<Desc/Clms Page number 1>
MEMOIRE DESCRIPTIF à l'appui d'une demande de BREVET D'INVENTION "Brûleur pour lampe à incandescence" la Société dite: THE MANTLE LAMP COMPANY OF AMERICA, 223 West Jackson Boulevard, CHICAGO (Illinois), E.U.A. -
Faisant l'objet d'une première demande de brevet déposée aux ETATS-UNIS d'AMERIQUE, le 13 décembre 1943 (N 514.064), au nom de Monsieur Cortland W. DAVIS, dont la susdite Société est l'ayant-droit.
La présente invention est relative à un système de brûleur perfectionné pour lampes à incandescence destinées à être utilisées avec un combustible liquide volatil du genre contenant des substances qui, du fait de la combustion du combustible, donnent des produits ayant tendance à boucher le brûleur. Plus particulièrement, l'invention vise un type de brûleur perfectionné du genre en question devant fonctionner avec de l'essence à moteur contenant une ou plusieurs aubstances anti- détonantes.
Pour autant qu'on le sache, dans toutes les lampes à incandescence à essence actuellement sur le marché, les instructions d'emploi indiquent que la lampe doit être utilisée avec de "l'essence blanche" par opposition avec de l'essence à moteur. En même temps, il y a beaucoup de localités où il est difficile, sinon impossible d'obtenir de l'essence "blanche", mais où l'on peut se procurer facilement de l'essence à moteur.
Ceci réduit considérablement l'utilisation de lampes à incandescence à essence telles que l'on en a mis jusqu'ici sur le marché et la présente invention a pour but d'étendre sensiblement le champ d'utilisation des lampes à incandescence à essence,en réalisant un type de fabrication et un mode de fonctionnement permettant à la lampe de marcher avec succès pendant de longues périodes en utilisant comme
<Desc/Clms Page number 2>
combustible soit de l'essence "blanche", soit de l'essence à moteur "anti-détonante".
Dans la fabrication de l'essence à partir de pétrole, le procédé d'abord utilisé est une distillation fractionnée, le distillat particulier obtenu à chaque opération étant déterminé par la température utilisée comma température d'ébullition du pétrole dans la cornue. On obtient ainsi différents distillats qui sont connus comme fractions du pétrole et l'essence obtenue de cette façon est de l'essence de premier jet et est celle mentionnée plus haut comme appelée essence 'blan- che". Cette essence est un hydrocarbure saturé, stable, que l'on peut utiliser fréquemment pendant de longues périodes dans des lampes à incandescence à essence, sans boucher les générateurs ou les brûleurs des lampes.
Avec la grande demande en essence due à l'usage très répandu des automobiles, les conditions économiques ont fait que l'on a ajouté à la quantité d'essence de premier jet susceptible d'être obtenue à partir d'une quantité donnée de pétrole, de l'essence produite par l'un ou l'autre des procédés dits de 'cracking' actuellement en service et appliqués à certaines des fractions de pétrole plus lourdes provenant de la distillation fractionnée dont il a été fait mention ci-dessus. Ces procédés de cracking donnent certaines quantités d'essence utilisables dans des moteurs à combustion interne mais, en même temps, ils fournissent, en général, des hydrocarbures non saturés et plus lourds.
Ceux-ci sont instables, et sous l'effet de la pression, de la chaleur et/ou d'une action catalytique, ils peuvent se transformer en hydrocarbures plus lourds dont certains sont de nature gommeuse. En ajoutant l'essence de cracking à l'essence de premier jet de façon à augmenter le rendement à partir d'une quantité donnée de pétrole, on ajoute à l'essence de premier jet une quantité sensible des hydrocarbures non saturés, plus lourds, provenant de l'opération de cracking, en donnant ce que l'on appelle de l'essence à moteur.
Les hydrocarbures non saturés et plus lourds n'ont que peu d'inconvénients, si même ils en ont, dans les moteurs à combustion interne, mais lorsque l'on essaie d'utiliser l'essence à moteur dans des lampes à incandescence à essence, ces hydrocarbures non saturés se transforment dans les générateurs utilises jusqu'ici, en hydrocarbures gommeux qui bouchent rapidement les générateurs des lampes et, de cette façon, il n'est pas possible d'utiliser de façon effective et efficace ces lampes telles qu'elles étaient construites jusqu'ici.
