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Perfectionnements aux véhicules automobiles à chenilles.
La présente invention a pour but d'augmenter l'effica- cité des véhicules-automobiles à chenilles et de réduire au mi- nimum l'usure des articulations des chenilles.
Un véhicule à chenille conforme à l'invention comprend une chenille sans fin du type à patins verrouillés et une roue motrice venant en prise en avant de la partie active de la che- nille (dans la direction normale de déplacement du véhicule), de façon que la partie active de la chenille reçoive l'effort ae pro- pulsion en compression, cette partie active de la chenille étant chargée de façon à être verrouillée avec certitude et les organes qui, sur la roue motrice, viennent en prise avec la chenille étant maintenus hors de prise d'entraînement avec les organes qui, sur la partie non active de la chenille, viennent en prise avec la roue, ce qui a pour effet d'assurer que, dans des circonstances normales, la roue n'exerce aucun effort de traction sur la che- nille.
Dans le mode préféré de réalisation de l'invention, la chenille est entraînée autour de la roue motrice, le pas des organes qui, sur la voie, viennent en prise avec la roue étant inférieur au pas par des organes qui, sur la roue, viennent en prise avec la voie. De cette façon, si la roue motrice est un bar- botin denté, le pas de ce barbotin etant plus grand que celui des organes de la chenille qui viennent en prise avec lui, ceci a pour effet d'assurer un " entraînement par dent de fuite!! contrairement à un "entraînement par dent d'attaque".
On peut assurer la charge de la partie active de la che- nille afin que cette partie soit sûrement verrouillee pour rece- voir l'entraînement, en faisant en sorte que la roue motrice sup- porte, sur la chenille, une partie du poias du vehicule, et en faisant passer la chenille, en arrière de la partie active, autour d'un galet fou supportant, sur la chenille, une partie au poids du véhicule.
Si on le désire, une roue ou un galet destines a suppor- ter une partie du poids peuvent porter sur la partie active de
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1= 1,ienille en. un point intermédiaire, cette roue ou ce galet étant .montés C:.l..astic,..ue;uent de façon que -L'on soit sûr que, dans des conditions normales, cette roue ou ce galet ne réduiront pas
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de fag-n inopportune la cnarge pesant sur les extrémités de la partie active cie 1s- eneiiille.
2our que l'on soit sûr que les patins ce La chenille pÓ..5scr....üt Li,ze.ucm ne la position de a.E.gú5eilwnt à là position -e verrouillage, et rG'f.'1NIVCjLIC-ilnllt, la chenille est t.:l1traîn<:.e avec iltl .<F'3;.: suffisant.
On peut employer divers types de chenille à patins ver- rouilles et sous ce rapport on pourra se reférer aux brevets
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anglais Jos. 48.tjcd, Soü,a.Jl, cic-18/40 et lé.556/42, dans lesquels sont décrits es tYl!es de e.ieniLle sans fin qui peuvent être uti- lisés.
On conçoit que l'on peut utiliser un verrouillage simple, double ou multiple entre les patins. Pour bien des applications
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il st suffisant d'employer un verrouillage siiipie entre les pa- ti-is adjacents, de façon que l'effort soit supporte en partie par les faces d'accrocnage et en partie par les chenilles d'arti-
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culation.
Divers dispositifs peuvent être employés sur les patins pour recevoir l'effort d'entraînement du barbotin moteur. Les dispositifs préférés sont des galets montés sur les axes d'arti-
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cation des patins ae la chenille.
L# courbure ae la voie, telle qu'elle est déterminee par les butées oe verrouillage, est de préférence telle que le verrouij-lage az-,s patins ait lieu en un point où la chenille n'est pas en cont±ct avec le sol, ce qui evite l'effet d'abrasion qui, ztreme2t, se produirait si ces patins aevaient prendre la posi- tion e verrouillage en charge, les béquillons étant en contact
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?.vee le sol. La courbure est Egalement désirable pour que la pénétration ces coquilles dans le sol soit bien assurée afin de faire prise, grâce à l'intensité de la pression due au poids de la machine portant sur un petit nombre d'entre eux.
Dans certains cas, toutefois, il peut être désirable, pour assurer la stabili- te longitudinale au véhicule, que la chenille soit verrouillée
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de manière à poser à plat ou sensîbleaent à plat en contact avec le sol.
On conçoit que, bien que la partie active de la chenille soit chargee de façon à se verrouiller sûrement dans les circonstan- ces normales pour former un rail rigide ou une sorte de crémail- lère résistant sans fléchir à la compression produite par 1'effort d'entraînement, les conditions de fonctionnement pourront être telles, lorsque le veiiicule passe sur un terrain dont la surface est exceptionnellement irrégulière, que le verr-ouillage des patins de la chenille soit momentanément empêché et que l'entraî- nement par compression soit remplacé par un entraînement par traction. Toutefois de telles conditions sont exceptionnelles et la perte momentanée occasionnelle des avantages de 1'entraîne- ment par compression a relativement peu d'importance.
