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Mécanisme constitué par une chaine auadrilatére articulée avec une branche fixe.
On connaît déjà des losanges articulés et des chaînes en quadrilatères articulés à branches égales. Ils se distinguent en ce que deux branches se recouvrent dès que les deux autres bran- ches coïncident. Dans cette position, il est possible qu'une couple de branches en position de coïncidence puisse être déplacée indépendamment de l'autre. Il est vrai, que dans ce cas, une couple de branches ne peut être écartée de cette position de coïncidence par un mouvement de l'autre couple de branches. Si un tel quadrilatère articulé était transformé en mécanisme de comman- de par fixation d'un organe, ainsi qu'il est connu dans d'autres quadrilatères articulés, ce mécanisme serait sans raison d'être, parce que le bras de levier coïncidant avec l'âme resterait constamment dans cette position de coïncidence.
Cette position n'a cependant un sens que quand elle peut être atteinte et quittée à volonté.
Suivant l'invention, il est prévu dans un tel mécanisme, dans lequel la longueur d'un des bras de levier est égale à la longueur de la manivelle et la longueur de l'autre bras à celle de l'âme - comme connu dans des quadrilatères articulés - un dispositif, au moyen duquel le déplacement de l'un des bras de levier d'une position, dans laquelle celui-ci coïncide aveo l'âme dans une position, dans laquelle les quatre branches du mécanisme
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constituent un quadrilatère est facilité, c'est-à-dire réalisé.
Du fait,que de cette manière,la position de coïncidence d'un bras de levier et de ltâme peut être atteinte et quittée à volonté, il en résulte un mécanisme, dans lequel il est possible de déplacer aussi bien les deux bras de levier ensemble, que le bras de levier seul, dont la longueur est égale à celle de la manivelle. En outre, il peut être obtenu un mécanisme, dans lequel un bras de levier ne peut être déplacé que pendant une partie du mouvement de l'autre bras. On attire spécialement l'attention sur l'avantage d'un accouplement commandé.
Un autre avantage consiste en ce que si, par exemple, un ressort disposé sur le bras de levier, dont la longueur corres- pond à celle de l'âme, fait avancer l'autre bras de levier, dont la longueur correspond à celle de la manivelle, avec la manivelle en coïncidence avec lui, seule une faible résistance par pression de palier s'oppose à ce déplacement, tandis que le ressort lui- même n'est pas sollicité. S'il est relié d'une manière connue à ce dernier bras de levier un élément qui, dès qu'il a atteint la position de coïncidence, ne peut accomplir un mouvement forcé dans une direction et un mouvement obligatoire dans l'autre direction, alors la force (par exemple un ressort) agissant sur cet élément ne peut être sollicitée que si le ressort de l'autre bras de levier n'est plus sollicité.
Dans des installations connues, les deux ressorts sont solli- cités simultanément. Etant donné que les bras de levier peuvent être également déplacés séparément, chaque ressort doit être assez fort afin de pouvoir ramener son bras de levier avec l'élément y raccordé et il en résulte pour une sollicitation simultanée des deux ressorts une trop grande résistance.
Il est encore possible de prévoir en deux points au moins du mécanisme des dispositifs permettant une influence arbitraire.
Dans ce cas, par exemple, le bras de levier coïncidant avec l'âme peut être maintenu provisoirement dans cette position de coinciden- ce ; ensuite l'autre bras de levier coïncidant avec la manivelle
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peut être ramené dans la position, dans laquelle il se trouve, si le mécanisme forme un quadrilatère. Si le bras de levier coinci- dant avec l'âme se trouve dans cette position de coïncidence, il est fixé, dès que l'autre bras de levier, coïncidant avec la manivelle, est déplacé dans un des deux sens et il est libéré seulement par un déplacement du bras de levier coïncidant avec la manivelle dans la position, dans laquelle les axes longitudinaux des quatre organes coïncident.
Il est encore possible de disposer d'une manière connue un ressort de rappel sur le bras de levier dont la longueur corres- pond à celle de la manivelle. Si, dans ce cas, le bras de levier coïncidant avec l'âme est maintenu de l'extérieur pendant une courte période dans cette position de coïncidence, tandis que le bras de levier à longueur égale à celle de la manivelle n'est pas maintenu de l'extérieur, alors, ce bras de levier recule rapidement sous l'action du ressort et l'autre bras de levier est fixé.
