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Procédé fournissant des indications continues pour lignes de cap
Le procédé fournissant des indications balistiques appliqué jusqu'à présent dans la pratique n'est pas susceptible de four- nir des indications continues et ne convient pas à l'accouplement des rayons directeurs manipulés par points et traits avec les mo- dulations de la ligne de cap. AU contraire, on doit appliquer un procédé, par lequel une tension proportionnelle à la différence d'amplitude entre les deux signaux manipulés est dérivée de la courbe des signaux manipulés reçus et est rendue efficace, mais ne dépend plus de la cadence de la succession des signaux, Il faut en outre que la tension ainsi dérivée caractérise la nature du si- gnal prépondérant reçu, c'est-à-dire du point ou du trait.
Or, divers moyens ont été employés pour satisfaire aux condi- tions précitées. Dans la plupart des procédés actuellement connus, on fait usage de transformateurs dits de choc, c'est-à-dire de transformateurs qui donnent du côté secondaire les quotients diffé- rentiels de la tension primaire, Un accroissement de tension du
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côté primaire d'un transformateur de ce type fait naître du côté secondaire une impulsion dirigée dans un sans et une baisse de tension une impulsion dirigée dans l'autre sens. La succession des signaux manipulés par points et traits est donc caractérisée par une série de ces impulsions, qui peut être mise ultérieurement à contribution. Mais ces procédés ont principalement l'inconvénient d'être très sensibles aux parasites.
Chaque parasite fournit des impulsions irrégulières dans le temps, qui ne peuvent guère être séparées des impulsions régulières de la. succession des signaux manipulés et par suite peuvent donner lieu à des erreurs.
Les autres procédés connus, par lesquels on réalise une syn- chronisation du dispositif récepteur avec la manipulation du côté- de l'émission et qui par suite permettent de séparer par filtrage les impulsions parasites, fonctionnent'd'une manière imprécise au moment où le trait est continu (rayon directeur) ou à son voisina- ge immédiat, car la cadence de la succession des signaux n'existe plus. Par exemple, il existe un procédé connu qui consiste à in- verser la polarité de l'instrument indicateur du côté de la récep- tion à la cadence de la manipulation du côté de l'émission.
On doit donc chercher à transformer la manipulation par points et traits, non en mettant à contribution les impulsions sensibles aux parasites, mais en formant des valeurs effectives ou par com- paraison de. surfaces, pour obtenir des indications continues. Ce point est d'autant plus important qu'on n'obtient une- augmentation très avantageuse de la sensibilité, c' est-a-dire la possibilité de mettre à contribution les plus faibles différences d'amplitude des signaux manipulés, qu'au prix d'une insensibilité plus forte à l'égard des parasites.
Une comparaison directe des surfaces des signaux manipulés du côté de l'émission, points ou traits, n'est pas possible sans dif- ficulté en raison de la différence de leur longueur dans le temps (rapport 1:7).
Il existe un procédé connu qui consiste à débarrasser de sa¯ fraction de courant continu sans déformation, la courbe de la ten-
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sien de sortie du récepteur des signaux manipulés obtenue d'après les signaux manipulés du côté de l'emission et à la rendre suscep- tible de donner des indications différentielles par une distorsion ultérieure des surfaces. Hais ce procédé a l'inconvénient de fonc- tionner avec un certain retard dans le temps, c' est-a-dire qu'une variation de la différence d'amplitude des signaux- manipulés ne devient efficace à la sortie du dispositif de transformation qu'après plusieurs signaux.
Le procédé suivant l'invention, fournissant des indications continues et servant à l'accouplement de rayons directeurs manipu- lés par pointa et traits est basé sur le fait que. tout phénomène périodique peut être décomposé en une somme d'oscillations sinusoY- dales. Bien entendu, ce fait s'applique aussi à la courbe de la tension de sortie du récepteur des signaux manipulés obtenue d'a- près les signaux manipulés du côté de l'émission.
De plus, on met à profit le fait que dans le cas de phénomènes périodiques complé- mentaires, tels que par exemple la courbe de la tension de sortie du récepteur des signaux manipulés, lorsque les points ou les traits prédominent, le spectre des harmoniques qu'ils contiennent est le même, à la seule différence près que les harmoniques des signaux d'une des formes sont décalés d'une demi-période (1800) par rapport à ceux de l'autre forme.