De même, lorsque le vehicule est entraîné en marche arrière, la chenille doit supporter l'effort d'entraînement par traction, mais comme aucun vehicule n'est généralement entraîné en marche arrière sur de grandes distances ou à de fréquents intervalles, la perte des avantages de l'entraînement par compres- sion, pendant la marche arrière, est également relativement peu ' importante.
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Pour empêcher les dents ou les eléments entraînes ce la chenille de chevaucher les dents ou les éléments d'entraîne- ment de -La roue motrice ou barbotin, un jeu ou intervalle est ménagé entre les dents ou éléments moteurs ae la. roue motrice ou barbotin, de façon que les dents ou elements entraînés de Fig. chenille puissent s'engager librement dans la roue motrice ou barbotin.
On a déjà dit que la chenille doit être entraînee avec un 3 suffisant pour que ses patins puissent passer librement de la position de dégagement à la position de verrouillage et réciproquement. Si la chenille était entraînée sans mou ou si l'on employait quelque dispositif de tension automatique de du chenille, là chenille à patins verrouilles fonctionnerait avec un frottement considérable et un mauvais rendement. Ceci est dû au fait que lorsque les elements de la chenillepatins verrouillés passent de la position de courbure qu'ils occupent lorsqu'ils s'enroulent autour de la roue motrice ou 10 la roue folle, à la courbure beaucoup plus petite qui est celle de leur position de verrouillage, il faut momentanément que le mou de la chenille compense ce mouvement.
Si ce mou de la chenille, mou qui peut être très petit, On est important, n'existe pas, ou si, quoique existant normalement, il est momentanément supprimé par la tension de la chenille, il se produira une ré- sistance de frottement excessive, entraînant une usure inutile et réduisant elé- rendement total!du véhicule. La marge effective de mou que la chenille doit présenter pour tenir compte Fig. ces considerations est déterminée par le pas de la de et par le diamètre des roues autour desquelles elles est entraînée. 21 ne peut donc le définir que par rapport à un véhicule détermine, mais le mou existant ne doit as dépasser celui qui est indis- pensable pour que l'on soit sur que les éléments de la chenille passeront librement de la position de dégagement à la position de verrouillage et réciproquement.
La construction qui fait l'objet de l'invention a pour effet d'assurer que les joints des patins de la cnenille ne sont pas soumis à un mouvement se produisant sous une charge quelcon- que et dû à l'entraînement ou au poids du véhicule. Ces joints dureront donc longtemps. En outre, les dents du barbotin d'en- traînement ou de tout autre dispositif moteur ne sont pas obligées de frotter pour venir en prise ou hors de prise avec la chenille, ce qui assurer en outre leur efficacité et leur durée. De plus, la chenille étant entraînée par compression, s'il arrive que les joints de la chenille s'usent, cette usure a pour résultat que le pas effectif de la chenille est graduellement réduit, au lieu d'être augmenté, comme c'est le cas pour les chenilles entraînées par tension.
Toute usure diamétrale du barbotin moteur réduit le pas de celui-ci et par conséquent l'usure de ce barbotin agit en 27 avec l'usure des joints de la chenille et la relation de pas qui est nécessaire entre les deux est sensiblement conser- vée.
On conçoit que l'invention est applicable à tout véhicul à chenille, que ce véhicule soit monté sur une ou plusieurs che- nilles ou paires de chenilles et que son poids soit supporté en- tièrement sur une ou plusieurs chenilles ou en partie sur une ou plusieurs chenilles et en partie sur des roues.
L'invention est representée à titre d'exemple dans les dessins ci-joints, dans lesquels :
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Fig. 1 est une élévation de profil du barbotin d'entrai-
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neuient, ae 'La chenille sans fin et de la roue folle. Fig. 2 est une evélation schématique de profil d'un tracteur, montrant, à une échelle plus petite, l'incorporation du dispositif de la Fig. l.
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1.'ig. 3. est une vue en plan. ae la rig.
Fig. 4 est Luie vue en plan montrant, à plus grande
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échelle, le détail aes éléments de la voie. ig. 5 est une coupe par la ligne 5-5 de Fig. 4. rig. 6 est une coupe par la ligne 6-6 de la Fig. 4, et
Fig. 7 est une coupe verticale de profil d'une variante.
Dans les dessins, 1 est un barbotin, 2 une roue folle et 3 une chenille salis fin au type à patins verrouillés, entraînée
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.üt:zz zou. barbotin et ae la roue folle. Le numéro de référence 4 indique la partie ae la chenille qui est posee sur le sol. un voit par les figs. et 3 que le tracteur 5 a des
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roaes ordinaires 6 dans sa partie antérieure et deux chenilles sans fin 3 dans sa partie postérieure. Les barbotins d'entraînement 1 sont actionnes, comme d'habitude, par le moteur 7 au moyen des engrenages contenus dans la boîte à engrenages 8 et par l'ensemble d'arbres contenu dans la boîte d'essieu 9. Les roues folles 2 sont montées à rotation sur l'arbre fixe 10 qui est fixé à la pièce de queue 11.
On conçoit que les barbotins d'entraînement, les roues folles et les chenilles peuvent être enlevés et rempla- cés par des r,ues ordinaires montées sur les arbres moteurs, lors-
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qu'on cïesire transformer le tracteur en un véhicule à quatre roues, et réciproquement.
