à préférer, mais avec la disposition suivant la fig. 1 la condition qui est à la base de la présente invention peut être remplie de la façon la plus simple, de sorte que cette disposition est avantageuse pour l'explication de l'invention.
Dans la-machine suivant la fig. 1, on se tire d'affaire en effet avec une excentricité a ou c restant constamment la même pour les deux exoentriques 4 et 8; les deux valeurs'a et c sont égales entre elles.
L'invention consiste dans l'exemple de réalisation suivant les fig. 1 à 3 en ce que la position angulaire réciproque des deux excentriques 4 et 8 est variable. Dans le cas représenté, l'excentrique 8 est déplacé par rotation par rapport à l'arbre de commande 3, tandis que ltexoentrique 4 reste invariablement dans sa position. Par ce déplacement de l'excentrique 8,on réalise une avance ou un retard par rapport à la position normale représentée au dessin. Plus est grande l'avance de l'excentrique 8 par rapport à cette position normale, plus l'extrémité supérieure de la-lamie s'abaisse profondément, c'est à dire que la lame est réglée pour l'angle de coupe plus petit admissible pour des épaisseurs de tôle minimes.
La mise en position avec avance ou retard de l'excentrique 8 produit dono simplement le commen- cement de la coupe plus ou moins tôt.
L'arbre 3, supporté à une extrémité dans le bâti de la machine au moyen du palier 19, porte l'excentrique 4 pour l'extrémité la' plus basse de la lame et l'excentrique 8 pour l'extrémité supérieure de la lame. Dans la position fondamentale qui est représentée aux fig. 2 et 3, les valeurs de la plus grande excentricité des deux excentriques sont
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décalées l'une par rapport à l'autre de 90 vu que les tiges de commande 5 et 20 respectivement sont placées également perpendiculafrement l'une à l'autre. Dans cette position fondamentale, ces deux tiges de commande sont donc déplacées exactement en synchronisme l'une par rapport à l'autre et dans cette position la poutre à lame se trouve dans sa position la plus élevée.
Si l'on fait tourner 1'excentrique 8 à partir de la position représentée, l'extrémité supérieure de la poutre à lame sera abaissée. Cependant, l'extrémité inférieure de la lame n'en est pas influencée; au contraire, elle se maintient plutôt en position. Le réglage représenté de l'excentrique 8 correspond par conséquent au plus grand angle de coupe. Pour diminuer l'angle de coupe, on fait tourner l'excentrique 8 par rapport à l'arbre 3 de telle manière que la marque "3 " à la fig. 2 vient du point 28 au point 25, et que la marque "1 " parvient au-dessus du milieu de 1'arbre 3 au point 28 et donne dans cette position la grandeur de l'angle de coupe. Par suite de ce changement de position, l'excentrique 8 est en avance sur sa position fondamentale et par conséquent sur l'excentrique 4, de 75 .
La rotation de l'excentrique 8 est produite dans l'exemple des fig. 2 et 3, de la manière suivante :
L'arbre 3 est pourvu d'un tourillon de prolongation 9 disposé coaxialement sur lequel l'excentrique 8 peut tourner.
L'accouplement de l'excentrique avec le tourillon 2 se fait au moyen d'un manchon 10 ne pouvant pas tourner sur ce tourillon par suite des faces latérales de la cheville 11 mais pouvant coulisser axialement. L'excentrique 8 et le manchon 10 sont pourvus, dans leurs surfaces voisines, de dents d'accouplement 12 qui pour la position représentée au dessin du manchon 10, s'engagent les unes dans les autres et accouplent ainsi l'excentrique 8 au manchon 10 et par conséquent au tourillon de prolongation 9. L'extrémité du tourillon
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9 a la forme d'un boulon 13 sur lequel peut se visser un écrou 14 s'engageant dans le manchon 10.
Par desserrage de cet écrou, le manchon 10 est retiré en arrière de sorte que les dents d'accouplement 12 viennent hors de prise et qu'alors l'excentrique 8 peut être tourné sur le tourillon 9 au moyen d'une clef à fiche introduite dans le trou 37. Lorsque la position désirée est atteinte, on serre de nouveau l'écrou 14 et de ce fait, par suite du coulissement du manchon 10, la prise des dents d'accouplement 12 est rétablie et l'excentrique 8 est accouplé au tourillon 9. La machine est ainsi prête au fonctionnement.
La rotation et l'immobilisation de l'excentrique 8 peuvent naturellement se' faire d'une autre manière, par exemple comme on l'a décrit plus loin pour l'exemple de réalisation de la fig. 5.
Les mouvements de la lame 1 se modifient donc fondamentalement lorsque la béquille 20 est articulée de la manière représentée à la fig. 4, o'est à dire à une certaine distance de l'extrémité de droite de la lame, sur la poutre à lame, pour éviter une construction inutilement large de la cisaille.
