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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé' à l'appui d'une demande de
B R E V E T D'INVENTION sous le bénéfice de la Convention Internationale du 20 Mars 1883 formée par Monsieur COURBOT (Henri,Léon, Alexandre, Emile) Industriel - 19, avenue Gambetta - MONTROUGE (Seine) pour : PERFECTIONNEMENT AUX TIRANTS D'ANCRAGE POUR
PALPLANCHES ET ANALOGUES. faisant l'objet d'une demande de brevet d'invention déposée en France sous le N P.V. 496. 155, en date du 10 Janvier 1945.
Dans de nombreux ouvrages, murs de quai par exemple, on utilise souvent des parois constituées par des palplanohes métalliques ou'analogues, qui sont soumises à des poussées.ou à des butées exercées par les remblais que ces parois doivent soutenir. Pour résister à ces efforts, on utilise des tirants d'ancrage qui sont noyés dans ces' rem- blais. Or on peut craindre, dans ces constructions, une rupture des tirants due aux efforts de flexion supplémentaires qu'ils ont à supporter par suite du tassement des terres qui les 'supportent sur toute leur longueur et de la charge des terres qui les surmontent.
Ce phénomène est représenté schématiquement en fig. 1 annexée, sur laquelle on voit en 1 la palplanche et
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en 2 le tirant retenu sur la face avant de l'ouvrage par un simple écrou 3. La partie de remblai 4 située au-dessous du tirant se tasse, tandis que la partie 5 qui le surmonte exerce une charge sur lui ; creux 6 ne tarde pas à se pro- duire juste au-dessous du tirant. Dans ces conditions, ce tirant tend à basculer autour de son point d'appui mais l'arête de l'crou 3 vient rencontrer la paroi; aussi le tirant ne tarde-t-il pas à prendre une courbure dont le rayon minimum se trouve proximité de la paroi, l'écrou maintenant de façon inébranlable l'orientation initiale du tirant au pointd'attache mê me .
Différents dispositifs ont déjà été proposés pour remédier . cet inconvénient : c'est ainsi, en particulier, qu'on a songé à utiliser pour le tirant des pièces d'appui à rotules sphériques ou cylindriques. Mais cette solution ne donne pas de résultats satisfaisants car les frottements résultant de la rugosité du métal et de la pression qui s'exerce sur les surfaces en contact créent un moment résistant qui s'oppose au déplacement angulaire du tirant, si bien que, en fait, l'articulation ne joue pratiquement pas.
La présente invention a pour objet un dispositif suivant lequel le tirant repose sur sa surface d'appui par une articulation à couteau permettant son libre débattement dans le sens vertical. Ce résultat sera atteint d'une manière particulièrement simple et particulièrement efficace en munissant le tirant, à son extrémité, d'une tête d'appui en T dont la face intérieure forme un couteau à arête cylindrique, aussi étroite et longue que le permet le taux de fatigue du métal.
Cette tête d'appui peut être venue de fabrication d'une seule pièce avec le tirant, par forgeage ou refoule- ment à chaud à son extrémité ; peut également être en acier coulé et solidaire seulement de la partie antérieure
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du tirant, qui est reliée, par exemple par vissage, au reste du corps de ce tirant.
La surface d'appui du couteau pourra, suivant les cas, être normale au tirant ou,au contraire oblique de façon à étreparalléle à la paroi si le tirant est incliné, être plane ou de préférence cylindrique convexe, en tout cas de dimensions et de proportions telles que la fatigue du métal soit au plus égale, en un point quelconque, à la limite de sécurité correspondant au métal employé et aux efforts appliqués au tirant, compte tenu de son obliquité moyenne sur la paroi qu'il soutient. Au cas, d'ailleurs, où l'épaisseur de la paroi à soutenir serait trop faible pour résister au poinçonnement des couteaux, on pourrait interposer une plaque d'appui intermédiaire.
Enfin, afin d'une' part d'éviter le contact entre le tirant et le bord du trou de passage de celui-ci à travers la paroi ainsi que le glissement du couteau dans le cas de tirants obliques, et d'autre part d'assurer l'horizontalité de la ligne ou surface de contact des couteaux, toutes conditions indispensables au libre jeu vertical de l'articulation, il est avantageux de prévoir le percement dans la paroi de deux trous convenablement situés de part et d'autre du passage du tirant, trous dans lesquels s'engagent soit des tenons venus de fabrication avec la téte d'appui, soit des boulons traversant celle-ci.
Divers modes d'exécution du dispositif faisant l'objet de l'invention ont été représentés, à titre d'exemple, aux dessins annexés dans lesquels : les figs. 2 à 4 représentent un premier mode d'exécution respectivement en vue latérale, en vue de face et en perspective, les figs. 5 et 6 représentent un deuxième mode d'exécution respectivement en vue latérale et en perspective, la fig. 7 est une vue en perspective d'un troisième
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mode d'exécution, et la fi. 8 une vue en perspective d'un quatrième mode d'exécution.
Dans le mode d'exécution des figs. 2, 3 et 4, la tête d'appui 7 est constituée par un épanouissement du tirant 2 suivant deux excroissances latérales symétriques dont la face inférieure forme une arête de couteau. Cette tête est solidaire de la partie antérieure du tirant, qui traverse par le trou 8 la paroi de soutien 1 et se termine par un filetage 9 servant au raccordement de la tête avec le corps proprement dit du tirant. De part et d'autre de la tige 2, l'arête de la tête d'appui présente des tenons 10 et la' qui pénètrent dans les trous 11 et 11' de la paroi 1.
Dans le mode d'exécution des figs. 5 et 6, la tête d'appui présente, de part et d'autre de sa partie centrale, des trous 12 et 12' qui la traversent de part en part et qui reçoivent des boulons 13 et 13' passant travers les trous 11 et 11' de la paroi.
La fig. 7 représente une variante dans laquelle la tête d'appui présente latéralement deux pattes 14 et 14' venues de fabrication et présentant respectivement les fentes allongées 15 et 15' dans lesquelles s'engagent les boulons 13 et 13', cette disposition laissant plus de latitude que la précédente dans la précision de la position des bou- lons .
Enfin dans lavariante de la fig. 8, la tête 7 présente de chaque côté une oreille venue de fabrication 16, 16' recevant les boulons 13 et 13' .
On remarquera que, dans les exemples des figs. 5 à 8, les boulons 13-13', d'ailleurs de faible diamètre, n'ont qu'un rôle accessoire de maintien des pièces en position et ne doivent pas opposer une résistance sensible au jeu nécessaire de l'articulation.
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Il est aisé de se rendre compte que le dispositif conforme à l'invention est d'une efficacité absolue et en outre d'une extrême simplicité et d'un prix de revient peu élevé.
- REVENDICATIONS -
EMI5.1
du " Ayant ainsi décrit mon invention et me réservant " d'y apporter tous perfectionnements ou modifications " qui me paraîtraient nécessaires, je revendique comme ma " propriété exclusive et privative",
1 - Perfectionnements aux tirants d'ancrage des parois, palplanches métalliques ou autres, destinées à soutenir des remblais, caractérisé par le fait que la sur- face d'appui du tirant d'ancrage sur la paroi est consti- tuée par une arête de couteau horizontale, permettant un li- bre jeu vertical du tirant.