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Perfectionnement du procédé de fabrication des alliages zincaluminium, améliorant les caractéristiques mécaniques à froid.
Les alliages de zinc et d'aluminium utilisés industriellement présentent une ténacité parfaite à froid, pour des températures supérieures à 0 C; par contre, pour des températures inférieures ils sont tellement cassants que leur utilisation pratique s'en trouve limitée, Pour cette raison on a utilisé, dans les cas où une parfaite ténacité à froid est exigée, des alliages de zinc avec des teneurs en aluminium relativement élevées, par exemple 15% Al.
Cette forte teneur en aluminium est cependant indésirable, surtout pour des raisons d'approvisionnement. La présente invention a pour but de définir un procédé permettant d'améliorer les caractéristiques mécaniques à frpid des alliages 4 faible teneur en aluminium et d'élargir de cette manière leurs possibilités d'emploi.
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Le procédé suivant l'invention porte sur des alliages de zinc d'une teneur de 0,1 à 5% en aluminium, qui peuvent contenir éventuellement d'autres constituants, tels que du cuivre, du manganèse, du magnésium, du fer, du lithium, de l'antimoine, du chrome, du silicium, etc.., ces éléments étant pris isolément ou en combinaison en des quantités variables pouvant aller jusqu'à la teneur totale en aluminium dans l'alliage en question, et ayant été soumis à un traitement préalable de malaxage, par exemple, par pressage, étirage, laminage, forgeage ou analogue, respectivement sur des produits composés de tels alliages de zinc et traités comme décrit ci-dessus.
Le procédé suivant l'invention consiste essentiellement en ce que lesdits alliages de zinc, resp. les produits obtenus au moyen de ces alliages, sont soumis à un traitement thermique, la limite inférieure de la température de ce traitement thermique se trouvant aux environs de 50 C et la limite supérieure étant fixée par la température à laquelle la formation de gros grains est constatée dans la texture de l'alliage en question. De préférence, des températures plus basses sont utilisées pour les alliages à plus faible teneur, tandis que des températures plus élevées sont employées pour des alliages à plus forte teneur. La durée du traitement est fonction de la température utilisée et de l'épaisseur de la matière. En général elle peut être limitée à quelques heures.
Suivant l'invention, les caractéristiques mécaniques, telle la ténacité à froid, des alliages en zinc comportant les faibles teneurs précitées en aluminium sont considérablement améliorées, de sorte que leur possibilité d'emploi industriel peut s'étendre à des domaines qui leur étaient fermés jusqu'à présent et ce, à cause de leur nouvelle ténacité à froid.
A titre d'exemple un alliage de zinc comportant 4% Al, 1% Cu et 0.03% Mg, présente à l'état pressé et étiré, mais sans traite-
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ment spécial et à la température ambiante, une résistance à la flexion au choc supérieure à 25 cmkg/mm2, tandis qu'en présence d'une température de - 30 C cette résistance tombe à 2 - 5 cmkg/mm2.
Apres traitement thermique suivant l'invention (2 heures à 30000) le même alliage présente à la température ambiante une résistance à la flexion au choc supérieure à 25 cmkg/mm2, tandis que cette même résistance à la flexion au choc est montée actuellement à plus de 20 cmkg/mm2 pour une température de - 30 C.
Le même alliage de zinc, mais sans teneur en magnésium, présentait à - 30 C et sans traitement préalable une résistance à la flexion au choc de 3 - 6 cmkg/mm2; par contre, après traitement thermique pendant 2 heures à 150 C la résistance à la flexion au choc est de plus de 17 cmkg/mm2.
Des résultats aussi favorables ont pu être atteints pour des alliages de zinc à moindre teneur en aluminium. La limite supérieure de la teneur en aluminium va jusqu'à 5% resp, exactement en dessous de 5%.