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Mpnstaup Lazare WILOFF Priorité de la demande de brevet en France du 17 Mai 1944 \La présente invention est relative aux.appareils pour le malaxage de diverses matières, Il existe des appareils de ce genre, et-en particulier des bétonnières, qui comportent un tambour tournant et un dispositif de chargement de ce tambour, par exemple par benne élévatrice*
Le cycle de travail d'un appareil de ce genre est le suivant : Chargement du tambour malaxage des matériaux dans ce tambour, vidage du tambour, et remise du tambour en position de chargement.
On voit, que dans cette suite d'opérations, seul le malaxage constitue un travail productif, tandis que le temps pris par les autres opérations est un temps mort.
La présente invention a pour objet l'établissement d'un appareil du type qui vient d'être spécifié mais agencé de manière à éviter les temps morts en question, c'est-à-dire dans lequel la totalité du témps de travail est effectivement consacrée au malaxage des matériaux..
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A cet effet et suivant une caractéristique de la présente invention, l'appareil comprend plusieurs tambours mobiles, de manière à venir successivement en position de remplis sage, de malaxage et de vidage, ces tambours étant entraînés en rotation autour de leurs axes respectifs au moins pendant la période on. ils occupent la position de malaxage.
Suivant un mode de réalisation de l'invention qui semble particulièrement avantageux en pratique, les axes respectifs des tambours sont situés dans le même plan et concourent en un point commun, et le mouvement par lequel ils passent par les positions successives de remplissage, de malaxage, et de vidage consiste en une rotation autour d'un axe, pratiquement horizontal, passant par ce point commun et perpendiculaire au plan des axes respectifsdesdits tambours.
Grâce à cette disposition particulière, la rotation de chaque tambour autour de son axe peut être combinée avec le pivotement de l'ensemble des tambours autour de l'axé horizontal commun par une disposition analogue à celui des satellites de différentiels.
D'autre part, la rotation autour d'un axe horizontal amène naturellement chacun des tambours successifs à basculer sens dessus dessous dans la position verticale pour l'opération du vidage, et le fait de vider chaque tambour dans la position verticale de toute manière appropriée constitue, d'une manière générale, une des particularités de la présente invention.
La description qui va suivre en regard des dessins annéexés, donnés à titre d'exemple, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée.
La fige 1 est une vue latérale schématique d'une bétonnière établie conformément à l'invention.
Les figs. 2 et 3 sont des vues partielles indiquant les diverses positions des tambours au cours d'une révolution.
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La fig. 4 est une vue schématique du mécanisme de commande combinée du treuil, du dispositif de verrouillage de l'ensemble des tambours du dispositif pour vider dans cha- que tambour la.quantité d'eau nécessaire au malaxage.
Comme on le voit sur les dessins, les tambours 1, 2 et 3 sont montés sur leurs axes ou pivots respectifs 4, 5, 6 eux-mêmes fixés sur l'arbre principal commun 7, logé dans des paliers 8 du bâti 9. Chaque tambour comporte une cou- ronne à denture conique 10, 11, 12, en prise avec une roue conique commune 13. Celle-ci est entraînée par un moteur 14 par intermédiaire de la chaîne 15.
Le dispositif de chargement comprend une benne 20 articulée en 20a sur le bâti 9,et entraînée par un câble 18, enroulé sur un treuil 17 actionné par un moteur 14 par l'in- termêdiaire d'une chaîne 16. Sur la fig. 1 on voit, en traits pleins, la benne 20 dans la position haute pour le chargement du tambour 1 et, en pointillé, dans la position basse, dans laquelle les matériaux contenus dans le wagonnet 23 peuvent être versés dans ladite benne.
A la partie supérieure du châssis se trouve un ré- servoir à eau 22, permettant, par un tube d'alimentation 22a, @ de verser l'eau voulue dans un tambour (1 sur la figure) qui est en position de chargement. Enfin un wagonnet 24, suscep- tible d'être amené sous le châssis de la bétonnière, peut être amené en position pour recevoir le mélange malaxé et qui s'écoule"du tambour (2 sur la figure) qui est dans la position de vidage.