Si deux unités du mécanisme sont accouplées de manière qu'un bras de levier de l'une des unités se trouve dans une position, dans laquelle les quatre branches de cette unité forment un qua- drilatère, tandis que simultanément un bras de levier de la même espèce de la seconde unité se trouve dans une position, dans laquelle ce bras coïncide avec l'âme et inversement, un des braxs de levier de la première unité peut alors être complètement arrêté, tandis qu'un bras de levier de la seconde unité est déplacé et inversement.
Un point de contact peut être disposé de façon qu'un bras de levier ne puisse dépasset dans un sens la position, dans laquelle il coïncide avec l'âme.
Même si un franchissement de la position, dans laquelle un bras de levier coïncide avec l'âme est déjà rendu impossible par exemple par un ressort agissant sur ce bras de levier, le point de contact constitue dans cette disposition une proteotion des arti- culations. Par contre, pour une disposition, dans laquelle aucun ressort ou aucune autre force agissante n'est prévue au bras de levier coïncidant avec l'âme, le point de contact est d'une
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importance capitale.
Comme dispositifs soutenant, c'est-à-dire réalisant le dé- placement d'un bras de levier de la position, dans laquelle il coïncide avec l'âme dans une position, dans laquelle les quatre branches du mécanisme forment un quadrilatère, on peut employer avantageusement des ressorts, des forces ou des charges d'un genre différent agissant sur ce bras de levier ou encore un dispo- sitif, au moyen duquel une articulation ne peut tourner que vers un seul coté. Si un tel arrêt est placé sur l'articulation dispo- sée entre la manivelle et le bras de levier coïncidant avec l'âme, il empêohe en même temps le franchissement de cette position de coïncidence.
La longueur de l'un des bras de levier peut être égale, supérieure ou inférieure à celle de l'autre bras de levier.
Dans un mécanisme constitué par une chaîne quadrilatère articulée à branches égales, chacun des deux bras de levier au choix peut être amené en coïncidence avec l'âme ; en outre, un seul ou les deux bras de levier d'une unité peuvent être reliés à des machines ou à des éléments de machines. Enfin, des éléments peuvent être reliés à des bras de levier de manière à accomplir un mouvement forcé dans une direction et un mouvement obligatoire dans l'autre direction.
Le mécanisme suivant l'invention permet, par exemple, de réaliser les possibilités d'emploi suivantes:
La fixation d'une position permanente pour autostrades à des véhicules automobiles ou d'une position permanente de service à des aéronefs.
Un dispositif, dans lequel il est mis en action d'abord le papillon de mélange du carburateur et ensuite un dispositif pour l'accroissement de la teneur spécifique en carburant.
Un dispositif permettant de soulever une charge au moyen du bras de levier coïncidant avec l'âme, ladite charge pouvant être maintenue sans effort dans la position de coïncidence après avancement de l'autre bras de levier.
Un dispositif permettant d'actionner d'abord un accouplement
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et ensuite un frein après abaissement complet de la pédale.
Un dispositif permettant de mettre en marche ou d'arrêter des maohines ou des éléments de machines de tous genres ou bien un élément principal d'une serrure, dans laquelle par exemple un bras de levier est relié à une serrure à clenches, fermée par déplace- ment de l'autre bras de levier.
Il est entendu que les bras de leviers peuvent être remplacés par des excentriques ou analogues.
Le dessin annexé représente schématiquement, à titre d'exem- ple, une forme d'exécution de l'invention.
Fig.l à 3 montrent en différentes positions un mécanisme constitué par une chaîne quadrilatère articulée à quatre branches égales ; Fig.4 est un mécanisme à quadrilatère articulé, dans lequel les branches sont inégales, un bras et la manivelle étant de longueur égale;
Fig.5 représente le mécanisme avec commande par pédale;
Fig.6 est un mécanisme avec commande par pédale avec un bras en forme de levier double;
Fig.7 montre schématiquement un carburateur à registre, dans lequel deux unités du mécanisme sont accouplées, tandis que
Fig.8 représente une couple de bras de levier suun arbre commun, et
Fig.9 une couple de bras de levier reliées par un tourillon.
1 et 2 sont des points fixes ; le bras de levier 3 tournant autour de 1 est fixé par la manivelle 4 au bras de levier 5 qui tourne autour de 2, le ressort de tension, c'est-à-dire de rappel 6 saisissant ledit bras de levier 5.
Dans les figures 1 à 3, il est représenté un mécanisme consti- tué par une chaîne quadrilatère articulée à quatre branches égales, manoeuvrée par une poignée 7.