Dans le
<Desc/Clms Page number 3>
cas de l'essence à moteur, il est de pratique courant d'ajouter une ou plusieurs substances ayant des caractéristiques "anti-détonantes" de façon à empêcher la détonation et le préallumage lorsque l'on utilise de l'essence à moteur comme combustible pour des moteurs à combustion interne, cette substance antidétonante étant, en général, du plomb tétraéthyle.
L'essence à moteur anti-détonante ainsi produite convient comne combustible pour des moteurs à combustion interne, mais lorsque l'on a essayé d'utiliser l'essence à moteur "au plomb" comme combustible pour des lampes à incandescence à essence telles qu'on les fabriquait jusqu'ici, les températures élevées qui règnent dans les brûleurs des lampes changent le composé de plomb en oxyde de plomb et l'on canstate, avec ces lampes telles qu'on les fait jusqu'ici, que cet oxyde s'accumule rapidement sur les brûleurs des lampes de façon à arrêter rapidement l'arrivée du mélange combustible aux brûleurs de la lampe, empêchant ainsi les lampes de fonctionner de façon effective et efficace.
Dans la demande de brevet déposée le même 'jour que celle-ci par la même demanderesse et ayant pour titre : "Générateurs pour lampes à incandescence", on a décrit des moyens et un mode de fonctionnement empêchant que les générateurs de lampes à incandescence à essence se bouchent rapidement lorsque l'on utilise de l'essence à moteur comme combustible pour ces lampes ; ces moyens et ce mode de fonctionnement ne sont par suite pas décrits dans la présente demande car ils ne font pas partie de la présente invention. Celle-ci vise des moyens et un mode de fonctionnement perfectionnés empêchant le bouchage des brûleurs de lampes à incandescence à essence lorsque l'on utilise comme combustible pour celles-ci de l'essence anti-détonante.
Avec les lampes de ce genre telles qu'elles sont faites jusqu'ici, on a l'habitude d'utiliser un tamis d'un genre quelconque à l'extrémité de sortie du tube mélangeur, au voisinage de la base de la flamme produite dans les manchons. On a utilisé ces tamis de façon à empêcher le retour de flamme du mélange combustible dans les tubes de mélange des lampes, d'après la théorie bien connue de la conduction de la chaleur à partir de la base de la flamme, dans une mesure telle-que le mélange combustible dans les tubes de mélan.. ge au voisinage des écrans, n'est pas suffisamment chauffé pour s'allumer.
Au sujet de la présente invention, on a trouvé que l'utilisation d'un tamis d'un type quelconque à l'extré-
<Desc/Clms Page number 4>
mité de sortie du tube mélangeur constitue un logement commode pour le ou les oxydes de plomb résultant de la combustion de l'essence anti-détonante lorsque l'on essaie d'utiliser celleci conme combustible dans des lampes munies d'un tamis de ce genre et que l'accumulation du ou des oxydes sur le tamis se fait si rapidement que la sortie du mélange combustible du tube mélangeur est arrêtée ou si fortement réduite au bout de quelques heures que les lampes sont inutilisables pour l'application prévue.
Cet effet est si prononcé que l'on a constaté que l'utilisation d'un seul fil de petit diamètre placé en travers de l'extrémité de sortie du tube mélangeur assurait un logement suffisant pour le ou les oxydes, tel qu'ils s'accumulaient rapidement sur et autour du fil de façon à mettre la lampe hors de service en très peu de temps. Ceci montrait, de façon nette, qu'il était impraticable d'utiliser une obstruction d'un genre quelconque, si faible fut-elle, dans le courant de mélange combustible sortant du tube mélangeur, lorsque l'on essayait d'utiliser de l'essence anti-détonante comme combustible pour des lampes à incandescence.
La présente invention part d'un principe entièrement différent de celui consistant à conduire la chaleur à partir du mélange combustible au voisinage de la base de la flamme car, selon l'invention, le tube mélangeur est construit de telle sorte que, en coopération avec la gamme de pressions utilisées dans le réservoir à combustible de la lampe, la vitesse d'écoulement du mélange combustible à l'extrémité de sortie du tube mélangeur est plus grande que la vitesse de propagation de la flamme produite par la combustion du mélange combustible.