L'essieu des roues 25 de la bétonnière est pivotant afin de permettre le remorquage de celle-ci 'dans la position de route e'est-à-dire quand elle repose sur ses roues 25-26.
Dans la position de fonctionement, les roues 25-26 @ , , . sont montées sur des cales de hauteur appropriée afin de permettre
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au wagonnet 24 de circuler sous la bétonnière.
Le treuil 17 est commandé parun levier 21.
La fig. 4 représente en détail, comment on obtient le déverrouillage de l'arbre 7 dans les trois positions d'im- mobilisation ainsi que la manière dont cet arbre est déver- rouillé en synchronisme avec le fonctionnement du réservoir d'eau 22 et du treuil 17.
Comme on le voit sur la figure 1, le treuil 17 reçoit son mouvement du moteur 14 par 11 intermédiaire d'une chaîne 15 enroulée sur une roue dentée concentrique à l'arbre 7, et d'une chaîne 16 engrenant avec une roue dentée solidaire de la précédente. Si on se reporte maintenant à la figure 4, on voit que la chaîne 16 coopère avec une roue à denture co- nique 30 en prise avec deux pignons coniques opposés 31 et 32 montés fous sur l'arbre 33 du treuil 17. Le levier 21, dont il a été question ci-dessus, fait coulisser le long de cet arbre 33, un manchon 34 monté à clavette longue sur ledit arbre. Ce manchon 34 et les pignons 31 et 32 portent des dents ou crabots correspondants permettant d'embrayer 34 avec l'un ou l'autre pignons 31 et 32.
En faisant tourner le levier 21 vers la gauche, on embraye avec le pignon 32, entraîné par le moteur 14 comme on l'a expliqué ci-dessus, le manchon 34 alors et par suite l'arbre 33 qui tourne/dans le sens de la flèche f (enroulement du câble 18 sur le treuil 17). Au contraire, en faisant tourner le levier 21 dans le sens opposé, c'est avec le pignon 31, entraîné par le moteur 14 dans un sens opposé à la roation du pignon 32, que l'on embraye le marcher. 34 et par suite l'arbre 33.
L'arbre 33 porte une partie filetée 35 sur laquelle est engagé un chariot 36 maintenu de manière à ne pas pou- voir tourner avec l'arbre mais à pouvoir coulisser parallèle- ment à lui. Ce chariot porte une fourche 37 agencée pour coopérer avec un levier coudé 38 relié à une tige 39. Sur
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cette tige 39 sont montés deux leviers 40 et 41 qui commandent des robinets 42-43 respectivement. Ces robinets sont calés sur la tige 39 de manière que lorsque'l'un d'eux est ouvert, l'au- tre est fermé, et vice-versa. Le chariot porte en outre un doigt 44 agencé pour coopérer avec un levier 46 relié par les bielles 47 et 48 et les leviers coudes 49 et 50 avec une tige coulissante 51 poussée par un ressort 52 vers une came 53 calée sur l'arbre 7 et munie d'encoches 53a.
Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant :
Dans la position représentée par la fig. 4, le réser- voir 22 achève de se remplir par la tuyauterie 22b. Le levier' 21 étant incliné vers la gauche, le manchon 34 est en prise avec le pignon 32, l'arbre 33 tourne dans le sens de la flè- che f et le chariot 36 se déplace vers la gauche. D'autre part, à ce moment, l'arbre 7 est déverrouillé du fait que la tige 51 est tirée vers l'extérieur, par le système 44,45, 46, 47, 48, 49, 50. Enfin le treuil 17 tourne dans le sensd'en- roulement du câble 18 et la benne 20 est en train demonter et approche de sa position extrême supérieure.
Au bout de peu de temps, le levier 45 échappe au doigt 44 et libère par conséquent le levier 46 ainsi que la transmission 47, 48, 49 et 50 ; la tige 51 est donc ramenée, par son ressort 52, vers la came 53. Mais comme cette came a déjà tourné.par rapport à la position représentée par la fig. 4, 1''extrémité de la tige 51, au lieu de revenir s'enga- ger dans celle des encoches 53a dont elle est sortie, porte contre la périphérie circulaire de ladite came.