La figure 1 montre la position dans laquelle le mécanisme représente un quadrilatère articulé. La figure 2 représente la position dans laquelle le bras de levier 5 coïncide avec l'âme (distance des points fixes 1 et 2); dans ce cas, le bras de levier
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3 est avancé dans le sens du mouvement de la position suivant fig.l dans la position suivant fig.2. Par contre, en figure 3, ce bras de levier est reculé. Dans les deux cas, le bras de levier 5 est fixe.
La figure 4 représente schématiquement un quadrilatère arti- culé dans lequel le levier 3 et la manivelle 4 sont de longueur égale, mais en l'espèce inférieurs au bras de levier 5 et à l'âme.
Dans la figure 5, on a prévu des pédales 8,9 et 10, auxquelles tiennent les ressorts 6 et 15. Normalement, la commande a lieu au moyen de la pédale 8. Si, par contre, la pédale 9 est enfonoée jusqu'à son point de contact 11, alors le bras de levier 3 est entraîné également jusqu'à son point de contact 12,mais, par suite de l'action du ressort 15, il peut retourner rapidement dans sa position de départ dès que le bras 5 coïncide aveo l'âme. Il en résulte une position identique à celle de la figure 3 et le bras de levier 5 est bloqué. Il peut être libéré à nouveau par simple enfoncement de la pédale 8 jusqu'à son point de contact 12.
Le bras de levier 3 peut avoir la forme d'un levier double et être relié aux pédales 8 et 10, dont la pédale 8 sert de commande. Si le bras de levier 3 avec la pédale 8 est amené dans une position telle que représentée en figure 2, le bras de levier 5 est alors fixe. Par un abaissement oorrespondant de la pédale 10, le bras de levier 5 est à nouveau libéré. Il est à remarquer que le ressort 6 ne s'oppose à l'abaissement de la pédale 8 que jusqu'à ce que le bras de levier 5 soit amené dans la position de contact 11 et que le bras de levier 3 soit avancé. De même, l'action du ressort ne s'oppose nullement à la libération du bras de levier bloqué 5 par l'abaissement de la pédale 10. Dans la position bloquée du bras de levier 3, il est prévu un point de contact.
Les pédales peuvent être remplacées par d'autres dispositifs, également actionnés à la main; en outre, il est possible de prévoir d'autres moyens de transmission que la transmission mécanique (tels que la transmission électrique, hydraulique ou mélangée).
Une réalisation pratique du mécanisme est représentée
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schématiquement dans un carburateur à registre avec un accouple- ment de deux unités du mécanisme (fig.7). Dans ce cas, l'unité représentée à gauche du mécanisme se trouve dans une position, dans laquelle elle représente un quadrilatère articulé, tandis que l'unité de droite se trouve dans une position, dans laquelle coïncident, d'une part, le bras de levier 3' et la manivelle 4' et, d'autre part, le bras de levier 5' et l'âme.13 et 13' sont des tuyaux d'aspiration et 14 et 14' des papillons de mélange, tandis que 16 est une bielle de connexion.
Si la poignée 7 est déplacée vers la droite, le papillon de mélange 14' reste fermé au début, alors que le papillon 14 est ouvert. Après son ouverture complète, le papillon 14 reste ouvert et le papillon 14' est alors également ouvert.
Il n'est pas obligatoire que le dispositif suivant l'inven- tion soit exécuté de manière qu'un bras de levier 5 soit déplacé pendant une moitié de la limite d'un autre bras de levier 3. Au contraire, le rapport de réglage peut être quelconque.
Les bras de levier 3 et 3' peuvent être disposés sur un arbre commun (voir fig.8) ou peuvent être reliés au moyen de tourillons (voir fig.9).
REVENDICATIONS.
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1.- Mécanisme constitué par une chaîne quadrilatère artiou- lée avec une branche fixe formant l'âme du mécanisme, caractérisé en ce que la longueur d'un bras de levier (3) est égale à la longueur de la manivelle (4) et la longueur de l'autre bras de levier est égale à celle de l'âme (distanoe des deux points fixes 1 et 2) et en ce qu'il est prévu un dispositif, au moyen duquel le déplacement d'un bras de levier (5) de la position, dans laquelle ce bras de levier (5) coïncide avec l'âme, dans une position, dans laquelle les quatre branches de mécanisme forment un quadrilatère est facilité, c'est-à-dire réalisé.