Ce résultat est obtenu en faisant le tube mélangeur de l'une quelconque des différentes façons décrites cidessous, les conditions de la fabrication selon la présente invention étant que : primo, l'extrémité de sortie du tube mélangeur soit faite de façon à produire la vitesse d'écoulement du mélange combustible du tube mélangeur telle qu'indiquée ci-dessus par rapport à la vitesse de propagation de la framme et, secundo, il est prévu au voisinage de l'extrémité de sortie du tube mélangeur des moyens parmettant une expansion rapide latéralement du mélange combustible sortant du tube mélangeur avec diminution correspondante de la vitesse d'écoulement du mélange combustible de telle sorte que, dans la zone d'expansion du mélange combustible sortant du tube mélangeur,
ce mélange ait une vitesse d'écoulement à une distance ou une autre de l'extrémité du tube mélangeur qui est
<Desc/Clms Page number 5>
égale à la vitesse de propagation de la flamme produite par la combustion du mélange combustible. De cette façon, et sans placer d'obstacle quelconque sur le trajet du mélange combustible sortant du tube mélangeur, on empêche la base de la flamme d'atteindre l'extrémité de sortie du tube mélangeur et on empêche un retour de flamme dans le tube mélangeur pour n'importe quelle pression produite dans le réservoir à combustible de la lampe, lors du fonctionnement habituel et normal de la lampe.
En même temps, du fait qu'il n'y a pas d'obstacle d'un genre quelconque sur le parcours de sortie du mélange combustible du tube mélangeur à la flamme, il n'y a pas d'arrêt du ou des oxydes résultant de la combustion de la ou des substances anti-détonantes contenues dans le combustibles et ce ou ces oxydes traversent les manchons des lampes et sortent de ceux-ci avec les produits de la combustion du combustible.
L'invention a pour but de réaliser un tube mélangeur et un brûleur fabriqués et combinés de la façon indiquée et un procédé permettant d'obtenir l'action perfectionnée du brûleur ci-dessus indiquée lorsque l'on utilise de l'essence anti-détonante comme combustible dans des lampes à incandescence.
Le mode de fabrication selon l'invention est applicable de façon générale à n'importe quel type de lampes à incandescence fonctionnant à l'essence étant donné que les lampes fabriquées selon l'invention fonctionnent aussi efficacement avec de l'essence de premier jet ou "blanche" qu'avec de l'essence à moteur anti-détonante et l'on remarquera que l'invention écarte les difficultés qui se produisaient jusqu' ici lorsque l'on essayait d'utiliser de l'essence anti-détonante comme combustible pour lampes à incandescence, que l'essence soit de l'essence de premier jet à laquelle on a ajouté une ou plusieurs substances anti-détonantes ou que le combustible soit de l'essence pour moteur anti-détonante résultant de l'addition au combustible d'essence de cracking.
De plus, il est bien entendu que le tube mélangeur selon l'invention peut avoir toute forme convenant au mieux pour le mode de fabrication général de la lampe à incandescence avec laquelle on l'utilise, la seule condition étant que l'extrémité de sortie du tube mélangeur soit faite de façon à donner la vitesse relative d'écoulement du mélange combustible ci-dessus indiquéa avec des moyens assurant une expansion latérale rapide du mélange combustible lorsqu'il quitte l'extrémité de sortie du tube mélangeur.
A titre d'exemple, on a décrit ici l'in-
<Desc/Clms Page number 6>
vention dans le cas d'une lanterne du type à pression comportant un manchon retourné alimenté en mélange combustible provenant du tube mélangeur de la façon ci-dessus indiquée, dans laquelle lecombustible arrive au tube mélangeur en venant d'un tube générateur, avec l'air nécessaire pour entretenir la combustion, sous l'effet de la pression régnant dans le réservoir de la lampe.
On comprendra mieux les buts ci-dessus et d'autres en se référant aux dessins annexés représentant une forme préférée de réalisation de l'invention, dans lesquels :
La Fig. 1 est une coupe verticale, centrale de la lanterne, coupe passant sensiblement par le plan du tube générateur.
