<Desc/Clms Page number 1>
MEMOIRE DESCRIPTIF à l'appui d'une demande de B R E V E T D' I N V E N T I O N "Dispositif de sûreté prévu aux métiers à tisser à commande électrique" la Société dite : Société Anonyme BROWN, BOVBRI > Cie, à BADMN, Suisse..
Faisant l'objet d'une première demande de brevet déposée en SUISSL: le 7 décembre 1943.
Dans la plupart des métiers à tisser mécaniques, l'arrêt se produit, dans le cas de certains dérangements, par blocagedu battant au moyen des soi-disant leviers de butoir. En cas de commande électrique du métier, l'accouplement à friction entre le moteur de commande et l'arbre à manivelle est alors en général dégagé positivement, de sorte que le moteur continue à marcher à vide.
Pour des raisons d'ordre constructif, le dégagement de l'accouplement peut seulement s'effectuer après que l'action de freinage très brutale des leviers de butoir a déjà commencé* Les organes de commande et en partie également le battant du métier à tisser, sont, jusqu'à ce moment, soumis à une sollici- tation double. D'une part, ils sont sollicités par les puissantes forces de freinage, et d'autre part, ils sont soumis à l'influence du moment de torsion du moteur, qui agit encore. Ce dernier provoque une sollicitation additionnelle indésirable des organes de commande, qui souffrent d'ailleurs fortement lorsque les butoirs agissent. En outre, la consommation de puissance du tissage est augmentée par le travail de freinage qu'il faut vaincre.
Le désavantage résultant des conditions décrites ci-dessus est éliminé par l'invention. Sa caractéristique essentielle consiste en ce que, en cas de dérangement, l'amenée de courant au moteur du métier à tisser est également interrompue, et co
<Desc/Clms Page number 2>
déjà avant que ne commence l'action de freinage provoquée par l'enfoncement du levier de butoir.
La réalisation de cette idée peut s'opérer soit par voie purement électrique,-par exemple au moyen de contacteurs à rupture très rapide, commandés électriquement- soit sur la base d'un déclenchement électro-mécanique. Ce dernier cas a été illustré dans les deux exemples d'exécution montrés au dessin annexé.
Selon ceux-ci, le mouvement d'ouverture des contacts de l'organe commutabeur appartenant au moteur du métier à tisser est provoqué directement, par voie mécanique, par des parties du dispositif à butoir même, notamment par le butoir, selon Fig.1, ou par le bec du levier de butoir, selon Fig. 2.
Lorsque le métier à tisser fonctionne normalement, le bec a du levier de butoir se meut, lors de chaque changement de position du battant du métier, d'abord au-dessus du butoir b. dans la position montrée en traits mixtes et retourne ensuite de nouveau vers le bas à droite.
Si, au contraire, le frein à navette entre en action par suite d'un dérangement de la course de la navette, le mouvement de levée du levier de butoir a ne se produit pas ; il se déplace dans la position montrée en traits pleins et entre ainsi en contact avec le butoir b à position quelque peu oblique, de sorte que celui-ci est soulevé jusclu'à la butée oblique . et fait avancer le coulisseau-tampon , contre la pression du ressort f, d'une certaine distance sur une coulisse du bâti du métier à tisser, dans la direction de la flèche, cette distance étant limitée par la course de la broche g dans la boutonnière h.
Directement au-dessus du butoir h est agencé un levier de butee i qui, lorsque le levier de butoir s'engage dans -le butoir b, est soulevé également par celui-ci et ouvre l'interrupteur m du moteur par l'intermédiaire de la bielle k, en faisant pivoter le levier de commutation autour de l'axe o. L'ouverture de l'interrupteur s'opère donc déjà après une course tout à fait minime du butoir b, encore avant le début du déplacement du coulisseautampon d, par lequel l'accouplement est dégage et le freinage est opéré.
Pendant le mouvement horizontal du coulisseau d sur la coulisse e, le bord supérieur du butoir b glisse horizontalement sous et au-delà de la face du levier i, tandis que l'interrupteur m reste dans sa position d'ouverture, Afin d'éviter que de petits mouvements de recul du levier i ne puissent pas non plus refermer l'interrupteur, une boutonnière n est prévue à l'extrémité de la bielle k.
La aise hors circuit rapide du moteur, lors de l'enfoncement du dispositif à butoir, peut encore être provoquée par beaucoup d'autres organes. Selon la Fig. 2, par exemple, le bec du levier
<Desc/Clms Page number 3>
de butoir a est lui-même pourvu d'un épaulement de butée p, en forme de plaque,. qui reste inactif lorsque le dit bec est soulevé, mais qui, lorsque ce bec reste en bas, en cas de dérangeaient, entre au contraire en contact avec le secteur q, qui est monté sur l'arbre de ocmmutateur o, de sorte que l'interrupteur m est ouvert par suite de la ratation de cet arbre dans le'sens de la flèche.
Comme signalé ci-dessus, l'ouverture rapide de l'interrupteur du moteur pourrait également être effectuée indirectement, par l'ouverture ou la fermeture de contacts auxiliaires par le dispositif à butoir.
L'interrupteur qui est ouvert sous la commande du dispositif à butoir en cas de dérangement, peut être le môme qui sert aux mises en et hors circuit du moteur, en service normal, et qui est utilement actionné ou contrôlé par le levier de commande de l'acGou- plement à friction.
L'invention permet non seulement d'éviter les inconvénients mentionnés ci-dessus, mais présente en outre l'avantage que, grce à la mise hors circuit des moteurs en cas de dérangement, on réalise une économie de puissance par suite de la suppression du travail de marche à vido.
REVENDICATIONS.
1 - Dispositif prévu aux métiers à tisser à commande électrique, pour mettre hors circuit le moteur de commande lors de l'entrée en action du dispositif mécanique de sûreté déclenché par le frein à navette, caractérisé en ce que l'amenée de courant au moteur est également interrompue, et ce déjà avant que ne commence l'action de freinage provoquée par l'enfoncement du levier de butoir.