Le procédé suivant l'invention consiste donc à séparer par filtrage, à redresser et à aplanir dans une branche d'un dispositif, l'onde fondamentale ou un harmonique de la succession des tensions de sortie du récepteur des signaux manipulés. Cette tension repré- sente donc une grandeur proportionnelle à la différence d'amplitude des signaux manipulés du côté. de l'émission. De même, on sépare par filtrage dans la seconde branche du dispositif un harmonique de la succession des signaux manipulés et on se sert de sa position en phase par rapport à une phase de référence fixe pour distinguer les signaux complémentaires et par suite l'écart latéral à partir du rayon directeur, qui correspond à ces signaux.
Cette grandeur obtenue dans la seconde branche du dispositif, dépendant de l'écart
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latéral sert à inverser la polarité de la tension de sortie obte- nue dans la première branche.
Le procédé suivant l'invention a le grand avantage par rap- port aux procédés actuellement connus, d'une insensibilité à peu près totale à l'égard des fréquences et des impulsions parasites.
Le raison réside dans le fait qu'on ne se sert que d'un harmonique de la succession des signaux manipulés séparés par filtrage du spectre total de fréquences remues et que toutes les autres fré- quences ne peuvent exercer aucune action sur la sortie. Le procédé suivant l'invention offre aussi des avantages au point de vue de la vitesse de réponse. Dans les procédés actuellement connus, la vitesse de réponse est donnée par la succession dans le temps des signaux manipulés, de sorte qu'avec la manipulation habituelle d'un signal par seconde, des durées de réponse relativement longues sont nécessaires pour obtenir un aplanissement suffisant.
Cet in- convénient peut être atténué dans une très large mesure par le pro- cédé suivent l'invention, car on peut évidemment réduire la durée de réponse en choisissant un harmonique plus élevé, tout en conser- vant la même qualité d'aplanissement. un autre avantage consiste dans la possibilité, pour augmenter la puissance de sortie, d'em- ployer un amplificateur à courant alternatif et de se passer de l'amplificateur à courant continu nécessaire dans d'autres procédés et plus difficile à monter.
Sur le dessin ci-joint, donné uniquement à titre d'exemple :
La fig.l représente un schéma de montage d'une forme de réali- sation du dispositif suivant l'invention.
La fig.2 représente les courbes de tension du montage préci- té.
Les figs.3 et 4 représentant respectivement le schéma du mon- tage et les courbes de tension d'une autre forme de réalisation de l'invention.
Les courbes de tension de la fig.2 sont relevées aux points correspondants du schéma de montage de la fig.l pour trois condi- tions différentes des amplitudes des signaux manipulés du côté de
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l'émission, à savoir celles des signaux de points prédominants (points), l'égalité des amplitudes des signaux de points et de traits (trait continu) et celles des signaux de traits prépondé- rants. Le premier exemple de réalisation de l'invention est décrit à l'aide des courbes de tension de la fig.2
Les signaux.manipulés à haute fréquence, redressés dans le récepteur non représentée sont transmis sous la forme de courbe du point 1 (fig.2) aux. deux branches du dispositif suivant l'inven- tion.
Dans la première branche s'effectue la transformation de la courbe des.signaux manipulés en une tension de sortie proportionnel- le à la différence des amplitudes des signaux manipulés. Dans l'au- tre branche s'effectue, par l'intermédiaire d'un élément de coupla- ge, par exemple un relais, l'inversion de polarité de la tension de sortie de la première branche, suivant la prédominance d'un des si- gnaux manipulés du côté de l'émission.
Le fonctionnement de la première branche est décrit d'abord.
La tension de sortie du récepteur (point 1, fig.2), une fois ampli- fiée dans une lampe R1 est redressée dans un redresseur G1 (fig.10 sous la forme de la courbe du point 2 (fig.). La tension redressée est débarrassée par un condensateur Ci de sa fraction de courant continu et donne la tension correspondant au point 3 de la fig.2, appelée ci-après pour abréger, par tension alternative de manipula- tion. Cette tension alternative de manipulation est transmise à l'or- gane de sélection S1, qui en sépare par filtration l'onde fondamen- tale ou un harmonique.