La figure 2 est une coupe verticale analogue de l'extrémité supérieure du dispositif de la Fig. 1, faite suivant un plan sensiblement perpendiculaire à celui de la coupe de la Fig. 1.
La figure 3 est une coupe verticale à plus grande échelle, analogue à celle de la figure 1, du système de tube mélangeur, cette coupe étant faite suivant la ligne 3-3 de la figure 2 et
Les figures 4, 5 et 6 sont des vues analogues à celle de la figure représentant des variantes du tube mélangeur.
Comme on le voit sur les figures 1 et 2, la lanterne comporte un réservoir métallique 10 à partir de la paroi supérieure duquel monte au centre un boîtier d'obturateur 11 entouré par une douille en tôle 12 supportant la plaque de base 13 de la lanterne en position horizontale, plaque qui est maintenue en place par une vis ou boulon 14 traversant au centre la plaque de base et pénétrant dans le boîtier 11.
La plaque de base 13 comporte une bride marginale relevée 13a formant siège pour l'extrémité inférieure de la cheminée 15. de la lanterne. Sur la plaque de base 13, sont rigidement fixées les extrémités inférieures de deux tubes à air 16 et 17 qui débouchent librement à travers la plaque de base.
Les extrémités supérieures des tubes à air 16 et 17 sont incurvées de façon à venir horizontalement l'une vers l'autre et, de préférence, de telle sorte que leurs extrémités supérieures aient un axe horizontal commun, ces extrémités étant fixées dans cette position sur un bloc métallique 20, par exemple par brasure. Un étrier métallique 21 est ajouré
<Desc/Clms Page number 7>
à ses extrémités inférieures de façon à recevoir les extrémités supérieures des tubes à air 16 et 17, la distance entre les côtés de l'étrier étant égale à la largeur du bloc 20. L'étrier 21 est rigidement fixé dans sa position au-dessus du bloc 20 grâce à ce que ses extrémités inférieures sont fixées aux extrémités supérieures des tubes 16 et 17 et au bloc 20,. par exemple par brasure.
La partie horizontale supérieure de l'étrier 21 est suffisamment écartée du dessus du bloc 20 pour que l'on puisse facilement introduire une tuyère à combustible dans le bloc 20 et l'en enlever pour le montage et le démontage. Sur la partie horizontale supérieure de l'étrier 21 est rigidement fixée une vis montante 23 traversant des chapeaux annulaires intérieur et extérieur 24 et 25, servant à supporter rigidement ces chapeaux et à les maintenir en place par rapport au bâti mécanique de la lanterne au moyen d'un écrou 26, se vissant sur la vis 23, au-dessus du chapeau 25. De préférence, les chapeaux 24 et 25 sont rigidement fixés l'un à l'autre, par exemple par brasure ou soudure, de façon à constituer une seule pièce.
Comme on le voit plus clairement sur la figure 3, l'extrémité supérieure d'une chambre ou tube de mélange vertical 27 est fixée, par exemple par vissage sur le bloc métallique 20, ce tube 27 ayant sensiblement même axe que la cheminée 15. L'extrémité inférieure du tube mélangeur est de préférence filetée de façon à venir en prise avec un portemanchon 28 qui, à son tour, porte un manchon à incandescence 29 ayant même axe que le tube 27 de sorte que le mélange combustible amené au tube 27 est projeté vers le bas dans le manchon 29.
Comme en le voit sur la figure 1, le réservoir 10 comporte une pompe à main 30 servant à produire dans la partie supérieure du réservoir la pression d'air nécessaire pour refouler le combustible contenu dans le réservoir à travers le boîtier d'obturateur 11 et dans le tube générateur 35 relié à ce boîtier.
Comme en le/voit sur la figure 3, l'extrémité supérieure du tube générateur 35 est recourbée de la position verticale à la position horizontale où il vient en prise et est rigidement fixé, par exemple par brasure, sur l'extrémité supérieure d'une tuyère 22, cette tuyère étant cylindrique extérieurement et pourvue d'un alésage axial et longitudinal 22a dont l'axe est maintenu en position verticale par un tube de guidage et de support 59 porté par le bloc 20. L'alésage
<Desc/Clms Page number 8>
22a est fermé à sa partie supérieure et son extrémité inférieure est taraudée pour venir en prise avec le bec de tuyère 22b fileté de façon correspondante, muni à son extrémité inférieure d'une ouverture de sortie minuscule 22c communiquant avec l'alésage 22a, l'ouverture de sortie 22c ayant même axe que la tuyère 22.