Cette modification est conditionnée par le soulèvement et l'abaissement de l'angle inférieur de droite de la lame en cas de modification de l'avance de l'excentrique 4 ou 8 et en réalité il se produit un mouvement de pivotement de l'angle de la lame autour du point d'articulation de la béquille 7 sur la poutre à lame. Dans le cas d'une avance de l'excentrique 8, l'angle inférieur de droite de la lame s'abaisse et il est soulevé dans le cas d'un retard. Pour le point d'articulation de la béquille 20 à la 'lame 1, une avance ou un retard ne signifie aucune modification de l'excentricité mais uniquement un déplacement du point eentral de l'excentrique sur un arc de cercle par rapport au centre de l'arbre 3.
La plongée de profondeur égale de la.lame 1 est par oon-
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séquent troublée dans la disposition de la fig. 4 parla partie de la lame se trouvant au dessin à droite du point d'articulation de la béquille 20 à la lame 1.
La valeur de l'excentricité des deux excentriques 4 et 8 est choisie de telle façon, dans la disposition de la fig. 4, que la plongée régulière de la lame est obtenue pour le plus grand angle de coupe. Si on donne alors de l'avance à l'excentrique 8 pour produire un plus petit angle de coupe, le coin de droite inférieur de la lame s'abaisse, comme on l'a mentionné ; la lame plongerait donc trop profondément. Ce défaut est compensé, suivant la présente invention, par le fait que la valeur de l'excentricité de l'excentrique 8 est réglable, cet excentrique étant monté sur un excentrique supplémentaire et étant déplaçable par rapport à celui-ci angulairement.
Dans l'exemple de réalisation représenté, cet excentrique supplémentaire est formé par le fait que le tourillon 9 qui porte l'excentrique 8 est disposé excentriquement par rapport à l'arbre 3, de la valeur b. Par cet excentricité supplémentaire b de l'excentrique 8, on compense le défaut de la plongée trop profonde de la larae à l'extrémité supérieure de celle-ci, car en cas d'une avance de l'excentrique 8, son excentricité la plus grande b + c dans la position fondamentale est diminuée par rapport à l'arbre 3.
La fig. 6 représente ces conditions. Si l'excentrique 8 est tourné par rapport à l'axe médian 26 de l'arbre 3 à partir de sa position fondamentale dans laquelle la mesure de sa plus grande excentricité se trouve au point 28, et cela dans le sens d'une avance vers le point 25, la mesure d'ensemble de son excentricité ne vaut plus b + c mais correspond à une valeur plus petite d.
Par la disposition de l'excentrique 8 sur un excentrique supplémentaire, lors de l'établissement d'une avance ou d'un retard, simultanément la mesure de l'excentricité de
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l'excentrique déplacé est modifiée de telle manière que le. défaut dans le mouvement de la lame est compensé, qu'on pro- duit une longueur de coupe restant toujours la même et qu'on empêche par conséquent aussi une plongée de l'extrémité su- périeure de la lame.
La rotation et l'immobilisation de l'excentrique 8 peu- vent, dans l'exemple de réalisation suivant la fig. 4, se faire de la manière représentée à la fig. 3. La fig. 5 mon- tre toutefois une autre forme de réalisation du dispositif qui fonctionne de la manière suivante :
Entre le manchon 10 et l'exoentrique 8, on a intercalé un engrenage qui facilite et rend plus précis le déplacement de l'excentrique 8 par rotation. Cet engrenage consiste en un arc denté 15, disposé coaxialement à l'axe du tourillon 9 et relié à l'excentrique 8, et en un pignon 16 engrenant avec cet arc denté et dont le tourillon 17 peut tourner dans le manchon 10. Si de la manière décrite à propos de la fig..
3, par desserrage de l'éorou 14 et retrait du manchon 10, les dents d'adcouplement 12 ont été amenées hors de prise, on peut par rotation du pignon 16 au moyen dtune manivelle montée sur la portée carrée 18 ou au moyen d'une clef) ef- feotuer d'une manière simple et précise'la. rotation relative du manchon 10 et de l'excentrique 8.
Dans les exemples de réalisation décrits., le déplace- ment est effectué sur l'excentrique de commande pour l'ex- trémité supérieure de la lame. Il est toutefois indifférent, @ au point de vue du principe, que le changement se fasse sur l'excentrique destiné à l'extrémité-supérieure de la lame ou sur l'excentrique destiné à l'extrémité inférieure, quoi- que la première réalisation soit construotivement plus avan- tageuse.
La valeur du changement de l'excentricité d'un des excentriques dans l'exemple de réalisation suivant les fig.
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4 et 5, doit être seulement relativement minime pour l'an- gle de coupe à envisager ; une cisaille de 2 mètres de largeur de coupe, elle vaut par exemple seulement 6 mm.
A la place d'excentriques, on peut naturellement aussi employer des manivelles.