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au nom de Monsieur Jacques DOUCERAIN Procédé et appareil pour la fabrication de plaques Priorité d'une demande de brevet en France du 22 Mai 1944.-
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Il est connu de fabriquer des plaquas solides en matière polymérisable en chauffant une enceinte de moyenne épaisseur, rem- plie de liquide monomère, dont la polymérisation se produit, en théorie, simultanément dans toute la masse.
La pratique montre'qu'il est très difficile d'obtenir une progression du degré de polymérisation identique en tous les points de la masse. Il en résulte des tensions internes, qui sont nuisibles aux qualités demandées du produit final.
On évite notamment cet inconvénient, conformément à la présente invention, en amenant successivement chacune des différentes bandes élémentaires, supposées découpées dans la masse à polymériser, à un degré donné de polymérisation, une fois que la bande qui la pré- cède a atteint ce degré.
Ainsi donc, en cours de fabrication, la plaque à fabriquer peut être considérée comme la juxtaposition de bandes élémentaires dont le degré de polymérisation croît depuis la première jusqu'à la dernière.
Dans ces conditions, si on considère une bande élémentaire au cours de polymérisation, elle est située entre une bande élémentai- re plus polymérisée et une autre moins polymérisée. S'il se produit par exemple un retard de polymérisation en un point de la bande élé- mentaire considérée, il se produira, au moment de la polymérisation ultérieure de ce point une contraction, qui pourra être comblée par un emprunt de matière à la bande voisine moins polymérisée, donc plus molle, et non pas aux points voisins déjà contractés de la même bande.
On évite ainsi toute tension interne. Les bandes élémentaires se trouvent naturellement soudéeslesunesaux autresau coursde la po- lymérisation et donnent une plaque continue et homogène.
Ce procédé peut être réalisé d'une manière simple par dé- placement relatif, à vitesde convenable, de la matière à polymériser par rapport à une source d'agents catalyseurs de polymérisation (cha- leur, radiations, ...) susceptible d'amener la matière qui passe de- vant elle au degré de polymérisation désiré.
Ce dispositif permet d'obtenir des rubans de longueur illi- mitée. Par exemple, à l'aide du dispositif constitué par un ruban sans
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fin, s'enroulant sur deux poulies à axes horizontaux, la matière li- quide est déversée sur l'un des brins de ce ruban à une de ses extré- mités, passe devant une ou plusieurs sources d'agents catalyseurs de polymérisation et est décollée du brin à l'autre extrémité après achè- vement total de la polymérisation.
De préférence, le brin supérieur se déplace sur un tablier horizontal plan, chauffé à des températures appropriées, par exemple par un dispositif de circulation d eau et de vapeur.
Ce brin supérieur est avantageusement surmonté d'une rampe métallique polie, également chauffée, dont le profil est tel que la hauteur de l'espace libre formé entre le brin et la rampe en un point donné, corresponde à celle de la bande en traitement parvenue en ce point.
L'adaptation de la hauteur de la bande de matière en traite- ment à celle de l'espace libre de la machine en un point considéré peut être réalisée en agissant sur la susceptibilité de la matière introduite dans l'appareil par l'addition en plus ou moins grande quantité de catalyseurs chimiques; ou, lorsque cette addition ne pa- rait pas opportune en vertu de la qualité du produit fini à obtenir, en agissant sur la vitesse de déplacement de la bande de matière ou sur la température des tabliers chauffants.
L'invention est expliquée ci-après en référence au dessin ci-joint, sur lequel :
La fig. 1 est un diagramme du degré de polymérisation en fonction du temps pour un chauffage à 75 c les temps, en heures, sont portés en abscisses.
La fig. 2 montre la hauteur d'une bande ou couche élémen- taire ( m n, m'n') qui se déplace dans le sens indiqué sur le tablier horizontal et chauffé de la machine.
La fig. 3 est le schéma d'un appareil pour la réalisation du procédé faisant l'objet de la présente invention.
La figure 1 montre que le degré de polymérisation de liqui- de monomère, soumis à une température de 75 c, croit d'abord trs lentement, puis augmente très rapidement et enfin progresse très len- tement.
Dans la figure 2, on a supposé que l'on déversait en D sur un ruban R une couche de liquide monomère d'épaisseur donnée et que ce ruban se déplace sur un tablier chauffé à 75 c On constate que la hauteur d'une bande élémentaire m n m' n' de la masse en traite- ment décrott très lentement, puis diminue brusquement et continue à se réduire très lentement. La courbe C ainsi obtenue est la transpo- sition du diagramme de polymérisatlon représenté figure 1.
Dans le schéma représenté figure 3, la matière 4 traiter est déversée par une goulotte en D sur le brin supérieur horizontal et tendu d'un ruban sans fin R. Ce dernier passe sur deux poulies P
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et un rouleau T maintient le ruban R tendu. Une table chauffante 02 est disposée au-dessous du brin supérieur du ruban R. Au-dessus de ce dernier est placé un autre ruban R1, qui est astreint à suivre une rampe C1 également chauffée. Le ruban Ri passe également sur deux poulies Pl et un rouleau T1 maintient le ruban R1 tendu. La forme de la rampe C1 rappelle celle de la courbe C de la figure 2. Cette forme est telle que la hauteur de l'espaoe libre entre les rubans R et R1 en un point donné corresponde bien à la hauteur d'une couche de matière partie de D et parvenue en ce point au degré de po- lymérisation désiré.
Ainsi donc, les rubans R1 et R épousent la for- me de la masse en traitement sans exercerde pression sur elle et sans laisser de vide entre eux et elle. 1 étanchéité sur les bords des rubans R et R1 peut être obtenue en plaçant une mèche souple, ou un cordon de caoutchouc entouré de papier, entre les deux rubans R et R1 Si on constate qu'au cours du traitement le degré de polymérisation d'une bande élémentaire, par exemple m n m; n , parvenue à une distance x de D est celui qui devrait être* atteint, non à cette distance, mais a la distance x par exemple, il suffit de faire subir à la bande considérée une translation de x en x' Il en serait de même si au lieu de x' on avait x". Ceci revient à modifier la na- ture de déplacement des rubans R et R1 par une accélération positive ou négative.
Lorsque la matière est complètement polymérisée et refroi- die à une température de 50 C environ, elle est séparée des rubans R et R1 Cette séparation est d'ailleurs facilitée par la rigidité de la matière, qui ne peut suivre la oourbure des rubans R et R1 lorsque ceux-ci passent sur les poulies P et P1 La plaque ainsi obtenue est reçue sur une table (non représentée) prolongeant le ruban R.
La plaque est polie sur cette table. On peut faciliter et quelquefois même se dispenser de ce polissage si on a eu soin de met- tre la matière pendant la polymérisation en contact avec des surfaces parfaitement polies. Pratiquement, on peut arriver à ce résultat en prévoyant un dispositif de polissage sur les brins libres des rubans R et Rl. Ce dispositif peut être constitué par un ou plusieurs rou- leaux polisseurs et lustreurs, recelant au besoin un agent de polis- sage mécanique. Ces rouleaux peuvent remplacer les rouleaux tendeurs T et Ti.
REVENDICATIONS
1) Procédé pour la fabrication de plaques en matière poly mérisable, consistant à amener successivement chacune des différentes bandes élémentaires, supposées découpées dans la masse à polymériser, à un degré de polymérisation donné, une,fois que la bande qui la précède a atteint ce degré de polymérisation.
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