La tuyère 22 s'adapte dans le tube de support 59 dans lequel elle peut se déplacer verticalement afin de faciliter le montage du générateur 35 et le remplacement de celui-ci si et quand cela devient à souhaiter.
Comme on le voit sur la figure 3, le bloc 20 comporte un alésage central, axial 20a. de diamètre sensiblement plus grand que le diamètre extérieur du tube 59 lequel a même axe que cet alésage. L'alésage 20a est fermé à son extrémité supérieure et le tube 59 est porté dans cet alésage par vissage dans la paroi supérieure du bloc 20, cette liaison pouvant être assuj6ttie davantage, par exemple par brasure, si on le désire.
Les tubes à air 16 et 17 débouchent dans les faces opposées de l'alésage 20a, au-dessus de l'extrémité inférieure du tube 59 d'où il résulte que le mélange ou la vapeur de combustible suivant le cas descend rapidement du bec 22b de la tuyère suivant l'axe de l'alésage 20a, en produisant un effet d'aspiration sur l'air amené dans cet alésage par les tubes à air 16 et 17, effet d'aspiration qui est exactement déterminé et réglé par la position de l'extrémité inférieure du tube 59 par rapport aux extrémités de sortie des tubes à air lô et 17.
Il arrive fréquemment, dans la fabrication de dispositifs tels que les générateurs 35, qu'il est difficile de les faire semblables les uns aux autres à tous points de vue et le mode de montage du bec 2212. dans le tube 59 de la façon inaiquée permet des inexactitudes avec des tolérances raisonnables dans la position du bec de tuyère par rapport à l'extrémité inférieure du générateur 35, car le bec de tuyère peut avoir une position verticale ou une autre dans le tube 59 tant qu'il ne fait pas saillie en-dessous de ce tube et pour l'une quelconque de ces positions l'effet d'aspiration efficace et optimum exercé par la sortie de vapeur de combustible sur l'air arrivant par les tubes 16 et 17 est maintenu.
Conme cela est représenté sur la figure 3, le tube mélangeur 27 présente un alésage 27a d'un diamètre relativement sensiblement plus faible que celui qui est utilisé lorsque le mélangeage d'air aspiré et de vapeur combustible est la seule considération envisagée.
Le diamètre de l'alésage 27a
<Desc/Clms Page number 9>
est choisi par rapport à la gamme de pressions utilisées dans le réservoir 10 et par rapport à la vitesse de la vapeur de combustible sortant de l'ouverture 222 de façon que la vitesse d'écoulement du mélange sortant de l'extrémité du tube mélangeur 27 soit plus grande, même pour la pression la plus faible que la gamme de pressions utilisées dans le réservoir 10 pour les conditions de fonctionnement usuelles, que la vitesse de propagation de la flamme lorsque le mélange sortant du tube mélangeur 27 brûle dans le manchon 29. En pratique, la pression dans le réservoir 10 peut varier'sensiblement de 0,7 kg/cm2 pendant la mise en route à sensiblement 2 kg/cm2 pendant la marche courante de la lampe.
L'ouverture 22c est de dimension minuscule, par exemple de 0,15 à 0,2 mm. et pour la gamme de pressions et le diamètre de l'ouverture 22c indiqués, on a constaté qu'en donnant au tube mélangeur 27 un alésage 27a de 8 mm. de diamètre, la vitesse d'écoulement du mélange à la sortie du tube mélangeur 27c @@@ est supérieure, pour une pression dans le réservoir de 0,7 kg/cm2, à la vitesse de pro- pagation de la flamme résultant de la combustion du mélange fourni. Coma le montre la figure 3, le mélange combustible sortant du tube mélangeur 27 s'étale rapidement de côté lorsqu'il quitte l'extrémité de sortie du tube mélangeur de sorte que le diamètre du courant de mélange combustible qui sort augmente rapidement avec diminution correspondante et la vitesse d'écoulement du combustible.
