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Transporteur 4 racloirs -----------------------
Il est d'usage général, jusqu'à ce jour, de former les différentes sections des conduits de transporteurs à raoloirs au moyen de tôle cintrées, dont l'épaisseur de paroi est la même sur toute leur étendue. Il arrive alors toujours qu'il se forme, sous l'action des organes propulseurs de la chaîne racleuse, et surtout sur le brin de retour, de larges rainu- res d'usure, ou que l'on découpe même des bandes entières dans la tôle. Il s'en suit que tous les conduits transporteurs, exécutés en tôles cintrées, sont trop faibles. Il y a lieu d'ajouter à cela ce qui suit.
Lors du démarrage d'un trans- porteur à racloirs, surtout d'un appareil qui comporte des inflexions dans le sens vertical, et qui est attaqué par un moteur électrique atteignant rapidement sa vitesse de régime, on réalise dans la ou les chaînes d'importants efforts de traotion qui tendent à déformer les guides des racleurs, sur- tout, dans les inflexions convexes, les parties inférieures des guides du brin de retour et, dans les inflexions concaves,
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les guides se trouvant à la partie supérieure du chemin de glissement. Lorsque ces éléments de guidage sont exécutés en tôles cintrées, on ne peut alors éviter leur déformation, car leur moment résistant est insuffisant.
Le but de l'invention est de constituer le conduit ou gouttière d'un transporteur à racloirs de façon à éviter ces inconvénients, de faire donc en sorte que les éléments de gui- dage dans le conduit et sur le brin de retour ne se déforment pas et ne soient pas soumis à une usure inégale. Dès lors, l'invention consiste en ce que les pistes de glissement du convoyeur, contre lesquelles les organes propulseurs s'appuient lorsqu'ils passent par des inflexions conoaves et/ou les élé- ments de guidage des organes propulseurs dans l'auge de retour, sont constituées comme porteurs d'égale résistance.
De ce fait, les entraîneurs sont avantageusement munis, à leur par- tie supérieure dans le compartiment d'avancement, et à la par- tie inférieure dans le compartiment de retour, d'une aile qui est chanfreinée conformément à la section de la piste d'appui ou de la piste de glissement.
On peut, par exemple, constituer le compartiment d'avan- cement et celui de retour au moyen de deux fers U dont les ailes se font face et qui sont reliés, à peu près à mi-hauteur de l'âme, par un fond soudé en tôle, da façon que le transport puisse s'opérer dans le compartiment supérieur au moyen alun ruban à racloirs. Les parties des fers U disposés latéra- lement se trouvant au-dessus du fond en tôle, servent alors à réaliser le guidage forcé des organes racleurs. Le retour de ces derniers s'effectue sur les ailes des fers U se trouvant an-dessous du fond en tôle. Pour éviter le coincement du ru- ban à racloirs lors du transport, les fers U latéraux sont posés bout à bout dans les sections successives du conduit de transport.
Par contre les fonds un tôle sur lesquels la ma-
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tière convoyée glisse sous l'action des organes racleurs, se recouvrent dans le sens de la propulsion, à la façon des tuiles utilisées pour les toitures. En plus de cela, chaque -tronçon du conduit peut, à une de ses extrémités au moins, être muni d'un sabot de glissement transversal pour que, lors d'un transfert, il puisse être déplacé latéralement dans son ensemble, pour autant que la présence de poinçons ne s'y op- pose pas. Au cas où le transporteur, devrait être décomposé, à la manière habituelle, en ses différents tronçons, pour pou- voir être déplacé, il serait préférable d'omettre les sabots de glissement, de même d'ailleurs que toute liaison des fera U à la partie inférieure du transporteur.
On a ainsi la pos- sibilité de poser simplement sur le sol le câble servant à tirer le ruban à racloirs dans le compartiment de retour, et de placer les différents tronçons du conduit par-dessus ce câble.
A titre de protection supplémentaire contre les effets du sautage on peut recouvrir la partie supérieure du conduit de transport de plaques en tôle. Ces plaques qui sont avan- tageusement accrochées les unes aux autres, pour former une suite ininterrompue, peuvent, par exemple, enrober les fers U par leurs bords.plies à angle droit. Toute la suite des pla- ques de recouvrement peut alors être propulsée, en l'amarrant, par exemple, à un cabestan, haveuse ou analogue.
Le dessin montre à titre d'exemple une forme de réalisa- tion de l'invention.
La fig. 1 est une coupe transversale par le transporteur
La fig. 2 est une vue de côté correspondante.
La fig. 3 est une coupe longitudinale par un transporteur sans sabots de glissement.
