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ELECTRODE ENROBEE POUR LA SOUDURE A L'ARC TRAINANTE ET PROCEDE
DE SOUDURE TRAINANTE.-
L'invention concerne une électrode enrobée, à noyau de fer, pour la soudure à l'arc traînante, l'épaisseur de l'enrobage nécessaire à cet ef- fet étant obtenue par le fait que les composants de l'enrobage, essentielle- ment constitués de bioxyde de titane, d'hydrates de carbone et de silicate sont mélangés avec une partie appropriée, à savoir 15 à 50 % en poids, du métal d'apport, partie qui est insérée dans l'enrobage sous forme de fer pul- vérulento Un cordon réalisé par soudure traînante à l'aide d'une telle élec- trode présente parfois des déchirures.
L'invention remédie à cet inconvénient par le fait que l'enroba- ge contient un composé de manganèse qui, aux températures élevées que provo- que la soudure, peut libérer de l'oxygène. Bien qu'il ne puisse être question . de lier l'invention à une théorie ou à une thèse déterminées, il y a lieu de noter que les essais ayant servi de base à la présente invention portent à croire, que, pendant la soudure traînante à l'aide d'électrodes du type décrit, auxquelles l'invention n'est pas appliquée, une trop grande quantité de carbo- ne, probablement originaire de la substance organique que comporte l'enrobage, parvient dans le cordon de soudure et y provoque les déchirures mentionnées.
Ce phénomène est probablement renforcé par le fait que pendant la soudure traînante, l'électrode reposant par le bord du cratère sur la pièce, l'oxygè- ne de l'air pénètre difficilement dans la zone de l'arc pour y oxyder le car- bone.
L'effet de l'invention pourrait donc s'expliquer par le fait que l'oxygène du composé de manganèse additionnel réagit avec le carbone et en- trave donc la pénétration du carbone dans la soudure.
L'utilisation d'un composé de manganèse libérant. de l'oxygène con- forme à l'invention offre un sérieux avantage: le phénomène qui s'oppose à l'ap- parition des déchirures n'est accompagné d'aucune autre influence indésirable.
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L'invention concerne une électrode enrobée pour la soudure à l'arc, dont le noyau est en fer et dont l'enrobage contient du fer pulvérulent, le tout de manière que la quantité totale de fer constitue, en poids, 75 à 86 % du poids total de l'électrode enrobée et que 15 à 50% de cette quantité tota- le existe dans l'enrobage sous forme de fer pulvérulent, le reste de l'enroba- ge étant essentiellement constitué en poids par :
10 à 50% de bioxyde de titane,
10 à 30 % d'hydrate de carbone (cellulose),
20 à 40% de silicate, jusqu'à 10 % de ferromanganèse,
3 à 30% d'un composé de manganèse libérant de l'oxygène.
Il y a lieu de noter que l'invention n'englobe pas les électrodes enrobées dans lesauelles le composé de manganèse libérant de l'oxygène n'inter- vient pas dans l'élimination des déchirures, ainsi que, par exemple, les élec- trodes de soudure qui comportent, comme composé libérant de l'oxygène et entra- vant des déchirures, une substance qui est autre qu'un composé de manganèse et dont l'utilisation peut d'ailleurs être accompagnée d'un autre effet indési- rable
Afin de réduire au minimum les déchirures dans les soudures réali- sées à l'aide d'électrodes conformes à l'invention,on augmentera la teneur en composé de manganèse libérant de l'oxygène à mesure que la teneur en hydra- te de carbone de l'enrobage augmente.
Comme composé de manganèse libérant de l'oxygène, on utilisera, de préférence, dans l'électrode conforme à l'invention, de l'hausmannite et du permanganate de potassium. Une substance particulièrement appropriée est le peroxyde de manganèse par suite de sa grande stabilité et de sa grande te- neur en oxygène libérable.
La demanderesse a constaté qu'il est possible de supprimer les al- liages de manganèse, par exemple le ferro-manganèse, de l'enrobage de l'élec- trode conforme à l'invention lorsque cet enrobage contient beaucoup d'hydrate de carbone, à savoir, en poids, 13 à 30 et en même temps, beaucoup de compo- sés de manganèse libérant beaucoup d'oxygène, à savoir en poids, 12 à 30 % des composants non ferreux. Dans ce cas, la quantité de manganèse métal par- venant dans le cordon.pendant la soudure est suffisante pour assurer au cor- don de soudure les propriétés mécaniques désirées.
Des électrodes à grande teneur en matières organiques libérant du gaz provoquent une grande pénétration, ce qui est parfois désirable.
Il y a lieu de noter que par "soudure traînante" on entend que l'é- lectrode, dont l'épais enrobage contient à cet effet du fer pulvérulent, repose par le bord du cratère-de l'enrobage sur la pièce à souder. De préférence, l'en- robage aura une épaisseur telle que le diamètre de l'électrode soit au moins égal à 1,3 d + 1 mm, d étant le diamètre du noyau.
A titre d'exemple d'une électrode conforme à l'invention, on peut citer une électrode enrobée d'un diamètre total de 6,8 mm comportant un noyau de 4 mm de diamètre. L'enrobage s'obtient en mélangeant en poids 43 parties de rutile, 8 parties de ferromanganèse (à 85% de manganèse), 12 parties de Kaolin, 12 parties de farine de bois et 4 parties de permanganate de potassium, avec 60 parties d'une solution aqueuse à 35% de silicate de potasse et 65 par- ties de fer pulvérulent.
La teneur totale en fer d'une telle électrode est d'environ 78 %
Ure électrodE de soudure conforme à l'invention, dont l'enrobage ne contient pas d'alliage à base de manganèse, s'obtient, par exemple, en en- robant un noyau de 4 mm d'épaisseur, contenant en poids environ 0,4 % de man- ganèse, d'une matière obtenue en mélangeant, en poids, 24 parties de rutile, 13 parties de Kaolin, 21 parties de peroxyde de manganèse, 50 parties d'une solution aqueuse à 35 % de silicate de potasse et 85 parties de fer. La te- neur en manganèse du métal déposé est de 6,5% en poids.
On peut en déduire
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que, pendant la. soudure, il se forme suffisamment de manganèse.métal et que celui-ci est suffisamment absorbé dans le cordon de soudure pour assurer à ce cordon les propriétés mécaniques désirées.