L'arbre 7 est donc libre de continuer sa rotation qui sera automatiquement arrêtée lorsque l'encoche suivante 53a viendra en regard de la tige 51. Au cours de ce mouvement de rotation, qui correspond à un angle de 120 , les trois tambours 1.2 et 3 vont changer de position, c'est-à-dire que
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celui qui était en position de remplissage viendra en position de malaxage, celui qui était en position de malaxage viendra en position de vidage et enfin celui qui était en position de vidage viendra en position de remplissage.
Cette permutation sera relativement rapide car sitôt que l'ensemble des trois tambours est déverrouillé, la résistance qu'oppose chaque tambour à son mouvement de rotation autour de son axe propre tend par réaction à faciliter la rotation de l'ensemble porté par l'arbre 7 qui, d'autre part a tendance à être en- trafné par friction par la roue 13. De plus, dès que le tambour/qui était en position de remplissage a dépassé la verticale, l'ensemble est désiquilibré de telle manière que la rotation s'en trouve accélérée. Par conséquent, au bout de très peu de temps les trois tambours sont venus occuper leur nouvelle position.
Aussitôt après cet instant, la branche 37a de la fourche portée par le chariot 36 vient déplacer le levier 38 et produit, par l'intermédiaire de la tige 39 et des leviers 40 et 41, la fermeture du robinet 42 et l'ouverture du robinet 43. L'eau présente dans le réservoir 22 s'écoule donc par 22a dans le tambour qui est en position de remplissage.
Le treuil 17 achève son mouvement d'enroulement et la benne 20 vient se vider dans le tambour dont il vient d'être question.
A ce moment le manchon 34 est débrayé du pignon 32 par le levier 21 qui est ramené dans la position opposée par l'ouvrier (ou éventuellement par un dispositif de débrayage automatique).
Le manchon 34 étant maintenant embrayé avec le pignon conique 31, l'arbre 33 se met à tourner en sens inverse de la flèche f et le chariot 36 repart vers la droite. Au cours de ce mouvement de coulissement, le doigt 44 reviendra à un moment donné se placer à droite du levier 45 afin d'être à
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nouveau prêt à fonctionner pour l'opération de déverrouillage suivante de l'arbre 7.
Egalement au cours de ce mouvement de gauche à droite du chariot 36, le bras 37b de la fourche formée sur le chariot 36 vient, à un certain moment, pousser vers la droite l'extrémité de la branche inférieure da levier coudé 38 et pro- voque ainsi la fermeture du robinet 43 et l'ouverture du robinet 42. Le réservoir 22 qui s'était vidé par 22a commence à se rem- 'plir à nouveau par 22b.
De marne, pendant ce temps, la benne 20 est redescen-' due, puisque maintenant, le treuil 17 se déroule. Elle atteint sa position basse représentée en pointillés, lorsque le chariot 36 atteint l'extrémité de sa course vers la droite.
A ce moment le manchon 34 est débrayé du pignon 31, par le levier 21 qui est ramené dans/la position verticale par l'ouvrier '(ou éventuellement par un dispositif automa- tique de débrayage.
La benne 20 est remplie par basculement du wagonnet 23. Puis l'ouvrier déplace le levier 21 vers la gauche, de manière à embrayer le manchon 34 avec le pignon 32. L'arbre est alors entraîné dans le gens de la flèche et le chariot 36 se déplace vers la gauche.
Le treuil 17 s'enroule, la benne 30.chargée monte,
Le doigt 44 vient appuyer sur le levier 45 et, par 51 la transmission 46-47-48-49-50, tire le verrou/du ,cran 53a qu'il occupe.
On revient à la position représentée par la fig. 4 et le fonctionnement se répète.
Il va de soi' que le mode de réalisation qui vient d'être décrit et représenté n'a été donné qu'à titre d'exemple et qu'on pourrait s'en écarter sans'pour cela sortir du cadre de l'invention.