Le transporteur se compose des deux fers U 10 entre les- quels on a soudé, à peu près à ni-hauteur de l'âme, un fond
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en tôle 11. Le transport s'effectue au-dessus du fond 11, par un ruban à racloirs constitué utilement par des raclurs 12 en cornières et par les deux chaînes 13. Les ailes 14 et 15 des fers U 10 que l'on peut considérer comme des porteursd'égale résistance, occupent des positions opposées l'une par rapport à l'autre. Les ailes supérieures 14 servent de guides pour le ruban entraîneur 12, 13, au pasage par des inflexions conca- ves.
Dans le compartiment de retour, les entraîneurs 12 glis- sent en dessous du fond por teur 11, sur les ailes 15, etleurs extrémités 12a sont utilement chanfreinées pour correspondre aux ailes 14, 15.
Le conduit d'avancement est composé de tronçons amovibles.
Ainsi que le montre la fig. 2, les fers U 10 sont posés bout à bout. Par contre, les fonds 11 en tôle se recouvrent à la façon des tuiles utilisées pour les toitures, ainsi qu'on le remarque à 16. Les arêtes intérieures des fers U 10 sont ar- rondies aux extrémités et de ce fait les entraîneurs 12 ne peuvent pas se coincer.
Pour la disposition représentée par les fig. 1 et 2, cha- que tronçon du conduit est pourvu, à l'une de ses extrémités au moins, d'un sabot de glissement 17. Celui-ci est avanta- geusement constitué par un fer U, dont la face inférieure est relevée aux deux extrémités, à la manière des sabots, ainsi qu'on peut le voir à 18. Ce fer U porte des cornières guides 19. L'un des tronçons du conduit est relié à demeure aux cor- nières 19 et au sabot de glissement 17. Les cornières 19 dépassent quelque peu l'extrémité de ce tronçon du conduit et servent de support au deuxième tronçon du conduit. En vue de cela, les extrémités dépassantes des cornières de guidage 19 sont utilement un peu recourbées ainsi que le montre la fig. 2.
De cette façon on peut obtenir que les fers U 10 viennent bien se placer bout à bout, même si les conduits
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forment entre eux un léger angle dans leur alignement.
L'accouplement des tronçons du.conduit s'effectue au moyen de verrous 20. Chacun de ces verrous est articulé sur une barre d'accouplement 21 et s'engage dans une échancrure 22 pratiquée à l'une des extrémités de la deuxième barre d'accou- plement 21. A cause de leur forme angulaire, les barres d'ac- couplement 21 forment avec le transporteur 10, 11 un chenal ouvert par le haut, dans lequel on peut loger, par exemple, un tuyau flexible à air. Ces barres d'accouplement sont êven- tuellement reliées, à l'une de leurs extrémités, aux sabots de glissement 17, par l'intermédiaire de fourrures 23. L'autre extrémité est fixée, par un fer transversal 24, à l'autre bout du tronçon du conduit. La barre 21 est utilement fixée, à l'aide de vis, sur un côté du tronçon du conduit.
Le cas é- ohéant, elle peut cependant aussi être vissée sur l'autre côté.
Le' second côté' reste alors libre pour le câble de traction 25 du cabestan et, le cas échéant, aussi pour un câble 26, au moyen duquel un treuil placé dans la galerie peut remonter le cabestan.
Les fers U 10 sont utilement pourvus, au-dessus du fond en tôle 11, d'ouvertures 28 qui peuvent parfois servir de poignées et par lesquelles, pour le reste, les'fines de char- bon peuvent s'échapper latéralement pour éviter le blocage des chaînes 13.
En lieu et place des fers U 10, on peut aussi utiliser n'importe quel autre profilé analogue. Il est, par exemple, également possible d'assembler par soudure, de façon appro- priée pour former des U, des cornières que l'on relie alors au fond en tôle 11.
Par suite de ltemploi des'forts, profilés en U, le trans- porteur constitue déjà en soi un appareil extrêmement peu sen- sible aux effets des chocs et des poussées, de sorte qu'il
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ne subira guère de détériorations, même lors du sautai du charbon au front de taille. Pour le protéger encore d'avanta- ge, on peut prévoir des plaques de couverture 29 qui sont, par exemple, reliées les unes aux autres par des crochets d'ac- couplement 30. Ces crochets sont encore montés sur des barres longitudinales 31 qui forment un renforcement des plaques de couverture 29. Ces plaques sont en outre munies utilement, sur leurs côtés, de bords 32 pliés à angle droit qui englobent latéralement les fers U 10, formant ainsi des guides.
Cotte exécution offre la possibilité de tirer en avant et simultané- ment un assez grand nombre de plaques de couverture 29, en les accrochant, par exemple, à un cabestan .