La tension alternative sinusoïdale provenant de cette tension alternative de manipulation est représentée par la courbe du point 4, fig.2. Une fois amplifiée dans la lampe R2 (point 5, fig.2), cette tension alternative est transmise à un dispositif de redressement G2 qui peut être par exemple un dispositif de re- dressemetn à deux voies. La tension continue pulsatoire ainsi obtenue (point 6, fig.2) est transmise par l'intermédiaire d'un dispositif d'inversion de polarité U et après aplanissement par un condensateur C2 (point 16, fig.2) à l'appareil d'utilisation.
Le fonctionnement de la seconde branche, qui met à profit la
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polarité de la tension de sortie de la première branche, selon l'écart latéral à partir du rayon directeur, est le suivant . la tension de sortie du récepteur (point 1, fig.2) une fois ampli- fiée dans la lampe R1 est redressée dans un redresseur G3 (point 7, fig.2). La tension de sortie du récepteur redressée est débarras- sée de sa fraction de courant continu par le condensateur C4 (point
8, fig.2). La tension alternative de manipulation ainsi obtenue (point 8, fig.2) est transmise à un redresseur G4 biplaque. Ainsi que l'indique le point 9, fig.2, on obtient pour les deux forces de courbes de la tension de sortie du récepteur, points ou traits, la même courbe de tension.
Cette tension alternative de manipula- tion redressée dans ses deux alternances est débarrassée par un @ condensateur c de sa fraction de courant continu (point 10, fig.2) et transmise à un organe de sélection S,. Cet organe sépare comme précédemment de la tension alternative de manipulation par filtra- ge, l'onde fondamentale ou un harmonique (point 11, fig.2). Dans le cas de l'exemple de réalisation représenté, l'élément séparé doit être le même que celui qui a été séparé par l'organe de selec- tion SI.
Etant donaé qu'ainsi qu'il a déjà été dit, les courbes de la tension alternative de manipulation redressée dans ses deux al- ternances ont la même forme pour les points et les traits (point 9, fig.2), les harmoniques qui en proviennent ont aussi la même ampli- tude et sont en concordance de phase pour les points et pour les traits. On obtient ainsi la phase de référence fixe servant à dis- tinguer et à déceler l'écart latéral existant à partir du rayon directeur.
La tension alternative sortant de l'organe de sélection
S2 (point 11, fig.2) de phase constante est ajoutée à une portion de la tension alternative sortant de l'organe de sélection Si (point 12, fig.2), de façon que les amplitudes des deux tensions alternatives soient les mêmes, or, comme les phases de la tension alternative sortant de l'organe de sélection S1 sont en opposition pour les deux formes de courbes de la tension de sortie du récep- teur (points ou traits), on obtient avec la phase de référence fixe à la sortie de S2 pour une des formes de signaux une amplitude doubl
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et pour l' autre forme une amplitude nulle, ainsi que l' indique le point 13, fig.2.
Dans le cas de la forme de courbe de la tension de sortie du récepteur correspondant aux points, la grille de la lampe R3 reçoit une tension alternative et dans le cas des traits, la tension y est nulle, en raison de l'annulation des amplitudes.
La lampe R3 est montée par exemple en redresseur anodique. Le cou- rant continu pulsatoire qui en résulte (point 14, fig.2) est encore aplani par exemple par un condensateur C et transmis à un organe de couplage, dans l'espèce un relais a, qui commande le dispositif d'inversion de polarité U.
Il en résulte que le relais A s'excite sous l'action d'une tension de sortie du récepteur avec points prédominants et par suite fait correspondre à cette forme de signaux une polarité dé- terminée de la sortie de la première branche. Dans le cas des traits prédominants, le relais ne reçoit-plus de courant et laisse le dispositif d'inversion de polarité dans sa position de repos, de sorte que l'autre polarité correspond à cette forme de signaux.
Bien entendu, le montage peut être construit au moyen d'orga- nes de couplage appropriés de façon que le courant ne passe pas dans le relais pour la forme de courbe correspondant aux points.
