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Baguette de soudure enrobée.
On sait que dans la soudure à l'arc électrique au moyen d'un fil de soudure en fer ou en un alliage de fer, l'arc s'éteint parfois. Ce phénomène se manifeste notamment en l'absence d'un enro- bage formant une scorie et est accompagné d'un autre phénomène dé- sagréable, dit vacillation de l'arc.
En utilisant un enrobage formant une scorie, pour lequel on employait souvent un composé alcalino-terreux, on réussissait souvent à supprimer dans une mesure satisfaisante l'extinction gê- nante.
Lors du développement ultérieur de la technique de la sou- dure on a imposé des conditions toujours plus rigoureuses à la qua- lité de la soudure, plus particulièrement au point de vue mécanique, à laquelle la composition de l'enrobage formant scorie devait être @
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adaptée. On a constaté, cependant que cela favorise souvent l'ex- tinction et c'est pourquoi il importefe disposer alors d'un moyen de contrarier l'extinction. La présente invention vise à résoudre ce problème; elle ne concerne donc pas des baguettes de soudure enro- bées où l'extinction est évitée sans qu'on ait recours à l'inven- tion, ce qui, par conséquent, ne tombe pas sous le coup des droits attachés au présent brevet.
Une baguette de soudure est considérée en l'espèce comme étant non susceptible de s'éteindre si dans la soudure avec cinq de ces baguettes ayant une longueur d'environ 45 cm. au moyen d'un transformateur ayant une tension à vide de 55 à 60 volts l'extinction ne se produit pas une seule fois.
De plus l'extinction ou la non-extinction est influencée non seulement par la composition de la masse formant scorie, mais aussi par la tension à vide de l'appareil utilisé pour la soudure (transformateur de soudure ou redresseur de soudure), mais on a remarqué qu'il est difficile de supprimer l'extinction en augmentant la tension à vide, surtout en vue du risque inhérent à cette augmen- tation.
Abstraction faite de la perte de temps qu'entraîne l'appa- rition répétée de l'extinction, cela peut aussi affecter la qualité envisagée de la soudure.
L'extinction se produit notamment si l'on se sert de courant alternatif, ce qui est évidemment en liaison avec la varia- tion périodique de la direction du courant électrique ayant pour effet d'interrompre l'arc de nombreuses fois par seconde ; par sa nature l'expression "extinction" ne comprend pas ces interruptions périodiques.
La présente invention a pour objet de contrarier l'extinc- tion de l'arc dans la soudure au moyen de baguettes de soudure enro- bées comportant un noyau en fer ou en un alliage de fer (contenant plus de 50% de fer) et conformément à l'invention on y parvient en utilisant comme matière auxiliaire du magnésium sous forme métalli- que. L'invention apporte un perfectionnement aussi en ce qui regarde @
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l'amorçage de l'arc, c'est-à-dire qu'on peut établir plus facilement et plus rapidement un arc entre la pièceà souder et la baguette de soudure.
On peut utiliser le magnésium sous la forme d'un alliage, par exemple un alliage de magnésium et d'aluminium, qui offre l'avan- tage de pouvoir être obtenu à prix réduit sous la forme de déchets d'articles fabriqués en cet alliage.
Dans un mode d'exécution de l'invention on utilise le magnésium conjointement avec le fer ou l'alliage de fer du noyau d'une baguette de soudure, par exemple allié à ce métal ou incor- poré à un noyau creux.
Dans un autre mode d'exécution on peut pour les baguettes de soudure enrobées, mélanger le magnésium ou l'alliage de magné- sium sous forme .de poudre avec une masse formant scorie, qu'on ap- plique ensuite sur le noyau d'une baguette de soudure. De plus, on peut appliquer sur le noyau du magnésium sous la forme d'une couche pulvérulente contenant par exemple, une sorte de laque comme liant, puis on peut appliquer une masse d'enrobage formant scorie. En ajou- tant le magnésium de cette manière une moindre quantité suffit à éviter l'extinction que dans le cas où le magnésium est mélangé avec la masse formant scorie. En outre, lors de l'application de l'enrobage sur un noyau métallique, de cette dernière manière, le risque de réactions indésirables entre le magnésium et le reste de la masse d'enrobage encore humide est moindre.