Il en résulte ane diminution de la vitesse d'écoulement du mélange au moment où il est à une petite distance de l'extrémité de sortie du tube mélangeur 27, telle que la vitesse d'écoulement est alors inférieure à la vitesse de propagation de la flamme de la combustion. Ces conditions sont représentées sur la Fig. 3 par un premier plan I-I coupant l'extrémité de sortie du tube mélangeur 27)Un plan parallèle II-II situé à une petite distance du plan I-I et un plan intermédiaire parallèle III-III entre les deux autres.
Dans le plan I-I, la vitesse d'écoulement du mélange combustible pour la pression minimum dans le réservoir est sensiblement supérieure à la vitesse de propagation de la flamme; si l'on augmente encore la pression dans le réservoir pour la porter à son maximum opératoire, par exemple 2 kg/cm2, la vitesse d'écoulement du mélange au moment où il atteint le plan II-II peut encore ne pas être plus qu'égale à la vitesse de propagation de la flamme du fait de l'expansion latérale rapide du mélange entre les plans 1-I et II-II; en conséquence, on peut dire que le plan III-III représente l'endroit où il y a équilibre entre la vitesse du mélange combustible qui sort
<Desc/Clms Page number 10>
et celle de propagation de la flamme, ce plan ayant une position variable entre les plans 1-1 et Il-Il, dépendant de la pression dans le réservoir 10;
c'est-à-dire que pour la pression opératoire minimum dans le réservoir 10, le plan III-III peut être très voisin du plan 1-1 et pour la pression opératoire maximum dans le réservoir 10, le/plan III-III peut être très voisin du plan II-II. Etant donné le fonctionnement susindiqué, le plan III-III peut être considéré comme indiquant la base de la flamme puisque, dans ce plan, la vitesse du mélange combustible sortant est supposée être égale à tout moment à la vitesse de propagation de la flamme. Pour les raisons indiquées,
une variation dans la pression du réservoir entre les limites minimum et maximum habituelles ne produit qu'un faible déplacement axial de la base de la flamme et un changement correspondant dans la position de la flamme dans le manchon 29 d'où il résulte que le manchon est éclairé effectivement dans toute la gamme des pressions utilisées dans le réservoir 10. La monture 28 du manchon est faite de façon à ne gêner en aucune façon l'expansion latérale rapide du courant de combustible qui sort, dont il a été fait mention cidessus, de sorte que l'action décrite peut avoir lieu.
Dans chacune des figures 4,5 et 6, les moyens utilisés pour alimenter le tube mélangeur en vapeur de combustible et en air aspiré sont les mêmes que décrits ci-dessus au sujet de la figure 3, les différences entre ces figures et la figure 3 résidant dans le mode de construction des tubes mélangeurs et dans la figure 6 dans le mode de construction de la monture du manchon. Sur la figure 4, le tube mélangeur 37 comporte un alésage conique 37a tel que l'extrémité supérieure du tube mélangeur ait un diamètre interne qui est sensiblement le même que le diamètre de l'alésage 20a et l'extrémité inférieure ou de sortie un diamètre donnant sensiblement la même vitesse d'écoulement du mélange qui sort que celle produite par le tube mélangeur 27 représenté sur la figure 3.
La façon dont se comporte le courant de mélange qui sort est sensiblement la même dans le cas de la figure 4 que celle indiquée sur la figure 3, les plans I-I, II-II et III-III ayant la même signification que celle indiquée pour la figure 3. Sur la figure 5, le tube mélangeur 47 comporte un alésage cylindrique 47a sur la plus grande partie de sa longueur, à partir de son extrémité supérieure qui a sensiblement le même diamètre que l'alésage 20a, cet alésage 47a étant sensiblement rétréci à son extrémité inférieure, comme on le voit en 47b, de sorte que le diamètre de
<Desc/Clms Page number 11>
cette partie 47b donne sensiblement la même vitesse pour le mélange sortant que celle produite par le tube mélangeur 27.
L'alésage 47b a de préférence une longueur telle, par exemple elle n'est pas inférieure au diamètre de cet alésage, que la vitesse d'écoulement désirée soit obtenue de façon nette pour le mélange qui sort. La façon dont se comporte le courant de mélange qui sort, avec le mode de construction représenté sur la figure 5 est sensiblement la même que celle indiquée au sujet des figures 3 et 4 et les plans 1-1, II-II et III-III ont la même signification que celle indiquée au sujet de la figure 3. Le tube mélangeur 47 représenté sur la figure 6 est sensiblement le même que celui représenté sur la figure 5 et fonctionne de la façon décrite au sujet de cette figure.