Les patins de la chenille sont alternativement des elé -
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ments internes 12 et des bléments externes 13 articulés les uns sur les autres au moyen de chevilles d'articulation 14 (voir la Fig. 1). Chaque patin (voir en particulier les Figs. 4, 5 et 6)
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comprend ane ilaque de case 15. Les éléments internes ont des plaques latérales 16 soudées sur la plaque de base et les élé- ments externes ont des plaques latérales 17 soudées sur la pifa- que ce base. Les plaques latérales 16 sont fendues en 18 pour recevoir des plaques de butee 19 qui sont soudées en place. Des
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,L#qJes <-0 1.JrL+Llôt chemin de roulement pour les galets sont sou- décis e façon à affleurer les sommets des plaques laterales lb.
Des cossages creux 21 so.it soudés sur les plaques laterales au-
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tour ces trous 22 prévus pcur les chevilles d'articulation. Des rouleaux 3 destines a venir en prise avec les aents 4 de la roue 'entraînement 1, dents qui viennent en prise avec la che- nille, sont montés entre ces bossages, sur les chevilles d'articu- lation.
Les plaques latérales 17 des éléments externes 13 sont fenaues en 25 pour recevoir des plaques de butée 26 soudées en place. Les plaques 27 formant chemin de roulement pour les galets sont souciées et affleurent les sommets des plaques latérales 17.
Les extrémités des plaques laterales 16 et 17 présen-
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tent es surfaces ue butée 28 pouvant venir en prise avec los faces
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inférieures des plaques de butée 19 et 26 respectivement, ce qui a pour effet que la partie de la chenille posée sur le sol est verrouillée de façon à ne pouvoir s'ouvrir ni prendre une cour- bure inverse. Ainsi qu'on peut le voir par la Fig. 1 la partie de la chenille posée sur le sol est maintenue de façon à conserver une légère courbure convexe reposant sur le sol. Les plaques de base 15 sont munies de saillies 29 destinees à s'enfoncer dans le sol. Chaque deuxième ou troisième patin peut être muni de bêches boulonnées 30 pour tenir compte de conaitions de travail particulièrement difficiles.
Les dents 24 du barbotin d'entraînement 1 sont espacées suivant un pas legèrement supérieur au pas d'espacement des rou- leaux 23. Par exemple, si le pas des galets est de 12,7 cm., le pas de corde des dents de la roue d'entraînement sera par exem- ple de 12,788 cm.
Par suite de cette différence ae pas, ..LE: barbotin en- traînera la cnenille par "dent ae fuite". Autrement u.it, l'entraî- nement aura lieu sensiblement entièrement au point indiqué par la flèche A dans la Fig. 1. Cet entraînement est entièrement a compression et concentré sur la partie de chenille 4 qui repose sur le sol et qui est solidement verrouillée, comme si aile formait une poutrelle rigiae, par suite ae l'entrée en prise aes butces des éléments et ae la lourde charge qui pèse aux extrémités de la partie active de la chenille posée et qui est due au barbctin d'en- traînement 1 et à la roue folle 2, ces deux roues portant une par- tie du poids du tracteur 6,
comme le montrent les Figs.2et 3.
La roue folle 2 a une jante lisse 31, ainsi que des rebords latéraux 32 (Fig. 1) roulant sur les plaques 20 et 27 des éléments de voie.
Dans la variante représentee par la Fig. 7, dans la- quelle les mêmes pièces sont indiquées par les mêmes numéros de référence que dans les autres figures, et dans laquelle la voie sans fin est représentee d'une façon plus schématique, une roue ou un galet 33 supportant le poids porte sur la partie de la chenille qui repose sur le sol en un point qui se trouve en- tre le barbotin d'entraînement 1 et la roue folle . cette roue intermédiaire est montée à l'extrémité d'un bras de levier 34 articulé en 35 sur le châssis du véhicule. la'autre extrémité du bras de -Levier est articulee sur une tige 36 sur laquelle sont vissés des écrous 37 venant en prise avec un chapeau 38, un res- sort 40 etant comprimé entre ce chapeau et l'élément 39 du châssis.
La roue intermédiaire 33 est ainsi montée élastiquement, ce qui a pour effet d'assurer que, dans des Conditions normales , cette roue ne soulagera pas, d'une façon inopportune, les extrémités de la partie de chenille reposant sur le sol de la charge pesant sur elles du fait du barbotin d'entraînement et de la roue folle, notamment du fait du premier. En conséquence, la rigidité de la section ae chenille reposant sur le sol et recevant l'entraînement à compression produit par les dents de fuite du barbotin d'entraî- nement au point A, sera assurée dans des conditions normales.
Pour régler la chenille au degré désiré de mou, afin que les patins ae la chenille passent librement de la position de degagement à la position de verr-ouillage, l'essieu 41 de la roue folle 2 est portépar une monture 42 pouvant coulisser dans des guides 43 et être immobilisée dans la position de ré- glage voulue au moyen des écrous 44.