<Desc/Clms Page number 1>
Précéda.d'obtention d'une nappe de fibres textiles
L'objet de la présente invention est un procédé. permettant de présenter des fibres à la filature en un agglo- mérat.tel que les fibres peuvent être enlevées de oelui-ci sans rupture, donc sans perdre de leur longueur et de leur résistance'
Les flocons dont on s'est servi jusqu'à présent dans ce but souffrent de l'inconvénient que Les fibres qu'ils contiennent forment souvent d.es mottes de fibres ou ce qu'on appelle des tresses ou mèches de fibres
Par opposition 1.
cela, la présente invention a pour but de former partir des fibres qui doivent être filées ultérieurement, ce qu'on appelle une toison où nappe, c'est-à- dire une sorte de voile suffisamment épais, dans lequel les fibres présentent une certaine adhérence entre' elles, sans cependant être en auc une façon tortillées ou tordues ensemble ou, comme on dit: boudinées ensemble.
Par ce moyen, on obtient pour la filature une matière première uniforme, fa- . cilement décomposable et la plus invariable (homogène)
<Desc/Clms Page number 2>
possible quant à la quantité, de fibres dans toutes ses parties'
Selon l'invention, les fibres chargées, avec un liquide de lavage qui les coatient, sur une toile tamisante
EMI2.1
ou Staminé se déplaçant continuelleuent dans une direction e-J repassaiil pîuuieur1= fois au même endroit, et qui forment de ce fait plusieurs couches de flores, sont fix@es les unes
EMI2.2
aux autres par 8.1rOSas;e sous pression, ce qui donne lieu . une nappe.
pr'8 dc;coupa";2, la nappe obtenue est enroulue sous forme do rouleau.
EMI2.3
i.,Ta rros<<e sous pression fixe les fibres aux mailles de li-' toile tamisante et dans ces mailles et provoque chaque nouveau IJCls:.>..,.;;e de 1<1 toile t<.nisu¯t;e le ii::: Û..o dans la couche de base de chaque nouvelle couche de fibres qui arrive sur une couche déjà existante.
Il se produit une
EMI2.4
sorte de feutr1.1Ze qui traverse toute la. inasbe de fibres sans toutefois donner à8 possibilité dte.l'iOrt7.l.û¯;W1 et de boudÍnaio'es' Lorsqu'on a obtenu une épaisseur suffisante des couches sur la toile ta<nis:;,te par la ci.cculrt5.oil ou passade cO:lvenaolerü:':l1t rài>1.1± de c'311e-01 pendant le cn=:.r,eb.e,a eu amende continue dos fibres, on coupe la nappe obtenue et on l'enroule en un rouleau.
Pour obtenir des fibres textiles artificielles filables, il est connu d'amener ces fibres avec un liquide de lavage
EMI2.5
sur une toile transporteuse circulante et de légataire passer ensuite pendant la progression sur la toile, en dessous de différents bains- Ces Bains laissent ruisseler leur liquide sur la masse de fibres. Ce ruissellement, qui a plus pour
EMI2.6
but un lavage de l, ¯-rt en pcrb, ne fixe pas les fibres 1, la toile transporteuse.Il n'est pas possible de relier les fibres la toile transporteuse de façon telle qu'ils accom-
<Desc/Clms Page number 3>
pagnent celle-ci même le long de son brin inférieur.
Par conséquent, il n'est pas possible d'ajouter une nouvelle couche à une couche de fibres déjà existante, c'est-à-dire qu'on ne peut pas obtenir une nappe par ce moyen, étant donné que précisément le ruissellement n'engendre pas la force nécessaire à la fixation comme -,, c'est le cas lorsque l'on fait passer les fibres au moyen d'une toile tamisante sous des dispositifs d'arrosage sous'pression.