Le brûleur représenté sur la figure 6 diffère de celui de la figure 5 par la forme de la monture 28a du manchon qui fait saillie en-dessous de l'extrémité inférieure du tube mélangeur 47 et comporte à son extrémité inférieure un compartiment 28b dans lequel l'expansion latérale du mélange qui sort peut se faire sans être gênée; en ce cas, la monture du manchon sert à protéger le mélange qui s'étale et assure de façon plus nette la manière dont se comporte le mélange qui sort, décrite cidessus au sujet de la figure 3, que dans le cas où il n'est pas prévu de paroi protectrice autour du courant du mélange qui sort. Sauf en ce qui est indiqué, l'action et l'effet du mode de construction représenté sur la figure 6 sont sensiblement les mêmes que dans le cas de la figure 5.
Bien que l'on ait constaté au moyen d'essais effectifs que le tube mélangeur 27 représenté et décrit au sujet de la figure 3 fonctionne de la façon indiquée, le tube mélangeur 37 est un peu plus efficace du fait de la diminution graduelle du diamètre du courant de mélange depuis l'alésage 20 jusqu'à l'extrémité de sortie du tube mélangeur, donnant ainsi plus de facilita pour le mélange de la vapeur de combustible avec l'air aspiré.
Le tube mélangeur 47 est un peu plus efficace que le tube 37 du fait que la vitesse dans la plus grande partie du tube est relativement faible, ce qui donne la facilité maximum pour obtenir un mélange intime de la vapeur de combustible avec l'air aspiré et en même temps réduire la résistance de surface à l'écoulement du mélange sans toutefois nuire en aucune façon à l'efficacité de production d'une vitesse relativement élevée à la sortie du mélange.
Il est bien entendu que l'invention décrite est applicable de façon générale aux lampes à incandenseence à essence, que les lampes soient munies de dispositifs de mise
<Desc/Clms Page number 12>
en route en faisant partie intégrante ou de dispositifs de mise en route auxiliaires pour réchauffer le générateur de la lampe.
On peut utiliser n'importe quelle forme de dispositif de réchauffage fonctionnant de façon efficace lorsque l'on utilise corme combustible de l'essence de premier jet ne contenant pas de substances anti-détonantes. De même, lorsque l'on fait fonctionner une lanipe à incandenscence selon l'invention, on peut utiliser n'importe quel moyen pour projeter le combustible vaporisé avec l'air requis pour entretenir la combustion dans le tube mélangeur de la lampe, étant donné que le mode de fonctionnement selon l'invention est indépendant de la façon dont est préparée la vapeur de combustible et également de la façon suivant laquelle la vapeur de combustible et l'air sont introduits dans le tube mélangeur.
Des pressions dans le réservoir et les dimensions indiquées ne sont données qu'à titre d'exemple et peuvent varier sensiblement dans différents cas suivant les besoins particuliers dus aux différents modes de construc- tion des lampes à incandescence. On remarquera que l'extrémité de sortiedu tube mélangeur selon l'invention ne présente dans tous les cas absolument aucune obstruction de nature quelconque et que l'on évite même la présence d'une ou de plusieurs pièces minuscules dans le courant de mélange qui sort.
Quoique l'invention décrite soit efficace pour remédier au bouchage de brûleurs de lampes à incandescence à essence lorsque l'on utilise dans ces lampes de l'essence à moteur anti-détonante, il est bien entendu que l'invention fonctionne de façon efficace, pour ce qui concerne l'illumination du manchon, lorsque l'on utilise d'autres types d'essence, par exemple de l'essence de premier jet sans substance anti-détonante ou de l'essence à moteur sans substance anti-détonante. En conséquence, l'invention peut être utilisée efficacement avec n'importe quel type d d'essence.
Bien que l'invention ait été décrite avec une forme particulière de réalisation, elle n'est pas limitée à celle*ci et elle peut comporter toute variante ou modification de détail confonne à son esprit.
EMI12.1
R Ë S U M E .
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.