Comme on l'a déjà dit plus haut l'invention est plus par- ticulièrement intéressante dans le cas où l'on cherche à obtenir une soudure douée,*de très bonnes propriétés, surtout en ce qui regarde sa résilience, et où l'usager tiendra donc à poser des conditions rigoureuses aussi sous d'autres rapports, entre autres en ce qui concerne l'extinction. Une masse formant scorie y destinée, qu'on utilise surtout comme enrobage de baguettes de soudure de qualité supérieure munies d'un noyau en fer ou en un alliage de fer (conte- nant plus de 50% de ferà, contient généralement un métal réducteur tel que le ferro-manganèse, le ferro-silicium, le ferro-titane, du
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fer pulvérisé ou d'autres matières analogues.
Dans la préparation d'une telle masse formant scorie on utilise souvent un fluorure, plus particulièrement le fluorure de calcium, qui agit défavorable- ment sur l'extinction; dans ce cas l'utilisation de l'invention est particulièrement avantageuse.
Ainsi, par exemple, dans la soudure à l'arc électrique au moyen de ces baguettes de soudure munies d'un enrobage formant scorie, qui contient des alliages de fer réducteurs et, en outre, du carbonate alcalino-terreux, du verre soluble, des silicates ré- fractaires, des oxydes de fer ou, par exemple, du carbonate alcalino- terreux, du verre soluble ou du fluorure de calcium, il s'est avéré que si l'on utilise un transformateur de soudure ayant une tension à vide d'environ 60 volts, par exemple, l'extinction gênante est contrariée et même supprimée presqu'entièrement par la présence seulement de quelques pourcents en poids de magnésium ou de l'al- liage de magnésium appelé "Electron" (à 90% en poids ou davantage de magnésium) sous la forme de poudre dans l'enrobage.
A titre d'explication il y a lieu d'observer qu'une quan- tité d'environ 2 à 5% en poids de l'enrobage suffit à supprimer l'extinction si le magnésium ou l'alliage de magnésium et d'alumi- nium précité est mélangé à l'enrobage formant scorie, tandis qu'en- viron 0,5 à 3% en poids de l'enrobage suffit si l'on munit d'abord le noyau métallique d'une couche pulvérulente de magnésium ou de l'alliage de magnésium, et qu'on applique ensuite la masse formant scorie.
Pour être complet on fera remarquer qu'on a déjà décrit un enrobage pour baguettes de soudure, par exemple dans le brevet anglais 144.333, qui contient du magnésium utilisé dans le but de protéger le métal du noyau de la baguette de soudure contre l'ac- tion de l'oxygène de l'air pendant la soudure.
Conformément à l'invention on cherche à parvenir au but précité, complètement différent, de contrarier l'extinction lors de la soudure, au moyen de baguettes de soudure enrobées munies @
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d'un noyau en fer ou en un alliage de fer. De plus, l'invention se distingue de ce qui est connu par l'utilisation d'un enrobage formant scorie qui contient encore pour la réduction une matière réductrice autre que le magnésium. D'ailleurs il y a encore lieu d'observer que le brevet anglais précité 144.333 décrit un enro- bage pour baguettes de soudure obtenu en une couche très mince en utilisant une dispersion extrêmement diluée, de sorte que cet enro- bage donne naissance à une pellicule tellement mince sur la soudure que, conformément au brevet précité, cette couche n'est même pas qualifiée "scorie".
La présente invention diffère de ces baguettes de soudure enrobées de façon exceptionnelle en ce qu'on utilise un enrobage formant scorie du genre susceptible d'être appliqué, par exemple, à la presse et qui constitue de la manière usuelle, sur la soudure une couche de scorie cohérente réunie par fusion, d'où la qualification "formant scorie".