On a également proposé d'arroser sous pression de la matière fibreuse placée sur des rubans tamisants. Mais il s'agit alors, soit d'un liquide exerçant en ordre principal une action chimique sur la matière fibreuse, celle-ci se présentant en couche très mince, et l'action mécanique de l'opération d'arrosage sest à détacher de la matière fibreuse de petits corps non solubles qui y adhèrent mécaniquement, ou l'on a utilise l'arrosage sous pression, dans la ::abri- cation du papier sur des machines . toile ou tamis sans fin, pour provoquer des courants d,ans la couche de fibres de la matière sur le tamis, qui orientent dans une direction voulue les fibres qui sont influencées par eux;
'
Pour la teinture continue de matière textile, en par- ticulier au moyen de bains pour cuves, on a proposé de conduire la matière fibreuse entre des bandes transporteuses à travers un bain et de la rendre . nouveau lâche par tiraillement ou ouvraison, Dans ce cas,.en premier lieu on n'obtient pas une matière première présentant. une certaine consistance ou corps pour le filage, en deuxième lieu, la formation d'une nappe est complètement exclue, étant donné qu'on ne peut point relier une pluralité de couches les unes aux autres.
Dans la fabrication du carton, donc lors de l'emploi
<Desc/Clms Page number 4>
de fibres tout , fait courtes, comme on ne peut en envisager en aucun cas pour une opération de filage, il est connu de faire superposer plusieurs fois sur le rouleau de mise à foimat la couche de fibres amenée par la toile, par suite de la rotation du rouleau de mise à format. Lorsque cette couche a atteint une épaisseur suffisante après un certain nombre de tours, elle est découpée dans le sens de la longueur.
Dans. ce cas, contrairement à l'invention, le support de la masse de fibres pendant la formation de la couche multiple n'est pas une toile tamisante, niais un rouleau non perfore' La masse de fibres n'est pas non plus arrosée sous pression sur celui-ci, ce qui ne pourrait pas donner lieu à. une liaison avec le rouleau, mais celui-ci repose avec son propre poids sur la masse de fibres et l'entraîne par pression.
On ne peut pas comparer des mesures quelconques pour l'obtention de papier ou de carton ... la fabrication d'une nappe de fibres qui doit former une matière première pour une opération de filage ultérieures La couche, qui dans le cas de la fabrication du papier ou du carton,.est constituée de fibres d'une longueur inférieure à 5 millimètres,n'est jamais que relativement mince, tandis que,dans le procède selon l'invention, on forma une couche très épaisse sous forme d'une nappe, pour la compression de fibres plus longues les unes contre les autres par arrosage sous pression*
Le dessin repr@sente schématiquement un dispositif pour la réalisation du procède selon l'invention.
Les fibres pénétrant par un tuyau d'amenée b dans une cuve de lavage a avec de l'eau ou du liquide de lavage, débordent de la cuve .de la façon connue pour la fabrication du papier, par un .trop-plein c sur une toile tamisante d se déplaçant ,l'une façon continue dans la direction de la
<Desc/Clms Page number 5>
flèche 2 en passant sur les rouleaux e1 et e2. Au-dessus de la toile tamisante d, se trouvent longitudinalement et transversalement des tubes d'arrosage sous pression f qui, de manière connue, sont animés dtun mouvement de va-et-vient et projettent des jets d'eau g; sur la toile tamisante d,
Ces jets d'eau g fixent les fibres sur la toile tamisante.
Par la circulation continue de la toile tamisante d s'accom- plissant à vitesse uniforme, et par l'afflux régulier par c, il se forme une couche de fibres sur la toile tamisante d.
Cette couche repasse en dessous de l'arrivée de liquide en c. Il se forme de nouveau une couche de fibres, sur la première, et cette couche est à son tour fixée à la première par l'arrosage sous pression et ceci se répète à chaque tour de sorte que finalement il se forme une nappe présen- . tant en soi une'certaine cohésion sans qu'il ait été donne l'occasion de la formation de boudinages ou entortillements @ quelc.onques
Lorsque la nappe a atteint une épaisseur suffisante, il convient de la couper un peu en. avant du rouleau anté- rieur e2 (en h) en pratiquant la coupe transversalement sur toute la largeur de la toile tamisante. La nappe est ensuite enroulée sur elle-même (voir en k).
L'autre extrémité 2 de la nappe coupée en h passe avec la toile tamisante d autour du rouleau de guidage e2. Afin que le brin inférieur de la nappe ne tombe pas du brin inférieur de la toile d, il est disposa en dessous de lui ce qu'on appelle une toile de retenue i. Le. rouleau k est enroulé sur lui-même aussi long- temps qu'il le faut pour que l'endroit de rupture (détache- ment) # arrive en h, moment auquel le rouleau est complètement enroulé. La toile tamisante est à nouveau vide et peut ... nouveau se remplir de fibres-