<Desc/Clms Page number 1>
Treuil commandé à l'air comprimé --------------------------------
L'effort de halage d'un treuil commandé à l'air comprimé n'est pas constant sans plus. D'une part, il dépend de la pression de l'air comprimé disponible qui peut. varier dans de largeslimites. D'autre part, le diamètre du tambour joue un rôle important; au début de l'enroulement ce diamètre est faiblemais au fur et à mesure que le câble s'enroule il peut doubler ou plus. Ces variations dans l'effort de traction dans le câble constituent souvent un inconvénient. Par exemple, lorsque l'on utilise le treuil pour faire avancer une haveuse, ou bien sans machine d'abattage automatique, il.est désirable de maintenir la traction dans le câble exactement constante.
Conformément à l'invention, ce résultat est atteint grâce à la disposition d'un organe d'étranglement réglable dans la conduite d'adduction du dispositif de commande, cet organe étant réglé automatiquement par l'effort de traction dans le câble. Dans ce but, la soupape d'étranglement est commandée par une pièce de manoeuvre qui se déplace sous l'action de l'effort de tract,ion dans le câble, à l'encontre d'un ressort que l'on peut soumettre d'avance à la tension réglable voulue.
On peut, par exemple, prévoir deux poulies de renvoi pour le câble de traction, placées l'une à la suite de l'autre, dont celle qui est la plus éloignée du tambour peut se déplacer, à rencontre d'un ressort, sous l'action de la tension du câble, pour commander la soupape d'étranglement. Le ressort peut également être intercalé entre le treuil et sa fixation, de manière que, si la tension du câble se modifie, l'on provoque un déplacement du treuil dans le sens de la traction du câble, le mouvement du treuil par rapport à sa fixation étant utilisé pour commander l'admission d'air. L'organe d'étranglement peut être intercalé dans l'adduction principale d'air, de. sorte que, selon la position de l'organe de commande, le piston actif est sollicité par une pression variable.
Ainsi que le montre l'exemple d'exécution, l'organe d'étranglement peut cependant aussi être disposé sur une conduite de commande auxiliaire.
Le dessin montre schématiquement un exemple d'exécution.
La fig. 1 montre une vue de côté,
La fig. 2 une vue en plan,
La fig. 3 un diagramme.
Le treuil repose par un châssis 10 sur le sol. La rota-
<Desc/Clms Page number 2>
tion du tambour 11 est provoquée par des rochets 12 articulés sur un levier 13 qui, par son extrémité libre, estmu vers le haut et vers le bas. Le relèvement et l'abaissement du levier 13 sont provoqués par un piston se déplaçant de haut en bas et de bas en haut dans le cylindre 14. La distribution de l'air comprimé se fait par un tiroir dans le boîtier 15.
Le renversement de marche de ce tiroir se fait également par l'air comprimé qui, par l'intermédiaire aes soupapes de distribution 16 et 17, pousse le tiroir distributeur, dans le boîtier 15, alternativement vers le haut et vers le bas.
Les soupapes 16 et 17 se ferment automatiquement et sont ouvertes alternativement par les butées 18 et 19 disposées sur le levier 13 resp. sur son prolongement vers l'arrière.
Dans l'exemple d'exécution figure, le châssis principal 10 du treuil n'est pas immédiatement fixé à l'étançon 20, ni immobilisé l'une manière quelconque aans sa position. La chaîne d'arrimage 21 passant autour au sabot 22 de l'étançon, est plutôt reliée aux aoux tringles de traction 23 qui passent sur le côté du châssis 10 de la machine et sont articu- lées sur des leviers 24. Ces leviers sont calés sur l'axe 25 sans pouvoir y tourner, l'axe 25 reposant dans le châssis 10 de la macnine. Sur le même axe 35 sont montés les courts leviers 26 prenant sous le ressort 27 réglé préalablement à une certaine tension.
Sur l'une aes tringles ae traction 23 est placée une butée agissant sur la soupape d'étranglement 29 intercalée dans la conduito ae distribution 30.
Si l'effort de traction dans le câble 31 atteint la valeur voulue, telle qu'elle est fixée par la tension communiquée préalablement au ressort27, par exemple 8 t comme l'in- dique le diagramme de la fig. 3, la tension du ressort 27 est dépassée et le châssis 10 du treuil glisse un peu en avant sur le sol. Grâce au déplacement que subit la butée 28 de la tringle de traction 23 par rapport au châssis 10, la soupape d'étranglement 29 se ferme. La conduite de distribution 30 est donc fermée,de sorte que le renversement du tiroir de distribution 15 est provisoirement suspendu. Ce n'est que quand l'effort de traction dans le câble 31 diminue de nouveau quelque peu, que le cnâssis du treuil glisse sur le sol, sous l'action de la tension au ressort 27.
Il en résulte que la soupape d'étranglement 29 s'ouvre, de sorte que la marche du tiroir dans le boîtier 15 est renversée. Ainsi que le montre le diagramme de la fig. 3, on peut réaliser de cette manière, dans le câble 31, un effort de traction pouvant être considéré comme pratiquement constant, que le tambour 11 soit viae ou rempli, et indépendam- ment de la pression régnant dans la conduite à air comprimé.
Pour atteindre le but voulu, il est indifférent que l'organe d'étranglement 29 se trouve sur la conduite de distribution 30 pour provoquer le mouvement de retour du piston actif, ou bien sur la conduite 32 pour entrainer le mouvement en sens inverse du piston.
La tension préalable au ressort 27 peut être modifiée en faisant tourner l'écrou 3.5, selon l'effort de traction que l'on désire avoir dans le câble 31. Cela étant, il est utile de prévoir sur la tige 34 du ressort une subdivision sur laquelle on peut lire immédiatement l'effort de traction existant dans le' câble 31.