La forme de réalisation de l'invention décrite ci-dessus a en- core un inconvénient. La certitude de l'inversion de polarité dé- pend de l'égalité absolue des amplitudes des tensions alternatives (points 11 et 12, fig.2) Si les amplitudes ne sont pas absolument égales, elles ne s'annulent pas complètement et il peut arriver que le relais s'excite par erreur. L'inégalité des amplitudes peut résulter de différences dans l'amplification ou dans les largeurs de bande des organes de sélection S1 et S2
Les figs.3 et 4 représentent une autre forme de réalisation de l'invention ne comportant pas l' inconvénient précité. Comme précédemment la fig.3 représente le montage et la fig.4 les courbes de tensions existant aux points correspondants du montage où elles sont relevées.
Comme dans le premier exemple de réalisation, le dispositif
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comporte deux branches, dont la première produit une tension pri- portionnelle à la différence des amplitudes des signaux manipulés du côté de l'émission, tandis que la seconde fait correspondre une polarité déterminée de la sortie de la première branche à l'écart latéral à partir du rayon directeur. Le fonctionnement de la pre- mière branche est exactement le même que dans la première former de réalisation et par suite n'a pas besoin d'être décrit de nouveau.
Le fonctionnement de la seconde branche est le suivant : la tension de sortie du récepteur (point 1, fig.4) est amplifiée dans la lampe R1 (fig.3) et redressée dans le redresseur G3. La tension ainsi obtenue (point 2, fig.4) est débarrassée par un condensateur C4 de sa fraction de courant continu et transmise à un organe limiteur B, qui a pour but de ne transmettre qu'une amplitude de la tension alternative de manipulation, quelle que soit la différence des am- plitudes des signaux manipulés du côté de l'émission. La tension alternative de manipulation, limitée par l'organe limiteur et com- portant une fraction de courant continu, est débarrassée de cette fraction de courent continu par un condensateur C7, transmise à un redresseur biplaque G4 et y est redressée (point 4, fig.4).
Comme dans la première forme de réalisation, on obtient pour les deux formes de courbes "points" et "traits", la même courbe, qu'on emploie comme courbe de référence faisant correspondre la polarité de la première branche à l'écart latéral à partir du rayon direc- teur. A cet effet, on superpose la tension alternative de manipula- tion redressée dans ses deax alternances et débarrassée par le con- densateur C5 de sa fraction de courant continu (point 6, fig.4) une tension alternative de manipulation dérivée de l'organe limiteur B (point 5, fig.4). Les tensions du point 5, fig.4, sont en opposition de phase pour les formes de courbes correspondant aux points et aux traits, ainsi qu'il a déjà été expliqué.
Par suite, la superposition des deux tensions alternatives de manipulation (points 5 et 6,fig.4) donne pour la forme de courbe correspondant aux points, une tension alternative de manipulation d'amplitude double et pour la forme de courbe correspondant aux traits une amplitude nulle (point 7, fig.4)
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La tension alternative est transmise à l'organe de sélection s2 qui en sépare par filtrage un harmonique (point 8, fig.4) et le transmet à la grille de la lampe R3. si cette lampe R est montée par exemple en redresseur anodique, on obtient un courant d'anode (point 9, fig.4), qui une fois aplani par le condensateur C6, ac- tionne le relais A (point 10, fig. 4).
On fait ainsi correspondre à un écart latéral à partir du rayon directeur, qu'il s'agisse des formes de courbes correspon- dant aux points ou aux traits, par l'intermédiaire du relais A et du dispositif d'inversion de polarité U commandé par ce relais, une polarité déterminée de la sortie de la première branche.
A l'encontre de la première forme de réalisation, il n'est pas nécessaire dans cette seconde forme de réalisation que les deux or- ganes de sélection Si et S2 soient accordés sur le même harmonique.
Il est parfaitement possible de choisir des harmoniques différents suivant l'application envisagée.
De même., il est parfaitement possible, comme dans la première forme de réalisation, d'inverser par des organes de couplage appro- prias la correspondance entre la polarité de la première branche et l'écart latéral à partir du rayon directeur.
REVENDICATIONS.
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