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Condensateur.
L'invention a pour objet un condensateur dont l'armature métallique est si mince qu'en cas de percement elle brûle tout autour du point de percement.
On sait déjà que des condensateurs à armature.métallique mince peuvent, dans des conditions déterminées, se rétablir d'eux-mêmes après le percement du diélectrique, par la combustion de l'armature métallique tout autour du point de percement. Afin que le conden- sateur tout entier ne reste pas court-circuité pendent le perce- ment éventuel et pendant la durée du rétablissement subséquent, on a proposé de subdiviser les deux armatures en surfaces partielles réunies par des languettes étroites. Quand un percement se produit dans une des surfaces partielles, cette surface partielle seule se
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trouve court-circuitée avec l'armature opposée, car l'étroite languette de raccordement, en raison de sa résistance ohmique, affaiblit considérablement l'accouplement de la surface partielle aux autres parties du condensateur.
Si deux surfaces partielles, appartenant aux deux armatures, ne se trouvent pa.s exactement en regard l'une de l'autre, ce qui est inévitable en certains en- droits de la bobine à cause des longueurs différentes des enroule- ments intérieur et extérieur, il en résulte, d'une part, une perte de capacité tandis que d'autre part, le processus de rétablisse- ment après un percement est rendu plus difficile.
Suivant l'invention, une seule des deux armatures métalli- ques est divisée en surfaces partielles reliées entre elles par des languettes étroites.
Toujours suivant l'invention, les surfaces partielles et les armatures métalliques sont dimensionnées de telle façon qu'en cas de percement du diélectrique, l'énergie électrique accumulée sur une surface partielle soit suffisante pour faire brûler l'une ou les deux armatures métalliques dans le voisinage du point de percement, sans que, pendant le percement et la combustion, il passe un courant capable d'influencer sensiblement l'intensité du courant total, et sans que ce courant provoque la combustion de la languette qui le conduit.
L'invention sera expliquée plus en détails avec référence au dessin annexé sur lequel:
Fig. 1 montre, en coupe longitudinale, un diélectrique garni d'armatures métalliques, les deux armatures étant subdivisées en surfaces partielles; pour plus de clarte, les rapports des dimen- sions sont fortement modifiés.
Fig. 2 montre une des armatures, subdivisée en surfaces partielles et appliquée sur un diélectrique en formce de ruban.
Cette figure est une vue en plan correspondant à la fig. 1.
Comme déjà dit, il a ete proposé d'appliquer aux deux faces d'un diélectrique a. des couches métalliques b, par exemple par va-
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porisation, et de subdiviser les deux couches en surfaces partiel- les d. Ces surfaces partielles communiquent entre elles par d'é- troites languettes e et par un conducteur commun f. Les conducteurs communs f des deux armatures peuvent se trouver face-à-face ou être disposés aux bords opposés du diélectrique en forme de ruban a, ainsi que le montre la fig. 1.
On voit sur la fig. 1 qu'une certaine capacité est perdue quand les endroits non-métallisés des deux armatures ne se font pas .face exactement. Dans ce cas, la perte de capacité par suite de l'absence de la couche conductrice aux endroits non-métallisés y est environ deux fois plus grande que quand ces endroits y se font face exactement.
Une importance particulière revient aux conditions qui ré- sultent du percement en un endroit désigné par x. La capacité effective entre les armatures opposées est très faible en cet endroit et ne suffit pas pour faire brûler, à la suite du perce- ment, les couches métalliques environnantes, comme ce serait le cas en d'autres endroits. Afin d'assurer la combustion des couches métalliques environnant le point de percement en un endroit quel- conque, ou ne subdivise, suivant l'invention, qu'une des armatures, tandis que l'autre armature est réalisée sans discontinuité.
La subdivision d'une seule des armatures empêche déjà, en cas de percement dans une des surfaces partielles, l'entrée en jeu de toute l'énergie accumulée dans le condensateur, car la languette e appartenant à la surface percée constitue une résistance par la- quelle devrait passer la charge de toutes les surfaces partielles non endommagées, pour pouvoir atteindre le point de percement.
D'autre part, la disposition suivant l'invention présente, au point de vue électrique, les mêmes avantages que la disposi- tion à deux armatures subdivisées dont les endroits dégarnis de métal seraient exactement en regard l'un de l'autre.
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